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Week-end de tous les enjeux en RDC. L’opinion congolaise attend fébrilement de savoir qui sera nommé Premier ministre pour succéder à Sylvestre Ilunga Ilunkamba. C’est la longue, mieux, l’interminable attente du nom du Premier ministre du deuxième gouvernement sous le mandat du président Félix Tshisekedi. Dans cette attente, après que toutes les voies sont balisées (une majorité reconfigurée sous le label « Union sacrée », le bureau de la Chambre basse du Parlement acquis à la vision du changement, la démission des membres du bureau pro Kabila au Sénat, etc.), c’est un suspense entretenu par le Président de la République qui passe pour le seul maître des horloges. « Ça va se savoir ce week-end », indiquent des sources concordantes. Comme pour dire que le chef de l’État s’est déjà accordé avec son « oiseau rare » aussi bien sur la taille que sur les missions générales et spécifiques du prochain gouvernement qui fera face à des défis importants sur les plans sécuritaire, sanitaire, social et économique du pays. Au stade actuel, tous les regards sont tournés vers la direction de la grande chapelle, la cité de l’Union africaine, pour voir la fumée blanche et crier « Habemus Primus Ministrum ! »

Avec une majorité confortable à l’Assemblée nationale, fruit d’une identification menée avec brio par l’informateur Modeste Bahati Lukwebo, puis l’élection du bureau définitif de cette Chambre basse du Parlement, un bureau acquis à sa vision, plus rien ne reste au chef de l’État. Il y a donc à se demander si Félix Tshisekedi va préférer faire perdurer le suspense pour nommer le nouveau Premier ministre appelé à relever, avec le futur gouvernement, des défis importants qui se posent au pays.

Selon des sources concordantes, la longue, mieux, l’interminable attente du nom du Premier ministre de Félix Tshisekedi prendra fin ce week-end dès lors qu’il était prévu dès son retour du rendez-vous d’Afrique, à Addis-Abeba (Ethiopie), que le chef de l’État dévoile son « oiseau rare » qui devra corriger les tares du passé et faire oublier avec son équipe gouvernementale le temps perdu dans la gestion du pays par la défunte coalition tumultueuse FCC-CACH.

Le temps presse et les urgences s’accumulent

Dans les coulisses de la Cité de l’Union africaine, bien d’observateurs évoquent des indications sérieuses sur le remplaçant de Sylvestre Ilunga. Allusion faite notamment à la rencontre pendant la semaine, en aparté, entre l’informateur Modeste Bahati Lukwebo et le président de la République. Que se sont-ils dits ? On n’en sait rien.

On sait néanmoins que ce n’est plus loin de voir confier les clés de la Primature à Modeste Bahati. Tout relève toutefois du pouvoir discrétionnaire du chef de l’État. Mais sur le papier, Modeste Bahati a toutes les faveurs des pronostics pour occuper les bureaux du n°5 de l’avenue Roi Baudouin, dans la commune de la Gombe.

L’évidence, c’est qu’entre le président de la République et le futur « oiseau rare », les réglages sont au point face aux défis du pays. À ce propos, la République démocratique du Congo a encore beaucoup de défis à relever pour assurer sa stabilité et son développement à long terme. Et, c’est sans compter avec des réformes de gouvernance attendues.

L’autre question épineuse que devra résoudre le futur gouvernement, c’est celle de la gestion de l’impact de la crise sanitaire de Covid-19 dans différents secteurs d’activités. Il appartiendra au gouvernement d’initier des actions concrètes pour déjouer du mieux possible les incertitudes liées au Covid-19, et transformer les défis d’ampleur en changement durable.

Dans la foulée, le gouvernement qui sera bientôt installé devra prendre à bras-le-corps, entre autres, la gratuité de l’enseignement de base et la couverture santé universelle, priorités sociales du mandat de Félix Tshisekedi. Ce dernier entend également matérialiser son vaste programme d’urgence de développement communautaire qui servira de levier pour accélérer la résorption des inégalités socio-économiques et spatiales au sein des villes et territoires.

C’est donc des missions délicates pour le prochain gouvernement qui devra travailler d’arrache-pied en vue de rattraper tant soit peu le retard du pays dans sa marche vers la réalisation des objectifs mondiaux de développement.

Pour y arriver, des technocrates et politiques devront composer les mêmes notes musicales dans un pays où l’aspect géopolitique ne sera pas négligé afin qu’aucun coin du pays ne soit frustré, et qu’au nom de l’Union sacrée de la nation, toute la nation soit rangée derrière le chef de l’État afin de remettre la RDC sur le rail.

Pitshou Mulumba
Le potentiel

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