Le candidat président de la République Alain Daniel Shekomba s’est retiré du processus électoral en cours en République Démocratique du Congo.
Selon le candidat de la Mission Nouvelle, nul n’est besoin de continuer dans un processus qui a pour but de plonger la Nation dans un chaos.
« Pourquoi continuer dans un processus électoral dont le but est connu? celui de semer le chaos. J’ai fourni beaucoup d’efforts pour conseiller Corneille Nangaa pour crédibiliser la machine à voter et le toilettage du fichier électoral corrompu mais en vain », a-t-il dit ce jeudi 27 décembre à 7sur7.cd.
Alain Daniel Shekomba estime qu’il faut par moment s’assumer en levant des options qui s’imposent.
« Parfois, il faut avoir le courage de prendre une décision », a-t-il conclu.
Rappelons par ailleurs que Daniel Shekomba est le premier des 21 candidats retenus par la Centrale Électorale et la Cour Constitutionnelle pour la présidentielle, à se retirer du processus électoral.
Plusieurs milliers de personnes sont allées à l’aéroport de Kavumu pour accueillir le Prix Nobel de la paix Denis Mukwege. Mouvements citoyens, acteurs de la société civile et autres personnalités de la province étaient au pied de l’avion. Une foule immense a suivi la caravane motorisée mobilisée pour l’occasion.
Les activistes en ont profité pour dénoncer par les chants les violences dans l’Est de la RDC. D’autres également ont chanté pour rejeter la décision d’exclure Beni, Butembo et Yumbi des élections du 23 décembre.
Le médecin congolais revient de l’Europe où il a reçu le 10 décembre à Oslo son Prix Nobel de la Paix. Chevalier de la Légion d’honneur (France), Prix des droits de l’homme des Nations unies (2008), Prix Olof Palme (2008), Right Livelihood Award (2013), Prix Sakharov (2014), Denis Mukwege (63 ans) est également, depuis décembre 2017, docteur Honoris Causa de l’Université d’Angers (France).
Présidentielle en RDC : manifestations ce matin à Beni, où la Céni est critiquée pour avoir privé d’élection présidentielle 1,2 millions de Congolais dans deux régions.
Lamuka appelle à une journée ville morte ce vendredi 28 décembre sur l’ensemble de la République pour faire voir à la Céni la détermination populaire à ne pas voir l’exclusion de certains compatriotes aux élections…
Joseph Kokonyangi haut cadre de la Majorité présidentielle (MP) et du Front commun pour le Congo (FCC) accuse l’église catholique d’offrir ses bons offices pour faciliter un rapprochement entre « Cap pour le Changement » et « Lamuka », deux coalitions électorales soutenant respectivement Félix Tshisekedi et Martin Fayulu à la course présidentielle.
Selon lui, ces tractations qui se déroulent en coulisses sous l’égide de l’église catholique a pour objectif de trouver une candidature commune entre ces deux plateformes de l’opposition à la présidentielle du 30 décembre 2018.
Kokonyangi a, dans une intervention médiatique, appelé l’église catholique à la neutralité afin de rester au milieu du village.
Dans le camp de Lamuka, on reconnaît le contact avec la coalition qui soutient la candidature de Félix Tshisekedi à cette présidentielle.
Contacté par MCP, le porte-parole d’Adolphe Muzitu précise que ces négociations entre Lamuka et Cach sous la médiation de l’église catholique vise plutôt à renforcer la surveillance électorale pour la vérité des urnes et non à désigner un candidat commun.
Le Comité Laïc de Coordination (CLC) a condamné la décision de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) de reporter, au mois de mars 2019, les élections à Beni, Butembo et Yumbi. Dans un communiqué, le CLC considère que la « CENI n’a ni qualité ni compétence de priver une partie de la population congolaise » de voter. Les laïcs catholiques soutiennent que rien ne justifie « cette décision illégale, unilatérale et improvisée ».
Pour cette organisation reconnue par l’Eglise catholique, cette décision a été programmée et est porteuse de conséquences imprévisibles.
« La CENI doit savoir que cette accumulation de frustrations suite à des comportements inacceptables ne détournera pas la population de sa détermination d’aller dans son ensemble aux élections, le dimanche 30 décembre 2018. Toute fuite en avant est désormais sans objet » », écrit le CLC.
Une centaine de jeunes manifestent en ce moment devant le quartier général de la riposte contre l’épidémie de la maladie à virus Ebola, à Beni (Nord-Kivu). Ils veulent déposer un mémo pour protester contre le report des élections dans cette région. Ebola est l’une des raisons évoquées par les autorités pour justifier cette décision.
Dans sa lettre à la CENI le 17 décembre, Henri Mova, vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, avait demandé de prendre en compte la situation sanitaire à Beni et Butembo dans l’organisation des élections.
« En effet, depuis le 2 août 2018, notre pays connaît l’attaque la plus meurtrière de l’épidémie d’Ebola, entraînant à ce jour plus de 300 victimes, sans compter des centaines de cas des personnes contaminées. L’épidémie continue de sévir dangereusement dans la région malgré les efforts du ministère de la Santé et nos partenaires de santé publique », avait-il ajouté.
Depuis le début de l’épidémie de la maladie à virus Ebola, le cumul des cas est de 585, dont 537 confirmés et 48 probables. Au total, il y a eu 356 décès (308 confirmés et 48 probables).
Début décembre, le ministère de la Santé s’était plutôt montré optimiste.
« Nous travaillons pour qu’Ebola ne soit pas un obstacle à l’organisation des élections », avait déclaré à Goma, le ministre de la Santé, Oly Ilunga.
« Nous avons créé une commission mixte avec les équipes de la CENI. Nous avons déjà échangé les cartes, nous connaissons tous les sites de vaccination, des bureaux de vote qui sont dans le Nord-Kivu et dans l’Ituri, dans la zone qui est affectée par la maladie à Virus Ebola », avait-il ajouté.
Les équipes de la riposte prévoyaient pour chaque bureau de vote : Des kits de désinfection, de contrôle et de lavage de mains, selon le même responsable affirmant qu’Ebola « ne va pas interférer sur les élections ».
La coordination de la société civile du Nord-Kivu désapprouve la décision de la CENI de reporter les élections au mois de mars 2019 dans le territoire et ville de Beni, ville de Butembo. Elle invite en revanche, la population à se rendre aux bureaux de vote le 30 décembre le jour d’élections.
« La coordination provinciale de la société civile forces vives du Nord-Kivu invite la population du territoire et ville de Beni et ville de Butembo à se rendre aux bureaux de vote ce 30 décembre 2018 car elle jouit de leurs droits civil et politique inaliénables à l’instar d’autres peuples du monde », dit-elle dans un communiqué publié ce mercredi.
La société civile voit une décision « politique et discriminatoire » de la part de la CENI et demande son annulation.
« La coordination provinciale de la société civile forces vives du Nord-Kivu peine à digérer comment la CENI a laissé la campagne électorale se dérouler normalement en territoire et ville de Beni et la ville de Butembo et surprendre après par la décision qui semblerait revêtir un caractère purement politique et discriminatoire. Si l’épidémie à virus Ebola et l’insécurité seraient les motifs pour le report des élections dans lesdites circonscriptions électorales, la coordination provinciale de la société civile tient à rappeler qu’en dépit de ces difficultés, les cours, les cultes, les matchs, réunions, meetings, marchés s’y déroulent normalement. La société civile recommande à la CENI d’annuler la décision sus évoquée », ajoute-t-elle.
La CENI justifie le report dans ces circonscriptions par la « situation sécuritaire et sanitaire préoccupante dans la région de Beni et Butembo à l’issue de la réunion interinstitutionnelle du 14 décembre (…) et les incidents meurtriers dans le territoire de Yumbi ayant occasionné un déplacement massif des populations, la destruction des tous les matériels et documents électoraux, le pillage des entrepôts et installations de l’antenne de la CENI ainsi que la tension persistante ne permettant pas la tenue, dans cette circonscription des scrutins dans le délai imparti » comme dit le ministre de l’intérieur et de sécurité Henri Mova dans sa lettre du 17 décembre.
Le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a jugé « très grave » et « curieuse » la décision unilatérale de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) de reporter les élections prévues le 30 décembre à mars 2019 pour les territoires de Beni, Yumbi et la ville de Butembo.
» C’est une décision très grave. A ce stade, je trouve cette décision curieuse. Les raisons avancées sont des précautions par rapport à l’épidémie d’Ebola », a déclaré lors d’un point de presse, l’abbé Donatien N’shole.
Aux yeux du secrétaire des évêques catholiques, « la réponse est claire ».
« Pourquoi on n’a pas interdit la campagne au cours de laquelle les gens étaient plus exposés, et on a attendu après la campagne ? On a constaté l’engouement qu’on a autorisé. Pourquoi est-ce qu’on n’a pas interdit aux gens d’aller à l’église ou chez les catholiques où les prêtres touchent les gens, en donnant la communion ou en bénissant », s’est-il interrogé.
« Pourquoi seulement maintenant ? Il y a, quelque part, un agenda caché », a poursuivi le prêtre catholique.
A la surprise générale, la CENI a annoncé le report des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales prévues le 30 décembre, dans le territoire et ville de Beni, la ville de Butembo et le territoire de Yumbi, à cause des conflits armés et interethniques et l’épidémie d’Ebola.
Épicentre de la dixième épidémie d’Ebola, qui a déjà fait 350 morts, le territoire de Beni est en proie à des attaques fréquentes des rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF).
La centrale électorale justifie ce report par la « situation sécuritaire et sanitaire » dans la région. Elle soulève, la menace « terroriste qui plane sur cette région ».
Elle soulève également la persistance de l’épidémie d’Ebola qui continue de « sévir dangereusement » dans le territoire de Beni et la ville de Butembo.
À Yumbi, dans l’ouest du pays, plus de 50 personnes ont été tuées mi-décembre dans des violences entre les communautés Banunu et Batende.
« Ces incidents ont occasionné un déplacement massif des populations, la destruction de tous les matériels et documents électoraux, les pillages des entrepôts et installations de l’antenne de la CENI », explique la CENI dans son communiqué.
La « persistance » de tension dans cette circonscription ne permet pas l’organisation des élections apaisées dans le délai imparti.
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