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Félix Tshisekedi exprime sa volonté de renégocier certains contrats du secteur minier afin de faire profiter la RDC de ses ressources naturelles. Au cours de son bref séjour à Kolwezi, capitale mondiale du cobalt, le président congolais a déclaré être fatigué de voir des investisseurs étrangers s’enrichir sur le dos des Congolais. Mais les organisations de la société civile attendent plus du chef de l’Etat.

Félix Tshisekedi l’a répété ce jeudi à Kolwezi : la RDC possède des gisements importants de minerais, il n’est pas normal que sa population demeure pauvre.

« Des investisseurs étrangers arrivent ici les poches vides et repartent milliardaires. Pendant ce temps, nous, nous restons toujours pauvres. A partir de maintenant les contrats seront gagnant-gagnants. Je ne dis pas qu’ils sont les seuls responsables de cette situation, c’est surtout de notre faute car les contrats avaient été mal négociés. Et les fonds issus de ces contrats ont été empochés par des individus. »

En réaction, les organisations de la société civile se félicitent du discours du chef de l’Etat. Mais pour Freddy Kasongo, membre de la campagne le Congo n’est pas à Vendre, Felix Tshisekedi doit passer à des actions concrètes telle que « le retrait des royalties de la Gécamines qui ont été cédé en toute opacité dans trois projets à savoir Mutanda mining , Metalkol et KCC ».

« L’action, estime Freddy Kasongo, c’est aussi essayer de comprendre le contour du contrat chinois qui jusqu’aujourd’hui ne profite pas à la population congolaise, qu’est ce qui a été prévu, qu’est ce qui a été décaissé et comment le remboursement se fait à ce jour. »

Les organisations de la société civile exigent également plus de transparence sur le projet de construction du barrage hydroélectrique de Busanga dans lequel l’entreprise privée Congo Management représente les intérêts de l’Etat congolais.

RFI

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