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Sa présence parmi les convoqués de Christian Nsengi était une surprise pour les journalistes présents dans la salle de conférence de presse. Quelques instants avant la publication de la liste, le joueur de Young Boys anticipait en annonçant son désistement, préférant attendre la fin du litige qui l’oppose au TP Mazembe et à la FECOFA. Court-circuité et face à un fait accompli, Christian Nsengi n’a eu d’autre choix que de citer le nom du joueur sur sa liste. Il se trouve qu’il a eu une discussion avec lui avant de la publication de ladite liste.

Un flou épais tout autour

La confusion est entière , plusieurs zones d’ombre entourent le dossier. Elia dit ne pas être disponible à venir jouer pour son pays, à cause du différend administratif et financier qu’il entretient avec le TP Mazembe depuis 2019. La FECOFA l’avait suspendu pour un an au mois de novembre de la même. Ce qui veut dire que le joueur est admissible chez les Léopards depuis novembre 2020. Mais comment un litige administratif, tranché d’ailleurs en partie par la FIFA pourrait empêcher le joueur d’honorer sa convocation en équipe nationale ? En plus, cette histoire de suspension de la FECOFA appartient au passé. L’instance faîtière du football congolais n’en a plus parlé depuis la décision provisoire de la FIFA début 2020, autorisant à Elia Meschack de jouer avec le club de son choix en attendant la poursuite des enquêtes.

Est-ce la revanche du clan Elia ?

Il est aujourd’hui opportun de se demander le mobile du désistement de Meschack. Qui est derrière sa décision ? Il est peu probable qu’il soit le seul à avoir levé l’option de décliner l’appel de son pays, alors qu’il a donné sa parole à Christian Nsengi. Ses agents ne seraient-ils pas entrer en danse pour régler les comptes avec la FECOFA qui, en son temps, avait publiquement pris position en faveur du TP Mazembe au point de mettre en péril la carrière du joueur ? Lieu de le penser. Tout a bien l’air prémédité.

Jouer au football, briller sur le terrain, c’est ce que fait le joueur. Difficile de l’imaginer à même de soulever un tel veto par lui-même, tant la raison évoquée ne tient à aucun fil de la logique. Le clan du joueur est clairement en action. Ils n’ont rien oublié, même si dans l’intéressé vrombit la fibre patriotique souvent exprimée à travers ses multiples publications sur les réseaux sociaux. Il a toujours été proche de la sélection, mais il est certain maintenant qu’il ne peut plus tout faire seul. Le conte ressemble plus à une affaire indélicate, singulière, à régler dans les coulisses entre le joueur, son clan et la FECOFA. Ce qui se passe et se dit en public a tout le sens de distraction.

L’optimisme de Christian Nsengi ne suffira

Le coach des Léopards est le seul à croire que Meschack Elia viendra affronter le Gabon et la Gambie, alors qu’on lui brandit la mise au point et son refus poli à l’appel de la sélection. Obstination indicible mais peut-être irrationnelle aussi. L’affaire semble bien au-delà des conclusions de la simple conversation téléphonique qu’il a eue avec l’attaquant de Young Boys. Cela n’est pas suffisant pour être si rassuré. “Je confirme que, Meschack Elia sera là. Je l’ai eu au téléphone, il m’a rassuré de sa présence. Il n’y a pas de problème à ce niveau là”, confiait Christian Nsengi devant la presse. Pourtant le problème est bien là, impose l’élégance et le bon sens de la FECOFA pour trouver une bonne issue qui arrange. Point n’est besoin de rappeler ici qu’aucun attaquant congolais n’est mieux en ce moment que Meschack Elia. Et dans deux matchs aussi importants, faire sans lui, serait risqué.

Isaac B’ampendee
Footrdc

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