Tout juste retraité, Didier Drogba revient sur son parcours et sa nouvelle vie en tant que vice-président de Peace and Sport.
Lubumbashi – la campagne électorale devient sanglante : Kabila n’a pas tenu parole!
«Dans quel état d’esprit doit-on aller aux élections ? Doit-on brûler le pays parce qu’on a perdu une élection ou l’exposer à des revendications violentes ? », s’était interrogé le président Kabila en novembre 2015 lorsqu’il avait convoqué le Dialogue national.
Le chef de l’État avait alors appelé la classe politique à promouvoir un environnement favorable à un processus électoral apaisé.
Avec les morts enregistrées mardi à Lubumbashi, deux selon la coalition Lamuka et l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ), un mort selon des sources hospitalières citée par RFI ; la campagne vient hélas de basculer dans l’horreur.
Ainsi tous les espoirs sincères ou feints du chef de l’État, d’aller aux élections dans la paix se, sont aussi évanouis.
À côté de deux morts signalés, il y a plusieurs blessés graves et des dégâts matériels importants.
ACAJ parle de 53 personnes blessées grièvement par balles et de 5 véhicules incendiés dont deux appartenant à la police.
Cette violence dans la capitale cuprifère est le fait de la police, accuse Pierre Lumbi Okongo, ancien conseiller spécial de Kabila et directeur de campagne de Martin Fayulu, candidat à la présidentielle de Lamuka.
Il parle de »terrorisme d’Etat » pour qualifier les violences et entraves à la tournée électorale que le pouvoir orchestre.
Jean Pierre Kambila, directeur de cabinet adjoint du président Kabila, a tenté maladroitement de présenter les violences de Lubumbashi comme étant un affrontement entre les deux branches rivales de l’opposition : Cach et Lamuka.
Mais cette manipulation éhontée n’a pas pris car plusieurs twittos lui ont fait remarquer que les sympathisants de Cach ne sont pas armés et ne disposent pas des grenades lacrymogènes pour gazer la foule. D’ailleurs le ton entre les leaders de deux coalitions de l’opposition est à l’apaisement même si leurs sympathisants se rentrent dedans sur la toile. Les incidents entre leurs militants sont mineurs et n’ont rien à avoir avec la gravité des incidents survenus dans la capitale du Haut-Katanga.
Là-bas, la tension y est montée d’un cran.
La violence engendrant toujours la violence, une école, dont le promoteur est le ministre provincial de l’intérieur Bobo Mulala, a été incendié à la Kenya, réputé fief de l’opposant Kyungu wa Kumwanza, soutien de Moïse Katumbi.
Le cycle infernal semble avoir été déclenché. Et il faut l’arrêter tout de suite.
Tout a commencé à Kindu, fief de Emmanuel Ramazani Shadary, le candidat à la présidentielle de la coalition au pouvoir le FCC.
Martin Fayulu, l’outsider de cette campagne, y a été empêché d’atterir lundi 10 décembre.
Son directeur de campagne affirme que l’armée avait occupé le tarmac avec deux hélicoptères pour empêcher l’atterrissage du jet privé de Fayulu.
Les partisans de Fayulu, qui s’étaient massivement rendus dans les parages de l’aéroport ont été réprimés par la police, dénoncent des ONGs.
Pour ne rien arranger, à une situation déjà tendue, un ministre en fonction (Kokonyangi) à propager un message de haine tribale en demandant aux habitants de Kindu de ne pas accueillir quelqu’un du Bandundu.
Tout ça au nez et à la barbe des Cours et tribunaux.
Cette campagne électorale est à bien des égards inéquitable.
À part les violences gratuites et inutiles, il y a inégalité dans l’accès aux médias publics de différents courants politiques. Le candidat du pouvoir y est omniprésent alors que les opposants sont invisibles.
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication , CSAC, impuissant, ne peut que constater les dérapages de la RTNC.
À 10 jours des élections, il est plus que temps de faire baisser la tension politique. L’unité et la stabilité du Congo sont à ce prix.
La responsabilité première incombe au gouvernement qui parfois joue avec le feu.
La responsabilité revient aussi au chef de l’État en tant que garant de la République pour les quelques semaines qui lui restent à la tête du Congo.
Ce n’est plus le moment de faire la politique de l’autruche. Parce qu’il s’accommode toujours des dérapages issus de son camp. Souvent chef de parti au lieu de chef de l’État.
La misère dans laquelle croupit la population peut déboucher sur une insurrection si jamais elle estime que son droit de se choisir librement ses dirigeants est confisqué.
Pour arriver à ces élections, qualifiées d’historiques car elles donneront lieu -en principe – à la première alternance pacifique en RDC, beaucoup de sang a coulé. Trop c’est trop.
À quelques jours de ces élections, des vies ont été fauchées.
La cause de ces morts de trop : la conservation du pouvoir !
C’était quoi encore la promesse du chef de l’État quand il convoquât le dialogue national ? Des élections apaisées ! C’est raté déjà ! Hélas !
Zabulon Kafubu
Exclusivité : Meeting de Félix Tshisekedi et Kamerhe à la place de la poste à Kisangani. Une marée humaine
VIDEO. Meeting de Félix Tshisekedi et Kamerhe à la place de la poste à Kisangani. Une marée humaine
Urgent : Martin Fayulu attaqué à Lubumbashi par la police
VIDEO. Martin Fayulu attaqué à Lubumbashi par la police.
Kisangani : Félix Tshisekedi appelle la population à ne pas voter Shadary
Le candidat de la coalition Cap pour le changement a, lors de son meeting ce mardi 11 décembre 2018 à Kisangani, appelé la population à ne pas voter pour le candidat du Front Commun pour le Congo, Ramazani Shadary.
« Si vous votez pour le candidat numéro 13, c’est la continuité que vous allez vivre, c’est-à-dire, la souffrance, le chômage, l’insécurité etc », a dit Félix Tshisekedi devant des milliers de militants à la place de la poste dans la commune Makiso.
Son directeur de campagne, Vital Kamerhe a expliqué la faillite du régime qu’il avait soutenu en 2006.
« J’ai amené Kabila ici (Kisangani) pour que vous puissiez l’élire. Mais je lui ait dit si vous ne respectez pas le contrat avec la population je quitterai. Ce qui a été le cas depuis 2008, j’ai démissionné. Nous (CACH) avons un programme ambitieux pour nos mamans, nos jeunes : la création de l’emploi, la gratuité des soins de santé », a expliqué Kamerhe.
Un fois de plus, Félix Tshisekedi a précisé que Lamuka n’est pas leur adversaire mais plutot le régime de Kabila. « Martin Fayulu n’est pas mon ennemi », a-t-il conclu.
Stanys Bujakera Tshiamala
Martin Fayulu à Lubumbashi : Plusieurs tirs à balles réelles pour disperser les militants à la cité des jeunes
La police a usé des balles réelles pour disperser des milliers des militants rassemblés à la cité des jeunes (commune Kampemba), en attente de Martin Fayulu qui devait y tenir son meeting.
» Les militants étaient nombreux à la cité des jeunes qui ont attendu longtemps l’arrivée de Fayulu. Et quand ce dernier était empêché de s’y rendre, un camion anti-émeute est allé asperger de l’eau chaude sur les militants. C’est ainsi que les accrochages ont débuté. Les policiers ont tiré des balles réelles pendant au moins 30 minutes pour dissuader les militants « , a témoigné un reporter
Après l’entrave au meeting, Fayulu et les responsables de Lamuka étaient en concertation en la résidence de Gabriel Kyungu.
A une dizaine de mètres de la cité des jeunes, des barricades de la police sont érigées. Seuls les véhicules de transport en commun sont autorisés de passer après des fouilles.
Un véhicule a été incendié sur l’avenue des usines à quelques mètres de la cité des jeunes. Des mouvements des protestations sont signalés près du marché de la Kenya. Les activités sont paralysées dans la commune de la Kenya et les boutiques ainsi que magasins sont fermés.
José Mukendi, depuis Lubumbashi
VIDEO. Cortège de MARTIN FAYULU Attaqué par par la police à Lubumbashi
VIDEO. Cortège de MARTIN FAYULU Attaqué par par la police à Lubumbashi. Regardez
Lubumbashi : Martin Fayulu empêché de tenir le meeting, Lamuka accuse les autorités de “complaisance” à l’égard de Shadary
Arrivé ce mardi 11 décembre 2018 à Lubumbashi, la coalition Lamuka accuse les autorités d’entraver la tournée de Martin Fayulu, son candidat à la présidentielle, dans le cadre de la campagne électorale.
La coalition de l’opposition dénonce une inégalité des moyens de battre campagne. D’après la coalition Lamuka, le candidat du FCC (Front Commun pour le Congo, Ndlr) jouit des moyens de l’Etat et circule librement dans différentes provinces du pays.
« La République dite démocratique du Congo ne pouvait pas vivre comme ça. Nous sommes tombés très bas par rapport au comportement du régime de Kabila. Nous sommes dans une période de la campagne électorale où tout le monde devrait avoir les mêmes chances de battre campagne. Déjà au départ, Shadary utilise les puissances publiques en sa faveur, les moyens de l’Etat. Mais nous avons trois avions et cinq hélicoptères qu’on a interdit de circuler. Là il ne reste qu’un seul petit avion de huit places avec lequel nous nous déplaçons », a dit Eve Bazaïba, directrice adjointe de la campagne électorale de Martin Fayulu.
Le cortège de Martin Fayulu n’a pas pu entrer à la Cité des jeunes pour le meeting. La police a bloqué la route sur le boulevard Sendwe où 4 jeeps de la police sont stationnées.
Shadary avait lancé sa campagne électorale à Lubumbashi où il avait tenu un meeting au stade Kibassa-Maliba, dans la commune de la Kenya.
Fidèle Bwirhonde, depuis Lubumbashi
Lubumbashi-Fayulu : « Ils ont peur, ils ont une frousse bleue » (Kyungu)
En réaction à l’entrave des forces de l’ordre au meeting de Martin Fayulu, ce mardi 11 décembre, à Lubumbashi, Kyungu wa Kumwanza pense que cela traduit une expression de « peur » dans le camp du pouvoir en place.
« Ils ont peur, ils ont une frousse bleue. Ils ont dit que Fayulu n’est pas connu à l’Est, et encore moins au Katanga. Maintenant où sommes-nous ? L’Est et le Katanga sont tombés en faveur de Fayulu. Le changement viendra de cet homme (Fayulu: ndlr) », a déclaré Kyungu wa Kumwanza.
Fayulu et toute sa délégation ont été empêchés d’accéder à la Cité des jeunes, dans la commune de Kampemba, où était prévu le meeting de campagne électorale.
Le cortège de Fayulu a été victime des gaz lacrymogènes depuis l’aéroport sur le boulevard M’Siri, en passant par la grand’poste, carrefour jusqu’à la commune de Lubumbashi. Des milliers de militants ont été dispersés.
Fidèle Bwirhonde, depuis Lubumbashi
Lubumbashi : Empêché d’aller au lieu du meeting, Martin Fayulu est arrivé chez Kyungu
Martin Fayulu a été empêché, par les forces de l’ordre, d’accéder, ce mardi 11 décembre, à la Cité des jeunes, dans la commune Kampemba, où était prévu son meeting.
Plusieurs jeeps et des policiers sont présents à l’entrée de la Cité des jeunes, sur le boulevard Sendwe. Le cortège a tenté de contourner sans succès cet obstacle volontairement placé à cet endroit. Fayulu, Bazaiba et toute la délégation sont actuellement à la résidence de Gabriel Kyungu.
« Vous avez la situation grandeur nature de ce que Kabila veut exactement. Il ne veut pas des élections. On nous a empêché d’aller à Kindu parce que Shadary ne voulait pas se ridiculiser par la foule qui devait nous recevoir. Nous sommes ici, Baba Kyungu a organisé un accueil qui les a dépassé. La seule solution pour eux c’est de nous arrêter, d’essayer de déranger les paisibles citoyens pour que nous ne puissions pas continuer. Il nous ont imposé un itinéraire, pour ne pas arriver au lieu du meeting. Ils nous ont dirigés vers la résidence de Kyungu », a déclaré Martin Fayulu.
Il lance un appel à la communauté internationale : « Nous disons à la communauté internationale que nous avons fait notre part. Que la communauté internationale vienne et prenne Kabila ».
Des gaz lacrymogènes ont été tirés tout au long du parcours du cortège de Fayulu depuis l’aéroport sur le boulevard M’Siri, en passant par la grand’poste, carrefour jusqu’à la commune de Lubumbashi. Des milliers de militants sont dispersés.
Fidèle Bwirhonde, depuis Lubumbashi
RDC : Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe sont arrivés à Kisangani
Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe sont arrivés ce mardi 11 décembre 2018 dans la ville de Kisangani (Tshopo) où ils sont en campagne électorale en vue de l’élection présidentielle du 23 décembre prochain.
Ils ont été accueillis à l’aéroport par une foule. Actuellement ils ont quitté l’aéroport de Bangboka et se dirigent au centre-ville (17 Km). Ils vont tenir le meeting à la place de la poste dans la commune Makiso.
Le ticket Tshisekedi-Kamerhe a passé deux jours à Bunia.
Actualité
Lubumbashi-Fayulu : La police bloque les routes pour arriver à la cité des jeunes, lieu du meeting
Le cortège de Martin Fayulu n’a pas pu entrer à la cité des jeunes pour le meeting. La police a bloqué la route sur le boulevard Sendwe où 4 jeeps de la police sont parqués. « Le cortège ne sait plus arriver à la cité des jeunes », a constaté un reporter.
Le cortège est coupé des plusieurs milliers de militants qui l’accompagnaient.
De Sendwe, le cortège a tenté de contourner en sens opposé sur le boulevard Kasavubu, via Ruwe et Kabalo, en direction de la résidence de Kyungu wa Kumwanza, dans la commune de Lubumbashi. « Nous sommes incertain d’arriver à la cité des jeunes », a dit un membre de la délégation.
Fidèle Bwirhonde, depuis Lubumbashi
Félix Tshisekedi : « nous n’avons jamais cherché à perturber les meetings de Lamuka comme eux le font pour nous »
Lors d’un point de presse mardi 11 décembre à Bunia avant son départ pour Kisangani, Félix Tshisekedi dit n’avoir pas de haine envers Martin Fayulu et son groupe.
Pour lui, les portes du Cap pour le Changement, CACH sont grandement ouvertes au cas où Fayulu et son groupe voudraient revenir vers CACH.
« Nous n’avons jamais cherché à perturber les meetings de Lamuka comme eux le font pour nous. Nous n’avons pas de haine vis-à-vis de Fayulu et son groupe, nous avons toujours été du côté de ceux qui appellent à l’apaisement », a-t-il déclaré.
Toutefois, Félix Tshisekedi pense que la priorité n’est pas de se remettre ensemble avec Lamuka.
« Je ne pense pas que le plus important soit que nous nous remettions ensemble, la plus est que les élections soient crédibles, transparentes », a-t-il renchéri.
Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe s’envolent dans quelques minutes pour Kisangani.
Jeff Kaleb Hobiang
Message du Dr Mukwege aux artistes congolais. Fally Ipupa présent
VIDEO. Message du Dr Mukwege aux artistes congolais. Fally Ipupa présent.
Martin Fayulu à Lubumbashi : « Je suis ici très content de descendre sur la terre de Moïse Katumbi »
A sa descente d’avion à l’aéroport de Luano à Lubumbashi, le candidat a Fayulu a exprimé sa joie d’être « sur la terre de Moïse Katumbi ».
« Je suis ici très content de descendre sur la terre de Moïse Katumbi. J’aurais voulu qu’il soit là aujourd’hui avec moi, heureusement qu’il est bien représenté. Baba (Gabriel Kyungu) est là, le frère de Katumbi », a-t-il déclaré.
Il a ajouté : « Moïse me dit ceci : Rappelle-toi Martin de ce que nous nous sommes dit il y a plusieurs années à Faden House ».
Fayulu a été accueilli par Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, Soriano Abraham, frère de Moïse Katumbi. Le cortège a déjà quitté l’aéroport et se dirige vers la cité des jeunes dans la commune Kampemba, où il est prévu un meeting.
Fidèle Bwirhonde, depuis Lubumbashi










