Il l’a dit dans son discours d’ouverture du forum sur la paix, la réconciliation et le développement dans la région du Kasaï ce lundi 19 septembre 2017.

“Ls erreurs commises ça et là dans la gestion du pouvoir coutumier doivent être corrigées sans délai par le gouverneur afin d’éviter que les indélicatesses commises dans la mauvaise gouvernance de ce secteur ne servent encore de prétexte à d’autres conflits meurtriers”, a dit le président de la république.

Le chef de l’Etat encourage la justice de poursuivre les auteurs des crimes commis pendant les violences ayant opposé l’armée à la milice Kamwina Nsapu.

“Saisissant l’opportunité offerte par la tenue de cette conférence, je me dois de féliciter les tribunaux qui ont débuté les procès. J’encourage le pouvoir judiciaire dans son ensemble à se mobiliser davantage afin qu’avec l’appui de la police et de nos forces de sécurité et de la population, aucun auteur de crimes n’échappe à sa sanction”, a ajouté le président de la république.

Les assises de Kananga ouvertes ce mardi vont durer trois jours. Elles réunissent les forces vives et différentes personnalités originaires de cinq provinces issues du Grand Kasaï affectées par le phénomène Kamuina Nsapu à savoir, le Kasaï Oriental, le Kasaï, le Kasaï Central, le Sankuru et la Lomami.

Christine Tshibuyi

Le président de l’Association des professeurs de l’Université Pédagogique Nationale (APUPN), le professeur Raoul Ekwampok Ka’ndum, a rejeté la demande des autorités universitaires d’organiser les examens de la deuxième session ce lundi 18 septembre 2017 et accuse l’administration de l’UPN d’avoir organisé les délibérations informelles.

Dans une interview accordée à ACTUALITE.CD, le président de l’APUPN décide de poursuivre la radicalisation de la grève. Il exclut la tenue de la session, des délibérations et une quelconque rentrée académique.

«On va radicaliser notre grève parce que le gouvernement n’a pas pris en compte nos revendications. Nous avons dit qu’il n’y aura pas de délibération et ce qui est organisé par un groupe minoritaire des professeurs est anarchique et illégal. Pas de deuxième session d’examens 2016-2017, et pas de rentrée académique 2017-2018. Nous sommes en grève et cette demande du recteur ne nous concerne pas. Les délibérations qui sont entrain de se faire sont informelles », a-t-il déclaré.

De pied ferme, les professeurs de l’UPN comme de l’UNIKIN revendiquent le réajustement de salaire au taux budgétaire, l’application de la loi cadre de l’enseignement promulgué le 11 février 2014 par le chef de l’Etat, ainsi que le remboursement de l’argent perçu pour l’achat des véhicules. Selon eux, aucune des revendications faites par leurs corporations n’a été prise en compte par le gouvernement après plusieurs discussions.

Roberto Tshahe

Le chef de l’État Joseph Kabila a  ouvert ce mardi 19 septembre 2017 le forum sur la paix, la réconciliation et le développement dans l’espace Kasaï. Dans son mot d’ouverture, le président de la république a souligné que ces assises ont été convoquées conformément à la “tradition politique qui est le dialogue”.

Pour Joseph Kabila le forum reste ouverte à toutes les suggestions constructives sauf “à blanchir les responsables de crimes graves des massacres”.

“Si j’ai résolu de convoquer cette conférence sur la paix c’est en conformité avec notre tradition politique, seule du règlement de nos différends sociopolitiques par le dialogue. C’est bien dommage et triste qu’ici la voie de la raison n’est prévalue qu’à apostériori. Pour autant la finalité de cette conférence devrait rester ouverte à toute les suggestions constructives sauf à blanchir les responsables de crimes graves des massacres par décapitation  des nombreux innocents où des motivations diverses mais à mon sens, inopérante et qui ont couvert de honte l’ensemble de notre pays”, a dit Joseph Kabila.

Le chef de l’État a rappelé les anciennes violences connues dans la région de Kasai.

“Je rappelle que dans le passé l’espace du Kasaï avait commis les mêmes erreurs en 1959 jusqu’en 60 parce que la justice n’y était pas passé, ces erreurs se sont hélas répétées aujourd’hui voilà pourquoi depuis le mois de mars de cette année, j’exige que justice soit faite et aucun crimes commis ne reste impunis, aucun responsable à des degrés divers impliqués dans cette nouvelle tragédie ne soient épargnés par la reddition de comptes », a-t-il déclaré.

Christine Tshibuyi

La police a arrêté onze militants du collectif Filimbi ce mardi 19 septembre 2017 à Bunia dans la province de l’Ituri. Ces militants s’apprêtaient à organiser une marche pacifique en mémoire des personnes mortes lors de la répression des manifestations les 19 et 20 septembre 2016 à  Kinshasa ainsi que des victimes de glissement de terrain en août dernier à Tara (Ituri).

“Nous devrions marcher aujourd’hui en mémoire des victimes  de 19 septembre 2016 ainsi que celles de Tara mais la police nous a arrêtés à 11 minutes du début de la marche et nous a conduits au commissariat urbain. Nous attendons savoir ce qu’on nous reproche. Nous sommes au nombre de 11 dont 4 femmes qui ont des bébés et des étudiants, tous membres de Filimbi. Nous n’avons pas été brutalisés ni torturés, cette fois la police nous a arrêtés d’une manière humaine. On nous a rien dit jusque là, j’ai mon téléphone, je communique normalement, nous attendons notre avocat pour être entendu sur PV”, a dit à ACTUALITE.CD, Nagguy Godhi, coordonnatrice du collectif Filimbi en Ituri.

Patrick Maki

Le Rassemblement des forces politiques et sociales  acquises au changement organise une messe d’action de grâce ce mardi 19 septembre 2017 en mémoire des victimes des personnes tuées lors des manifestations les 19, 20 et 21 septembre 2016 à Kinshasa.

La messe sera célébrée à 15 heures à la cathédrale Notre Dame du Congo, dans la commune de Lingwala à Kinshasa.

A cette occasion, Claudel André Lubaya, président de l’UDA Originelle dénonce les répressions des forces de l’ordre et de sécurité qui occasionnent les violences  lors des manifestations pacifiques et exige que la justice soit rendue.

“Je compatis en ce jour à la douleur des familles et réitère la condamnation des violences militaro-policières du 19 septembre 2016. J’exige la justice en faveur des victimes et leurs familles. En leur mémoire je m’engage à poursuivre  leur combat pour l’instauration d’un État de droit en RDC”, a dit le député Lubaya.

La police avait alors dressé un bilan de 32 personnes tuées et 114 autres interpellées lors des manifestations.

Le président de l’UDA Originelle appelle à cet effet, la population à participer à la messe d’action de grâce afin de “recommander à Dieu les âmes des illustres disparus et de leur témoigner de la reconnaissance”.

Pour contexte, il y a un an, des centaines de congolais étaient descendus dans les rues à travers le pays à l’appel de l’opposition pour exiger la publication du calendrier électoral afin d’organiser les élections conformément à la constitution.

Christine Tshibuyi

Depuis New York aux Etats-Unis, les opposants Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi ont rejoint Paul Nsapu et Floribert Anzuluni, appelant les Nations Unies à rejeter tout calendrier électoral de la CENI allant au delà de décembre 2017.

Dans un communiqué commun, les personnalités de l’opposition politique et de la Société civile en République démocratique du Congo ont apporté leur adhésion au “Manifeste du Citoyen Congolais” signé par la Société civile congolaise et les mouvements citoyens à Paris en date du 17 août 2017 et demandant une transition citoyenne sans Mr Joseph Kabila.

“Réunis ce jour à New York en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unie devant discuter notamment dela situation qui prévaut en République démocratique du Congo : attachés au respect de la Constitution et à la mise en œuvre dans toutes ses dispositions de l’Accord global e inclusif du 31 décembre 2016 qui avait été signé au Centre interdiocésain de Kinshasa sous la médiation des. Evêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO)“, expliquent-ils dans leur communiqué.

Ces personnalités annoncent également refuser tout calendrier électoral allant au-délà de décembre 2017 et tout projet de projet de référendum. “Notre peuple reste attaché à sa Constitution et rejettera par tous les moyens pacifiques tout projet de calendrier électoral qui ne serait pas conforme à l’ Accord du 31 décembre 2016, et tout projet deréférendum constitutionnel tendant à déverrouiller les dispositions intangibles de la Constitution relatives au nombre et à la durée du mandat du Président de la République à travers la caporalisation de la Cour constitutionnelle car le peuple congolais comme tous les autres peuples du monde a un droit inaliénable à la démocratie, au développement et à la paix“

politico

Jean-Bosco Puna, Secrétaire Général du SYNECAT et porte-parole de la Synergie des Syndicats des Enseignants de la RDC et Secrétaire Permanent de la Société Civile , vient d’être arrêté ce mardi à Kinshasa.

Selon Christopher Ngoyi Mutamba, président de la Société civile, cinq agents supposés de l’Agence nationale de renseignements ont débarqué peu avant midi au siège de la Synergie des Syndicats des Enseignants de la RDC, au centre-ville de la capitale congolaise, pour “enlever” son porte-parole Jean-Bosco Puna.

“5 agents l’ANR et Policiers en tenue civile à bord d’une voiture IST viennent d’enlever monsieur Jean-Bosco Puna. Ils l’auraient amené auprès du Commandant NGOMA de l’inspection Provinciale de la Police Nationale sur 24 novembre à côté de l’ISC [centre-ville Kinshasa, Ndlr]“, déclare M. Ngoyi dans un message envoyé à la rédaction de POLITICO.CD.

Joint au téléphone, le président de la Société civile en RDC affirme qu’il s’agirait d’une arrestation visant à faire pression sur le syndicat des enseignants, qui a décidé de radicaliser sa grève contre le gouvernement.

“C’est un harcèlement.  C’est une façon de faire pression la Synergie des Syndicats des Enseignants de la RDC afin qu’elle puisse abandonner le mouvement de grève. C’est en tout cas mal pensé, la décision ne vient pas de Jean-Bosco [Puna] seul, il n’est que porte-parole d’une synergie des syndicats“, explique-t-il.

“J’ai moi-même assisité à la dernière Assemblée générale de ces syndicats, et les enseignements sont déterminés dans ce mouvement de grève pour réclamer leur droit“, ajoute-t-il.

En effet, les syndicats des enseignants sont entrés en grève générale depuis plusieurs jours pour réclamer le paiement de leurs salaires au “taux promis” par le Premier ministre Bruno Tshibala lors de son discours au Parlement en juin dernier, paralysant la rentrée scolaire à travers le pays.

Par ailleurs, Christopher Ngoyi affirme que M. Puna, qui a été “brutalisé” pendant son arrestation, était sous suivi médical pour des problèmes “d’hypertension”, craignant pour son état de santé qui “risque de s’aggraver”.

Les autorités policières n’ont pas souhaité réagir aux appels de POLITICO.CD.

politico

Alors que s’ouvre un forum pour la paix dans l’espace Kasaï, le ministre congolais de la Communication et des médias affirme que cette initiative ne remet pas en cause les procédures judiciaires en cours.

Le président congolais Joseph Kabila est arrivé lundi dans la région du Kasaï pour participer à un forum pour “la paix”, accompagné du Premier ministre Bruno Tshibala et de plusieurs ministres.  “La paix est essentielle. Sans la paix on ne peut pas parler développement“, a fait savoir le Premier ministre lundi.

“Il est question de dialoguer pour mettre fin à la crise“, affirme Lambert Mende, ministre de la Communication et des médias, qui vient d’arriver à Kananga. Pour lui, cette grand-messe pour la paix est d’abord une question de “se mettre autour  d’une table”. “C’est un conflit entre congolais, et il ne peut se régler qu’autour d’une table, autour d’un dialogue franc et sincère entre congolais, autour du Chef de l’Etat“, explique le ministre congolais au micro de POLITICO.CD.

Ancien havre de paix comparé aux turbulences qui secouent depuis 20 ans l’est du pays, le Kasaï s’est embrasé il y a un an après la mort en août 2016 du chef coutumier Kamuina Nsapu, qui s’était soulevé contre le pouvoir de Kinshasa.

Ces violences entre forces de sécurité et milices Kamuina Nsapu ont fait plus de 3.000 morts, selon l’Eglise catholique, et 1,4 million de déplacés, selon les Nations unies. Deux experts de l’ONU y ont été tués en mars alors qu’ils enquêtaient sur ces violences.

Lambert Mende affirme néanmoins que ce dialogue engagé ne mettre pas de côté la recherche de la justice. “Il y a des procédures qui sont en cours. Je suis passé par l’auditorat [de Kananga] militaire ce matin, les procédures sont en cours. Le dialogue n’implique pas l’impunité, ça n’aurait aucun sens“, affirme M. Mende.

Accusées de soutenir les miliciens Kamuina Nsapu, du nom de ce chef coutumier tué en août dernier après s’être soulevé contre les autorités de Kinshasa, ces populations lubaphones voient d’abord leurs maisons et leurs fermes incendiées. Début avril elles sont plus de 11 000 à chercher refuge dans la localité de Tshikapa, le chef-lieu du Kasaï.

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