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Le Mouvement de libération du Congo (MLC) a traduit en justice le vice-premier ministre et ministre des Transports, José Makila Sumanda. Le parti de Jean-Pierre Bemba l’accuse d’avoir séquestré, torturé et détenu illégalement les militants de ce parti lors de son dernier séjour à Gemena.

« Les faits pour lesquels M. Makila est accusé sont en droit considérés comme des actes d’atteinte à l’intégrité physique. Ce sont des actes de tortures et enlèvements, et d’arrestations arbitraires », a décrié vendredi 7 septembre, Daniel Mbau, l’un des avocats du MLC.

Lors d’un point de presse à Kinshasa, il appelle le Procureur général de la République pour qu’une action judiciaire soit déclenchée contre le ministre Makila.

« Que ses immunités soient levées et qu’il soit entendu. Je considère que nous sommes dans un Etat de droit où la règle de droit doit être considérée comme la norme de référence », a rappelé Me Daniel Mbau.

Radio Okapi a tenté en vain d’avoir la réaction du camp de José Makila.

Des accrochages ont opposé, samedi 1er septembre dernier à Gemena les militants du MLC à ceux du Front commun pour le Congo (FCC), faisant sept blessés, selon le ministre Makila. Selon son récit des faits, les partisans de Jean-Pierre Bemba avaient perturbé son meeting qui se tenait à l’aéroport de Gemena.

Les partisans du MLC l’accusaient d’avoir ordonné le débarquement de la délégation du MLC du vol régulier de Congo Airways, qui devrait quitter Kinshasa pour Gemena.

Radio Okapi

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