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Kiosque du 05 avril 2018: Transfert de Ndeko Eliezer à la prison de Makala.

VIDEO. Kiosque du 05 avril 2018: Transfert de Ndeko Eliezer à la prison de Makala.

Révélations contre la machine à voter : Nangaa et la Ceni appelés à la raison

Selon un sondage, nombreux sont des compatriotes qui appellent la centrale électorale à renoncer à cet outil n’ayant fait des preuves nulle part

Qu’est-ce que Corneille Nangaa et le régime politique en place veulent que les Congolais fassent et leur disent pour qu’ils acceptent, enfin, de renoncer à l’usage de la machine à voter ? Telle est la question posée dans les milieux socioculturels de la République démocratique du Congo.

Depuis plus d’un an que le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a annoncé l’introduction de cet outil informatique dans le système électoral du Congo démocratique, des voix ne cessent de se lever pour réclamer son rejet pur et simple.

Une suite de révélations scandaleuses

Des personnes morales et physiques se sont jointes aux sénateurs et députés nationaux pour démontrer, entre autres méfaits, que l’utilisation de cette machine viole le caractère secret du vote exprimé par les électeurs.

Ce ressentiment est aujourd’hui renforcé par des révélations accablantes, dont celle du magazine « Jeune Afrique » qui a eu le mérite de mettre à la disposition de l’opinion tant nationale qu’internationale des éléments sonores d’une conversation entre deux membres influents de la Majorité présidentielle (MP).

Dans ces éléments sonores, Aubin Minaku, secrétaire général de la MP et président de l’Assemblée nationale, félicitait Corneille Nangaa, président de la Ceni, d’avoir introduit la machine à voter dans le système électoral congolais pour permettre à cette plateforme politique de tricher aux élections. Comme si ce scandale ne suffisait pas, le député national Alphonse Awenze a dénoncé, lors d’une séance plénière de l’Assemblée nationale, l’insertion de certains noms dans le serveur de la Ceni.

La Corée du Sud fait le Ponce Pilate

Aujourd’hui, la Corée du Sud, où ladite machine est fabriquée par l’entreprise privée « Miru Systems », a clairement indiqué, lors d’une conférence de presse tenue lundi dernier dans la ville de Kinshasa par son ambassadeur, que le recours à la machine à voter par la Ceni pourrait « mettre en danger la tenue pacifique et ordonnée des élections ».

La Corée du Sud ajoute que « l’exportation desdites machines au Congo démocratique pourrait donner au Gouvernement congolais un prétexte pour des résultats indésirables liés aux élections, notamment le retard additionnel de la tenue des élections, et aussi le danger de devenir une cible des critiques ». Pareille réaction vaut, sans doute, son pesant d’or. Cependant, le Gouvernement sud-coréen ferait mieux de renforcer la pression sur l’entreprise « Miru Systems » pour la dissuader de mettre fin à cette aventure sans lendemain.

Selon les résultats d’un sondage réalisé auprès d’un échantillon de 227 personnes par Radio Okapi, une chaîne parrainée par la Monusco, 170 enquêtés, soit 74%, ont indiqué que la Ceni devrait renoncer à la machine à voter ; 46, soit 20%, ont demandé aux parties prenantes aux élections de trouver un compromis sur la machine à voter ; seuls 12 participants, soit 5%, estiment que la Ceni devrait bien expliquer la machine à voter aux Congolais.

Le Comité Laïc de Coordination interpellé

Pour les analystes, les résultats de ce sondage sont tout aussi clairs et convaincants que l’avertissement du Gouvernement sud-coréen. Néanmoins, l’obstination de Corneille Nangaa et de la MP à imposer contre vents et marées cet outil vise à satisfaire leur intérêt mesquin.

Face à pareille situation, le peuple congolais a le devoir de multiplier des appels au rejet d’une machine à voter qui, selon toute vraisemblance, risque de favoriser l’anarchie. Dans cette optique, le Comité Laïc de Coordination (CLC) de l’église catholique ferait mieux de continuer à moraliser et encadrer le peuple congolais, en vue de lui permettre de retrouver sa dignité et sa souveraineté.

Asiyeshindwa
La Tempête des Tropiques

Tokomi Wapi 05 avril 2018 : Le journaliste Eliezer Ntambwe transféré à la prison de Makala à 04h00′

VIDEO. Tokomi Wapi 05 avril 2018 : Le journaliste Eliezer Ntambwe transféré à la prison de Makala à 04h00′.

L’ACAJ exige la libération du journaliste Eliezer Ntambwe

L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) exige la libération sans condition du journaliste Eliezer Ntambwe, présentateur du magazine « Tokomi wapi », arrêté à Kinshasa depuis le 2 avril 2018.

Il est arrêté sur plainte du Gouverneur de la province du Kasaï-Oriental, Ngoy Kasanji, pour avoir diffusé un magazine au cours duquel les membres de famille de feu LODI l’a accusé « d’avoir extorqué un diamant de 45 carats de leur frère».

A travers une conférence de presse mercredi 4 avril à Kinshasa, L’ACAJ dénonce les circonstances qui ont entouré son arrestation, car ses droits fondamentaux n’ont pas été respectés.

En effet, précise Me Georges Kapiamba, il a été arrêté sur base d’un mandat d’amener et placé immédiatement en détention, alors qu’il n’avait pas reçu préalablement de mandat de comparution en liberté auquel il n’avait pas déféré sans oublier qu’il n’a jamais été confronté au plaignant.

Aussi, « la justice a accordé des facilités indues au Gouverneur Ngoy Kasanji en faisant confirmer sa plainte par voie de commission rogatoire au lieu de l’inviter à Kinshasa ».

Selon l’Ongdh, « tout ceci ne garantit pas l’indépendance et l’impartialité de la justice dans cette affaire ».

L’ACAJ condamne l’attitude du Gouverneur Ngoy Kasanji qui, après avoir saisi l’organe de régulation des médias (CSAC), devant lequel le journaliste devait comparaitre en disciplinaire le 4 avril 2018, est allé encore en justice pour les mêmes faits dans le but tout simplement de faire restreindre sa liberté de mouvement et le réduire au silence.

« Eliezer Tambwe est en réalité victime des représailles politiques en vue de sanctionner son journalisme d’investigation et sa liberté d’expression», déclare Me Georges Kapiamba, Président de l’ACAJ.

« Nous exigeons sa libération sans condition ainsi qu’une enquête urgente et crédible sur les allégations d’extorsion du diamant de 45 carats et surtout sur les circonstances du décès de M. LODI », ajoute-t-il.

L’ACAJ demande au Gouvernement de cesser toutes ses attaques contre les journalistes indépendants, et recommande aux chevaliers de la plume de défendre efficacement la liberté de la presse et d’expression par tous les moyens de droit.

MCNTeam

Exclusivité : Gloria Olangy reçoit Nicodem musicien de Werrason

Exclusivité : Gloria Olangy reçoit Nicodem musicien du groupe Wenge Musica Maison Mère de Werrason.

Fally interdit à la RTGA de diffuser ses vidéos

L’artiste musicien Fally Ipupa a obtenu du tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe, l’interdiction pour la chaîne RTGA de diffuser ses clips ou des reportages le concernant.

Dans l’opposition adressée à la RTGA, l’artiste accuse les journalistes et chroniqueurs musicaux de cette chaîne de le vilipender, de le dénigrer, de l’insulter sans motif. « Qu’en vue de mettre fin à cette campagne de dénigrement concentrée et consacrée par la RTGA, le requérant interdit formellement et fermement sous peine de poursuite judiciaire à tous les professionnels de presse, journalistes, chroniqueurs, animateurs, etc…. oeuvrant à la RTGA de prononcer à nouveau son nom, diffuser ses clips, diffuser un quelconque reportage le concernant », pouvait-on lire dans l’opposition.

Il y a vraiment un sérieux conflit entre Fally Ipupa et les journalistes de la RTGA. On se rappelle par exemple que la journaliste Carine Mokonzi s’est attaquée fortement à Fally Ipupa lorsqu’il l’a appelé « Tantine Fanny ».

Katumbi reconnait sa nationalité italienne – Eliezer à Makala – Kabila accepte le rapatriement du corps de Tshisekedi

VIDEO. Katumbi reconnait sa nationalité italienne – Eliezer à Makala – Kabila accepte le rapatriement du corps de Tshisekedi

Luanda met en garde : « Pas de retard possible pour les élections en RDC »

Le ministre des Affaires étrangères angolais, Manuel Augusto, qui coprésidait fin mars le sommet entre la SADC et l’Union européenne, a mis en garde Kinshasa. Pas question de justifier un report des scrutins par manque de financement.

Lors de ce sommet SADC – UE, les représentants européens ont expliqué qu’ils n’avaient pas encore tranché s’ils participeraient au financement du processus électoral en République démocratique du Congo. L’UE avait énoncé une liste de conditions que devait remplir Kinshasa pour obtenir ce soutien financier. Parmi celles-ci, la libération des détenus politiques, la fin des poursuites injustifiées contre les opposants, la réaouverture des médias, la liberté de manifester pacifiquement…

Une série de mesures auxquelles Kinshasa n’a pas vraiment répondu jusqu’ici

Mais le ministre angolais des Affaires étrangères qui coprésidait cette réunion en tant que président de l’organe de sécurité de la SADC a pris les devants en rappelant qu’il était « important de noter que les autorités congolaises avaient annoncé elles-mêmes qu’elles étaient préparées à financer seules ces scrutins ». Et d’ajouter : « Toute aide est bienvenue, mais ces élections, selon les propos des autorités congolaises, ne dépendent pas d’un financement extérieur. C’est important. Donc ce ne sera pas une contrainte et nous espérons que ce ne sera pas un prétexte pour faire dérailler le processus. »

Dans la conférence de presse qui a suivi cette déclaration, interrogé sur le fait de savoir si l’UE et la SADC désiraient que Joseph Kabila annonce clairement son intention de ne pas se présenter au prochain scrutin, le ministre Augusto a sobrement répondu : « ce que veut la communauté internationale et ce que demande le peuple congolais, c’est le respect de la constitution. Si on est attentif au respect de cette constitution, cela signifie que si elle prévoit deux mandats, elle prévoit deux mandats. Point », avant de poursuivre en insistant sur le fait que la communauté internationale supporterait le processus électoral si tout se déroule comme prévu.

Hubert Leclercq
La Libre Afrique

VIDEO. Mende sur l’arrestation de Ndeko Eliezer: « Il se comporte comme un mouton noir »

Lambert Mende sur l’arrestation de Ndeko Eliezer: « Il se comporte comme un mouton noir ».

VIDEO. L’ambiance de Félix Tshisekedi et son parti UDPS

VIDEO. L’ambiance de Félix Tshisekedi et son parti UDPS. REGARDEZ

URGENT : Eliezer Ntambwe transféré à la Prison de Makala

La procédure a duré moins d’une semaine, le chroniqueur politique et présentateur télé Eliezer Ntambwe a été, tôt ce matin, transféré à Makala. Ses conseils dénoncent un procès qu’ils qualifient de politique.

Eliezer Ntambwe, présentateur de l’émission “Tokomi Wapi”,a été conduit ce jeudi 5 avril dans la matinée à la Prison centrale de Makala après trois jours de détention au Parquet.

« Il est depuis ce matin transféré à la Prison centrale de Makala. Ils se sont organisés pour qu’il soit transféré à notre insu, mais nous allons faire appel à cette ordonnance de détention préventive », a dit à ACTUALITE.CD un des ses avocats Herve Diakiese.

Eliezer Ntambwe a été interpellé le lundi 2 avril 2018 dans l’avant-midi, et placé sous mandat d’arrêt provisoire par le Parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe.

“La justice le poursuit pour diffamation et tentative d’extorsion, sur plainte du gouverneur de la province du Kasaï Oriental, Alphonse Ngoyi Kasanji”, avait déclaré Hervé Diakiese, un de ses avocats, à ACTUALlTE.CD.

Dans un communiqué dont copie est parvenue à ACTUALITE.CD, Alphonse Ngoyi Kasanji a assumé sa démarche qui vise, selon lui, à rétablir son image dans l’opinion. Dans le même communiqué, il affirme que le présentateur de l’émission “Tokomi Wapi ?”aurait refusé de lui accorder un droit de réponse après diffusion d’une émission au cours de laquelle le gouverneur Ngoyi Kasanji aurait été cité dans une affaire d’extorsion d’un diamant de plusieurs carats à une famille.

Stanys Bujakera Tshiamala

Total Respect à Jamaique: Répétition de Werrason et son groupe Wenge Musica MM

VIDEO. Total Respect à Jamaique: Répétition de Werrason et son groupe Wenge Musica Musica Maison Mère.

Katumbi sera jugé fin juin pour recrutement de mercenaires en RDC

L’opposant congolais en exil Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle en République démocratique du Congo, doit être jugé fin juin dans une affaire de recrutement de mercenaires, a annoncé mercredi sa défense qui déplore l’impossibilité de faire appel.

Le procès dans l’affaire des mercenaires est fixé pour « le 26 ou le 27 juin devant la Cour suprême de justice », a déclaré à la presse Me Joseph Mukendi, qui dit l’avoir appris auprès du greffe du tribunal.

Les arrêts de la Cour suprême sont rendus « sans possibilité de recours », a déploré l’avocat.

« Le décor est ainsi placé pour détourner M. Katumbi de son juge naturel qui est le tribunal de paix, le privant du droit » de faire appel, a déploré l’avocat.

M. Katumbi, ex-gouverneur du Katanga qui s’est éloigné du président Joseph Kabila fin 2015, fait l’objet d’au moins trois procédures en RDC.

Le 19 mai 2016, il a été inculpé de « recrutement de mercenaires » et placé « sous le coup d’un mandat d’arrêt » pour « atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’État ». Une enquête avait été ouverte à la suite de l’arrestation de quatre de ses gardes du corps, parmi lesquels un Américain.

Quelques heures plus tard le 20 mai 2016, il a été autorisé à quitter la RDC pour aller se faire soigner en Afrique du Sud. Il n’est pas rentré depuis, vivant principalement à Bruxelles.

Une dizaine de Congolais arrêtés dans le cadre de cette affaire sont toujours en détention et n’ont pas été jugés.

En mai 2016, M. Katumbi avait été condamné à trois ans de prison dans une affaire immobilière par un tribunal de paix de Lubumbashi (sud-est). L’affaire est actuellement en appel devant le tribunal de grande instance de Lubumbashi. M. Katumbi en conteste tout fondement.

Mi-mars, la justice congolaise a promis de le poursuivre dans une autre affaire liée à sa supposée nationalité italienne.

VOA

Zamba Zamba: Tresor Lumière reçoit Sankara Dekunta et Jamaique plus fort que jamais

VIDEO. Zamba Zamba: Tresor Lumière reçoit Sankara Dekunta et Jamaique plus fort que jamais.

Affaire Eliezer-Ngoyi Kasanji : au-delà de l’aspect judiciaire, une véritable question de conflit d’intérêts

Le gouverneur de la province du Kasaï-Oriental poursuit en justice le journaliste Eliezer Ntambwe, connu en RDC pour les sujets chocs, dans son émission Tokomi wapi, diffusée sur YouTube. Alphonse Ngoyi Kasanji l’accuse de diffamation après des propos compromettants tenus par des invités dans un récent numéro de l’émission « du peuple ».

Ngoyi Kasanji, a-t-il extorqué un diamant à un citoyen de la province du Sankuru ? l’a-t-il frappé ? C’est en tout cas ce que racontent, dans « Tokomi wapi », deux invités d’Eliezer, le 8 mars 2018. Des faits graves s’ils étaient avérés. Surtout que le malheureux propriétaire de la pierre précieuse a fini par décéder, selon ses proches.

Si l’affaire Ngoyi Kasanji-Eliezer Ntambwe met en scène un gouverneur contre un journaliste, ce sont les connexions, devenues banales, entre le politique et l’économique, qui interpellent. Homme d’affaires reconnu, avant de mettre la main sur la province diamantifère en 2007, Alphonse Ngoyi Kasanji a bâti sa fortune dans le diamant. Propriétaire du comptoir « Océan pacifique », l’un des plus célèbres de Mbuji-Mayi, Ngokas, a été de tous les rendez-vous des meilleures pierres précieuses sorties de terre de « Bakwanga ». Qu’elles viennent du polygone de la Miba, des creuseurs artisanaux ou des trafiquants des bas niveaux. On se souvient encore en 2000, de son diamant à plusieurs millions de dollars qui le propulse sur la scène nationale et auprès de M’zée Laurent Désiré Kabila.

Devenu Gouverneur de province, « Tshobesha », traduisez, le « buteur », comme le surnomment courtisans et partisans, s’est désengagé, du moins, officiellement, de ses activités de diamant. Officiellement seulement car ce grand connaisseur de l’or blanc entretient avec celui-ci une véritable histoire d’amour. De toute une vie. Comme le prouve cette rocambolesque affaire qui l’expose aux barreaux avec l’animateur télé. Si la vérité reste à établir par la justice, le fait est que les relations incestueuses entre le politique et l’économique ont toujours des conséquences.

Pour les creuseurs des puits des diamants, négociants et trafiquants du bas de l’échelle, faire affaires dans un domaines où le numéro un de la province dispose des intérêts à défendre est un véritable défi. Comment garantir l’équité du marché entre eux et un personnage doté de pouvoir ? Dans cette catégorie, Ngoyi Kasanji pourra toujours se défendre de ne pas être le seul à combiner business et politique. Gouverneurs anciens et actuels, ministres et généraux. Tous, jusqu’au plus haut niveau de l’État trempent quotidiennement, et selon plusieurs rapports d’ONG, dans un conflit d’intérêts devenu… une banalité.

cas-info

Arrestation de Ndeko Eliezer: Réaction de Patsho RFI et Ken Mpiana

Réaction de Patsho RFI et Ken Mpiana sur l’arrestation de Ndeko Eliezer.