Relâché depuis hier, le tombeur du 1er Vice-président de l’Assemblée nationale bénéficie de la suspension des poursuites jusqu’au 15 juin.

C’est depuis hier mercredi 27 mai que le député national Jean-Jacques Mamba hume de nouveau l’air de la liberté. Relâché, il a quitté la résidence surveillée à l’hôtel Belle vue où il était assigné depuis le samedi 23 mai. Dès lors, l’auteur de la pétition pour la destitution de Jean-Marc Kabund savoure le triomphe, après le bras de fer qui l’a opposé au 1er Vice-président de l’Assemblée nationale.

L’élu de la Lukunga peut à nouveau siroter son verre de lait en toute quiétude. Cible des attaques de ses pourfendeurs, il est aujourd’hui fier de se tirer des ennuis de la Justice. Lui qui, hier encore, était accusé de ”faux et usage de faux”.

L’accusateur n’était autre que son collègue Simon Mpiana Ntumba, du groupe parlementaire Cap pour le changement (Cach). Le député national de l’UNC niait, en effet, avoir apposé sa signature sur la pétition initiée par l’élu du MLC, qui a abouti à la destitution du 1er vice-président de l’Assemblée nationale.

LIBERATION

Jean-Jacques Mamba a recouvré sa liberté après quatre jours de détention. L’arrêt de la Cour de cassation l’autorisant à quitter la résidence surveillée est tombé hier mercredi 27 mai, à l’issue d’une audience qui s’est tenue en fin d’après-midi.

Cette décision de la haute instance judiciaire du pays est une réponse à la demande de l’Assemblée nationale qui a jugé arbitraire l’arrestation de l’élu du MLC, tout en exigeant sa relaxation. Pour vérifier cette accusation, une commission spéciale avait été mise en place au niveau de l’Assemblée nationale pour confirmer la véracité des propos du député Simon Mpiana. La commission a fini par conclure que le plaignant avait bel et bien signé la pétition.

TRIOMPHE

Jean-Jacques Mamba va désormais reprendre ses activités à l’Assemblée nationale. Une victoire pour la défense de l’élu de Lukunga, qui avait soulevé l’exception menant la Cour à se retirer pour statuer sur la requête de la chambre basse du Parlement, rapporte politiquerdc.net.

Le ministère public a jugé cette démarche conforme à l’article 107 de la Constitution et à l’article 73 sur la Cour de cassation. A la suite de l’arrêt de la Cour de cassation, cette procédure judiciaire est suspendue jusqu’à la fin de la session parlementaire de mars.

Dans sa pétition envoyée le 13 mai dernier à Jeanine Mabunda, la présidente de l’Assemblée nationale, Jean-Jacques Mamba réclamait la déchéance de Jean-Marc Kabund de son poste, arguant de l’absence de réponse à des courriers que le député d’opposition lui avait adressés concernant la polémique autour de l’organisation du Congrès pour la prorogation de l’Etat d’urgence. Il avait notamment enjoint le 1er vice-président de la Chambre de justifier le montant de 7 millions de dollars que Kabund avait brandi pour expliquer son opposition à l’organisation du Congrès.

Son arrestation le samedi dernier en culotte avait, dès lors soulevé un tollé parmi les députés. Réunie le même jour, la conférence des présidents avait exigé la libération immédiate du député MLC, parce que, à leurs yeux, cette arrestation était ”arbitraire”.

MOLINA
Forum des as

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