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Éliminatoires Mondial 2022 : Jackson Muleka forfait, Ben Malango le remplaçant idéal

Absent du groupe liégeois lors du déploiement hier dimanche, à Beerschot, Jackson Muleka devrait selon les informations du staff médical du Standard rapportées par la presse belge, être absent pendant au moins 3 semaines. Pour la réception, par la RDC, de la Tanzanie et le déplacement au Bénin, l’attaquant Rouche est d’ores et déjà forfait. A l’heure de trouver son remplaçant, un seul nom sort du lot.

Transféré à Sharjah FC il y a deux semaines, Ben Malango (28 ans) s’impose comme l’attaquant capable de prendre la place de Muleka. L’ancien attaquant du Raja Casablanca sort d’une saison de 24 buts toutes compétitions confondues avec les Verts. Sa non-sélection dans la liste de 24 avait déjà surpris plus il y a quelques jours. Hector Cupér pourrait se rattraper et rappeler le Malango pour renforcer son secteur offensif. A moins que l’Argentin et son staff décident de surprendre, encore une fois.

Footrdc

Fally Ipupa avec Sidiki Diabate au Cap-Vert (Inauguration du Studio Mansa Floating Hub)

Rencontre entre les 2 stars africaines Fally Ipupa avec Sidiki Diabate au Cap-Vert pour inaugurer le Studio Mansa Floating Hub. Regardez

Jules Alingete à l’heure du profil bas !

Le gendarme des finances publiques de l’État, Jules Alingete est dans des beaux draps. Après deux faux rapports basés sur des simples soupçons injustifiés, en l’espace d’une semaine, le Patron de l’Inspection générale des finances fait face à la page sombre de son histoire après sa fulgurante ascension dans les médias.

Une photo prise dans le bureau du secrétaire général de l’UDPS, balancée en début de soirée de ce samedi 14 août, commentée dans les réseaux sociaux. La tof rassemble sur la même scène Augustin Kabuya, secrétaire général du parti pouvoir au pouvoir, l’IGF Jules Alingete assis juste en face du ministre de l’EPST Tony Mwaba. Cette scène veut tout dire, mais chacun y va de son commentaire. Du coup, deux versions contradictoires s’affrontent. Une certaine presse estime que Jules Alingete était parti manifester son refus de ne céder à la demande du ministre l’enseignement primaire, secondaire, technique, après avoir bloqué le décaissement de 16 millions de $ destinés à la paie des surveillants du Test national de fin d’études primaires (TENAFEP). 300 mille enseignants n’ont pas encore accédé à leur paiement à cause du blocage de leurs primes à Kinshasa. Les prestataires ont accepté de travailler pendant deux jours, soit du 6 au 7 août, sans prime. Pas question pour l’Inspecteur général des finances- chef de service qui oblige que l’argent soit bancarisé. Cela signifie que chaque enseignant prestataire au TENAFEP doit avoir un compte bancaire avant de toucher à cette prime.

Le parti au pouvoir UDPS revient à la charge, cette photo polémique date. C’était à la veille de la sortie du gouvernement Sama Lukonde que le numéro deux de L’UDPS sollicitait les services de l’inspection générale des finances pour une formation de ses membres promus ministres. Tout est fait pour édulcorer la vérité.

En effet, Jules Alingete dont le travail de traque des présumés criminels économiques ne fait l’objet d’aucune critique, se voit bousculer par ce déplacement vers le siège d’un parti politique au pouvoir. C’est contre la déontologie et l’éthique surtout quand la plupart de ses enquêtes ciblent les dignitaires de l’ancien régime proches de Joseph Kabila. L’auditeur par excellence des finances publiques de l’État a réussi à mettre dans ses trousses l’ancien Premier ministre Augustin Matata dans le dossier Bukanga-Lonzo. Ces enquêtes balancées le même jour dans les médias accusaient aussi un membre du gouvernement, ministre de la santé publique Eteni Longondo pour mauvaise gestion des fonds liés à la riposte contre la Covid-19. En dehors des poursuites judiciaires contre Augustin Matata Ponyo et autres RVA, personne des rangs de l’UDPS n’a été concerné par les sorties de Jules Alingete. La justice ne s’est pas toujours montrée presser à convoquer Eteni Longondo. Plusieurs autres dossiers clouent le bec des proches de Kabila, ceux qui prétendaient noyer le régime Tshisekedi.

Des fausses accusations

Le ministre de l’enseignement primaire, secondaire, technique est resté insatisfait. Les informations venues de l’Inspection générale des finances, diffusées à longueur de journée par l’ONG ACAJ (Ndlr : Association congolaise pour l’accès et à la justice) et certains médias visent à salir son image. Dimanche 15 août, le ministre prend son temps de répliquer sur sa page Twitter. Le professeur Tony Mwaba dit ne pas comprendre qu’on évoque une tentative de détournement de 16 millions de $, pourtant ces fonds ne sont même pas mis à sa disposition.

Alingete a aussi tapé à côté dans le dossier Tshilejilu. Projet de construction et de réhabilitation des routes principales et secondaires dans l’espace Kasaï et à Kinshasa. Voulant se faire apparaître, l’IGF va évoquer pour la première fois dans ses enquêtes le terme «soupçons». Ça veut dire qu’il faut prendre avec beaucoup de pincettes cette information. Mais il suggère que des travaux soient arrêtés simplement sur base des soupçons. Les soupçons de Alingete portent sur un montant de 13 millions pretendument détournés et dont la destination serait floue. Il ajoute que le niveau d’exécution des travaux ne serait pas proportionnel aux fonds décaissés.

Faux, l’IGF ment ! rétorque l’entreprise chinoise qui exécute les travaux sur terrain. «Nous sommes étonnés voire surpris par ces rumeurs et fausses accusations», réplique le Dga de CREC7.

«Nous avons notre propre ligne de crédit logé dans une banque privée UBA. Ces travaux sont préfinancés par notre entreprise et à ce jour, l’État congolais n’a même pas versé un kopek dans le compte séquestre de FONER (Ndlr: Fonds National d’Entretiens Routiers), notre interface», révèle Docteur Stéphane Mundadi.

Au sujet de taux d’exécution des travaux lancés depuis mars dernier pour une durée totale de 36 mois, CREC7 signale que ces travaux sont supervisés par le technicien de l’État OVD (Ndlr : Office Congolais des Voiries et Drainages) qui n’est pas contre l’évolution des travaux. A chaque étape des travaux Crec7 reçoit les critiques du Bureau de Contrôle Techniplan.

Nombreux et innombrables observateurs ne veulent pas directement associer Alingete dedans. L’Inspecteur général des finances – Chef de service pourrait lui aussi être victime de ses collaborateurs véreux qui cherchent à salir les réputations des autres. Les autres par contre accusent Jules de vouloir à tout prix politiser ses enquêtes pour faire croire au Chef de l’État qu’il serait le seul capable tout faire pour soigner son bilan en 2023. Jules Alingete ignore sans doute pour qui, il avait roulé en 2018 et avant.

24H

Bras de fer entre Tony Mwaba et Jules Alingete (IGF)

Tentative de détournement à l’EPST : Bras de fer entre Tony Mwaba et Jules Alingete (IGF). Le ministre parle d’un dossier de vengeance.

RDC: Où est passé Kikaya Bin Karubi ?

En exclusivité, «Jeune Afrique» a annoncé jeudi 12 août que le proche de Joseph Kabila, en la personne de Kikaya Bin Karubi, se trouve en exil depuis un mois.

Le Magazine parisien n’indique pas le pays qui a accordé l’asile à l’Ambassadeur Kikaya qui a eu à accompagner l’ancien président Joseph Kabila lors de sa première sortie du pays à Abou Dhabi, en Tanzanie et au Zimbabwe.

Il avait représenté la RDC au Zimbabwe après son passage à d’autres fonctions politiques comme Ministre de Communication et Médias dans le premier gouvernement de Joseph Kabila. Kikaya Bin Karubi était généralement visible aux côtés de JKK dans ses parades en moto. Sa dernière déclaration publique remonte à l’affaire des cartes de visas directement liés au trésor public dont il était cité parmi les bénéficiaires.

L’Igf a déjà transmis le dossier y relatif à la justice. Pour Jules Ilingete, cet avantage accordé à certains anciens dignitaires est illégal.

La Tempête des tropiques

VIDEO. L’arrivée de Igor 2 minutes à Kinshasa

VIDEO. L’arrivée de l’artiste comédien Igor 2 minutes dans la ville province de Kinshasa. Regardez

Kinshasa – New Delhi : vers la signature d’un accord de protection mutuelle de leurs ressortissants respectifs

Kinshasa et New Delhi envisagent d’engager des discussions devant conduire à la signature d’un accord de protection mutuelle de leurs ressortissants respectifs, sur les territoires congolais et indien. Cet Accord portera aussi sur la collaboration entre les services de police et de sécurité des deux pays afin de prévenir tout incident malheureux et de lutter contre la délinquance de leurs ressortissants dans leurs territoires respectifs.

Au cours de son Conseil des ministres du vendredi 13 août, le Gouvernement congolais s’est penché, entre autres, sur ce sujet d’actualité qui empoisonne les relations entre la RDC et l’Inde après la mort suspecte de l’étudiant congolais Joël Malu Shindan alors qu’il était à garde à vue dans un Commissariat de police à Banglore, dans le sud de l’Inde.

   En plus de cette action envisagée sur ce dossier, le Gouvernement Sama Lukonde, par le biais du ministère des Affaires étrangères,  préconise plusieurs autres actions. A savoir ; la prise en charge, par l’Etat indien, du rapatriement de la dépouille de Joël Malu Shindani et des autres dépenses résultant de ce décès ; l’examen par le Conseil des ministres, des conditions de vie des Congolais en Inde en vue de leur meilleure protection.

   Le Gouvernement envisage également l’organisation, avec les ministères en charge de l’Intérieur et de la Santé, du retour au pays, des Congolais bloqués en Inde pour raison de pandémie à Covid-19 et de ceux qui n’ont plus rien à faire en Inde. Il lance, par ailleurs, un vibrant appel aux ressortissants congolais en séjour irrégulier en Inde de bien vouloir regagner le pays et de se faire signaler à l’ambassade de la RDC à New Delhi.

   Il est à souligner que  Kinshasa n’a pas tardé de protester, par voie diplomatique, contre la mort de ce jeune Congolais  placée sous l’entière responsabilité  de l’Etat indien.   

Forum des as

Lokwa Kanza : « Mon rêve est de voir Fally et Ferre chanter ensemble »

Papy Mboma reçoit l’artiste musicien Lokwa Kanza à son émission B-one Music. « Mon rêve est de voir Fally Ipupa et Ferre Gola chanter ensemble » dixit Lokwa Kanza.

Affaire cartes bancaires : Barnabé Kikaya dénonce « des menaces très sérieuses » ayant occasionné sa fuite dans des conditions « infrahumaines »

Ancien secrétaire particulier du Président de la République honoraire Joseph Kabila et son ancien conseiller diplomatique, Barnabé Kikaya Bin Karubi est désormais en exil. Dans le collimateur de la justice depuis la révélation de l’affaire des cartes bancaires liées directement au compte du Trésor public, Kikaya Bin Karubi avait « fui en bateau » vers un pays de l’Afrique australe, dans la nuit du 23 au 24 juin.

Sur la radio RFI, le dimanche 15 août, le désormais « exilé politique » dénonce des « menaces très sérieuses » dont il faisait objet avant de quitter le pays en catimini dans des conditions « infrahumaines ». Il en veut au pouvoir de Tshisekedi qui, selon lui, « a essayé de lui réduire au silence »

« J’ai eu des menaces. J’ai eu des appels anonymes. Au début je les négligeais mais elles étaient de plus en plus persistante. J’ai été averti, je ne peux pas en dire plus, par mes proches qui côtoient aussi certains milieux. Ils m’ont dit que je devrais quitter le pays et c’est ce que j’ai fait. Lorsque je suis parti c’était dans des conditions infrahumaines. Pour en arriver là, c’est pour vous dire que la menace est très sérieuse », déclare-t-il avant d’affirmer que le pouvoir de Kinshasa « a essayé par tous les moyens de lui réduire au silence en montant des dossiers qui n’ont ni tête ni queue ».

M. Kikaya estime qu’au regard des fonctions qu’il assumait, de secrétaire particulier d’un Président de la République en exercice puis son Conseiller spécial en charge des questions diplomatiques, il avait des « missions secrètes et spéciales » qui nécessitaient d’avoir cette carte bancaire.

« J’ai été convoqué par exemple par la justice dans cette histoire des cartes bancaires liées au Trésor public. Je n’ai jamais eu des cartes bancaires liées au compte de Trésor public lorsque je n’étais pas en fonction. Et les fonctions que j’ai occupées étaient certes de secrétaire particulier du Chef de l’État et ensuite conseiller diplomatique. Et dans les deux cas j’avais des missions secrètes et spéciales des lobbying qui nécessitaient une carte », se justifie-t-il.

Fuite en bateau

Kikaya Bin Karubi était invité à se présenter au cabinet de travail de l’avocat général du parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe le 25 juin. Un jour plus tôt, il a quitté Kinshasa dans la nuit du 23 au 24 juin.

« Il a d’abord fui vers Muanda, dans la province du Kongo-Central, avant de se diriger, en bateau, vers un village de pêcheurs angolais nommé Nganda Kosa, entre la RDC, l’Angola et l’enclave de Cabinda », expliquait Jeune Afrique ajoutant que « c’est depuis cet endroit qu’il a gagné Luanda avant de décoller en direction de l’Éthiopie puis de rejoindre son lieu actuel de résidence, dans un pays d’Afrique australe ».

L’opposant Kikaya

Ancien Député, Professeur au Département des Sciences de l’Information et de la Communication à Université de Kinshasa, Faculté des Lettres, Barnabé Kikaya Bin Karubi est depuis longtemps dans le cercle fermé de Joseph Kabila. Il connait l’homme et sa pensée. Membre influent du FCC, Kikaya sait que la rupture est consommée avec Félix Tshisekedi. Il sait aussi qu’il faut une autre stratégie vis-à-vis de l’actuel pouvoir et vis-à-vis de la population. Alors que certains dans sa famille politique n’osaient même pas prononcer le mot opposition, lui, il avait présenté même le sens de ce que sera cette opposition dans laquelle ils se trouvent déjà.

« En effet, ce ne sera pas une Opposition autoproclamée comme l’a été 37 ans durant l’Udps de 1982 à 2019. Ce sera une Opposition parlementaire issue des urnes et, à quelque chose malheur est bon, rendue compacte après la requalification de la Majorité parlementaire ayant tout du patchwork qu’elle était jusque-là », disait-il sur son blog début 2021.

Stéphie MUKINZI
Politico

Pasteur Denis Lessie : « J’ai déjà volé des super wax » et présente son fils

Vincent Tshiluizi reçoit le prophète de la nation Denis Lessie. Le pasteur surnommé Warrior présente enfin son fils et parle de l’actualité congolaise.

CENI : le FCC dénonce et condamne les manoeuvres de Mboso

« La non-participation de l’UDPS aux élections de 2006, ne peut servir de jurisprudence pour mettre sur pied une Ceni aux ordres du pouvoir », gronde la Kabilie.

Le FCC dénonce formellement et condamne avec fermeté la dangereuse dérive du pouvoir en place qui veut prendre le contrôle de la Ceni. Dans une déclaration politique le samedi 14 août, la Conférence des présidents de la plateforme chère à l’ancien président Joseph Kabila, dit dénoncer également, non sans fermeté, ce qu’elle qualifie de manoeuvres aussi immorales qu’illégales du speaker de la Chambre qui, fidèle aux pratiques qui ont permis de mettre artificiellement en place, la majorité actuelle, tente de débaucher ses membres, en leur offrant des postes réservés à l’Opposition, aussi bien à la commission paritaire qu’au sein de la Ceni. Ce, dans l’espoir de donner un simulacre de conformité à la loi.

Toutefois, le FCC reste favorable à un consensus général des parties prenantes sur les questions électorales essentielles. Seule voie vers un processus électoral apaisé et susceptible de respecter les délais constitutionnels. « Toute autre démarche contraire motiverait un glissement, c’est-à-dire la prolongation d’un pouvoir qui s’affirme chaque jour comme une nouvelle dictature ».

   Au demeurant, le FCC réaffirme sa détermination solennelle de prendre part aux prochaines élections. Mais pas à n’importe quels scrutins. Ceux qui «se tiennent dans un environnement et selon des modalités qui garantissent l’égalité de chances à tous les Congolais» désireux «de concourir et la crédibilité des résultats qui seront proclamés», peut-on lire dans cette Déclaration politique..

La plateforme kabiliste explique par contre les raisons de son refus d’envoyer ses représentants à ce qu’il appelle la structure interne à l’Union Sacrée indûment baptisée «Commission paritaire». Il rappelle et souligne les conditions de désignation des membres au sein de la Commission paritaire et que toute démarche contraire équivaudrait à une illégalité.

Lire ci-dessous, ladite déclaration dans son intégralité.

DÉCLARATION POLITIQUE

Le Front Commun pour le Congo, FCC en sigle, réaffirme solennellement sa détermination à participer aux prochaines élections qui doivent, conformément à la Constitution, avoir lieu en 2023. Il tient cependant à ce que ces élections se tiennent dans un environnement et selon des modalités qui garantissent l’égalité de chances à tous les congolais qui choisiront de concourir et la crédibilité des résultats qui seront proclamés.

Cela étant, le FCC informe l’opinion tant nationale qu’internationale qu’il a suivi, avec indignation, la dernière séance plénière de l’Assemblée Nationale consacrée à la mise sur pied de la Commission Paritaire chargée d’examiner la conformité à la loi des candidatures à la CENI. Une fois de plus, la preuve a en effet été donnée que notre pays n’a plus de République que le nom et que, de par la volonté de son Président, l’Assemblée Nationale a cessé d’être représentation nationale et temple de la démocratie. A l’image de la première institution du pays, dont elle est désormais un servile exécutant, l’Assemblée Nationale ne respecte plus aucune règle ou norme et, dans la conduite des débats, la volonté de son Président et non le règlement intérieur fait de plus en plus loi.

Le FCC dénonce formellement et condamne avec force cette dangereuse dérive, surtout que, comme la démonstration en a été faite lors de la dernière plénière de l’Assemblée Nationale, elle participe d’une volonté délibérée du pouvoir qui, après s’être assurée du contrôle de la Cour Constitutionnelle, veut prendre le contrôle de la CENI, contrairement aux exigences d’un processus électoral inclusif, apaisé et transparent, gage des élections libres et démocratiques.

Le FCC condamne et dénonce, tout particulièrement, les manœuvres aussi immorales qu’illégales du Président de l’Assemblée nationale qui, fidèle aux pratiques qui ont permis de mettre artificiellement en place la majorité parlementaire actuelle, tente, depuis quelques jours, de débaucher des membres du FCC en leur offrant des postes réservés à l’opposition aussi bien dans la Commission Paritaire qu’au sein de la CENI, dans l’espoir de donner une apparence de conformité à la loi à ces deux structures.

A ce sujet, et afin que nul n’en ignore, le FCC tient à souligner ce qui suit:

  1. Quand bien même il est reconnu à toute formation politique le droit de participer ou non à un processus électoral, la désignation des animateurs de la CENI ne peut en aucun cas se soustraire aux contraintes légales reconnues en la matière, notamment l’article 10 de la Loi organique n°21/012 du 03 Juillet 2021 modifiant et complétant la Loi organique n°10/013 du 28 Juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la Commission Electorale Nationale Indépendante, telle que modifiée par la Loi organique n° 13/012 du 19 Avril 2010, qui stipule : «La CENI est composée de quinze membres désignés par les forces politiques représentées à l’Assemblée Nationale et la Société Civile à raison de : six par la majorité, quatre par l’opposition, cinq par la société civile ».

Le FCC précise, par ailleurs que quand bien-même les processus électoraux antérieurs ont connu l’absence de participation de certaines formations politiques, les règles régissant la mise en place de la commission électorale ont toujours été scrupuleusement respectées.

Bien plus, par-delà le fait d’être erronée, parce qu’en 2006 l’UDPS n’était qu’une partie de l’opposition politique plurielle dont tous les autres partis politiques membres avaient participé aux élections, l’évocation, par le Président de l’Assemblée Nationale de la non-participation, aux élections d’alors, de cette formation politique dont il sert servilement la cause aujourd’hui, ne peut donc servir de jurisprudence, moins encore justifier un passage en force pour mettre sur pied une CENI aux ordres du pouvoir. Elle a pour seul objet d’entretenir la confusion et de désinformer l’opinion,

  1. Au regard de la loi, seules les structures officielles de l’opposition institutionnelle sont habilitées à désigner des membres au sein de la Commission Paritaire. Toute désignation qui ne viendrait pas officiellement de ces structures est illégale.
  2. Comme il l’a signifié au Président de l’Assemblée Nationale, dans sa lettre n°018/FCC/CC/RTN/08/2021, du 12 Août 2021, le FCC qui, en raison des divergences majeures, entre les différentes parties prenantes, sur les questions électorales essentielles, s’est refusé jusque-là à présenter des candidats aux postes qui reviennent à l’Opposition au sein de la CENI, ne peut déléguer des représentants à la Commission Paritaire en raison de la persistance desdites divergences, le consensus en amont, sur les principales questions électorales étant indispensable pour assurer la crédibilité du processus électoral et l’opposabilité à tous des résultats des élections.
  3. Le FCC réaffirme donc qu’il n’a délégué personne à la structure interne à l’Union Sacrée indûment baptisée « Commission Paritaire ». En conséquence, il ne se sentira pas du tout concerné si un ou plusieurs de ses membres, par une démarche individuelle et manifestement illégale, viendraient à se retrouver en son sein, moins encore par les conclusions du travail de cette prétendue Commission Paritaire.
  4. Le FCC réitère avec force sa position de fond, à savoir, qu’un consensus général des parties prenantes, sur les questions électorales essentielles, reste l’unique voie vers un processus électoral apaisé et susceptible de respecter les délais constitutionnels. / Toute autre approche a pour seul et véritable motivation le glissement et partant, la prolongation, sans la caution du peuple souverain, d’un pouvoir qui s’affirme chaque jour davantage comme une nouvelle dictature.

Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo et son Peuple !

Fait à Kinshasa, le 14 août 2021

Pour le FCC,

La Conférence des Présidents

Forum des as

Sankara Dekunta à cœur ouvert : les 4 vérités sur Ferre Gola, Fally Ipupa et Héritier Wata

Franck Stemay reçoit Sankara Dekunta, le porte-parole de l’artiste musicien Werrason. Ecoutez les 4 vérités sur Ferre Gola, Fally Ipupa et Héritier Wata.

Commission paritaire : la Cenco et l’ECC déclinent l’offre de Mboso

Entretemps, un délai de 72 heures a été accordé aux confessions religieuses pour aplanir leurs divergences

La présidence de la plateforme des confessions religieuses, représentée par la Cenco et l’ECC, a, dans une correspondance adressée au président de l’Assemblée nationale, décliné samedi dernier, l’offre de se présenter à la réunion de la commission paritaire devant statuer sur la désignation du nouveau président de la Ceni.

«Nous venons de prendre connaissance ce matin, que des invitations signées par l’honorable André Mbata Betukumeso ont été déposées dans la nuit du 13 au 14 aout 2021 à la guérite de la Cenco et d’autres via les réseaux sociaux, invitant les chefs des confessions religieuses à se présenter à la commission dite paritaire, aujourd’hui 14 aout 2021 à 10 heures. Cette démarche nous préoccupe au plus haut point tant sur la forme que sur le fond», peut-on lire dans cette correspondance co-signée par Mgr Marcel Utembi, président de la Cenco et le Révérend André Bokundowa, n° 1 de l’ECC.

Pour la présidence de la plateforme des confessions religieuses, la démarche du président de la Commission PAJ de l’Assemblée nationale ne respecte pas le parallélisme de forme et de compétence du fait que seul le président de la Chambre basse a compétence d’adresser une invitation aux chefs des confessions religieuses. «Ce qui justifie que, depuis le début de la procédure entre l’Assemblée nationale et la présidence de la plateforme, toutes les correspondances ont respecté cette règle administrative», font observer la Cenco et l’ECC.

En ce qui concerne le fond, les deux confessions religieuses qui assurent le présidium de la plateforme soutient que l’article 12 de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Ceni confère à la commission paritaire les compétences d’examiner les candidatures des membres de la Ceni. «Or, au regard du rapport du 30 juillet 2021, dûment signé par les huit confessions religieuses et régulièrement déposé dans vos services, les confessions religieuses n’ont désigné aucun membre à la Ceni», rappelle-t-elle à Christophe Mboso.

Et de poursuivre : «A notre connaissance, la commission paritaire ayant compétence d’examiner les candidatures des membres de la Ceni, doit être composée des délégués de la Majorité et de l’Opposition, conformément aux dispositions de l’article sus- évoqué. Ce qui n’est pas le cas de cette commission qui nous invite aujourd’hui ».

Pour toutes les irrégularités dénoncées ci-dessus, la présidence de la plateforme Confessions religieuses, dit ne pas se sentir concernée par cette démarche l’amenant à participer à la commission paritaire, qui, selon elle, viole délibérément la constitution et les lois de la République.

Cependant, les deux principales confessions religieuses disent, au nom de la plateforme, rester « ouverte et disponible à toute initiative consensuelle visant le dénouement rapide de cette crise dans le respect des textes légaux ».

Par ailleurs, le Conseil de l’apostolat des laïcs catholiques du Congo (CALCC) appelle l’Assemblée nationale à s’abstenir de tout passage en force dans le choix du futur président de la Ceni ainsi que d’autres membres du bureau et de la plénière de la Centrale électorale. Cette structure craint que la mise sur pied d’une commission paritaire pour statuer sur cette question qui soulève des contestations de part et d’autre, puisse générer des tensions et des divisions au sein de la communauté. Aussi, en appelle-t-il donc à la sagesse des animateurs de l’Assemblée nationale.

Entretemps, Christophe Mboso, dans un communiqué non expressément daté, informe l’opinion qu’un délai supplémentaire de 72 heures a été accordé aux confessions religieuses, en vue de dégager un consensus autour du choix du Président de la CENI et d’un membre de la plénière. Selon ce communiqué signé par le rapporteur de la Chambre, Lembi Libula Joseph, le délai accordé » aux confessions religieuses court jusque demain mardi 17 août à minuit. Reste à savoir si la Cenco et l’ECC feront marche-arrière pour décrisper la situation actuelle.

Rocco NKANGA
Forum des as

Affaire Walesa et la mère vendeuse des légumes : Jf Ifonge très en colère répond au pasteur

Affaire Walesa et la mère vendeuse des légumes : Le frère Jf Ifonge très en colère répond au pasteur Walesa qui a bousculé cette dame en plein culte.

Le président Félix Tshisekedi a reçu l’équipe des forces spéciales américaines !

Arrivée à Kinshasa la nuit du 13 août dernier, l’équipe d’experts des forces spéciales américaines a été reçue ce dimanche à la cité de l’Union Africaine par le Président de la république Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Accompagnés de l’Ambassadeur des USA à Kinshasa, Mike Hammer, ces unités spéciales ont échangé avec le commandant suprême des Forces Armées sur les termes de référence de leur mission à savoir: apporter un appui aux FARDC dans la lutte contre le terrorisme et aux gardiens des parcs nationaux de Virunga et Garamba devenus le sanctuaire des forces terroristes dans les provinces de l’Est de la RDC.

Selon l’ambassadeur américain Mike Hammer, le but de cette mission est de « collaborer avec le ministère de la Défense et les FARDC pour une évaluation de la future équipe congolaise de lutte contre le terrorisme. »

La mission américaine s’inscrit dans le cadre du partenariat privilégié pour la paix, la prospérité et la préservation de l’environnement (PPPP+P) conclu en 2019 entre la RDC et les USA.

Selon le communiqué diffusé ce samedi par l’ambassade américaine de Kinshasa, les USA » appuient la détermination expresse du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de restaurer la paix et la sécurité à l’Est de la RDC et de lutter contre les ADF- NALU, une branche de DAECH dans le cadre de la coalition mondiale pour vaincre ce groupe terroriste. »

Assisté par le Chef d’état-major général des FARDC, le général d’Armée Celestin Mbala, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a autorisé le déploiement de ces experts anti-terroristes à l’Est de la République démocratique du Congo.Cette mission devrait durer plusieurs semaines.

Bosolo

Bras de fer : Koffi Olomide face à Jean-Marie Kassamba

JMK Today : Jean-Marie Kassamba reçoit l’artiste musicien Koffi Olomide. Le patron du Quartier Latin clarifie ses propos : « J’ai jamais dit que le bilan de Félix Tshisekedi est négatif. J’ai simplement dit pas satisfaisant, parce que je veux qu’il fasse encore plus et mieux pour le peuple Congolais. C’est un homme en qui moi je crois ».