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Les États-Unis et l’Union européenne ont pris des mesures drastiques à l’encontre de dix-sept personnalités proches du pouvoir afin de contraindre le président à organiser des élections. Face à la menace, Kinshasa appelle les Africains à la solidarité.

«Pour obliger Kabila à quitter le pouvoir, notre stratégie repose sur deux piliers : la mobilisation sur place et les pressions venues de l’extérieur. » Ce plan de bataille, c’est celui que l’opposant Félix Tshisekedi détaillait à Jeune Afrique, à Kinshasa, à la fin de 2016. Depuis, l’objectif n’a pas changé : obtenir le départ de Joseph Kabila, qui, malgré l’expiration de son ultime mandat constitutionnel, en décembre dernier, entend se maintenir jusqu’à la prochaine élection présidentielle – dont la date est encore incertaine. Mais au cours des derniers mois, le premier « pilier » – la mobilisation populaire – a montré ses limites. En l’absence d’Étienne Tshisekedi, décédé le 1er février, et de Moïse Katumbi, toujours en exil après des condamnations qualifiées de « mascarades » par l’Église catholique, les partisans de l’opposition sont réticents à risquer leur vie dans les artères de Kinshasa face à un appareil répressif impitoyable.

Restent les pressions extérieures. C’est donc sur ce terrain que le bras de fer s’est déplacé. Effrayés par le risque d’une désintégration du pays et excédés par l’immobilisme du chef de l’État, les États-Unis et l’Union européenne (UE) ont en effet prononcé des sanctions individuelles à l’encontre de responsables congolais. Avec quelles conséquences ?

Congoactu

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