Vingt-six personnes réfugiées dans un camp en Ouganda après avoir fui les violences dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) sont mortes de diarrhée aiguë, en quatre jours courant février, a annoncé jeudi le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR).

«Nous n'avons pas reçu la confirmation de cas de choléra de la part du ministère (ougandais) de la Santé. Cependant dans les environs (du camp) de Kyangwali (ouest), nos partenaires de santé ont identifié et traité 424 cas de diarrhée aiguë », a indiqué à l'AFP Duniya Aslam Khan, une porte-parole du HCR en Ouganda.

«Le nombre de décès causés par diarrhée aiguë est de 26 sur la période du 15 au 18 février", a-t-elle ajouté, dans une réponse envoyée par courriel. "Tous les cas rapportés et toutes les victimes sont des réfugiés congolais nouvellement arrivés», a-t-elle précisé.

«Nous renforçons notre présence en déployant de nouvelles ressources humaines et en envoyant des renforts vers nos centres de santé dans les camps de Sebagoro et Kyangwali », près du lac Albert, frontalier de la RDC, dans l'ouest de l'Ouganda, a encore précisé la porte-parole.

Depuis le 1er janvier, 27.300 Congolais ont traversé le lac Albert pour se réfugier en Ouganda, selon le HCR. Ces nouveaux arrivants en Ouganda fuient la reprise en décembre des violences inter-communautaires dans la province de l'Ituri en RDC.

Les réfugiés font le voyage à bord de petites embarcations ou barques de pêcheurs et ils arrivent après dix heures de traversée à Sebagoro, un village situé à 270 kilomètres au nord-ouest de Kampala, la capitale ougandaise.

Les violences en Ituri ont provoqué le déplacement d'environ 200.000 personnes depuis la mi-décembre, selon des sources humanitaires.

Il s'agit de l'un des nombreux conflits qui déchirent l'est de la RDC. Depuis le début de l'année, 15.400 personnes venues du Nord-Kivu ont également fui vers l'Ouganda, par voie terrestre, pour arriver à Kisoro (sud-ouest).

Avec AFP

L’Église de toute l’Afrique est mobilisée pour consacrer le vendredi prochain une journée de prière en faveur notamment de la paix en RDC, rapporte ce 22 février 2018, l’Agence catholique Fides.

Cette mobilisation est une réponse à l’appel lancé le 4 février dernier par le Pape François. Ce dernier avait demandé que le deuxième vendredi de Carême soit une journée de prière et de jeûne pour la paix dans le monde et en particulier en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud, deux pays secoués par la crise socio-politique.

En RDC, des dispositions ont également été prises par l’église en rapport avec cet appel du Pape à la prière. Les évêques ont établi un programme spécifique qui prévoit entre autres l’adoration eucharistique dans toutes les paroisses du pays. Ils ont aussi demandé aux aumôniers scolaires de célébrer la messe pour la paix en RDC et au Soudan du Sud avec les élèves et les enseignants ou encore réciter ensemble le chapelet.

C’est le deuxième appel à la prière émis par le Pape François en faveur de la RDC et du Sud-Soudan. Le premier avait été lancé en novembre dernier par le souverain pontife qui se montre inquiet vis-à-vis de la crise qui sévit dans les deux pays africains.

Will Cleas Nlemvo

Le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba affirme que la justice congolaise continue de rechercher les responsables du Comité Laïc de Coordination (CLC), initiateurs des marches des chrétiens catholiques.

“On ne peut pas interrompre les poursuites pour les gens qui ont été invités par la police et qui ne se sont pas présentés”.

Au cours d’une conférence de presse tenue ce jeudi 22 février 2018, Alexis Thambwe Mwamba souligne que les responsables du CLC sont en cavale alors que des mandats d’arrêt a été lancé contre eux.

« Ils sont en cavale parce qu’ils ne se sont pas présentés devant la police (…)  si la police vous invite et que vous ne vous présentez pas, vous fuyez vous-même, ça veut dire qu’il y a quelque chose qui ne va pas” , a-t-il déclaré.

Des mandats d’arrêt ont été émis début janvier 2018 contre cinq des huit responsables du Comité Laïc de Coordination pour avoir appelé à des marches pour réclamer l’application intégrale de l’accord de la Saint-Sylvestre.

Lundi dernier, les évêques catholiques ont condamné les menaces et les poursuites judiciaires contre les membres du CLC.

Christine Tshibuyi

En marge d’éventuels troubles lors de la marche des fidèles catholiques prévue ce 25 février, Internet Sans Frontière redoute également la probable coupure de l’internet par les autorités.

Interviewée ce jeudi 22 février 2018 par ACTUALITE.CD, Julie Owono, directrice exécutive de cette ONG internationale qui lutte principalement contre la censure de l’internet, fait part notamment de démarches entreprises par son organisation pour empêcher une énième coupure de l’internet en RDC.

“En tant que membre de la coalition Keep It On, qui a été créée spécifiquement pour lutter contre la coupure de l’internet dans le monde, Internet Sans Frontière mobilise ses membres pour qu’on puisse inciter les autorités congolaises, à travers son ministère de Poste et Télécommunications, à ne pas procéder à la coupure de l’internet par rapport à la marche populaire qui va se passer ce 25 février”, a-t-elle déclaré.

Julie Owono justifie les démarches de son organisation entre autres par d’immenses pertes économiques que chaque coupure de l’internet en RDC occasionne.

“Nous allons apporter aux autorités des arguments non seulement liés aux droits de l’homme mais aussi liés aux coûts économiques. Puisque c’est désormais prouvé qu’à chaque coupure de l’internet, l’État perd de l’argent. C’est encore plus vrai au continent africain où l’économie numérique est en pleine expansion », dit-elle.

D’après cette responsable d’Internet Sans Frontière, la raison poussée par les autorités pour justifier la coupure de l’internet pendant la période de tension n’est pas évidente.

«Couper internet sous couvert de préserver l’ordre public ne tient pas. Puisque les seuls troubles à l’ordre public qui soient causés c’est du fait des bavures policières. A chaque marche, il y a des morts, des balles perdues, etc. Donc ce n’est pas l’ordre public qui est nécessairement mis en cause par les manifestants. Nous avons constaté que sans les bavures ou le débordement de la police, l’ordre public n’est pas autant plus menacé qu’ils ne le pensent. Nous demandons à ce que le gouvernement congolais travaille de concert avec la police pour faire en sorte que la voix des Congolais puisse être entendue pacifiquement. Nous espérons qu’ils seront rappelés à la raison, notamment par les organisations comme la nôtre mais plus globalement au regard de l’expérience totalement inefficace des coupures de l’internet dans le passé», a ajouté Julie Owono.

La dernière coupure de l’internet en RDC a duré trois jours. Elle a eu lieu la veille du 21 janvier 2018, date à laquelle les fidèles catholiques étaient descendus pour exiger l’application intégrale de l’accord de la Saint-Sylvestre. Sept personnes ont été tuées, plusieurs autres blessées et interpellées.

Will Cleas Nlemvo

« Nous avons dit au président de la CENI que nous, UNC, ne sommes pas encore convaincus. Utiliser cette machine à voter peut créer beaucoup de problèmes », a déclaré ce jeudi, Vital Kamerhe.

Le président de l’UNC, qui conduisait une forte délégation de cadres de son parti, a été reçu au siège de la CENI par Corneille Nangaa pour échanger lui notamment sur le processus électoral et la machine à voter.

V. Kamerhe est resté sceptique sur l’utilisation de la machine à voter.

« Malgré les démonstrations du président de la CENI, tout en laissant les discussions continuer, nous continuons de croire qu’il ne faut pas utiliser la machine à voter », a dit le président de l’UNC.

Il a demandé au président de la CENI « pour l’amour de la nation, de ne pas se laisser lier par un engagement quelconque ou la peur. Il faut sauver la nation et aller de l’avant ».

Au cours de cette rencontre qu’il qualifie de « fructueuse », l’ex président de l’assemblée nationale se dit satisfait d’avoir pu passer en revue le calendrier électoral.

 » Nous avons demandé, et la CENI l’a confirmé, que la date du 23 décembre 2018 soit considérée comme une date qu’on ne doit pas dépasser et qu’il y ait réellement élections dans notre pays « , a-t-il conclu.

7sur7

À l’issue d’un tête à tête de plus de 2 heures ce jeudi au Palais de la Nation , le président rd-congolais a obtenu, dans le cadre du processus électoral en cours, un soutien franc de son homologue gabonais.

Ali Ben Bongo Ondimba a félicité Joseph Kabila Kabange « pour les efforts accomplis par son gouvernement dans le cadre du processus électoral en cours devant aboutir à des élections démocratiques, transparentes et apaisées ».

Le président de la Communauté Économique d’Afrique Centrale, CEAC, a promis l’appui de son institution au processus électoral en cours en RDC.

Joseph Kabila a profité de cette rencontre pour « réaffirmer le caractère irréversible » du processus électoral.

Confronté aussi à une crise électorale dans son pays depuis sa réélection contestée et contestable, Ali Bongo a entrepris d’organiser un dialogue national en vue des élections législatives.
À ce propos, J. Kabila lui a souhaité bonne chance.

Conscients de la persistance de tensions politiques aussi bien en RDC et qu’au Gabon , les deux chefs d’État ont lancé un appel à tous les acteurs politiques et de la société civile, de deux pays, à se mobiliser en vue de concrétiser les agendas électoraux de leurs pays respectifs dans l’unité, la paix et le calme.

7sur7

Le sommet du Conseil de paix et de sécurité de l’Afrique centrale (COPAX) se tiendra au mois de mars au Gabon. Ali Bongo et Joseph Kabila en ont discuté ce jeudi 22 février 2018 à Kinshasa au cours de leur entretien. Il sera question de la politique, de la sécurité et de la situation humanitaire dont la crise des réfugiés et des déplacés internes.

Concernant la situation en RDC, Joseph Kabila au, cours de ce tête-à-tête, « a réaffirmé le caractère irréversible  du processus devant aboutir à des élections démocratiques ».

De son côté, Ali Bongo a promis de sensibiliser les Etats membres du COPAX pour appuyer la RDC  « dans le respect de la dignité du peuple congolais et de la souveraineté de ce pays».

actualite.cd
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