Fabregas le Métis Noir va tourner un clip à la Zamba Playa, lieu de répétition de celui qu’il appelle à présent son papa Werrason.
L’annonce a été faite par une publication postée sur les réseaux sociaux. « Chers fans demain à 9h tournage clips à la Zamba chez mon papa Werrason officiel votre présence est vivement souhaiter l’accès libre à l’entrée pour participer.», peut-on lire sur sa page Facebook. Ce clip sera sûrement extrait de « Cible», le futur album du Maestro qui est tant attendu par le public.
Werrason et Fabregas le Métis Noir sont plus proches qu’ils ne l’ont été lorsque celui-ci était musicien à Wenge Musica Maison Mère.
Il y a quelques jours, le drapeau américain flottait à l’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa (RDC). Mais depuis jeudi, aucun insigne de l’Etat américain n’est visible au sein de sa représentation officielle dans la capitale congolaise. Est-ce à cause de la fermeture de l’ambassade depuis lundi dernier, à cause des “menaces terroristes” ? Plusieurs interrogations. Aucune réponse par contre, pour expliquer ce fait.
Devant la clôture de l’ambassade américaine à Kinshasa, la tension est perceptible. Au bout de la ruelle qui mène vers l’entrée principale, une barrière de cônes de signalisation est érigée. Les agents de l’ordre, armés, campent devant l’enclos. Ils interpellent tout le monde qui tente de s’approcher.
«Venez, monsieur ! – l’un des agents m’appelle. Vous cherchez quoi ici, me demande-t-il » sans hésiter, je lui explique que je suis journaliste et que je suis venu constater ce qui se passe à l’ambassade.
«Savez-vous que c’est interdit aux civils d’avancer jusqu’ici, me demande-t-il sur un ton autoritaire. Montrez-nous votre carte », lance un autre. Je présente ma carte de presse. « Non pas ça. Votre carte d’électeur », ajoute-t-il. Je donne ma carte d’électeur. Après avoir vérifié, ils procèdent à une fouille dans mon téléphone. « Nous espérons que vous n’avez pas des images compromettantes, sinon on vous arrête tout de suite », m’avertit-il, en manipulant mon téléphone. Finalement aucune infraction ne sera retenue contre moi. Quelques minutes plus tard, Ils me libèrent et me demandent de faire marche arrière. « C’est une zone à risque ici, ces derniers temps. N’osez plus avancer, reculez », me dit l’un des policiers.
Le lundi dernier, les Etats-Unis avaient annoncé la fermeture de leur ambassade à Kinshasa pour des raisons sécuritaires. Washington avait justifié cette mesure par une possible attaque terroriste contre sa représentation officielle en RDC dont il dit détenir des preuves. Mais le retrait de drapeau américain qui intervient, près de quatre jours après la fermeture de l’ambassade, inquiète l’opinion nationale. Certaines rumeurs évoquent un début de rupture des relations bilatérales entre l’Etat congolais et le gouvernement américain, notamment en raison de la tenue des élections cette année pour lesquelles les USA exigent le respect du calendrier.
Le 13 novembre, l’ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Nikki Haley, a mis en garde qu’il n’y aura aucune excuse pour tout échec ou retard éventuel dans la tenue des élections en RDC, le 23 décembre 2018.
« Il l n’y a aucune excuse à l’échec. Aucune raison de retarder le processus. Il ne reste aux dirigeants de la RDC qu’à faire la preuve de leur volonté de suivre le chemin démocratique qui leur a été tracé. Le monde entier observe pour savoir ce que sera l’héritage du président Kabila », a-t-elle dit devant le Conseil de sécurité.
Jusqu’à ce jour, aucune déclaration officielle du gouvernement congolais concernant la fermeture de l’ambassade américaine à Kinshasa.
La Radio et télévision nationale congolaise (RTNC) va entamer la diffusion des messages des candidats président de la République pour la campagne électorale ce 29 novembre 2018. Et cette série de diffusions va se poursuivre jusqu’au 21 décembre prochain. Elle sera faite, suivant le tirage au sort qui sera organisé par le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC). C’est l’une des mesures d’applications de la directive du CSAC relative à la campagne électorale à travers les médias.
Cette information a été livrée le samedi dernier, au cours d’une conférence de presse co-animée par les rapporteurs de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et du CSAC. Ils ont aussi tenu à présenter aux chevaliers de la plume et du micro les mesures d’application de la Directive du CSAC.
D’après la lecture de la Directive faite par Chantal Kanyimbo, rapporteure du CSAC, ces mesures d’application fixent en outre à 48 heures le début des enregistrements des émissions de campagne électorale après tirage au sort, d’une part et, à trois tranches de 30 minutes chacune pour le passage des candidats dans les médias publics, d’autre part.
Parmi les nouveautés apportées par ces mesures d’applications, il y a notamment la prise en charge des médias en ligne et la possibilité qu’ils suppléent au service public ; la mise en place par le CSAC d’une Commission de Vigilance de l’Ethique Electorale à travers les Médias (CVEEM) chargée de veiller à l’application des textes légaux et réglementaires en vigueur pendant la période de la campagne électorale.
« Les élections sont par essence un conflit mais un conflit organisé conformément aux textes légaux et réglementaires. Elles sont comparables au feu avec lequel on peut préparer des menus délicieux pour alimenter le corps humain, c’est-à-dire, la démocratie et le développement d’un pays, avec le même feu mal utilisé on peut brûler toute la nation et dans un contexte électoral, les médias peuvent servir autant des citernes d’eau pour éteindre le feu plutôt que des bidons d’essence pour l’enflammer », a indiqué le rapporteur de la Ceni, Jean-Pierre Kalamba.
Cette conférence de presse conjointe Ceni-CSAC a mis en exergue la difficulté de la gestion des réseaux sociaux en période de campagne électorale. Il a également été discuté avec des journalistes les mesures concrètes prises pour garantir l’équité et l’équilibre dans l’accès aux médias publics.
De même, la problématique de l’affichage des supports de campagne dans les lieux interdits comme les édifices publics, les écoles, etc. Le CSAC a par ailleurs annoncé le déploiement en provinces des équipes de coordination provinciale avec le plein pouvoir de régulation.
Devant le parlement européen, le prix Nobel de la paix 2018, le docteur Denis Mukwege s’est insurgé jeudi 29 novembre dernier contre une probable levée des sanctions de l’Union Européenne infligées à certaines autorités de la République Démocratique du Congo, telle que prônée par Louis Michel.
Pour Denis Mukwege, ces sanctions n’ont pas été prises sans fondements. Il y a selon lui, des éléments qui prouvent que ces personnalités ont commis des crimes au pays.
« Les sanctions lorsqu’elles sont faites, elles se sont sur base des éléments. Elles sont tout simplement pour faire une prévention par rapport à des crimes qui ont été commis. Et ceux qui ont été sanctionnés en République Démocratique du Congo, ne l’ont pas été sans raison. Il y a un filet d’argument qui montre très bien que ces personnes si elles ne peuvent pas être reprochées par leur État, au moins vos États ont pris la responsabilité de les mettre en quelque sorte hors d’état de nuire », a déclaré D. Mukwege.
Le docteur Denis Mukwege estime en outre que lever ces sanctions sous-entend en quelque sorte, permettre à ces crimes d’être commis.
« Et quand les sanctions sont demandées d’être levées, ça veut dire que ces crimes deviennent prescriptibles », conclut l’unique prix Nobel de la paix de l’histoire de la République Démocratique du Congo.
D’après Paul Sapu, activiste des droits de l’homme, l’ancien vice Premier ministre belge Louis Michel fait du lobbying pour pousser l’Union européenne à lever les sanctions prises contre les autorités congolaises.
Pour rappel, plusieurs personnalités de la RDC dont Ramazani Shadary, Lambert Mende, Célestin Kanyama, John Numbi ont été sanctionnées par l’Union Européenne en 2017 pour notamment entrave aux principes démocratiques, violations des libertés et droits de citoyens…
Ces sanctions sont constituées du gel des avoirs et de la restriction des visas. Elles ont été reconduites récemment pour une année par l’Union Européenne et les USA.
Dans une déclaration jeudi 30 novembre 2018, Marie Josée Ifoku, l’unique candidate à la présidentielle du 23 décembre suggère aux autres candidats dont ceux soutenus par les coalitions LAMUKA (Martin Fayulu) et CACH (Félix Tshisekedi) de se rallier à sa candidature pour, dit-elle, faire échec au candidat du FCC, Ramazani Shadary.
« Chers collègues de l’opposition, je veux être votre candidate du 23 décembre pour vaincre ensemble la majorité et vivre cette alternance. Accordez moi vos soutiens et nous vaincrons », a-t-elle dit.
53 ans, Marie-Josée Ifoku, se présente comme une candidate de rupture face au pouvoir en place.
Elle a en outre, interpellé la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) et le président de la République Joseph Kabila sur la qualité des élections du 23 décembre prochain, qu’elle souhaite libres, transparentes et apaisées.
Le scénario se répète sans fin en République démocratique du Congo. Le candidat de la plateforme Lamuka, Martin Fayulu, est une fois de plus cloué au sol.
Il y a dix jours, les autorités de l’aviation civile l’empêchaient de rentrer au pays avec son jet. Le candidat s’était alors rabattu sur un vol d’Ethiopian Airlines pour rentrer le jour convenu à Kinshasa.
Cette fois, ce sont les avions que lui et sa plateforme ont loué en Afrique du Sud pour mener campagne à travers tout le pays qui sont empêchés d’atterrir à Kinshasa.
L’administration congolaise , après avoir expliqué u’elle n’avait reçu aucune demande, se montre particulièrement zélée et justifie sa position par le fait qu’elle doit se rendre dans le pays d’origine de l’avion pour inspecter l’appareil et se rendre compte de son bon fonctionnement.
Un argument balayé par Pierre Lumbi, le directeur de campagne de Martin Fayulu, qui a expliqué dans un rendez-vous avec la presse à Kinshasa que ce type de contrôle n’était prévu qu’en cas d’importation d’avion, ce qui n’est évidemment pas le cas ici. (Voir documents ci-dessous)
« Un responsable : Kalev! »
Contacté par nos soins, Moïse Katumbi ne mâche pas ses mots et pointe un doigt accusateur en direction de Kalev Mutond, le patron des services de renseignements congolais. « Toute cette machination, c’est Kalev. Il n’y a pas à chercher ailleurs. Ce Monsieur menace les agents de l’aviation civile de représailles s’ils laissent entrer nos avions. C’est un scandale. Mais pour qui se prend-il? », lance l’ancien gouverneur du Katanga. « Il n’y a pas à envoyer des inspecteurs dans le pays d’origine de l’avion. Nous ne faisons que louer ces appareils. ils doivent venir d’Afrique du Sud. Ils sont parfaitement conformes. Vous pensez que si les Sud-Africains avaient le moindre doute, ils laisseraient voler ces avions? »
« J’espère que la communauté internationale va ouvrir les yeux. Ce qui se passe est absolument illégal. Le pouvoir pipe le jeu pour nous empêcher de mener campagne. Il a peur de nous. Maintenant, au Congo, c’est le patron des renseignement qui dirige l’aviation civile et qui dicte sa loi aux fonctionnaires et aux ministres. Où est la démocratie, où est l’état de droit? Le pouvoir se moque de tout le monde et de toutes les lois. Jusque quand la communauté internationale fera-t-elle semblant de ne rien voir, de ne rien comprendre ? C’est le sort de 80 millions de personnes qui est en jeu. Il est temps que tout le monde le comprenne et agisse en fonction de cet enjeu. »
Fayulu attendu à Beni
La première phase de la campagne de Martin Fayulu doit débuter ce dimanche 2 décembre par un déplacement dans l’est à Beni et Butembo. Il doit enchaîner ensuite en passant par Bunia (le 3), Goma et Bukavu (le 4), Kisangani (le 5), Buta et Isiro (le 6), Lubumbashi (le 7), Kasumbalesa, Likasi, Kolwezi (le 8), Kamina et Kalemie (le 9).
Le candidat congolais d’opposition Martin Fayulu a accusé jeudi le gouvernement de l’empêcher de faire campagne à travers la République démocratique du Congo pour les élections prévues le 23 décembre en ne répondant pas à sa demande de survol du pays.
La coalition constituée autour de M. Fayulu dénonce dans un communiqué “les manoeuvres sordides et dilatoires du gouvernement” pour retarder “les autorisations de survol et d’atterrissage” des avions privés que le candidat veut utiliser.
La coalition pro-Fayulu affirme avoir sollicité lundi une autorisation auprès de l’Autorité de l’aviation civile de la RDC.
“Je n’ai aucune demande du candidat Martin Fayulu sollicitant l’atterrissage de son avion”, a déclaré le ministre des Transports José Makila jeudi sur la radio Top Congo.
M. Fayulu n’a tenu aucune réunion publique depuis l’ouverture officielle de la campagne le 22 novembre.
Originaire de l’ouest de la RDC, il entend lancer la première phase de sa tournée électorale ce dimanche dans l’Est en proie à la violence des groupes armés, à Beni et Butembo, à deux heures de vol de la capitale Kinshasa.
Cette ville de la province du Nord-Kivu est la cible d’attaques régulières attribuées au groupe armé Allied Democratic Force (ADF), historiquement des rebelles ougandais musulmans.
Le candidat doit présenter son programme vendredi à Kinshasa.
L‘élection présidentielle du 23 décembre doit désigner le successeur du président Joseph Kabila, obligé de quitter le pouvoir par la Constitution.
M. Kabila a désigné son ex-ministre de l’Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary, candidat de la coalition présidentielle Front commun pour le Congo (FCC).
Avant d’entamer sa campagne électorale, Martin fayulu a voulu s’acquitter d’un devoir qui lui tenait à cœur. Le candidat président N°4 est allé réconforter la famille de l’étudiant Hyacinthe Kimbanfu, l’une des victimes des incidents survenus les 15 et 16 novembre dernier à l’Université de Kinshasa (UNIKIN).
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