A l’arrêt depuis mi-décembre, la Super League suisse a décerné les récompenses tant collectives qu’individuelle pour l’année 2021. Meschack Elia figure parmi les gagnants de la soirée.
Auteur d’une bonne saison lors de l’exercice 2020-2021 et d’un bon début de saison, l’ailier congolais Meschack Elia, qui ne cesse de monter en puissance avec les Young Boys de Berne, a été nommé dans le Golden 11(onze type) de la Super League. Il a reçu son trophée, lui décerné jeudi dernier par l’Association des footballeurs professionnels suisses (SAFP).
L’international Congolais, qui s’est parfaitement intégré au climat de Young Boys, est sur une bonne dynamique. Elia vit encore une bonne première partie en première division, auteur de 7 réalisations, dont 5 en championnat. Au total, 4 joueurs de Young Boys étaient à l’honneur.
Papy Gene reçoit le prophète de la nation Denis Lessie. Le pasteur Pétage parle de l’actualité congolaise et lance un message aux pasteurs : « Ba téléphones na bino etonda na mitakala ».
Une sanction parlementaire déjà en gestation contre le premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde au sujet de la taxe sur le Registre des appareils mobiles (RAM).
À en croire le député National Eliezer Ntambwe cité par Télé 50, l’assemblée nationale s’apprête à sanctionner Jean-Michel Sama Lukonde car il n’a pas pris en compte la demande de des deux chambres du parlement pour la suppression pure et simple de la taxe RAM.
« Le dossier c’est en rapport avec la taxe RAM qui est une taxe irrégulière. Une taxe que nous considérons comme une démarche d’escroquerie de la population congolaise.
Vu qu’il y a eu plusieurs recommandations à l’endroit du gouvernement en rapport avec cette taxe et que le gouvernement ne parvient toujours pas à réagir.
Le décret a été pris par un Premier ministre d’alors, Adolphe Muzito, à son temps mais son application est venue intervenir par le gouvernement de Sama Lukonde », a-t-il déclaré.
Le samedi 22 janvier, c’est la date retenue par le ministère de la Culture, Arts et Patrimoine et le comité organisateur des obsèques de l’artiste musicien Lulendo Matumona, mieux connu sous le sobriquet du « général Defao ».
En effet, la levée du corps de la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire interviendra à 9h00 pour le Musée national, d’où sa dépouille sera exposée pendant quelques heures, pour les derniers hommages dignes de son rang. L’enterrement interviendra à la Nécropole Entre Terre et Ciel, dans la commune de la N’sele.
Le programme prévoit une veillée mortuaire le vendredi 21 janvier, dans la salle la Grâce sur l’avenue Victoire A51, dans la commune de Kalamu, non loin du commissariat de la commune Kalamu.
À titre de rappel, Lulendo Matumona, alias le Général Defao, patron de l’orchestre Big Stars, était un chanteur, auteur-compositeur-interprète congolais, né le 31 décembre 1958 à Léopoldville, actuel Kinshasa.Il a rendu l’âme à Douala, au Cameroun, le 27 décembre 2021, des suites d’un malaise à l’âge de 63 ans.
Defao Matumona a débuté dans la chanson en 1976, dans de petits groupes d’un quartier populeux de Kinshasa. À l’époque, ses modèles sont Papa Wemba, N’Yoka Longo, Gina Efonge et Evoloko… ; quatre chanteurs du groupe Zaïko des années 1970. Mais côté chant, celui auquel il s’identifie le plus est Tabu Ley Rochereau.
Christophe Mboso a eu des échanges avec ses administrés. C’était pour éclairer la religion des agents et cadres de l’administration de la Chambre basse du Parlement autour de ce qu’il convient d’appeler aujourd’hui « Affaire Kabund ». L’échange entre le speaker Mboso et l’administration a eu lieu, mercredi 19 janvier dans la salle des Banquets du Palais du peuple.
Accompagné des membres du bureau, Christophe Mboso a circonscrit son propos sur l’incident autour du dépôt de la « démission » du 1er vice-président Jean-Marc Kabund que chacun raconté à sa manière.
« Dès l’annonce des incidents survenus à la résidence privée du 1er vice-président que le bureau a échangé avec certaines autorités, y compris le chef de l’État qui m’a prodigué quelques conseils », a raconté Christophe Mboso qui a, par la suite, effectué une descente chez le 1er vice-président Jean-Marc Kabund et lui a prodigué quelques conseils, notamment en lui demandant de ne pas démissionner, de quitter momentanément sa résidence.
Avant d’inviter tout le monde au calme, et surtout d’éviter le colportage. L’administration de l’Assemblée nationale ne doit pas se perdre dans ce débat inutile. Le bureau n’a entrepris aucune démarche visant à nuire qui que ce soit.
Le secrétaire général de l’administration de l’Assemblée nationale a, à son tour, remercié le président Mboso pour avoir accepté, avec cette humilité, d’échanger avec l’administration. « En tant qu’administration, nous sommes apolitiques et travaillons en étroite collaboration avec vous », a réagi le secrétaire général. Il a proposé la mise sur pied d’un cadre permanent d’échange avec l’administration.
Autoproclamé “Gardien de la gratuité”, Willy Bakonga, ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique du gouvernement Ilunga Ilunkamba, avait été soupçonné de détourner des millions de dollars destinés à l’appui de la gratuité de l’éducation de base.
L’Inspection générale des finances qui avait alerté la justice après un travail remarquable dans ce sous secteur de l’Education, avait été applaudi par la population et les enseignants victimes de ce détournement. Parmi eux les NU (Nouvelles unités), NP (Non payés)…
Invité par la justice, ce ministre a fui le pays en traversant, nuitamment, le fleuve Congo. C’est à Brazzaville qu’il a été cueilli et renvoyé à Kinshasa.
Aussitôt arrivé, il a été jugé en flagrance pour la traversée irrégulière, en plus du fait qu’il disposait d’une importante somme d’argent en liquide.
Jeté en prison, l’homme a été miraculeusement gracié, il y a de cela quelques mois, par le président de la République. La ministre de la Justice, Rose Mutombo avait même crié au scandale, soutenant que Bakonga n’était pas éligible à cette mesure présidentielle.
Dans cette polémique, l’ancien ministre de l’Epst a disparu de tous les radars. Pour les uns, il aurait quitté le pays le jour même de sa libération. Pour les autres, il serait en cachette quelque part à Kinshasa.
Aujourd’hui, alors que toute l’attention de l’opinion est sur le dossier de la démission de Jean-Marc Kabund, Willy Bakonga réapparaît en adhérant à l’Union sacrée de la Nation.
Tous ses péchés sont-ils automatiquement pardonnés ? S’il n’est pas livré à la justice concernant le dossier détournement des millions de dollars destinés à l’appui à la gratuité de l’Education de base, on pourra alors douter du chef de l’État qui fait de l’État de droit son cheval de bataille.
Kissindjora, ex porte-parole de JB Mpiana, Koffi Olomide et Fally Ipupa est à Bruxelles. Le combattant de la diaspora congolaise, Boketshu Wa Yambo mobilise…
Démissionnaire ou pas, Jean Marc Kabund est visiblement rejeté par les siens à cause, d’après des informations à notre disposition, des altercations entre la Garde Républicaine et ses Gardes ayant finalement conduit à sa démission « éphémère ».
Bien qu’il n’a plus officiellement déposé sa démission au bureau de la chambre basse, les députés provinciaux de Kinshasa membres de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) ont, à leur tour, fait une déclaration ce mercredi 19 janvier 2022, pour exiger son remplacement de son poste du premier Vice-Président de l’Assemblée nationale.
« Invitons la Convention Démocratique du Parti de se réunir sans délai en vue de prendre des sanctions exemplaires et de restaurer la légalité durablement foulée aux pieds par l’Honorable Jean-Marc Kabund », ont-ils ajouté.
Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi vient de prendre la présidence tournante de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Depuis hier mercredi 19 janvier, il a entamé son mandat pour une durée d’une année.
La passation des pouvoirs avec le sortant, Denis Sassou Nguesso, est intervenue lors du 20ème sommet ordinaire des pays de la CEEAC qui s’est ouvert hier à Brazzaville, en République du Congo.
Dans son discours d’acceptation, le Président Tshisekedi a indiqué les objectifs à poursuivre et/ou à atteindre : » Réaliser l’autonomie collective, la stabilité économique, contribuer au progrès du continent africain ; Faire de l’Afrique centrale une région réellement autonome ; La transformation positive de notre société. «
Le thème de cette mandature à la CEEAC s’énonce comme suit : « L’éducation, la santé et la culture » avec un sous thème : » Former pour rendre autonome » en s’appuyant sur l’agenda 2063 de l’Union Africaine.
Selon une dépêche de la presse présidentielle, le tout nouveau président en exercice de la CEEAC a rappelé la quête du progrès et du développement en Afrique Centrale, avant de clore son propos sur la reconnaissance par l’Unesco de la Rumba congolaise (RD Congo et République du Congo) dans le patrimoine immatériel de l’Unesco. Et donc une fierté pour l’Afrique en général et pour l’Afrique centrale en particulier.
D’après toujours la même source, en prélude à cet événement, le ministre de l’Intégration régionale avait saisi son collègue des Finances à travers une lettre datée du 13 janvier, pour plaider en faveur du paiement des arriérés de près de 7 millions de dollars américains afin de conserver l’honneur et l’image du pays et de son président.
En cette année 2022, la RDC va assurer la direction de trois importantes structures. A savoir : la CEEAC, la SADC et le Mécanisme régional de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba.
Sur les 11 chefs d’État de la CEEAC, 5 étaient présents à ce 20ème sommet. A savoir : Denis SASSOU Nguesso de la République du Congo et Président en exercice sortant de la CEEAC, Félix-Antoine Tshisekedi de la RDC; Président en exercice de l’Union Africaine et Président en exercice entrant de la CEEAC. Etaient aussi présents Joao Lourenço de l’Angola, Obiang Nguema de la Guinée Equatoriale et Archange Touadera de la République Centrafricaine. Les six autres pays membres ont envoyé des hauts représentants au Centre International de conférence de Kintele, dans la périphérie de Brazzaville.
La CEEAC est une organisation internationale sous régionale regroupant 11 États de l’Afrique Centrale : Angola, Burundi, Cameroun, Gabon, Guinée Équatoriale, République Centrafricaine, RDC, République du Congo, Rwanda, Sao Tome et Principe et le Tchad.
Elle est à son 20ème Sommet depuis sa création le 18 octobre 1983. Son objectif principal est le développement économique, social et culturel des pays de la sous-région de l’Afrique centrale pour aboutir à la création d’un marché commun de la CEEAC.
Bosolo Na Politik – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo. Sujet : l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) se désolidarise, Jean-Marc Kabund rétropédale.
Entretemps, le président ai de l’UDPS reste aphone et tergiverse quant au dépôt de sa démission au Bureau de l’Assemblée nationale
Il ne s’imaginait peut-être pas, que son tweet du 14 janvier, annonçant sa démission de la vice-présidence de l’Assemblée nationale – après la prise d’assaut de sa résidence, dans la soirée du mercredi 12 par des éléments de la Garde républicaine – provoquerait colère et désaveu de ses collègues députés du parti. Erreur. Le ballon d’essai tiré par Jean-Marc Kabund a effectivement marqué un but dans son propre camp !
Après les présidents des groupes parlementaires de l’Union sacrée (USN) qui ont réitéré leur loyauté lundi dernier au Président Félix Tshisekedi et la déclaration mardi, des députés nationaux du parti présidentiel désavouant Jean,-Marc Kabund, voici le tour des députés provinciaux de Kinshasa, battant pavillon UDPS.
Dans une déclaration hier mercredi 19 janvier, lue par Peter Kazadi et qui circule sur la toile, ces derniers ne demandent pas mieux au président intérimaire du parti présidentiel, que de tirer toutes les conséquences logiques découlant de ses actes posés, considérés comme en hiatus avec les idéaux et l’idéologie fondatrice du parti.
En cinq points, les députés provinciaux UDPS de la ville de Kinshasa, déclarent réitérer leur soutien et loyauté au Président Félix Tshisekedi, seule et unique autorité de référence de leur parti. Ils réaffirment leur soutien aux institutions du pays, aux vaillantes FARDC (Forces armées de la RD Congo), à la Police nationale congolaise (PNC) et aux Services de sécurité. Pas tout.
Les élus du parti de la 11ème rue du quartier résidentiel de Limete, siégeant à l’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK), déclarent par ailleurs, avoir pris acte de la décision de démission de Jean-Marc Kabund, de son poste de vice-président de l’Assemblée nationale, tel qu’annoncé sur compte Twiter officiel. Par conséquent, les auteurs de la déclaration demandent instamment aux députés nationaux de l’UDPS, d’engager les procédures de remplacement de Jean-Marc Kabund.
« KABUND, UNE PAGE TOURNEE »
Comme on peut le constater, entre le jour de l’annonce de la décision de Jean-Marc Kabund, de sa démission de la présidence de la Chambre basse du Parlement et la formalisation de celle-ci, l’eau a suffisamment coulé sous le pont. Il se dessine une sorte de ce qu’il convient d’appeler, désormais, « la dynamique institutionnelle anti Kabund ».
Pendant que l’opinion nationale continue à attendre voir le président intérimaire de l’UDPS, déposer régulièrement sa démission au bureau de la Chambre, les députés nationaux du parti présidentiel ont déjà entre les mains, leur issue de la situation. A leurs yeux, Jean-Marc Kabund est une page bel et bien tournée de l’histoire de l’Assemblée nationale. Quitte à voir les implications sur les structures du parti.
D’ores et déjà, les députés UPDS à la Représentation nationale, sont dans le starting block. L’heure est donc aux conciliabules en interne, pour trouver le nouveau joker, remplaçant de Jean-Marc Kabund au poste de 1er vice- président du perchoir de la Chambre basse. Au stade actuel des choses, il serait prématuré et même hasardeux, de pronostiquer sur le nom de l éventuel successeur de celui que l’opinion considérait encore jusqu’ici, comme l’ »homme fort » de l’administration Fatshi.
A priori, au-delà de la gestion difficile des ambitions des membres de son parti, le dernier mot reviendrait au Président Félix Tshisekedi qui, aux yeux de nombreux analystes, devra affronter l’épreuve d’un bon casting, pour éviter un nouveau « Judas Iscariote ».
S’ASSUMER POUR SORTIR PAR LA GRANDE PORTE
Voici une semaine déjà, depuis ce qui s’était passé le mercredi 12 janvier au somptueux domicile de Jean-Marc Kabund, au quartier Kingabwa dans la commune de Limete. Alors qu’il avait demandé à un groupe de combattants du parti qui lui demandaient de revenir sur sa décision- de lui laisser encore le temps de réfléchir pour ensuite revenir vers eux- le chef du parti présidentiel semble jouer à une usure de temps. qui, selon des observateurs, ne changerait en rien la dynamique ambiante contre lui.
De l’avis des analystes avertis, Kabund aurait gagné en notoriété, s’il était allé jusqu’au bout de sa démarche. En d’autres termes, il serait sorti par la grande porte, s’il avait effectivement déposé le même jour de son annonce, sa lettre de démission au bureau de l’Assemblée nationale. Hélas. Le concerné donne l’impression de jouer autrement sa carte. A preuve, il tergiverse pour remettre à Christophe Mboso, président de l’Assemblée nationale, sa lettre de démission.
On rappelle que lors de sa première et dernière sortie en public, le samedi 15 janvier après le désarmement de sa garde, Jean-Marc Kabund s’adressant aux combattants de l’UDPS massés dans la cour de sa résidence, avait déclaré: »Ceux qui ont planifié ce qui vient de passer et ceux qui s’en réjouissent, leur joie sera de courte durée. Je suis convaincu que leur joie sera de courte durée ». A en juger par ces propos, doit-on dès lors insinuer que tous ceux qui attendent la départ de Jean-Marc Kabund du perchoir de l’Assemblée nationale, devront encore attendre longtemps ? Est-ce aussi un euphémisme pour dire qu’il ne démissionnera pas, quoi qu’il en coûte ? Autant d’hypothèses.
Cependant, d’aucuns estiment que dans sa situation actuelle, Jean-Marc Kabund commettrait une très grosse erreur politique, s’il revenait sur sa décision. A partir du moment qu’il est désavoué, aussi bien par les députés de l’Union sacrée de la nation que par ceux de son propre parti politique, on ne voit plus par quelle alchimie, celui que la base du parti avait surnommé « maitre nageur », pourrait tenir la tête à la surface et défier les mêmes députés nationaux qui ont pris acte de sa décision et qui constituent sa base à l’hémicycle.
Au cas où l’ultime option de Jean-Marc Kabund serait celle de conserver son fauteuil aux côtés de Christophe Mboso, alors il devrait s’attendre à toutes les humiliations, avant sa sortie par la petite porte. Sauf si le « maître nageur » avançait vers de grandes profondeurs, inaccessibles pour tous ceux qui le désavouent présentement. Toujours est-il qu’en politique, il est conseillé de savoir quitter le mauvais temps à temps. Sinon, seul contre tous, on ne voit en tout cas pas, Jean-Marc Kabund résister à l’orage actuel et en sortir la tête haute.
Mythique, inatteignable, éternel, à l’heure d’évoquer le record de but en une Coupe d’Afrique des Nations (9) détenu par Pierre Ndaye Mulamba, les qualificatifs ne manquent pas. Depuis 48 ans, les plus grands buteurs de l’histoire de la CAN se sont cassé les dents pour l’approcher, l’atteindre ou le battre, sans jamais y arriver. Pourtant, à l’issue de la phase de groupes de l’édition 2021, le mythique record de « Mutumbula » semble plus que jamais menacé.
À la base de cette menace pour ce record, un Lion : Vincent Aboubakar. Le Camerounais rugit depuis les débuts de la compétition dans sa terre et explose les compteurs au classement des Meilleurs buteurs. Deux doublés, face au Burkina Faso (2-1) et face à l’Éthiopie (4-1) et un but face au Cap Vert (1-1) et le voilà qui compte déjà 5 réalisations en 3 matchs.
L’épopée du « Léopard »
En 1974, en Égypte, Mulamba Ndaye alias « Volvo » se révélait intenable pour les défenses. Dès le premier match, il claquait un doublé (18e, 65e) face à la Guinée (2-1) avant de signer son 3e but en phase de groupe contre l’ile Maurice. Là aussi, la comparaison avec les 5 buts de Vincent Aboubakar distille une inquiétude pour le mythe.
En demi-finale, le Zaïre (appellation du pays à l’époque) élimine l’Égypte au terme d’un match d’anthologie. Menés 2-0, les Léopards s’offrent une « remontada » devant le public médusé du Caire (3-2), avec au passage un doublé de Ndaye (55e, 72e), ses 4e et 5e buts de la compétition. Le résumé du match sur YouTube donne encore la chair de poule.
En finale, le génie, natif de Luluabourg (aujourd’hui Mbuji-Mayi) marque 4 buts, deux doublés, face à la Zambie. D’abord disputé le 12 mars (2-2), la finale est rejouée deux jours plus tard et Ndaye offre le titre au Zaïre grâce à ses deux buts (30e et 70e), devant Mohamed Ali en personne.
Neuf buts à l’issue du tournoi égyptien et un record qui tient debout près d’un siècle plus tard.
La menace du « Lion »
Depuis 74, aucun autre buteur n’a atteint le chevet de « Mutumbula ». Hossam Hassan (Égypte) et Benni McCarthy s’en étaient rapprochés en 1998, au Burkina Faso (7 buts chacun). Depuis, plus aucun buteur n’a dépassé 5 buts dans une CAN. Samuel Eto’o, Didier Drogba, Patrick Mboma, Kalusha Bwalya, Odion Ighalo, Rshidi Yekini et d’autres buteurs s’y sont essayé sans succès. Cette saison, Vincent Aboubakar se pose en nouveau challenger au défi.
« C’est possible que ce record soit atteint estime Micky Junior, journaliste sportif ghanéen contacté par FootRDC. Aboubakar n’a pas l’air de vouloir arrêter de marquer. Il bénéficie de la bonne compréhension de ses collègues, qui peuvent lire ses mouvements et savent quand lui donner l’occasion de marquer, » analyse-t-il. « Je le vois battre ce record, car je pense qu’il a de bonnes chances de marquer à chaque match. »
Le nombre de matchs justement, il jour en faveur du Lion indomptable. Avec une CAN à 24 pays, le vainqueur de la compétition disputera au minimum 7 matchs, soit 1 de plus que Pierre Ndaye en 1974. Marcel Kiadi, journaliste kinois depuis les années 80, croit « qu’il s’agit d’un vieux record qui refuse d’être battu, parce que cet exploit ne se décrète pas ! »
« Il peut ou ne pas être battu, ce fameux record, pourquoi ne pas attendre et voir. Car, faudra-t-il que l’équipe de Vincent Aboubacar ait une longue vie dans cette compétition », pense le journaliste, qui admet tout de même Marcel Kiadi. Qualifié pour les Huitièmes, le Cameroun de Vincent Aboubakar se trouve encore à des kilomètres d’un sacre le 6 février prochain. En attendant, Pierre Mulamba restera au sommet du record des buts marqués en une seule édition de CAN, au moins jusqu’à ce soir de finale à Yaoundé.
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