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Plusieurs journaux parus ce mercredi à Kinshasa se sont penchés sur la pétition déposée par un huissier de la justice au Palais du peuple contre le bureau d’âge que préside le doyen Christophe Mboso.

LE PHARE qui qualifie cette démarche des députés FCC de combat d’arrière-garde, titre en manchette: « Pétitions contre Mboso, Gaël Bussa et Namasia ». Selon le confrère du Boulevard du 30 juin, trois pétitions ont été déposées par un huissier de justice près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe répondant au nom de Ntona Djambu Olivier-Junior, le lundi 11 janvier 2021, au Secrétariat administratif de l’Assemblée Nationale.

A en croire les nouvelles en circulation au Palais du peuple, l’initiative serait revendiqué par environ 140 députés « FCC » (Front Commun pour le Congo), qui croient dur comme fer être capable de créer une dynamique susceptible d’aboutir à la destitution de ce bureau.

Le tabloïd précise qu’en l’absence de griefs précis mis à leur charge, on note qu’il est reproché au « Doyen » Mboso de ne pas répondre à ce critère d’âge, au motif que le poste aurait dû revenir à son collègue Matadiwamba.

Pourtant, les dossiers de candidatures déposés en 2018 par les deux « vieux » à la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), en vue de concourir à la députation nationale, renseignent que Mboso est bel et bien né avant le Bâtonnier Matadiwamba.

Dans le même registre, FORUM DES AS fait état de « L’ombre de la jurisprudence Mubunda ». Face aux pétitionnaires qui exigent déjà un autre bureau pour traiter de la question, Gaël Bussa réplique que cette démarche ne repose sur aucun fondement juridique.

Dans les rangs des pétitionnaires, on brandit déjà la jurisprudence Mabunda. Dans la série ‘‘ pièce contre pièce’’ des parlementaires favorables à ces trois pétitions soutiennent que le Bureau d’âge ainsi mis en accusation ne saurait présider la plénière au cours de laquelle ces pétitions seraient examinées au risque d’être juge et partie.

En clair, le trio Mboso, Namasia et Bussa devrait subir le sort de leurs devanciers. Ayant de la suite dans les idées, les initiateurs de la pétition ont déjà répertorié le doyen d’âge hors Mboso et les deux benjamins, écrit le journal.

Dans un autre article le même journal signale, « Sénat : ça chuchote sur une pétition contre six membres du bureau ». D’ores déjà, ça se chuchote sur une pétition contre l’actuel Bureau du Sénat. Sont ainsi visés, les six membres sur les sept qui composent le perchoir. A savoir : le président, le 2e vice-président, les deux rapporteurs ainsi que les deux questeurs de la chambre haute. Bref, les six qui avaient boycotté la cérémonie de prestation de serment devant le président Félix Tshisekedi, des trois juges de la Cour constitutionnelle, le 21 octobre dernier au Palais du peuple, annonce le quotidien FORUM DES AS.

Pour sa part, L’AVENIR voit en cette démarche des pétitions contre le bureau d’âge « Un combat voué à l’échec », tel est le titre de sa Une. Ce quotidien renseigne qu’à travers les réseaux sociaux, l’on apprend que l’honorable Joseph Kokonyangi Witamene, cadre du Front Commun pour le Congo (FCC) a initié des pétitions individuelles contre les membres du bureau d’âge de l’Assemblée Nationale.

Pour ce journal qui estime que, le règlement intérieur ne prévoit pas d’initier de pétitions contre le bureau d’âge, s’interroge : mais que faire devant cette impasse ? Selon les analystes consultés par ce dernier, cette initiative n’étant pas prévue par le Règlement intérieur, elle n’a donc pas de sens. Sinon, les députés du FCC auraient dû saisir la Cour Constitutionnelle pour obtenir d’elle l’interprétation de quelques dispositions du règlement intérieur. Et d’ajouter que, ceci ressemble à des manœuvres politiciennes, écrit ce tabloïd.

Face aux patrons de presse, « Jolino Makelele en appelle à une forme de régulation en vue de lutter contre ce nouveau fléau dénommé fakes news », annonce LA PROSPERITE. La consœur de Mont fleuri rapporte que le ministre de la Communication et Médias a convié les patrons de presse à une cérémonie solennelle d’échange de vœux doublée d’un déjeuner –débat ce mardi 12 janvier 2021.

David Jolino Makelele a invité à cet effet, la presse à ne pas se satisfaire du probable, elle doit plutôt rechercher le vrai. « Votre corporation devrait s’astreindre à servir les faits et à ne pas leur substituer des opinions personnelles dictées quelques fois par des officines politiques. Aussi, j’en appelle à une forme de régulation en vue de lutter contre ce nouveau fléau dénommé fakes news, ces fausses informations distillées en majorité à travers les réseaux sociaux.

Cependant pour finir, il a réitéré, une fois de plus, son vœu de voir se tenir les Etats généraux de la presse afin d’adapter la législation en la matière aux réalités d’aujourd’hui et d’envisager un profond assainissement de l’espace médiatique congolais.

CONGO NOUVEAU revient sur le dossier Wenga et Makabuza et note « Justice : Bernard Takaishe doit démissionner ». L’ère Félix Tshisekedi commence à donner un air du jamais vu, s’exclame le journal.

Celui de l’impunité, aujourd’hui déguisée…La justice tant vantée, l’Etat de droit tant chanté pourrait être une poudre de perlimpinpin, si le Vice-ministre de la Justice, Bernard Takaishe, faisant office du ministre de la Justice, renforce le décor planté par la libération des prisonniers fraichement condamnés dans le cadre des détournements des derniers publics alloués aux travaux de 100 jours du président de la République, Félix Tshisekedi, peut-on lire dans les colonnes de cet hebdo.

LE PHARE, dans un autre titre purement social, annonce « Kinshasa : le Marché central de nouveau fermé ». C’est dans un communiqué officiel parvenu à ce journal en date du 12 janvier 2021, sous la signature de Sam Leka Sampie, ministre provincial de l’Intérieur, Sécurité, Justice et Affaires coutumières, qu’il est fait état de la fermeture du Marché central de Kinshasa, pour une durée indéterminée, pour cause des travaux de réhabilitation.

Les vendeurs et vendeuses de ce lieu de négoce en ont jusqu’au 20 janvier 2021 pour déménager et se « relocaliser » dans les marchés périphériques », signale le communiqué.

Gisèle Mbuyi

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