Félix Tshisekedi s’est engagé à humaniser les services spéciaux de manière à redorer l’image même du pays, a rapporté Crispin Atama Tabe, Ministre congolais de la Défense nationale, des Anciens combattants et de la Réinsertion, à l’issue de premier Conseil supérieur de la défense dirigé par le nouveau chef de l’Etat.
Pendant quatre heure, la réunion a tourné autour de l’état de lieu de la situation sécuritaire. L’armée, la Police et les services spéciaux ont présenté la situation sécuritaire du pays. Félix Tshisekedi s’est engagé à améliorer le social du militaire et du policier en collaboration avec le ministère de la défense nationale, a ajouté Atama Tabe dans son compte rendu.
Bruno Tshibala, Premier ministre, Henri Mova Sakanyi, Vice-Premier ministre, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, François Beya Kasonga, Directeur General de la DGM, Kalev Mutond, Directeur Général de l’ANR, Lieutenant-Général Célestin Mbala Munsense, Chef d’Etat major des FARDC, ont pris part à cette réunion. .
Le silence de Moïse Katumbi observé depuis quelques semaines commence à susciter débats et polémiques au sein de la classe politique et sociale congolaise. Chacun tente d’en donner une explication selon son entendement.
Au cours d’un point de presse de la coalition de l’opposition LAMUKA animé ce vendredi 25 janvier 2019 à Kinshasa par sa porte-parole, Eve Bazaiba répondant à une question lui posée à ce sujet, s’est justifiée en ces termes.
“Pourquoi Moïse Katumbi ne parle pas? Moïse Katumbi n’est pas porte-parole de LAMUKA. La porte-parole de LAMUKA est madame Eve Bazaiba. Donc, je ne vais même pas m’engager sur cette question et j’espère qu’il ne fera pas l’usurpation du pouvoir”
Rappelons par ailleurs que Moïse Katumbi Chapwe est passé sous silence depuis la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 30 décembre 2018 par la Commission Électorale Nationale Indépendante, “CENI”, consacrant la victoire de Félix Tshisekedi.
Pendant ce temps, quelques-uns de ses proches collaborateurs adressent des messages de félicitations au nouveau président de la République Démocratique du Congo, à l’instar de Jean-Bertrand Ewanga ou encore Sam Bokolombe.
« Je n’ai aucunement besoin d’un poste au gouvernement, je ne trahirai pas le peuple qui m’a élu », a indiqué Martin Fayulu après l’appel à une « coalition » – plutôt qu’une « cohabitation » – de Joseph Kabila, mercredi, et la déclaration de Félix Tshisekedi de jeudi, lors de sa prestation de serment, dans laquelle il s’est dit « enclin à les (Martin Fayulu et Ramazani Shadary, le candidat kabiliste à la Présidence) associer à la gouvernance de notre pays ».
Cette phrase de Martin Fayulu a été retweetée par son parti, ECiDé, et retweetée par Lamuka, la coalition d’opposition dont Martin Fayulu était le candidat à la Présidence – un candidat vainqueur avec 62,11% des voix, selon la mission d’observation électorale de la Conférence des évêques catholiques (Cenco). L’Eglise catholique, que l’on a cru tout d’abord absente de la cérémonie de prestation de serment de Félix Tshisekedi, jeudi, y était finalement représentée mais très discrètement, par son deuxième secrétaire général adjoint, peu connu et vêtu, pour l’occasion, en clergyman, ce qui a encore accentué son anonymat.
Lamuka, parlant par la voix d’un de ses cadres, Pierre Lumbi, a indiqué dans une interview à Radio Okapi: « Nous ne pensons pas que Félix Tshisekedi, en tendant la main à Martin Fayulu, que cela soit une main propre. Pour nous, il se moque du pays, de Fayulu et du peuple congolais. C’est un vol électoral qui a été commis ».
Pour Lamuka, Tshisekedi est un Président « non élu, désigné par un accord » avec Joseph Kabila, qui accroît sa main-mise sur le parlement: jusqu’ici il n’avait la majorité qu’à l’Assemblée nationale, pas au sénat. Or, selon les déclarations de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) – qui n’a toujours pas produit les résultatats bureau de vote par bureau de vote, comme requis par la loi, pour prouver ses dires – les kabilistes auraient largement remporté les élections provinciales, dont les élus sont chargés de désigner les sénateurs nationaux.
Selon le journal kivutien « La Prunelle », Vital Kamerhe – qui avait rallié Félix Tshisekedi lorsque celui-ci avait trahi sa signature en faveur d’un candidat unique d’opposition lorsqu’il était apparu que ce dernier était Martin Fayulu – sera directeur de cabinet du nouveau chef de l’Etat.
Martin Fayulu Madidi a reçu ce vendredi 25 janvier 2019 à Kinshasa, deux émissaires du Kenya dont un proche du président Uhuru Kenyatta et un autre de l’opposant Raïla Odinga.
Au cours d’un point de presse tenu ce vendredi dans la soirée, la porte-parole de la coalition de l’opposition LAMUKA, Eve Bazaiba, a révélé le contenu de la mission de ces deux derniers.
“Ils sont venus avoir les informations, savoir ce qui se passe. Autant nous avons suivi ce qui s’est passé au Kenya, autant eux aussi ils ont suivi parce qu’il y a un pont aérien permanent entre le Congo et le Kenya. Ils ont dit qu’ils ont suivi la campagne de LAMUKA et ils étaient éblouis. Le décalage s’est produit à quel niveau? Ils ont voulu avoir l’information et nous leur avons présenté le rapport venu de nos témoins, nous leur avons présenté le rapport de la CENCO et nous leur avons présenté cette cartographie et ils sont partis”, a indiqué Eve Bazaiba.
Selon la porte-parole de cette coalition qui soutient la victoire à la présidentielle de décembre 2018 de Martin Fayulu, au cas où ces deux émissaires revenaient, ils seront les bienvenus.
“Ils disent qu’ils vont revenir et s’ils reviennent, nous allons les recevoir”, conclut la secrétaire générale du Mouvement de Libération du Congo, “MLC”, de Jean-Pierre Bemba.
La délégation kényane qui a échangé ce vendredi avec le candidat malheureux Martin Fayulu, était accompagnée du président du Conseil National de Suivi de l’Accord et du Processus Électoral, Joseph Olenghankoy.
Pour rappel, le président du Kenya Uhuru Kenyatta a été le seul chef d’État africain avoir fait le déplacement de Kinshasa jeudi 24 janvier dernier pour prendre part à la cérémonie de prestation de serment du président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.
La démission du Premier ministre Bruno Tshibala attendue dans les 48 heures, selon une source proche de la présidence.
Le chef du gouvernement a, ce vendredi 25 janvier 2019, été aperçu au Palais de la nation.
Pour les uns, Bruno Tshibala est au Palais de la nation pour participer au conseil supérieur de défense qui se tient en ce moment sous la direction du président de la République Félix Tshisekedi.
Pour les autres, le Premier ministre va déposer sa démission.
Le président Félix Tshisekedi a procédé à la remise et reprise ce vendredi 25 janvier 2019 au Palais de la Nation. Kabila a remis les clés du Palais à son successeur qui se dit « conscient d’avoir la responsabilité des millions d’âmes »
« L’intérêt des Congolais sera mon premier souci. On se pose la question sur les sacrifices qu’il faut faire sur certaines habitudes qui n’entrent pas dans le cadre de l’intérêt supérieur de la nation. On essaye d’entrer dans la peau de président et de s’habituer à la fonction », a déclaré Félix Tshisekedi lors d’une interview.
« On n’a jamais eu l’expérience avant d’entrer dans cette fonction, l’expérience commence aujourd’hui au jour J zéro », a précisé Tshisekedi.
La remise et reprise entre les deux présidents s’est faite en présence de plusieurs journalistes.
Vendredi 25 janvier 2019, le nouveau président de la République Démocratique du Congo, a officiellement occupé ses bureaux au terme d’une cérémonie de remise et reprise avec le président sortant Joseph Kabila au Palais de la Nation devant plusieurs personnalités et la presse.
Devant la presse, Félix Tshisekedi a expliqué que le slogan « peuple d’abord » restera au centre de son action.
S’agissant de l’une de ses promesses de campagne liée à la fermeture de cachots, Félix Tshisekedi a indiqué qu’une réunion de sécurité avec tous les services notamment l’agence Nationale de renseignements, est prévue pour une série des mesures.
Pour le moment, le nouveau président occupe ses bureaux.
Bien avant son départ, Joseph Kabila a salué l’assistance sous une forte acclamation.
Après la remise et reprise ce vendredi 25 janvier 2019 avec son prédécesseur Joseph Kabila, le président de la République Félix Tshisekedi a dévoilé sa première mesure : « la fermeture des cachots de fortune » au pays.
C’était l’une de ses promesses de campagne électorale.
« Ça sera fait. J’ai déjà programmé une réunion du Conseil supérieur de sécurité à laquelle je vais adjoindre les agences comme l’ANR (Agence nationale de renseignements) et l’une de mes premières décisions sera celle-là. Lorsqu’il y a des cas de ce genre, on les transfère simplement à la justice, les emprisonnés, on les emprisonne à Makala ou ailleurs mais pas dans des cachots de fortune », a déclaré le président de la République.
Dans son discours à l’occasion de son investiture, Tshisekedi avait notamment souligné la nécessité d’instaurer un Etat de droit qui passe par la justice. Il a aussi promis d’instruire le ministre de la Justice de procéder à l’identification de tous les prisonniers politiques.
Au terme de la cérémonie de remise et reprise qui s’est déroulée ce vendredi 25 janvier 2019 au palais de la Nation entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, le président de la République Démocratique du Congo a déclaré devant la presse qu’il a été beaucoup touché par le message lui adressé jeudi dernier par la population, à travers le slogan, “Le peuple D’abord”, pendant qu’il prononçait son discours d’investiture.
“Ça m’a beaucoup touché et évidemment ça va être le fil conducteur de tout mon séjour à la présidence de la République”, a déclaré Félix Tshisekedi.
En outre, le 5ème président de la RDC a rassuré qu’il est conscient, en tant que chef de l’État, de la lourde responsabilité des millions d’âmes de congolais qui pèse désormais sur lui.
“On se pose des questions sur les sacrifices qu’il faut faire par rapport à certaines habitudes qui n’entrent pas dans le cadre de l’intérêt supérieur de la Nation. On essaie d’entrer dans la peau de président et de s’habituer à la fonction”, conclut Félix Tshisekedi.
Rappelons par ailleurs que Félix Tshisekedi est devenu officiellement président de la RDC au terme de la cérémonie de passation du pouvoir et de la prestation de serment qui s’est déroulée jeudi 24 janvier dernier au palais de la Nation.
Après avoir été officiellement installé, le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, s’apprête à conduire son tout premier conseil supérieur de la défense, ce vendredi 25 janvier 2019.
L’annonce est faite par Vital Kamerhe, directeur du cabinet, de Félix Tshisekedi.
« Nous préparons très rapidement la réunion du conseil supérieur de la défense. J’ai déjà demandé au conseiller militaire qui est encore en fonction de préparer la note par rapport à cette réunion. Les affaires de l’Etat ne s’arrêtent pas, ça continue », explique le directeur du cabinet présidentiel.
Kamerhe promet de travailler en collaboration avec les membres de l’ancien cabinet présidentiel.
« Ce sera la collégialité pour nous. Le président de la République a été très claire. Il n’est pas venu ici pour faire la rupture des fonctionnements de service de l’Etat. Il ne sera pas de chasser tout le monde qu’on a trouvé dans la présidence. Il y a des postes qui nécessitent une certaine expertise, d’autres nécessitent un personnel politique avisé. et d’autres sont administratifs », ajoute-t-il.
La remise et reprise entre les cabinet sortant et le cabinet entrant a eu lieu cet après-midi devant la presse, soit 24 heures après l’investiture de Félix Tshisekedi en tant que cinquième président de la RDC.
Le président Félix Tshisekedi vient de désigner son colistier à la présidentielle comme directeur de cabinet.
Vital Kamerhe a effectué ce vendredi, quelques instants après la remise reprise entre le président sortant, Joseph Kabila et le président élu, Félix Tshisekedi, la remise reprise avec le directeur de cabinet Nehemie Mwilanya.
Économiste de formation, ancien président de l’assemblée nationale et ministre, Vital Kamerhe, élu député aux élections de décembre 2018, est un habitué des cabinets ministériels (depuis 1985), du premier ministre Kengo Wa Dondo, Mushobekwa Kalimba Wa Katana et Dénis Kalime, dont il fut directeur de cabinet.
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