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Le Sénateur Français Pierre Laurent attire l’attention de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur une nouvelle crise majeure et déstabilisatrice en vue en République démocratique du Congo (RDC). Dans une question écrite adressée le 17 novembre dernier à Jean-Yves Le Drian, ce Sénateur veut savoir comment son gouvernement compte accompagné le combat mené par le Docteur Denis Mukwege relatif au respect des Droits Humains mais aussi dans la mise en application des recommandations du rapport Mapping.

Il déplore le fait que depuis vingt-cinq ans, des atrocités se déroulent notamment à l’est de la République Démocratique du Congo dans ce qu’il a appelé les deux guerres du Congo, qui sont en fait des guerres de pillage au bénéfice, en dernier ressort, de multinationales qui passent notamment par des pays voisins.

« Les conséquences de ces guerres ont fait des millions de victimes faisant de ce conflit au Congo sans doute le plus meurtrier depuis la Seconde Guerre mondiale. Ces atrocités sont documentées chaque année depuis 2003 par un groupe d’experts de l’organisation des Nations unies (ONU), qui fait également état des multinationales qui y sont impliquées, ainsi que dans le rapport Mapping publié en octobre 2010. Le rapport Mapping, commandé par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, recensait de nombreux crimes de guerre, crimes contre l’humanité et de possibles génocides commis entre 1993 et 2003 en RDC et recommande des poursuites à ce sujet. En cohérence avec cet objectif, le titulaire du prix Nobel de la paix 2018, de nationalité congolaise, revendique depuis trois ans la création d’un tribunal pénal international et la création de chambres mixtes avec des magistrats congolais et internationaux au sein de juridictions congolaises pour poursuivre les auteurs de violations des droits de l’homme »a-t-il écrit dans des documents consultés par ACTUALITE.CD.

Dans le même document, ce Sénateur membre du parti communiste français veut également savoir comment le gouvernement Français comptait agir face aux atteintes au processus démocratique dénoncées par l’opposition et des nombreux acteurs.

« Il est à noter que dans la suite des dernières élections nationales en 2018, dont les résultats ont été très contestés – y compris, dans un premier temps, par la France – l’opposition ainsi qu’un bon nombre d’acteurs de la société congolaise, et parmi eux les églises, mettent en cause l’organisation de la commission électorale initiée par le pouvoir en place qui se ferait, selon eux, en complicité avec des chancelleries étrangères dont celle des États-Unis et de l’Union européenne. Ils craignent que si les leçons de 2018 ne sont pas tirées et que des mesures ne sont pas rapidement prises pour apaiser les tensions et renforcer la confiance de la population, le pays se dirige vers une nouvelle crise majeure et déstabilisatrice. Ils dénoncent également la répression dont ils font l’objet à l’occasion de manifestations pour exiger la réforme consensuelle de l’administration électorale, dénoncer la dégradation des conditions de vie, la corruption et des massacres dans la partie Est du Congo »a-t-il ajouté dans sa question écrite.

Le processus électoral tels que mené par l’administration Tshisekedi est décrié par plusieurs forces politiques et sociales. Ils dénoncent l’opacité qui le caractérise en lieu et place de la mise en place des réformes consensuelles. Le bloc patriotique a prévu ce lundi 22 Novembre un sit-in devant le siège de la CENI, pour exiger la mise en place d’une CENI  » consensuelle ». Cette marche du 27 Novembre devrait être la deuxième action dans le cadre de « bloc patriotique » formé par les forces politiques et sociales en vue notamment d’obtenir la tenue des élections en 2023, de lutter contre les « fraudes planifiées » et d’exiger les réformes électorales consensuelles.

À l’Est de la République Démocratique du Congo, les massacres contre les populations civiles se poursuivent, des groupes armés ne cessent de semer la désolation. Pour le Docteur Denis Mukwege, il faut que la justice soit faite pour établir les responsabilités de tous ceux qui sont à la base de cette situation.

Clément MUAMBA
Actualite.cd

DiaspoRDC TV

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