Ramazani Shadary, dauphin de Joseph Kabila, a exprimé dimanche 19 août 2018, sa “consternation” suite à l’incendie de près de 300 maisons vendredi dernier au quartier Nyalukemba, dans la commune d’Ibanda à Bukavu (Sud-Kivu). L’origine du sinistre n’est toujours pas élucidée.
Shadary a adressé un message de compassion aux victimes du désastre. Il en appelle à la solidarité nationale.
“J’exprime toute ma compassion et ma sympathie envers toutes les familles sinistrées qui traversent cette épreuve aussi inopinée que douloureuse. La violence de cette tragédie est telle que la compassion exprimée, pour être efficace, doit être accompagnée d’un élan de solidarité nationale auquel je m’associerai volontiers”, a dit Ramazani Shadary.
Les autorités provinciales et la Fédération des entreprises du Congo (FEC) Sud-Kivu demandent aux personnes de bonne volonté d’apporter leurs soutiens aux sinistrés de Nyalukemba.
Trois églises et un hôpital ont été également détruits par l’incendie. Le feu ne serait pas d’origine criminelle, selon les premières indications.
“Un enfant qui voulait allumer le feu a accidentellement brûlé un habit dans une maison et, dans la panique, il l’a ensuite jeté sur un matelas et tout est parti de là”, avait déclaré laconiquement Darius Mukunda, le maire adjoint de la ville.
La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) exprime sa satisfaction après la rencontre avec les membres du Conseil œcuménique des Églises (COE) ce lundi 20 août 2018 à son siège, au centre interdiocésain.
Pour la CENCO, cette visite est un pas dans la lutte contre la crise que traverse la République démocratique du Congo (RDC).
“C’est un pas très important. Parce que là ce sont nos frères des églises sœurs au niveau mondial qui sont venues aux côtés des églises locales pour dire qu’elles sont avec nous et qu’ensemble le peuple sera plus fort”, a expliqué Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO à l’issue de la rencontre avec les membres du COE parmi lesquels, les envoyés du Pape François
Le CEO et la CENCO ont tablé ce lundi sur le contenu du message à adresser notamment au président Joseph Kabila et aux présidents de deux chambres du parlement. A l’ouverture de travaux, le président de l’épiscopat congolais, Mgr Marcel Utembi a évoqué les “incertitudes” qui planent sur le processus électoral.
“Mais notre pays semble encore loin de vivre des temps meilleurs vu les incertitudes du moment. Toutefois, le peuple congolais espère que l’aboutissement heureux du processus électoral en cours pourra lui garantir le début d’un avenir radieux. Pour y parvenir, nous nous confions naturellement à Dieu, le Maître de l’histoire. Et nous comptons également sur votre application effective et votre appui fraternel”, a dit Mgr Marcel Utembi.
Le secrétaire général du CEO, le pasteur Olav FykseTveit a, quant à lui, appelé à une “transition pacifique” du pouvoir.
Les participants à la visite de pèlerins en RDC viennent de la Zambie, de Namibie, d’Angola, du Kenya, du Burundi et de Jamaïque.
Le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende, est revenu sur ses propos approuvant la désignation de Thabo Mbeki comme envoyé spécial de la SADC en RDC et en Afrique centrale sur proposition de l’Afrique Du Sud.
Le porte parole du gouvernement revient en charge et déclare que la RDC n’accordera plus d’accréditation aux envoyés spéciaux et la proposition de l’Afrique du Sud d’envoyer M. Mbeki a été rejetée.
«La proposition de l’Afrique du Sud a été rejetée. Il n’y aura plus d’envoyés spéciaux au Congo. Le principe est récusé. Le pays n’a plus besoin d’envoyés spéciaux parce qu’ils ont tendance à se comporter comme les proconsuls. Ils ne respectent pas l’autonomie de la RDC, nous voulons marquer notre souveraineté », a dit Lambert Mende à ACTUALITE.CD quelques minutes après avoir affirmé que le gouvernement a pris acte de la désignation de Thabo Mbeki comme envoyé spécial de la Communauté de développement de l’Afrique Australe (SADC) en RDC et en Afrique centrale.
Ce point de vue rejoint celui du chef du collège diplomatique du président de la République Barnabé Kikaya. Ce dernier, après avoir récusé l’arrivée de Thabo Mbeki en tant qu’envoyé spécial, a précisé que la RDC est prête à collaborer dans le cadre de différentes structures régionales en place à Kinshasa. Joseph Kabila n’accrédite plus des envoyés spéciaux, a soutenu Kikaya.
Shekinah Kambongo Wazuma, ministre provincial des Travaux publics, Aménagement du Territoire, Affaires foncières, Habitat et Urbanisme du Kasaï Central a été suspendu sur décision du gouverneur Denis Kambayi.
Dans une lettre datée de ce lundi 20 août 2018 qu’actualite.cd a consultée, Denis Kambayi reproche à Shekinah Kambongo Wazuma de mal gérer la chose publique.
“Il me revient de constater dans l’exercice de vos fonctions certains manquements qui frisent toute gestion orthodoxe de la chose publique à savoir la désaffection des véhicules de l’État au mépris de la procédure légale en la matière, la megestion avérée et dûment constatée en dépit d’incessants rappels à l’ordre du dossier de cantonnage manuel dans la ville de Kananga (…) Compte tenu de la gravité des faits qui vous sont reprochés, vous êtes suspendu de vos fonctions pour une durée indéterminée”, a écrit le gouverneur.
Denis Kambayi confie la gestion intérimaire du ministère provincial des Travaux publics, Aménagement du Territoire, Affaires foncières, Habitat et Urbanisme au ministre de la santé.
C’est le troisième ministre que le gouverneur du Kasaï Central suspend en l’espace d’un mois. Les ministres provinciaux de l’Intérieur et de la Justice ont été suspendus les mois dernier pour indélicatesse.
Le gouvernement congolais, par la voix de son porte-parole, Lambert Mende, a affirmé lundi avoir pris acte de la désignation de Thabo Mbeki comme envoyé spécial de la Communauté de développement de l’Afrique Australe (SADC) en RDC et en Afrique centrale.
Lambert Mende souligne que la RDC ne peut pas rejeter la désignation de Thabo Mbeki qui, selon lui, rentre dans la mission de la SADC notamment de sécuriser le processus électoral.
“Nous avons demandé à la SADC de préciser ses propositions parce qu’ils nous ont offert d’accompagner notre processus après nous avoir félicité d’avoir pris la décision de couvrir nous-mêmes nos besoins mais de rester ouvert à toute proposition qui viendrait de la SADC particulièrement en ce qui concerne la sécurité, la sécurisation du processus parce que nous avons des gros besoins à l’est (…) la SADC est beaucoup plus légitime que d’autres structures pour suivre et élaborer ensemble avec nous l’étendue de nos besoins que nous allons exprimer en terme de sécurisation”, a dit à actualite.cd, Lambert Mende.
“Nous ne sommes pas contre la désignation de Thabo Mbeki parce que nous sommes membres de la SADC, ce que nous réprouvons, c’est des organisations auxquelles nous n’appartenons pas qui prétendent faire des choses pour nous et sans nous”, a-t-il ajouté.
Mende précise que c’est sur proposition de la SADC que le président Sud-Africain Cyrille Ramaphosa a désigné Mbeki comme envoyé spécial en RDC et en Afrique centrale. Mais Bernabé Kikaya, chef du collège diplomatique du président Kabila souligne que le chef de l’Etat n’accrédite plus les envoyés spéciaux.
Après l’assemblée générale du FC Renaissance qui a exclu les deux »Co-fondateurs », Roger Nsingi et Antoine Musanganya ont animé des conférences de presse pour accuser Mukuna de s’accaparer de l’équipe. L’évêque Pascal Mukuna a, quant à lui, choisi l’émission » La Voix des supporters » diffusée sur Rtack pour rétorquer. Sans prendre des détours, il qualifie de « mensonges » ces propos destinés à diviser le club orange de la RDC.
» Musanganya vit des conflits. Il est conflictuel. Nous connaissons l’homme et son jeu, mais avec nous, Antoine Musanganya joue avec le feu. Lui et Nsingi m’accuse d’avoir ont confisqué l’équipe. Mais à qui ? C’est moi qui achète tout dans FC Renaissance, même de l’eau à boire. Il aime tellement les conflits que nous étions chassés au sein de Dcmp Motema Pembe après ce genre de problèmes créent par lui. Je ne me laisserai pas avec sa branche » Al khaïda » la section de Barumbu » , a-t-il déclare au micro de Shoubert, le présentateur de l’émission sportive.
Dans cet entretien qui a duré plus d’une heure, Pascal Mukuna révèle que le statut de cette Asbl ne reconnaît pas des fondateurs. Il stipule que les fondateurs de l’équipe sont les supporters sous le leadership de Pascal Mukuna, Antoine Musanganya et Roger Nsingi.
Or, poursuit-il, sur le plan juridique sous la leadership n’existe nulle part. » C’est là le piège », affirme t-il, puisque nous avons signé sur aucun papier. » Il aime les intérêts. Musanganya est égoïste. Il n’a jamais été en règle avec les cotisations. Même les joueurs. Qu’il nous cite les joueurs qu’il a ramenés au club. Son gros lot part chaque année au Virunga DC, Bukavu Dawa et d’autres équipes de l’Est. Il nous a ramené deux joueurs : Bokota Alabama avec des attitudes d’un papa de 40 ans et Kasongo Kabiona qui courait comme un maçon. Depuis 2014 jusqu’à à ce jour, j’achète tous les joueurs moi tout seul. Les Fibos doivent être fiers de moi et je suis le véritable fondateur du FC Renaissance. J’ai entendu dire que Roger Nsingi va nous amener aux instances supérieures. Disons nous la vérité, Roger Nsingi a été chassé de l’assemblée provinciale et chez nous aussi nous lui disons bye bye. Il est aussi exclu parce qu’il n’est pas en règle avec les cotisations… « , dit-il.
L’évêque Pascal Mukuna qualifie Antoine Musanganya de « diviseur » qui n’a pas hissé son équipe DC Virunga dans le haut niveau du football congolais. Et de conclure que le statut actuel de l’Asbl est envoie de céder à celui de société.
Pour Mukuna, Antoine Musanganya doit retourner à Goma pour s’occuper de ses affaires, cesser de créer des désordres et laisser le FC Renaissance entre les mains de ceux qui veulent l’avancement du club.
Il faut noter que l’Eveque Mukuna a engagé depuis un mois à la tête du staff technique un nouvel entraîneur en la personne de Chico Mukeba, ancien de sa Majesté Sanga Balende.
Emmanuel Ramazani Shadary était à Windhoek, la capitale namibienne, vendredi et samedi 18 août, où se tenait le sommet de la Communauté des Etats d’Afrique australe SADC. Le candidat du Front commun pour le Congo, la coalition de la majorité présidentielle était aux côtés du président Joseph Kabila. Etait-ce sa place ? La question agite les réseaux sociaux et le milieu politique congolais.D’après Georges Kapiamba, de l’Association congolaise pour l’accès à la justice, la présence d’Emmanuel Ramazani Shadary est une entorse à la Constitution.
« Il est un des candidats, il ne peut pas bénéficier de plus d’avantages que les autres. Ça viole le principe d’égalité des chances. Et puis lorsqu’on paie pour lui les frais de voyage et de séjour en prenant sur les moyens de l’Etat, c’est un détournement de fonds publics. Il y a un problème de gestion. »
Du côté du gouvernement, Lambert Mende, le porte-parole considère que la majorité n’a pas à se justifier ni donner de détails sur les voyages de son candidat.
« A moins que nos amis de l’opposition nous en donnent, eux, sur les mouvements de leurs candidats qui passent leur temps dans les chancelleries des pays occidentaux et dans les capitales européennes. Je pense que monsieur Ramazani Shadary, qui est député national, peut très bien payer son billet. Il est à la tête du premier parti politique du pays en nombre de députés et qui a les moyens financiers. »
Alors, Emmanuel Ramazani Shadary, président du PPRD, député, avait-il sa place aux côtés du chef de l’Etat pour un déplacement officiel à l’étranger ? Les avis divergent. Le candidat de la majorité aura en tout état de cause pu côtoyer de près les dirigeants de la sous-région.
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