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Martin Fayulu sur les élections en RDC et la corruption

Il y a un an, Martin Fayulu était à peine connu au-delà de la capitale de la République démocratique du Congo, Kinshasa – jusqu’à ce que cet homme de 62 ans soit nommé candidat à la présidence d’une coalition appelée Lamuka.

Le candidat de l’opposition est soutenu par deux poids lourds politiques: l’ancien vice-président de la RDC, Jean-Pierre Bemba, qui a été empêché de se présenter à l’élection longtemps différée, et l’ex-gouverneur de la province, exilé, Moise Katumbi, qui se serait vu interdire le retour au pouvoir. à Kinshasa pour présenter sa candidature.

Les campagnes de Fayulu ont été entachées de violence et les forces de sécurité ont utilisé du gaz lacrymogène et des balles réelles pour perturber ses rassemblements politiques et l’empêcher d’accéder à certaines parties du pays.

Certains sondages indiquent qu’il est la plus grande menace pour le candidat préféré du président Joseph Kabila, l’ancien ministre de l’Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary. Mais peut-il gagner les élections?

« Le peuple congolais demande la vérité et la justice », a déclaré Fayulu à Al Jazeera, affirmant que les élections retardées depuis le 30 décembre étaient « délibérément désorganisées ».
« Je ne vois pas comment M. Shadary pourrait gagner. Je doute que quiconque aura le courage de proclamer Shadary vainqueur. Ce sera une provocation … S’il vous plaît, pas de provocation … Ils ont essayé toute autre stratégie … Le pays a perdu Il est temps de se développer. Aujourd’hui, nous sommes prêts. C’est la nouvelle ère. L’ère de la dignité des Congolais et de la prospérité de ces derniers « , a déclaré Fayulu.

« Si je suis élu, il n’y aura pas de vengeance. Mais nous allons assainir le pays. Nous aurons cette règle: tolérance zéro pour la corruption. »

Alors que les résultats des élections ne sont toujours pas connus, le candidat à la présidence de l’opposition congolaise, Martin Fayulu, a parlé à Al Jazeera des élections, de la corruption en RDC et de l’avenir de son pays après Kabila.

Al Jazeera

RDC: des groupes armés rwandais du Sud-Kivu ont reçu des armes venant du Burundi

Des groupes rebelles réfugiés dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ont reçu à plusieurs reprises en 2018 des armes en provenance du Burundi, indique le dernier rapport du groupe d’experts sur la RDC, dont l’agence Belga a obtenu une copie lundi. Le groupe d’experts affirme avoir découvert qu’un groupe armé actif dans les territoires de Fizi et Uvira territories (province du Sud-Kivu) « associé à des groupes d’opposition rwandais – qualifiés de P5 – « a bénéficié d’un soutien local et externe pour le recrutement de ses combattants ».

Les experts confirment aussi que la plupart des armes et munitions utilisées par ce groupe rebelle – aussi appelé « congrès national du Rwanda » ou le « groupe de Kayumba Nyamwasa » – « ont été transférées du Burundi. Ils n’ont toutefois pas obtenu de confirmation des identités des individus et des entités impliqués dans ces livraisons d’armes, principalement des fusils de type AK-47 Kalachnikov, des lance-grenades RPG-7 et des mitrailleuses PK (également connues comme des Kalachnikov) et des grenades.

Selon le rapport daté du 31 décembre, d’ex-combattants ont indiqué aux experts que de telles livraisons, en quantités variables, ont eu lieu du Burundi vers la RDC en février, avril et juin 2018.

Selon douze ex-combattants, le chef du mouvement s’appelle Shaka Nyamusaraba et son groupe compte dans ses rangs à la fois des combattants étrangers, principalement « d’origine rwandaise », et des Banyamulenge (tutsi congolais).

La libre Afrique

RDC : timide reprise des classes à Kinshasa, Matadi et Boma

Les élèves du primaire et secondaire ont officiellement repris, lundi 7 janvier, le chemin de l’école sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo (RDC), hormis les territoires de Beni et Butembo. Mais cette rentrée a plutôt été timide dans les villes de Kinshasa et Matadi. Dans la plupart de classes visitées, les enseignants se sont retrouvés presque dans des classes vides.

A Kinshasa par exemple, à l’Institut primaire de la Gombe 2, seuls onze élèves étaient présents. Les enseignants trouvés sur le lieu n’ont pas pu enseigner.

« Nous venons de constater une dizaine d’élèves pour toute l’école. Les enseignants sont là, mais les enfants sont absents. Nous appelons les parents à nous envoyer les enfants. Nous chômons. Nous sommes là, pour travailler, mais il n’y a pas d’élèves », se plaint un enseignant de l’Institut primaire Gombe 2.

Mais au collège Boboto, l’affluence était au rendez-vous, malgré quelques absences.

Les professeurs se plaignent du manque de volonté des parents d’envoyer les enfants à l’école.

Point de vue partagé par le chef du personnel de la sous-division de l’inspection provinciale de l’EPSP, André Kasende.

Il appelle les parents à envoyer les enfants à l’école :

« Nous souhaitons que les parents qui nous entendent amènent leurs enfants à l’école. Le calendrier scolaire est bien structuré. Rater deux jours impacte le programme scolaire ».

Certains parents disent avoir confondu l’appel du report de la rentrée dans les universités avec celui des écoles primaires et secondaires.

Pour les universités, la reprises des cours, initialement programmée pour le 7 janvier a été renvoyée au 14 janvier. Selon le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Steve Mbikayi, certains acteurs politiques ont instrumentalisé les étudiants pour provoquer des troubles.

Alors qu’à l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), le ministre Musemena avait confirmé la rentrée des classes pour le 7 janvier.

Un appel peu suivi aussi à Matadi dans le Kongo-Central. Dans certaines écoles publiques de Matadi, il n’y avait quasiment pas d’élèves. Quelques rares écoliers ont été visibles dans les écoles privées.

Une situation identique a également été signalée dans la ville de Boma et dans la cité de Muanda.

Radio Okapi

Réaction de Reynders sur le report de l’annonce du résultat – (Présidentielle en RDC)

Présidentielle en RDC : Réaction de Reynders sur le report de l’annonce du résultat

Élections : des cas de fraudes signalés dans plusieurs villes du pays

Depuis lundi matin, 31 décembre, impossible de se connecter ou de consulter les réseaux sociaux en RDC. L’accès à internet a été coupé par les autorités, officiellement pour éviter « un soulèvement populaire », au moment crucial de la centralisation des résultats des élections du 30 décembre. Dans certaines circonscriptions, le dépouillement est toujours en cours. Mais l’heure est surtout à la compilation des résultats. Alors que l’opposition et la société civile dénoncent des irrégularités dans plusieurs régions et villes du pays.

Les opérations de dépouillement sont désormais achevées à Mbandaka dans l’ouest, capitale de la province de l’Equateur, dans l’Est également à Bunia en Ituri. Ce mardi, à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga des bureaux de vote n’avaient en revanche toujours pas publié de résultats.

Difficultés des observateurs à Lubumbashi

La Commission justice et paix de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), qui a déployé 738 observateurs à Lubumbashi, regrette que des observateurs se soient vus interdire l’accès à certains bureaux de vote pendant les opérations de dépouillement. C’est ce qu’explique l’abbé Benoit Mukwanga Mwana Tambwe, secrétaire exécutif provincial de la Commission justice et paix, à Lubumbashi.

« Nous regrettons le fait qu’on ait expulsé nos observateurs et certains témoins dans certains bureaux de vote ici à Lubumbashi. C’est à la Commission nationale d’en tirer les conclusions selon les rapports que nous leur envoyons. Nos observateurs sont passés le matin ici. Ils n’ont pas eu accès à ces bureaux-là parce qu’il y avait des policiers qui n’ont pas permis qu’ils entrent pour vérifier ce qui se passe à l’intérieur. Certains bureaux affichent, d’autres n’affichent pas. Après on expulse les témoins et les observateurs. Que peut-on tirer comme conclusion ? On attend jusque-là. Nos observateurs qui sont passés pour demander les résultats n’ont pas eu ces résultats parce qu’on leur a dit : « non, on n’a pas encore affiché, attendez qu’on affiche et vous aurez les résultats ». Il y a des endroits où le dépouillement s’est fait sans observateurs. C’est un fait, oui ».

Suspicions de fraude à Bukavu et Walungu

Au Sud-Kivu, l’opposition crie à la fraude après la découverte de lots de bulletins du centre de vote d’Alfadjri de Bukavu, abandonnés à 17 km de la capitale provinciale du Sud-Kivu. Pour l’Union pour la nation congolaise (UNC), le parti de Vital Kamerhe, membre de la coalition Cap pour le changement (Cach) qui soutient Felix Tshisekedi à la présidentielle, c’est loin d’être un cas isolé. Des plis auraient été ramassés à Bukavu et dans le territoire de Walungu, selon Amato Bayubasirhe Mirindi, secrétaire interfédéral de l’UNC Sud-Kivu et candidat député.

« Il y a des plis qui ont été ramassés au collège d’Alfadjri, à Bukavu. Il y a des plis qui ont été ramassés à Kidodobo, à Walungu, jetés dans le caniveau. Donc nous dénonçons ces actes et nous espérons que la Céni comme structure n’est pas impliquée. Et nous espérons qu’elle va publier les véritables résultats issus des urnes. Mais nous apprenons aussi qu’à Goma, on est en train de changer aussi les résultats où les témoins ont dit : ce n’est pas ce qui était affiché hier, on vient d’afficher d’autres résultats aujourd’hui. Nous dénonçons l’ensemble de ces actions et nous demandons à la plénière de la Céni de publier de véritables résultats ».

Pour le secrétaire exécutif de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), cela ne concerne qu’un lot de bulletins. « Je suis inquiet parce que si un colis est tombé du camion, ce n’est pas le colis d’un parti politique, c’est le colis de la Commission électorale, explique Gaudens Maheshe. Si on l’a retrouvé, tant mieux et merci. Qu’on l’amène à la Commission électorale, il sera traité. Si on ne l’a pas retrouvé, mais les résultats sont connus. Les résultats sont bien gardés, on a toutes les fiches de pointage et même sur la machine à voter. Tout est là. Il n’est pas marqué sur le bulletin de vote que c’est seulement les bulletins d’un parti politique. Donc ils auraient mieux fait d’amener le colis, le montrer à la Commission électorale. Ce site de vote était de 37 bureaux, mais un colis qui est retrouvé dans un seul bureau – il semble sans le bureau I – comment on peut incriminer tout un monde pour ça ? »

Dimanche, sur une suspicion de fraude, un technicien de la Céni avait été lynché par les électeurs à Lurhala dans le territoire de Walungu. Il était accusé d’induire les électeurs en erreur. La police a alors ouvert le feu. Trois électeurs ont été blessés. Selon des sources, deux à trois personnes sont mortes, dont le technicien et un policier.

Une ONG dénonce des irrégularités à Kisangani

A Kisangani, des irrégularités sont également signalées dans les centres de vote, particulièrement dans le centre Nsele qui semble avoir cumulé tous les problèmes observés ailleurs. Me Elly Kayembe, directeur exécutif de l’ONG Actions pour la Justice, le développement et les droits humains (AJDDH), basée à Kisangani.

« Il était prévu que la Céni fasse participer les observateurs à certaines étapes. Il y a des bureaux où les observateurs n’ont pas pris part, justement parce que les agents de la Céni n’ont pas permis ça, de un. Deuxième chose, c’est qu’il y a eu la transmission des données ou des résultats des machines à voter au niveau du serveur central à Kinshasa, par mail, avant même le dépouillement. Alors qu’il était prévu que cette transmission devait se faire justement après les dépouillements manuels. Ce qui n’a pas été fait. Dans certains bureaux, et notamment, je parle du bureau qui se trouve au niveau de l’avenue Kabondo. C’est le centre C, où il y avait 16 bureaux de vote. Ça, c’est déjà un problème. Troisième chose, c’est qu’il y a eu certaines contradictions de résultats de données électroniques par rapport aux résultats de comptage manuel. La machine à voter fonctionnait même après l’opération de dépouillement, ce qui veut dire qu’on ne sait pas ce que la Céni pouvait faire avec cette machine à voter après l’opération de dépouillement ».

L’appel du CLC

Le Comité laïc chrétien (CLC), ce groupe de laïcs chrétiens qui avait lancé des marches en janvier dernier, appelle le peuple à redoubler de vigilance face à la coupure d’internet, et aux entraves faites aux observateurs. « Il faut préserver la vérité des urnes », explique le professeur Isidore Ndaywel, l’une des figures du CLC.

« Les élections se sont passées dans une mobilisation forte de la population, qui a confirmé sa ferme volonté d’aller aux élections. Le désordre était une raison suffisante pour décourager tout le monde, mais cela a été fait. Maintenant, la vigilance doit être de règle parce que le fait de couper le signal d’internet, est quelque chose qui ne rassure certainement pas. La coupure de ce signal rend difficile la transmission des données. Déjà à ce niveau, l’inquiétude ne fait qu’augmenter puisque déjà, des témoins et les observateurs indépendants de la société civile et ceux des partis politiques d’opposition avaient du mal à accéder aux salles où se passaient ces opérations. Notre population doit doubler de vigilance ».

RFI

Félix Tshisekedi : « Nous devrons songer à rendre hommage à Joseph Kabila »

Félix Tshisekedi, à la tête de la CACH (Coalition pour le Changement), s’est révélé, aux côtés de Vital Kamerhe son vice-président et directeur de campagne, un homme responsable, non conflictuel.

A Limete, voici huit jours, nous l’avions vu exhorter à la patience des électeurs rendus enragés par une panne qui durait depuis le matin et finalement c’est Corneille Nangaa lui-même qui vint remplacer la machine défectueuse en fin d’après midi, permettant aux Kinois d’émettre leur vote jusqu’au-delà de minuit.

On se souvient que, le premier, alors que Martin Fayulu parlait encore de détruire la « machine à tricher » Tshisekedi s’était déclaré confiant du fait que le Congo irait de toutes manières aux élections et il avait accepté le report d’une semaine décidé par la CENI pour des raisons techniques.

Cette fois encore, alors que la CENI explique que, dans les centres de compilation, le travail avance mais n’est pas encore terminé et réclame un nouveau délai avant de proclamer le résultat final, le leader de l’UDPS se montre serein. Logique aussi : « ne faisant pas confiance au comptage électronique, nous, dans l’opposition, nous avions exigé un comptage manuel. Or ce dernier prend évidemment plus de temps, il nous faut l’accepter… Il est possible que la CENI, se fiant au verdict électronique, possède déjà le résultat final, mais elle ne peut l’annoncer puisque le seul résultat qui aura de la valeur est celui qui sera issu du décompte manuel… »

« Ramener la paix »

Ayant longtemps vécu en Belgique, Félix Tshisekedi, durant sa campagne électorale s’est rendu à l’intérieur du pays, dans le Congo profond, et en particulier dans les provinces de l’Est, fief de son colistier Vital Kamerhe. Il en est revenu bouleversé, par l’accueil chaleureux qui lui a été réservé, par l’espoir de changement, mais pas seulement : « là bas, les conditions de vie sont terribles. Les gens vivent dans une insécurité, une incertitude totale, leur vie est une loterie. Ma priorité, pour ces régions de l’Est mais aussi pour le Kasaï, c’est de ramener la paix. Moi-même, alors que je voulais me rendre à Butembo par la route, j’ai du y renoncer car c’était trop dangereux. On m’a fait comprendre que tout pouvait arriver…Cette situation est d’autant plus scandaleuse que le sous- sol de ces régions est incroyablement riche… Revenant de là, je me suis juré de tout faire pour ramener la paix, pour réconcilier le Congo, le mettre vraiment sur la voie du développement. »

Pour Félix Tshisekedi, dont le père, Etienne, était le premier juriste formé après l’indépendance, « il est urgent de rétablir un Etat de droit, de réhabiliter l’administration. Dans ces régions où je suis allé, j’ai constaté que l’Etat n’existait plus… La première chose à faire, c’est d’organiser un recensement, afin d’identifier la population de manière exacte, son nombre, ses besoins… Il est urgent aussi de combattre ce que nous appelons les « anti valeurs », d’éradiquer la corruption, de lutter contre l’impunité. Je veux que le Congo redevienne un Etat de droit, dont le premier citoyen, le chef de l’Etat, sera au service de tout le monde… Il faut aussi redistribuer autrement les richesses, miser sur l’éducation: l’enseignement doit être obligatoire, et gratuit aussi, pour tout le monde. »

On parle beaucoup des ressources minières de mon pays. En premier lieu, je veux que leur exploitation se fasse dans la transparence, la clarté. Sans vouloir remettre en cause les contrats miniers, je veux qu’ils soient établis dans la transparence, sur le principe du « win win », gagnant gagnant.

Finis les contrats opaques : « il faudra que chacun puisse rendre des comptes, à tous les niveaux. Cependant, j’insiste aussi sur le fait que l’on ne peut pas tout attendre des mines : la véritable richesse du Congo, c’est l’agriculture. Alors que nous possédons 80 millions de terre cultivable, les gens ont faim, c’est un véritable scandale. C’est aussi l’agriculture qui donnera des emplois… »

« Je crois même qu’à l’avenir, on pourra maintenir ce système » avec la machine à voter

A nouveau, Félix Tshisekedi parle d’apaisement : « pour ce qui concerne la gestion du pays, je veux ramener la confiance. Et dans l’immédiat, à quelques jours de la proclamation des résultats, je lance un appel au calme. Il faut attendre que les résultats remontent des provinces, des régions reculées. De toutes manières je rappelle que le résultat qui sera annoncé par la CENI ne sera jamais que provisoire, qu’ensuite s’ouvrira le temps des recours, avant la proclamation des résultats définitifs. Tout ce processus exigera de la patience. Je n’approuve pas le fait qu’au départ des observations de la CENCO, (la conférence des évêques catholiques), qui a participé au monitoring des élections, la coalition Lamuka ait déjà inondé les réseaux sociaux. La CENCO a peut-être fait une erreur dans sa communication, Lamuka en a profité et cela pousse les gens aux extrêmes… Moi je dis simplement qu’il faut attendre la fin du travail de compilation, et sur la base des informations que nous, nous possédons, je suis confiant. »

Ayant été l’un des premiers à accepter l’usage de la machine à voter, Félix Tshisekedi, huit jours après le vote, ne retire pas sa confiance à Corneille Nangaa, le président de la centrale électorale : « certes, il y a eu des incidents, des temps d’attente, mais globalement cela s’est bien passé. Mon verdict, c’est un satisfecit… Et la machine, tant décriée, a finalement fait ses preuves. Je crois même qu’à l’avenir, on pourra maintenir ce système… »

Félix Tshisekedi écarte toute perspective de désordres sinon de violence lorsque les résultats seront proclamés : « il ne faudra pas se livrer à une chasse aux sorcières, nous devrons éviter les règlements de comptes. Lorsque nous nous trouverons dans un Etat de droit, nous aurons besoin de tout le monde. Il ne faut pas qu’il y ait des frustrations… Vous savez, les dissensions entre Congolais ne sont pas insurmontables.. Il faudra pardonner, tirer un trait sur le passé. Le nouveau leader du pays devra rassembler tout le monde et construire le Congo de demain. Il est temps de rendre espoir à une jeunesse qui doit être encadrée, bénéficier des richesses de son pays… »

Kabila au poste d’« ambassadeur extraordinaire du Congo » ?

Tshisekedi refuse de se prononcer sur ses relations futures avec Martin Fayulu « attendons d’abord que le bateau des élections, piloté par la CENI, arrive au port. J’espère que c’est la démocratie qui gagnera et dans ce cas, j’aurai la main tendue. Je vous le répète, il n’y aura pas de revanche…

Même équanimité à l’égard du président sortant Joseph Kabila : « il est évident qu’il pourra vivre tranquillement dans son pays, vaquer à ses occupations, il n’a rien à craindre. Un jour nous devrons même songer à lui rendre hommage pour avoir accepté de se retirer. Pourquoi, compte tenu de son expérience, ne pas lui confier des tâches diplomatiques spéciales, faire de lui un ambassadeur extraordinaire du Congo ? »

Colette Braeckman
Le Soir

Abidjan : Fally Ipupa The King vous dit « MERCI »

Abidjan : Fally Ipupa The King vous dit « MERCI ». Regardez

Elections 2018 : le report de l’annonce de résultats provisoires est justifié (FCC)

Le Front commun pour le Congo (FCC), qui soutient la candidature d’Emmanuel Ramazani à la présidentielle 2018, estime que le report de la publication des résultats par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est justifié au regard de la grandeur du pays et surtout au manque d’infrastructures. Seule la CENI a le pouvoir constitutionnel d’organiser les élections et, à cet effet, publie les résultats dans le temps qui lui convient, a déclaré Gilbert Muhika, chef de la Centrale électorale de la Majorité présidentielle.

« Le pouvoir organisateur des élections dans ce pays, c’est la Commission électorale nationale indépendante. Si elle estime que la remontée des informations connaît un certain retard et cela influe sur la date de la publication des résultats, c’est à elle de prendre des dispositions », a précisé Gilbert Muhika.

Le territoire de la RDC est vaste et confronté au manqué d’infrastructures de communication, a-t-il fait remarquer, avant de poursuivre : « Il est tout à fait normal que certains résultats, qui sont dans des coins reculés puissent nous arriver en retard ».

Initialement prévue pour le dimanche 6 janvier l’annonce de résultats provisoires des scrutins cumulés du 30 décembre dernier, a été reportée à une date ultérieure par la CENI.

Radio Okapi

Reynders : « Si on veut une transition démocratique, il faut garantir la sécurité notamment au président sortant »

Didier Reynders, Ministre fédéral belge des Affaires étrangères et européennes, a insisté ce 4 décembre pour que les résultats qui seront publiés par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) soient conformes à la volonté exprimée par le vote du 30 décembre. Il a également mis en épingle les conditions d’une transition démocratique et pacifique.

« Si on veut une transition démocratique, il faut garantir un certain nombre d’éléments en termes de sécurité notamment au président sortant. Jusqu’à une certaine limite, on ne peut pas lui garantir l’impunité », a t-il dit dans une interview à la RTBF.

Il pense aussi qu’il y a la volonté du pouvoir en place de se maintenir en place.

« Après des reports d’élections, après l’interdiction faite à plusieurs candidats de se présenter, l’interdiction à des citoyens de pouvoir voter dans plusieurs villes, on assiste à un certain cafouillage pour l’annonce des résultats. On sent qu’il y a une volonté de garder la main, de ne pas abandonner le pouvoir », a t-il ajouté.

actualite.cd

RDC : « Il y a des sanctions en cours, il y en aura d’autres en fonction de l’évolution de la situation » (Reynders)

Didier Reynders, Ministre fédéral belge des Affaires étrangères et européennes, a insisté ce 4 décembre pour que les résultats qui seront publiés par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) soient conformes à la volonté exprimée par le vote du 30 décembre. Il a également ajouté la pression sur les dirigeants congolais.

« Il y a déjà des sanctions en cours exercées par le comité international. Il y en aura d’autres en fonction de l’évolution de la situation », a dit le diplomate belge dans une interview accordée à la RTBF.

Pour Reynders, il est important que les résultats soient publiés le plus tôt que possible.

« La démocratie, ce n’est pas seulement organiser des élections mais aussi annoncer les résultats. L’important, aujourd’hui, c’est de publier les résultats des élections, même s’ils ne plaisent pas au pouvoir », a t-il dit.

Le 10 décembre 2018, le Conseil européen avait prolongé les mesures restrictives actuellement en place contre certaines personnalités congolaises jusqu’au 12 décembre 2019. Ces sanctions consistent en un gel des avoirs et une interdiction de visa pour l’Union européenne visant 14 personnes. Elles avaient été adoptées le 12 décembre 2016 et le 29 mai 2017 en réponse à ce qu’il considère comme entraves au processus électoral en RDC et aux violations des droits de l’homme qui y étaient liées. Le Conseil réexaminera à nouveau les mesures restrictives compte tenu des élections en RDC et se tient prêt à les adapter en conséquence.

Corneille Nangaa, président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) avait accusé, dimanche, certains diplomates étrangers d’exercer une pression sur lui et sur la centrale électorale.

« La CENI est une institution d’appui à la démocratie. La CENI va publier le résultat conformément à la loi. Il y a des diplomates qui s’évertuent à nous menacer. Il y a des personnalités en interne et en externe qui sont dans cette démarche. Cela n’a pas de sens. C’est d’ailleurs contre-productif », avait t-il dit dans une conférence de presse.

actualite.cd

VIDEO. Coup d’État avorté au Gabon

Au Gabon, des militaires ont diffusé un message sur la radio nationale ce lundi matin, annonçant la mise en place d’un « conseil national de la restauration de la démocratie ». L’assaut conduit contre le siège de la radio gabonaise a été conduit par un groupe de militaires de la garde républicaine à la tête duquel un officier au grade de lieutenant.

Le message radiophonique était lu par un lieutenant se présentant comme commandant-adjoint de la Garde Républicaine (GR), qui s’est présenté comme étant le président du Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS).

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Dans son allocution, ce dernier a été très critique envers le commandement de l’armée. Il a même traité certains généraux d’ennemies, leur reprochant, probablement, un soutient inconditionnel à un président totalement absent.

Les mutins arrêtés ?

Une grande confusion a régné ce matin à Libreville, la capitale gabonaise. Des tirs nourris et des étaient blindés stationnés dans les quatre coins de la ville. Le gouvernement a, cependant, assuré en milieu de matinée avoir repris la main.

Le porte-parole du gouvernement, Guy-Bertrand Mapangou, a fait savoir que les mutins avaient été arrêtés par les unités du GIGN gabonais, selon RFI.

Une crise née de la vacance du poste de président de la République

Foudroyé par un AVC le 24 octobre dernier, alors qu’il se trouvait en Arabie Saoudite, le président Ali Bango ne fait plus d’apparition publique. Ce dernier est actuellement hospitalisé dans un hôpital de Rabat au Maroc. Le président gabonais s’était adressé à son peuple le 31 décembre dernier. Il était dans un état piteux et quasiment inaudible.

Une partie de ses prérogatives ont d’ailleurs été transférées par la Cour constitutionnelle au Premier ministre.

Algérie Focus

Nangaa : « On aurait accepté le principe de transmission par la machine à voter, on aurait tous les résultats aujourd’hui »

Corneille Nangaa, président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), a souligné que l’un des blocages à la publication de la présidentielle du 30 décembre est le refus de la transmission des données par voie électronique.

« Nous avons déployé les matériels entre 23 et 30 jours, la récupération des ces matériels ne peut pas se faire dans un délai de deux jours. Il faut lier le fait qu’on a tous voulu qu’on ne transmette rien par voie électronique.On aurait accepté le principe de transmission par la machine à voter, on aurait tous les résultats aujourd’hui. On a dit qu’on doit aller manuellement. Nous appliquons ce principe. On ne doit pas vouloir une chose et son contraire », a t-il dit au cours d’une conférence de presse ce dimanche.

Alors qu’elle était annoncée pour ce dimanche, l’annonce du résultat de la présidentielle a été renvoyée à une date ultérieure, sans aucune précision.

« On aura ces conférences de presse tout le temps que cela sera nécessaire. Je ne voudrais vous dire que je vais annoncer mardi et que le mardi je vous dise que ce n’est pas possible. Laissez la CENI travailler et nous avons activé le nécessaire pour que le traitement le fasse le plus rapidement possible », a t-il ajouté.

D’après le calendrier initial, le ramassage, la compilation et la centralisation des résultats du vote pour la présidentielle devraient se faire du 31 décembre au 5 janvier. La même opération devrait se dérouler du 31 décembre au 22 janvier pour les législatives nationales et provinciales. Les recours et le traitement des contentieux des résultats pour la présidentielle étaient prévus du 7 au 15 janvier. La publication des résultats définitifs était annoncée le 15 janvier et le nouveau président devrait prêter serment le 18 janvier.

actualite.cd

RDC : C’est Shadary qui a remporté l’élection présidentielle

RDC : C’est Emmanuel Ramazani Shadary qui a remporté l’élection présidentielle (Aimé Kilolo).

Les obsèques de Sunda Bass, ex musicien de JB Mpiana

VIDEO. Les obsèques de Sunda Bass, ex musicien de JB Mpiana. Regardez

La femme de Werrason, Sylvie Mampata brise son silence après les élections

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Testament – Solange Sexy Chocolat : King Kester, ce drame méconnu

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