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Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est dit très attaché aux efforts du gouvernement et de la Banque centrale du Congo pour garantir la préservation du pouvoir d’achat de la population, au cours de la 67ème réunion du Conseil des ministres qu’il a présidée vendredi par visioconférence.

Le porte-parole du gouvernement, ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya Katembwe l’a déclaré dans un compte rendu lu sur les antennes de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC).

« Dans le cadre du programme formel conclu avec le Fonds monétaire international, mais aussi dans le but de garantir la préservation du pouvoir d’achat de nos compatriotes, le Président de la République reste très attaché aux efforts pour la stabilité du taux de change, car dans le contexte de la bonne tenue des cours des produits de base exportés dans notre pays, cette stabilité devrait être soutenue par l’accumulation des réserves pour conforter la résilience de notre économie », a indiqué le porte-parole du gouvernement.

Face à cet impératif, a-t-il dit, la Banque centrale du Congo et le gouvernement central ne devraient ménager aucun effort pour éviter la relativité du taux de change qui induirait à l’absence d’une réponse concertée de stabilité macroéconomique, avec comme conséquence notamment, des pressions inflationnistes, et des foresteries du climat des affaires.

« Au regard des facteurs de risques internes et externes qui pèsent actuellement sur les marchés de change, le Président de la République a encouragé la gouverneure de la banque centrale et les membres du gouvernement à définir et à mettre en œuvre sur la coordination du Premier ministre, des mesures appropriées visant à préserver le taux de change », a ajouté le ministre Muyaya.

Appel aux Hauts magistrats à travailler pour servir la nation

Le ministre de la Communication a souligné qu’à la suite de la cérémonie de la prestation de serment de 73 magistrats qu’il a présidée le mercredi 31 août 2022, pour marquer sa volonté ferme de reformer la magistrature judiciaire, administrative et financière afin de consolider l’état de droit, le Président de la République a tenu à rappeler que ces hauts magistrats devraient intégrer l’idée fondamentale des services dans le sens de servir la nation et non se servir de la nation.

« Il a attiré l’attention des nouvelles autorités judiciaires sur l’émergence des mécanismes favorisant à travers certains engagements, la délinquance et la fraude fiscale. Cette attitude paralyse les efforts de la nation à la mobilisation des recettes et contribue à la promotion de l’incivisme fiscale », a-t-il insisté.

Tout en renouvelant son engagement à l’indépendance de la justice, valeur essentielle et fondatrice de l’état de droit, le Président de la République se réserve le droit en tant que garant du bon fonctionnement des institutions, de s’assurer que chaque institution joue pleinement son rôle et ce, dans le seul cadre normatif lui reconnue tout en s’abstenant de porter entrave directement ou indirectement à l’action tout aussi constitutionnelle d’autres institutions.

Pour l’accélération de la mise en œuvre du projet de la centrale électrique à gaz de 250 mégawatts

Le porte-parole du gouvernement a, par ailleurs, relevé qu’au regard des multiples défis énergétiques auxquels le pays doit faire face, qui handicapent le développement des activités industrielles, le Président de la République est revenu sur le cas de la société PERENCO qui pratique le tordage du gaz naturel associé à l’extraction du pétrole en onshore et en offshore sur le bassin de la côte atlantique.

« Au regard des difficultés que connait le projet de la construction de la centrale à Gaz qu’a initié cette entreprise, le Président de la République a demandé au ministre des ressources hydrauliques et électricité, et celui des hydrocarbures à ouvrir les négociations de l’avenant au contrat de procession pour la production de 250 mégawatts tel que prévu par les études faites par les opérateurs », a-t-il précisé.

Nécessité de renforcer la gouvernance du programme de modernisation de la gestion des finances publiques

M. Muyaya a, en outre, souligné qu’après l’adoption de la stratégie actualisée de la réforme des finances publiques au cours du Conseil des ministres du 19 août 2022, celle de son plan opérationnel requiert la mise en place d’un cadre constitutionnel de pilotage rénové pouvant garantir la mise en œuvre et le suivi satisfaisant des réformes.

« Le Président de la République a recommandé au gouvernement de renforcer la structure technique en charge de l’animation et la coordination de la mise en œuvre des réformes des finances publiques tant au niveau central que provincial », a-t-il fait attendre, avant de signifier que le Président de la République a instruit le ministre des Finances à soumettre à l’adoption du gouvernement dans le meilleur délai, un projet de décret créant un établissement public en charge de la gouvernance des réformes des finances publiques.

Vers une solution à la problématique de l’exclusion salariale des agents de l’état

Selon le ministre Muyaya, le Président de la République dispose des informations concordantes faisant état de l’exclusion de plusieurs agents et fonctionnaires de l’état du système de la paie, un phénomène qui trouve son origine soit dans la non mécanisation des dits agents qui exercent pourtant au sein des administrations, soit bien que mécanisés par leur impossibilité d’accéder à leur rémunération auprès des banques commerciales agréées pour des raisons propres à ces dernières.

« Rappelant le caractère sacré que revêt la rétribution salariale dans la vie de tout travailleur et de détruire ces germes des frustrations sociales, le Président de la République a chargé le Vice-premier ministre, ministre de la Fonction publique, modernisation de l’administration et innovation des services publics, avec le concours du ministre d’État, ministre du Budget, ainsi que celui du ministre des Finances, à poursuivre le processus de la mécanisation des agents et fonctionnaires de l’état identifiés, certifiés et régulièrement inscrits dans le fichier de référence de l’administration publique », a ajouté le porte-parole du gouvernement.

S’agissant spécialement de la bancarisation de la paie des agents et fonctionnaires de l’état, a-t-il poursuivi, le Chef de l’Etat a demandé au Premier ministre de réunir autour de lui, les trois membres du gouvernement précités, ainsi que les acteurs concernés en vue de procéder à une évaluation diligente qui aura pour but de décrire les faiblesses du système pour ainsi envisager les solutions idoines à y apporter.

Les parents encouragés à envoyer leurs enfants à l’école

Intervenant à la suite de la communication du Président de la République, le Premier ministre, chef du gouvernement a salué la suite de la réussite de la négociation conclue avec le ban syndical de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, négociation qui permet la rentrée scolaire apaisée le lundi 5 septembre 2022 tel que prévu dans le calendrier scolaire.

Souhaitant au nom du peuple congolais et à celui du gouvernement de la République, à tous les élèves une bonne et fructueuse année scolaire 2022-2023, le Premier ministre a encouragé les parents à envoyer massivement tous les enfants filles et garçons à l’école.

Il a exhorté, à cet effet, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, ainsi que tous les ministères sectoriels concernés à continuer de prendre toutes les dispositions nécessaires pour consolider et pérenniser les vertus de la gratuité, mesure chère du Président de la République qui a permis à plus de 4 000 000 (quatre millions) d’enfants à retrouver le chemin de l’école.

ACP/Kul/Aka/Kin/May

SOMBA,TEKA Ofele

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