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Quels rôles pour le quator Bemba, Kamerhe, Mbusa et Kazadi ?

Comment résoudre cinq équations majeures en 10 mois de gestion quinquennale ? Préparer les élections ; faire face à la guerre au front ; activer une diplomatie plus agressive ; rasséréner l’opposition interne et maximiser les recettes. Bemba et Mbusa seront de tous les fronts envers l’Ouganda, l’économiste Kamerhe sera écouté au Rwanda et au M23 et Lutundula poursuivra ses navettes entre Kinshasa, Luanda, Nairobi et Addis-Abeba. La gestion politique du territoire à Peter Kazadi. Un casting qui énerve l’opposition Lamuka.

Pour Luc Malembe, acteur politique de Lamuka, le nouveau gouvernement rendu public tard dans la soirée du jeudi 23 mars 2023 vient mettre à nu les accointances qui existent toujours entre Kinshasa, Kigali et Kampala. Félix Tshisekedi a compris que Kigali est affaiblie et qu’il convient de se construire des relais diplomatiques efficaces qui se chargeront d’ouvrir des contacts directs envers les agresseurs. Car, tout semble suspendu à la résolution de la crise sécuritaire qui ne cesse de faire des victimes dans les provinces orientales de la RDC.

Bemba, Kamerhe et Mbusa, des hommes de l’Est

Pour avoir monté sa rébellion avec le bénéfice politique, militaire et financier de l’Ouganda, Jean-Pierre Bemba Gombo est un homme respecté du système politique et militaire de Yoweri Kaguta Museveni. Il a contrôlé les entités frontalières de l’Ouganda. Ancien leader du Front de Libération du Congo (FLC), coalition qui mit ensemble le Mlc de Jean-Pierre Bemba et le RCD/K-ML de Mbusa Nyamwisi, Bemba a une parfaite maîtrise de l’Ituri, de la Tshopo et de Beni. Les deux anciens rebelles aujourd’hui réconciliés par l’ordonnance de Félix Tshisekedi vont devoir œuvrer ensemble dans un gouvernement de mission. Mission de rétablir la paix et la sécurité dans les zones troublées par le groupe terroriste du M23. Les deux furent chefs militaires, manipulant les armes. « Ils connaissent le terrain », commente un notable de Butenbo. Jean-Pierre Bemba est bien renseigné sur la problématique des Banyamulenge, qui l’ont soutenu pendant la guerre. Il sait comprendre leurs frustrations et sait comment leur parler. Bemba est logiquement un interlocuteur valable pour l’Ouganda. Tout comme Antipas Mbusa Nyamwisi, leader naturel de la puissante communauté Nande du Nord-Kivu dont l’influence économique déborde jusqu’en Ituri, dans la Tshopo, au Sud-Kivu et au Maniema.

Quant à Vital Kamerhe, il a le mérite de n’avoir jamais fait partie des mouvements insurrectionnels. Recruté par Laurent-Désiré Kabila, Vital a l’expérience inégalée des négociations pour avoir traversé tous les cycles des dialogues. Ancien président de l’Assemblée nationale, Kamerhe est un animal politique qui connaît tous les rouages et tous les acteurs politiques de la région des Grands Lacs. Kamerhe peut ouvrir toutes les portes de l’EAC et faciliter des règlements à l’amiable des différends. Habile, l’ex-speaker est capable de parler et de contenir les revendications des Congolais du M23. Il l’a d’ailleurs démontré en septembre 2022 lors de sa tournée dans l’est. À l’interne, Vital Kamerhe est très considéré dans les milieux de l’opposition et de la société civile. En cas de dialogue, il rassemble les atouts nécessaires pour réunir tout le monde autour de Félix Tshisekedi.

L’UDPS Peter Kazadi, gardien du temple

Cadre du parti, le juriste Peter Kazadi a la parfaite maîtrise du système Tshisekedi et sait « qui est qui et qui fait quoi », commente un fanatique du régime. Pour avoir été au cœur de la mise en place de la Ceni et de la Cour constitutionnelle, Peter doit s’être rassuré que rien n’échappera au contrôle du régime pendant les dernières tempêtes électorales. En décidant de le placer au méga ministère de l’Intérieur et Sécurité, Félix Tshisekedi verrouille l’administration et la gestion sécuritaire du territoire avant, pendant et après les élections.

La méfiance de l’opposition

Pour Lamuka, les ténors qui ont fait leur entrée au gouvernement Sama 2 semblent avoir été recommandés par Kampala et Kigali au point que seuls les naïfs peuvent attendre quelque chose d’intéressant pour le pays. Luc Malembe de Lamuka se convainc que « la position de Monsieur Kamerhe est connue dès le départ. D’après lui, il faut négocier avec le M23 pour mettre fin à la guerre d’agression dont notre pays est victime dans sa partie Est de la part du Rwanda. Seulement, il ne nous a jamais dit, en quoi justement une telle négociation devrait consister, sachant que les revendications actuelles de l’armée rwandaise déguisée en M23 sont essentiellement territoriales ». Pour cet acteur politique de l’opposition, le Rwanda ne cache plus ses prétentions expansionnistes sur une partie du Nord-Kivu et veut remettre en cause la délimitation des frontières héritées de la colonisation, en violation totale du droit international. Malembe rappelle que « Vital Kamerhe n’est pas inscrit dans la logique de faire la guerre au Rwanda comme cela est le souhait de la majorité des Congolais, en vue de laver notre honneur et défendre l’intangibilité de nos frontières ». Aux yeux de l’opposant, le leader de l’UNC veut donc que “nous puissions négocier sur l’intégrité de la République démocratique du Congo”. Encore très critique envers Mbusa Nyamwisi et Jean-Pierre Bemba qui, dit-il, sont deux hommes de main de Museveni. Des indiscrétions persistantes indiqueraient que « c’est d’ailleurs les deux hommes qui avaient convaincu Félix Tshisekedi de décréter l’état de siège. « C’est d’ailleurs Bemba qui a fait nommer Constant Ndima comme gouverneur militaire du Nord-Kivu, sachant que ce dernier est issu des rangs du MLC alors mouvement armé », commente l’acteur politique de Lamuka. Les deux ex-rebelles (Bemba et Mbusa) longtemps soutenus par l’Ouganda sont donc inscrits dans une logique erronée selon laquelle, seul le Rwanda nous agresse et l’Ouganda est notre allié ». Une fausseté, croit Luc Malembe.

Kokolo Jean
Ouragan

Denis Lessie contre les propos de Gims

Vincent Tshiluizi reçoit le prophète des nations Denis Lessie. L’homme de Pétage est contre les propos de l’artiste musicien Gims.

Réaction de Boketshu après la nomination de Bemba et Kamerhe

Les combattants de la diaspora congolaise, Boketshu Wa Yambo et Commandant Esso ont réagi après la nomination de Jean-Pierre Bemba et Vital Kamerhe.

Présidentielle 2023: « Tout demi-dakar qui s’hasarderait à la présidence jètera son argent par la fenêtre » (Steve Mbikayi)

Le député national Steve Mbikayi, apporte l’eau dans le moulin de Noël Tshiani, initiateur de la loi qui porte son nom, laquelle verrouille les fonctions de souveraineté aux seuls Congolais nés des pères et des mères Congolais.

Alors qu’elle a fait son entrée dans les matières à traiter durant la session dite de mars à l’assemblée nationale, la loi proposée par l’ancien candidat à la présidentielle, soulève une vive tension au sein de l’opinion. Une frange Politique ne la digère pas, et estime qu’elle vise la personne de Moïse Katumbi, déclaré challenger pour l’élection à la magistrature suprême de 2023.

Pour l’ancien ministre des actions humanitaires, inutile même d’en faire un débat à l’assemblée nationale, puisque, selon lui, cette loi est déjà votée dans le mental collectif des Congolais.

Pour enfoncer le clou, cet élu du peuple estime que tout demi-dakar, (c’est-à-dire celui qui n’est pas né d’un et d’une mère Congolais) qui ira conquérir à la présidence, jetterai son argent par la fenêtre.

« De père et de mère. Pas d’agitation. Inutile d’en faire un débat à l’AN au risque d’énerver inutilement l’article 10 de la constitution. La loi est déjà votée ds le mental collectif des congolais. Tout demi-dakar qui s’hasarderait à la présidence jètera son argent par la fenêtre », a-t-il écrit sur Twitter.

Il sied de noter qu’une majorité de la classe politique est favorable au débat et au vote de cette loi à la chambre basse du parlement, pour barrer la route à l’infiltration des institutions de la République Démocratique du Congo, cause plusieurs problèmes auxquels fait face la RDC, dont la guerre dans l’Est.

Samyr LUKOMBO
News.cd

Témoignage émouvant de frère JF Ifonge, ancien musicien de Koffi Olomide

Suivez le témoignage émouvant de frère JF Ifonge, l’ancien musicien du groupe Quartier Latin de l’artiste musicien Koffi Olomide.

Jean-Pierre Bemba et les défis de la pacification de l’Est

C’est bien à Jean-Pierre Bemba Gombo que le chef de l’État a décidé de confier le ministère de la Défense nationale en ces temps de guerre. Depuis lors, cette nomination suscite la joie chez les uns, alors que d’autres entonnent un hallali pour crier leur désapprobation. C’est à ces derniers que j’aimerais m’adresser ce jour.

Rebelle ? Eh bien, Nelson Mandela, Joao Lourenço, Mao Tsé-Tung, Ho-Chi-Min, Aby Ahmed, Samora Machel, Castro etc l’ont tous été ! Le plus important étant le mobile à la base de la révolte. Depuis la Conférence nationale souveraine d’heureuse mémoire fut édicté ce principe sacro-saint pour la sauvegarde de l’espérance démocratique congolaise : chaque congolais a le droit de combattre par TOUS LES MOYENS celui ou tous ceux qui voudront imposer une nouvelle dictature au pays.

Chape de plomb

Un petit rappel raffraichira la mémoire à ceux qui l’auraient oublié : en 1998, le pays croupissait sous une dictature d’un autre âge. Les partis étaient interdits, seuls avaient droit d’exister les fameux CPP – Comités du pouvoir populaire – une sorte de soviets de l’époque bolchevique. Tous ceux qui élevaient la voix, furent réprimés sévèrement : Étienne Tshisekedi fut relégué dans son village, avant de prendre le chemin de l’exil à Bruxelles ; Antoine Gizenga fut attaqué dans sa résidence, menacé de mort, ses biens pillés et ses militants emprisonnés. Quand au peuple, il fut simplement massacré comme à Kikyo à Butembo en 1998. Face à cette chape de plomb, tout espoir semblait perdu. Mais il fallut des fils du pays courageux pour parler au dictateur le seul langage qu’il savait comprendre : celui des armes. Jean-Pierre Bemba quitta le luxe douillet de sa villa à Rhodes-Saint-Genèse, banlieue bourgeoise de la capitale belge, pour gagner le maquis.

Dans la forêt d’Aketi, en proie aux moustiques, serpents, et autres bestioles de la jungle, entouré du major Segond Karawa et du capitaine Mananga Solo, il suait sang et eau lors d’une rigoureuse formation par des officiers ougandais. Formation physique, apprentissage des fondamentaux du métier de soldat et de la vie militaire, infanterie, techniques d’état-major, il apprit tout sur le terrain comme d’autres dans l’histoire du monde, de Deng Xiaoping qui devint chef d’état-major de l’armée chinoise au maréchal Kim-Sung, qui libéra son pays du joug colonial japonais, au général vietnamien Giap, considéré comme l’un des meilleurs stratèges militaires du 20ème siècle. Sa formation terminée, à la tête des jeunes recrues et d’un contingent des jeunes Banyamulenge ayant fait défection du RCD, il partait, en chef de guerre, à la bataille, risquant sa vie face aux bombardements zimbabwéens, notamment à Lisala. Homme de poigne, abhorant le tribalisme, il étendit sa zone d’influence en 2001 avec la création du Front de libération du Congo (FLC) par la réunion du MLC, du RCD/K-ML de Mbusa Nyamwisi et du RCD/N de Roger Lumbala. C’est à cette période qu’il réussit un de ses hauts faits d’arme : mettre fin à la meurtrière guerre ethnique Hema-Lendu. Après son départ de l’Est, cette guerre a repris et s’est même amplifiée jusqu’à ce jour. Aujourd’hui, les CODECO, FRPI, FPIC et Zaïre continuent les massacres allègrement !

Pacifier l’Est

C’est grâce à la lutte armée qu’il a conduit, avec d’autres mouvements politico-militaires, que la classe politique et la société civile congolaises ont été convoquées à un dialogue à Sun City pour mettre en place cet ordre politique démocratique qui permet au pays d’organiser des élections à intervalles réguliers. En 2006, lors de sa campagne électorale, Jean-Pierre Bemba Gombo avait, lors d’un meeting à Goma, promis de pacifier l’est du pays en six mois. Il avait prouvé ses capacités en Ituri. Mais les gens du Kivu avaient préféré contribuer à la victoire de Joseph Kabila, le plus faible des candidats en présence. A l’issue de ses deux mandats, l’Est du pays est devenu le plus grand producteur de groupes armés du monde : 120 au total !

Avec le récent remaniement ministériel, Jean-Pierre Bemba Gombo est désormais ministre de la Défense nationale, avec pour mission de pacifier la partie orientale du pays. Ce diplômé du prestigieux Institut catholique des hautes études commerciales (ICHEC) de Bruxelles en a les capacités. Le chef de l’État et le peuple congolais comptent sur lui.

Belhar Mbuyi
Ouragan

Djuna Djanana, le père de Gims et Dadju à Kinshasa (MaCampagne)

L’artiste musicien congolais Djuna Djanana, le père de Maître Gims et Dadju à Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo.

De 56 à 57: la réduction du train de vie de l’Etat se fait toujours attendre

Quatre jours après la publication du gouvernement Sama II, plusieurs réactions sont enregistrées, particulièrement celle ayant trait à la taille du nouvel Exécutif. D’autant plus qu’il ne suffit pas d’être expert en statistique pour remarquer que Sama II est aussi éléphantesque que Sama I. En effet, on est passé de 56 membres à 57, alors que les Congolais tenait à voir la taille de l’équipe gouvernementale réduite. D’autant plus que son impact sur le terrain et dans l’assiette du Congolais était quasiment nul.

D’où, pour des observateurs bien avisés, la réduction de train de vie des institutions politiques du pays tant évoquée et par Félix Tshisekedi et par les députés nationaux et ministres membres de l’Union sacrée de la Nation, reste encore un slogan creux.

Doit-on conclure au manque de volonté du premier citoyen congolais de mettre en exécution ce que lui-même a prôné ? Surtout qu’il est des ministères qui prêtent à être fusionnés pour faciliter la réduction de leur nombre.

SE FAIRE HARA-KIRI EN REDUISANT LES EMOLUMENTS

Ainsi aura-t-on gagné doublement : en obtenant la réduction du nombre des ministères, on gagne en même temps en récupérant l’argent que percevaient les ministres mis de côté. Si Fatshi peine à appliquer ses vœux de cette manière, c’est-à-dire au moyen le plus simple, peut-il être capable de se faire hara-kiri en réduisant les émoluments de chacun des membres du gouvernement, à commencer par lui-même ?

Il n’y a pas que Félix Tshisekedi qui a émis ce vœu pieux. La veille de l’examen et du débat du projet de budget 2023 à l’Assemblée nationale, les députés nationaux et ministres membres de l’Union sacrée de la Nation ont également plaidé, fin octobre 2022, pour cette réduction. Les dignitaires de l’USN ont estimé que cette réduction du train de vie concerne plus la Présidence de la République, le Parlement et le gouvernement central.

Vœu pieux ? Aujourd’hui, la réduction du train de vie des institutions du pays reste encore une illusion pour bien des Congolais qui jugent impossible voire irréalisable ce souhait pavé de bonnes intentions.

5 VICE-PREMIERS MINISTRES

Par son caractère éléphantesque, le gouvernement Sama II apporte une particularité : la présence de 5 vice-Premiers ministres contre 4 au gouvernement précédent. Parmi lesquels deux poids lourds. A savoir : la vice-Primature en charge de la Défense et celle en charge de l’Economie nationale. Une situation qui risque de provoquer une espèce de guerre des chefs ! En effet, la crainte est d’avoir un gouvernement qui, au lieu d’être incarné par un seul homme, il le sera par plusieurs. Par conséquent, cet état de fait risque de poser le problème d’absence de coordination au sein de l’équipe gouvernementale.

A tout prendre, le Congolais qui tient à son pain quotidien, n’a que faire de guerre des chefs. Il prie pour que la réduction du train de vie de l’Etat soit une réalité. Une preuve par neuf que ses dirigeants songent à l’amélioration de ses conditions de vie. Car les quelques francs congolais récupérés sur les émoluments des «honorables» parlementaires, de leurs Excellences ministres, ainsi que du premier Congolais permettront de renflouer le panier de la ménagère du Congolais lambda désespérément vide.

Kléber KUNGU
Forum des as

Keblack- Dolce Gabbana – (Clip Officiel)

Découvrez le nouveau clip de la chanson Dolce Gabbana de l’artiste musicien Keblack.

Sama 2 : Bemba, Kamerhe, Mbusa… font leur entrée au Gouvernement

L’équipe Sama II est enfin là. Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a remanié hier jeudi 23 mars le gouvernement Sama Lukonde après 23 mois d’exercice. Les ordonnances ont été lues peu après minuit sur les antennes de la RTNC par la porte-parole du chef de l’Etat, Tina Salama. En fait de remaniement, il s’est agi d’un réaménagement technique, la plupart des membres de Sama I ayant conservé leurs fauteuils.

Ce réaménagement ministériel est marqué par le retour aux affaires des personnalités emblématiques, à savoir Jean-Pierre Bemba Gombo, Vital Kamerhe, et Antipas Mbusa Nyamwisi. Ces trois poids lourds sont nommés respectivement à la tête des ministères de la Défense, Economie nationale et Intégration régionale.

Il faut également noter l’arrivée de Peter Kazadi, haut cadre de l’UDPS et ultra Tshisekediste, à l’Intérieur et Affaires coutumières. Le Président de la République a fait de son proche le numéro deux du Gouvernement après le Premier ministre.

Ce remaniement est également marqué par le départ du ministre des Sports, Serge Nkonde, qui paye là notamment sa gestion de la réfection des stades finalement non homologués par la CAF. Il est remplacé par le journaliste Claude-François Kabulo Mwana Kabulo.

Certains imaginaient un « gouvernement de combat« , voire une audacieuse manœuvre à 9 mois de l’élection présidentielle censée se tenir le 20 décembre prochain. Fatshi a préféré finalement faire des ajustements sans remettre en cause le cap des réformes.

C’est dans ce cadre qu’il faut saluer le maintien à leurs postes, de Patrick Muyaya, Jean-Pierre Lihau, Adèle Kayinda, Pius Muabilu et Aimé Molendo Sakombi.

Le Gouvernement, qui reste globalement inchangé, 6 entrées pour 6 sorties, se compose de 5 Vice-Premiers ministres, 11 ministres d’Etat, 28 ministres, 1 ministre déléguée près le Président de la République, et 12 vice-ministres ; soit 57 membres contre 56 précédemment.

Didier KEBONGO
Forum des as

VIDEO. Qu’arrive-t-il à Bébé Boudchou ?

Franck Stemay reçoit l’artiste musicien Bébé Boudchou, l’ancien musicien du groupe Villanova de Fabregas Le Métis Noir.

Maître Gims : Pourquoi j’ai refusé de voyager avec Macron à Kinshasa ?

L’artiste musicien Maître Gims explique pourquoi il a décliné l’invitation de Macron, le président Français pour son voyage à Kinshasa.

Alain Atundu sur Félix Tshisekedi : « la RDC a la chance d’avoir un chef de l’État qui aime le pays »

André-Alain Atundu, ancien bras de Joseph Kabila, jette désormais des fleurs à l’actuel chef de l’état, Félix Tshisekedi depuis l’annonce de son départ du Front Commun Pour le Congo (FCC), coalition politique dirigée par l’ancien président de la République, Joseph Kabila Kabange.

À travers une sortie médiatique ce mardi 21 mars, ce désormais membre de l’Union sacrée de la nation a appelé les congolais à faire un bloc patriotique autour de Félix Tshisekedi qui, selon lui, aime le pays

« La RDC a la chance d’avoir un chef de l’état qui aime le pays. Soutenons tous le Président Tshisekedi pour l’unité et la cohésion nationale … », a-t-il déclaré.

Alain Atundu a officialisé, le lundi dernier, son adhésion à l’union sacrée de la nation de Félix Tshisekedi. Il s’est dit « convaincu de travailler avec le chef de l’Etat (Félix Tshisekedi) pour la cohésion nationale ».

Proche du chef de l’état honoraire Joseph Kabila, André-Alain Atundu a assumé des fonctions stratégiques au sein de la famille Kabila, il était notamment le porte-parole de la majorité présidentielle.

JJ KITENGE
News.cd

Fr Jf Ifonge : la sorcellerie dans la musique

L’Evangile de l’Agneau avec le Frère JF Ifonge, l’ancien musicien du groupe Quartier Latin de Koffi Olomide avec comme sujet : « la sorcellerie dans la musique ».

Urgent : Un jeune congolais mort assassiné à Bruxelles (Belgique)

Mort d’un jeune congolais assassiné à Bruxelles. Boketshu Wa Yambo et d’autres congolais dans les rues de Bruxelles.

La RDC se tourne vers la SADC pour arrêter l’aventure rwandaise

La RD Congo n’en peut plus des atermoiements de la Force régionale qui, depuis son déploiement en mai 2022, fait de l’observation sur terrain à l’instar de la Monusco alors qu’elle dispose d’un mandat offensif pour combattre le M23 qui conquiert, sous ses yeux, de nouvelles localités du pays.

Une posture qui agace les Congolais, particulièrement le premier d’entre eux, le président Félix Tshisekedi, qui ne s’était pas fait prier pour interpeller le commandant de la Force de l’EAC lors des travaux du XXe sommet extraordinaire des Chefs d’Etats de la communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), le 4 février dernier au palais présidentiel Ntare Rushatsi de Bujumbura au Burundi.

« Ne favorisez le M23. Ce serait dommage que la population s’en prenne à vous. Vous êtes venus pour nous aider et non pour avoir des problèmes. Soyez attentifs à cela, communiquez avec la population « , avait rappelé Félix Tshisekedi.

Il y a quelques semaines, des marches sont organisées dans les principales villes du Nord et Sud-Kivu pour exiger le départ du contingent de l’EAC, jugé superflu. Elle devrait entrer en action pour contraindre les terroristes du M23 à se retirer des positions qu’ils occupent. Cette force n’a enclenché aucune action, déplore la population.

Appuyé par Kigali, le M23 continue de narguer la Communauté internationale, refusant d’exécuter les recommandations du sommet de Luanda, qui lui exigeait de se retirer de ses positions au Nord-Kivu. Ce retrait devrait permettre le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans ces zones et le retour des populations dans leurs milieux d’origine.

Solution SADC

Face au balbutiement des forces de l’EAC, la RDC mène des démarches pour faire intervenir la SADC afin de stopper l’aventure rwandaise dans sa partie orientale. Ainsi quelque 24 heures après l’approbation, à l’unanimité, du parlement angolais en faveur de l’envoi d’un contingent militaire à l’Est de la RDC, le président Tshisekedi s’est rendu le samedi 18 mars courant, à Luanda en Angola, où il a été reçu par son homologue João Lourenço.

Même si les deux chefs d’Etat n’ont pas communiqué sur les détails de leur entretien fermé, des sources affirment que les détails opérationnels du contingent angolais de 500 combattants ainsi que la suite du processus ont été largement évoqués.

Pendant que Fatshi faisait une visite éclair à Luanda, à Kinshasa, le Premier ministre Sama Lukonde en appelait ouvertement à la solidarité de la SADC pour le rétablissement rapide de la paix dans l’Est de la RDC troublée par l’agression rwandaise sous couvert du M23. Faisant allusion aux propos de Franz Fanon qui disait « l’Afrique a la forme d’un revolver dont la gâchette se trouve en RDC« , le Premier ministre a demandé si la SADC, peut rêver et croire réellement à un développement intégré sans la paix et la sécurité en RDC.

Appelées en renfort en août 1998 par M’Zee Laurent-Désiré Kabila, les troupes de la SADC avaient mis en déroute les forces rwandaises d’occupation qui avaient attaqué la ville de Kinshasa après leurs raids sur la base de Kitona. Il n’y a pas un sans deux, dit-on. Vivement les forces de la SADC pour arrêter la énième aventure rwandaise en terre rd congolaise.

Même si, on ne le dira jamais assez, il est plus que temps que la RDC renforce son dispositif sécuritaire propre afin de sanctuariser par elle-même le territoire national.

Lire aussi : RDC : pourquoi ne pas jouer la carte SADC ?

Didier KEBONGO
Forum des as