Le questeur adjoint du Sénat Rolly Lelo a déposé ce vendredi 05 février sa démission au près du Président du bureau d’âge.
“Espérant ; avoir été à la hauteur de mes attributions, je profite de l’occasion pour me remercier les Membres du Bureau pour la bonne collaboration et les Sénateurs qui avaient porté leur choix sur ma modeste personne lors des élections de notre Bureau”, lit-on.
Sa démission intervient quelques heures après celle du deuxième vice-président.
Notons que la séance plénière de ce jour est consacrée à l’examen au cas par cas de ces pétitions.
Critik Infos de ce vendredi 05 février 2021 – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec l’analyste politique Christian Bosembe – Sujet : Les vérités incontournables et fâcheuses : la RDC à refaire.
En un laps de temps, Alexis Thambwe Mwamba devient la cible de la justice et de l’inspection générale des finances. Pis encore, les Sénateurs pétitionnaires réclament sa tête malgré l’appel lancé par son rapporteur, le professeur Kaumba Lufunda, les invitant à poursuivre leurs vacances parlementaires et à ne pas répondre à la séance plénière d’hier qui, finalement, a débouché sur l’installation d’un Bureau d’âge.
Après une pétition initiée contre ce proche de Joseph Kabila en vue de la déchéance de son bureau qui lui a été notifiée, le Sénat s’est vu doter d’un bureau d’âge pour examiner cette pétition. Ainsi, la journée de ce vendredi 4 février reste la date retenue pour mettre Alexis Thambwe Mwamba dans l’impossibilité de retrouver son fauteuil et d’exercer, normalement, ses fonctions de Président du Sénat. Entre temps, Victor Mumba reste suspendu à la porte pour auditionner celui qu’on appelle affectueusement ATM sur des soupçons de détournement de 2 millions d’euros et 1 million USD retirés à la Banque commerciale du Congo en faveur de la chambre haute du parlement, le 6 janvier dernier. En même temps, l’Inspection Générale des Finances est aussi à la porte, en invitant certains membres du Bureau ATM dont le Questeur, le Questeur adjoint ainsi que le Trésorier et le Comptable public principal du Sénat à une séance contradictoire pour justifier le décaissement de ces fonds.
Alexis Thambwe Mwamba sera-t-il à la plénière d’aujourd’hui ?
Pas si sûr, en tout cas. Car, à en croire le contenu de la déclaration des Sénateurs du FCC publiée, hier, rien ne laisse entrevoir la moindre possibilité, pour lui, d’y participer. Sur toute la ligne, cette déclaration dénonce l’illégalité et en appelle à la sagesse du Président de la République, pour arrêter ce qu’ils appellent, eux-mêmes, dérive totalitariste et dictatoriale. Alors que ses compères de la famille politique dont Jeanine Mabunda et Sylvestre Ilunga Ilunkamba sont tombés de haut sans être visés par la justice, ATM, lui, risque d’être le seul membre de la trinité de Kingakati que l’union sacrée de la Nation vient de désacraliser, à tomber dans le tartare de Makala. Ainsi, à tous les niveaux, l’on dirait qu’il s’agit-là d’un vrai nettoyage des écuries d’Augias qui vise les proches de l’ancien Président de la République et sénateur à vie, Joseph Kabila Kabange. A tout prendre, la destitution Thambwe Mwamba du Bureau de la chambre haute du parlement semble être une finale permettant à l’Union Sacrée de la Nation de remporter son tout nouveau trophée, après la rupture aussi brutale qu’inattendue de la coalition FCC-CACH.
Avec la chute du bureau pro-Kabila à l’Assemblée nationale, la déchéance du gouvernement de coalition FCC-CACH, l’identification de la nouvelle majorité parlementaire, l’élection d’un bureau définitif estampillé « Union sacrée de la nation » à la Chambre basse du Parlement, et finalement, ce qui s’annonce déjà comme la page tournée d’Alexis Thambwe Mwamba à la tête du Sénat, c’est le carton plein pour Félix Tshisekedi qui arrive au bout de sa stratégie de reconquête du pouvoir.
Tshisekedi qui peut désormais gouverner seul, sait qu’il est attendu au tournant par les Congolais lassés de l’immobilisme qui a caractérisé deux ans durant la marche de la nation. Le président doit désormais appliquer les promesses qu’il a faites aux quelque 85 millions de Congolais, à savoir : lutter contre la corruption et la misère qui touche les deux tiers de la population, ramener la paix et la stabilité dans l’Est du pays… Le chrono est ainsi en marche pour le cinquième président de la RDC, car disposant désormais d’une large majorité à l’Assemblée nationale, le fils du sphinx de Limete doit très vite enclencher des réformes, notamment du cadre des élections, de la justice et même de la Constitution pour faire participer sereinement tous les Congolais au développement socioéconomique du pays.
L’ouragan de l’histoire a finalement tourné en sa faveur. Félix-Antoine Tshisekedi. Car, mûrs ou pas mûrs, les fruits, mieux, les pions FCC ayant constitué les croc-en-jambe hier pour la matérialisation de sa vision quinquennale au sommet de l’Etat, tombent un à un, comme dans un jeu de qui-perd-gagne ! Qui perd gagne oui, le cinquième président de la RDC a été présenté comme le grand perdant dans l’accord de coalition (FCC-CACH) qui le liait à son prédécesseur, Joseph Kabila. « Président protocolaire », qui « règnera mais ne gouvernera pas », « sans réel pouvoir », extrêmement « vulnérable » aux manœuvres du camp de Joseph Kabila…, des analystes et observateurs n’ont pas tari des mots pour soutenir leur argumentaire, sans prendre en compte l’évidence de la politique comme l’art du possible. La preuve, le pari est gagné pour l’actuel locataire du Palais de la nation. En moins de deux mois, Félix Tshisekedi a fait sauter tous les verrous que son prédécesseur avait placés avant de lui céder le pouvoir, en janvier 2019.
Avec la chute de Jeanine Mabunda et de l’ensemble du bureau pro-Kabila à l’Assemblée nationale, la déchéance du gouvernement de coalition dirigé pendant près de 15 mois par le Premier ministre pro-Kabila, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, la désignation d’un informateur qui a identifié la nouvelle majorité parlementaire, l’élection d’un bureau définitif estampillé « Union sacrée de la nation » à la Chambre basse du Parlement, et finalement, ce qui s’annonce comme la page tournée d’Alexis Thambwe Mwamba à la tête du Sénat, il est clair que Félix Tshisekedi arrive au bout de sa stratégie de conquête du pouvoir. Le chef de l’État, plus que jamais soutenu par les Américains et l’Union européenne, a réussi finalement à isoler son tout puissant prédécesseur, Joseph Kabila.
Tshisekedi, qui peut désormais gouverner seul, va commencer par nommer très bientôt le Premier ministre et le gouvernement de son choix. C’est ici que les espoirs nés de son élection à la magistrature suprême renaissent. Autant dire que les Congolais sont lassés de l’immobilisme qui a caractérisé deux ans durant la marche des affaires de l’État, de ce développement qui prend son temps.
Chantre de l’État de droit et de la bonne gouvernance, Félix Tshisekedi sait qu’il est attendu au tournant.
Matérialiser les promesses faites aux Congolais
Le président doit désormais appliquer les promesses qu’il a faites à quelque 85 millions de Congolais en annonçant la fin de sa coalition avec Joseph Kabila le 6 décembre 2020 : lutter contre la corruption et la misère qui touche les deux tiers de la population, ramener la paix dans l’Est du pays ensanglanté par les violences des groupes armés.
Disposant d’une large majorité de 391 députés sur 500 que compte l’Assemblée nationale, Félix Tshisekedi a la voie balisée pour enclencher les grandes réformes devant marquer d’une empreinte indélébile son mandat comme président de la République.
On doit s’attendre à la réforme du cadre des élections. Bien plus, la nouvelle majorité doit œuvrer pour un large consensus en vue de réviser la Constitution dans le but de régler finalement l’épineuse question de l’exclusivité de la nationalité congolaise. Une notion qui devient dépasser parce qu’empêchant les Congolais ayant acquis une nationalité étrangère de revenir participer sereinement au développement socioéconomique de leur pays. Des autres questions pouvant militer en faveur de la révision constitutionnelle, il y a le scrutin présidentiel, organisé à un tour depuis la révision de 2011 qui devra repasser à deux tours et une possible élection des sénateurs au suffrage universel direct pour éviter la corruption des députés provinciaux lors des sénatoriales.
Dans la foulée, la réforme de la justice reste un impératif pour Félix Tshisekedi. Il doit veiller à produire une justice complètement détachée de l’influence politique ou des services de sécurité avec des magistrats qui auront un devoir de gratitude qu’envers la République pour permettre de rétablir l’autorité de l’Etat partout où la justice n’existe pas en RDC, tout comme pour faire cesser l’impunité. C’est finalement un chrono qui est en marche pour Félix Tshisekedi, en quelque sorte, les 12 travaux d’Hercule à réaliser en trois ans !
L’ancien administrateur général de l’Agence nationale de renseignements (ANR), Kalev Mutond fait l’objet de plusieurs plaintes.
Pointé comme principal bourreau des anciens opposants au régime Kabila, Kalev est accusé d’avoir fait subir à ces victimes un traitement dégradant.
Après Jean-Claude Muyambo, Christopher Ngoyi et Gérard Mulumba dit Gecoco, deux nouveaux plaignants se sont ajoutés ce jeudi 04 février sur la longue liste. Il s’agit de Vano Kiboko et John Kapepula. Leurs avocats ont déposé aussi une plainte auprès du procureur près la Cour d’appel de Kinshasa Gombe.
« Je viens déposer la plainte contre Kalev Mutond, auteur principal de mon arrestation arbitraire, de tortures physiques et morales, traitement inhumain et dégradant, tentative d’assassinat », a fait savoir Kiboko dont les propos ont été relayés par le Collectif de ses avocats.
Vano Kiboko avait été arrêté le 28 décembre 2014 pour le simple fait d’avoir annoncé simplement que le dauphin valable pour remplacer Joseph Kabila Kabange était Moïse Katumbi. Voulant se rendre aux USA, Kalev Mutond avait ordonné la confiscation de son passeport. Puis, il avait été arrêté sans être auditionné et acheminé à la prison de Makala où il a été condamné pour 2 ans.
« Nous sommes en train de travailler (pour reprendre) le pouvoir. (Nous sommes en train) d’affûter les armes pour les prochaines élections, c’est dans 2 ans et demi », déclare, sur TOP CONGO FM, Jessé Numbi, porte-parole du Front commun pour le Congo (FCC) dans le Grand Katanga.
« Un grand général lorsqu’il connaît des difficultés avec ses troupes, la première stratégie et la meilleure, est de prendre un temps de repli pour réfléchir », note-t-il pour justifier le silence dans lequel s’est muré l’ex-Chef de l’État depuis la première déconvenue subie par son camp : la déchéance du bureau Mabunda à l’Assemblée nationale.
Compter les loyaux
Interrogé sur l’échec du Comité de crise qui avait juré, en vain, de ramener les parlementaires FCC dissidents dans les rangs de la Kabilie, le communicateur Jessé Numbi renseigne que « l’objectif (était plutôt) de voir qui sont ceux sur qui nous pouvons compter pour reconstituer le FCC »
Il explique « qu’il en a beaucoup qui sont partis par peur et d’autres par hypocrisie ».
FCC, Opposition de fait
Ayant échoué à ramener comme prétendu ses élus « à la raison », le FCC, reconnaît Jessé Numbi, est « dans l’Opposition de fait ».
Et de s’interroger : « est-ce qu’il faut attendre une déclaration de Joseph Kabila pour dire que nous sommes dans l’opposition? ».
Mais déjà, prévient-il : « nous allons résister à toute forme de dictature ».
En attendant que s’organise cette résistance à la dictature, le camp Kabila subit un nouveau revers avec l’installation d’un bureau d’âge au Sénat, qui va examiner, dès ce vendredi 5 février, 6 pétitions contre le bureau Thambwe Mwamba.
L’initiative émane de ce qu’il convient d’appeler la nouvelle majorité « Union sacrée » qui, après l’Assemblée nationale, déploie ses tentacules dans la chambre dite des sages. Bien fragile, celle-ci était jusque-là, considérée comme dernier bastion de l’influence kabiliste sur le pouvoir d’État.
Le deuxième vice-président du bureau du Sénat a officiellement déposé sa démission ce vendredi 5 février 2021 au président du bureau d’âge de la chambre haute du Parlement.
Tibasima Mbogemu dit motiver sa décision conformément à l’article 28, premier tiret du règlement intérieur de la chambre haute du parlement de la République démocratique du Congo.
Cette démission intervient 24h après celle du rapporteur adjoint du Sénat Marie Josée Sona Kamitatu. Elle avait également adressé sa lettre de démission au bureau d’âge de la chambre haute du parlement.
Pour rappel, les membres du bureau du Sénat sont visés par des pétitions de déchéance. L’examen de ces pétitions est prévu ce vendredi au cours de la plénière qui sera présidée par le bureau d’âge installé jeudi dernier.
Sauf imprévu de dernière minute, Le président Tshisekedi est attendu à Brazzaville. Selon, le compte officiel de la présidence de la république du Congo, Tshisekedi devrait arriver jeudi 4 février pour assister, demain vendredi 5 février à la cérémonie d’inauguration de l’Université Denis Sassou Nguesso de Kintele.
À l’invitation de leur homologue congolais, les Présidents Macky Sall du Sénégal, Umaro Sissoco Embaló de Guinée Bissau, Mahamadou Issoufou du Niger, et Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo de la RDC, attendus à Brazzaville, ce 04 février 2021.
Toutefois, Trois chefs d’État africains, notamment Macky Sall, Embalo Sissoco, Mahoumoudou Issoufou sont déjà arrivés jeudi à Brazzaville pour assister à la dite cérémonie.
Les Présidents Macky Sall du Sénégal, Umaro Sissoco Embaló de Guinée Bissau et Mahamadou Issoufou du Niger sont arrivés à Brazzaville, ce 04 février 2021, pour assister, à la cérémonie d’inauguration de l’Université Denis Sassou-N’Guesso de Kintele. pic.twitter.com/oS1Ld6PVCk
L’université Denis Sassou N’guesso s’est construit sur un terrain de 350 hectares. 37 bâtiments composent l’infrastructure qui est repartie en 4 zones desservies par 5 Km de voiries, de réseaux divers, parkings et d’espaces verts avec une capacité d’accueil de 30 000 étudiants.
Cette deuxième université publique du Congo comprend des établissements ci-après : l’Institut des sciences géographiques, de l’environnement et de laboratoire ; l’Institut d’architecture et urbanisme, bâtiments, l’Ecole des Mines, de l’Hydraulique et de l’Energie destinée aux métiers du Pétrole, des Mines, l’Eau et l’énergie ; l’Ecole Supérieure des Bâtiments et Travaux publics ; l’Institut Supérieur des Sciences et Techniques de la Communication ; l’Institut Supérieur des Sciences et Techniques appliquées enfin, l’Institut Supérieur des Sports et de l’Education Physique et des Amphithéâtres, ainsi que la faculté des sciences appliquées.
L’organe de délibération nationale a désormais un nouveau président, élu à 389 voix sur 466 votants, le Président du bureau d’âge de l’assemblée nationale est reconduit au bureau définitif ce mercredi 03 janvier 2021. En réaction à cette élection, le député national élu de Mont-Amba, Daniel Nsafu Butshiemuni, se félicite de la victoire du ticket gagnant porté par la toute nouvelle coalition de gouvernance l’Union sacrée.
Daniel Nsafu revient sur les raisons des dernières actions menées par la nouvelle majorité dont il fait partie. “[…] la journée d’aujourd’hui symbolise la boucle bouclée de la lutte que nous avons commencé depuis longtemps. Ceux qui nous ont dirigé hier, l’ont fait sans l’âme congolaise, mais nous le faisons avec l’esprit congolais. Nous allons voter avec notre ticket gagnant Mboso et Kabund”, a-t-il déclaré à presse avant d’aller voter.
Et de poursuivre sur le sens de son engagement à l’Union Sacrée : “[…] nous revenons ici avec la pensée des pères fondateurs du Congo. Nos amis du FCC ont fait 18 ans au pouvoir mais n’ont jamais construit la nation, ils ont construit l’État d’autorités morales, ce vote vient couronner le souci de construire la nation, c’est ça aussi l’Union Sacrée. Je crois que le peuple constate que nous sommes un parlement responsable, nous attendons le prochain Premier Ministre que je pense viendra nous présenter un programme teinté du social”.
Rappelons par ailleurs que le député national Daniel Nsafu a été élu à la circonscription de Mont Amba sur la liste Dynamique de l’Opposition, un regroupement politique dirigé aujourd’hui par le professeur Kalele, proche de Martin Fayulu
« Nous demandons au président de la République d’arrêter cette dérive dictatoriale susceptible de plonger le pays dans l’instabilité institutionnelle et sociale », déclarent les sénateurs FCC, prenant à témoin « l’opinion nationale et internationale, celle de l’Union africaine, de la CEEAC, de la SADC, sur la nécessité de ne pas cautionner la caporalisation du Parlement à la veille de la prise en main de la direction des instances de l’Union africaine et de la SADC ».
Ils constatent qu' »‘avec l’accumulation des artifices procéduraux et la conjugaison des violations de la constitution, des lois et règlements de la République, Il apparaît clairement que la convocation par le secrétaire général des sénateurs à prendre part à une plénière ce jeudi 4 février 2021, en pleines vacances, est un coup de grâce assénée aux institutions de la République, après la mise au pas de la Cour constitutionnelle, le renversement du bureau de l’Assemblée nationale et la déchéance du premier »
Ils se disent ainsi « indignés par le recul des principes démocratiques dans notre pays, révoltés par les coups de forces systématiques contre les institutions de la République démocratique du Congo » mais aussi »soucieux de prévenir les risques de recours à la prise des populations de nos provinces respectives par elle-même conformément aux dispositions de l’article 64 de la Constitution ».
C’est pourquoi ils dénoncent « la convocation illégale d’une plénière par le secrétaire général du Sénat, l’implantation sans masques d’une dictature monolytique, l’exacerbation des tensions intercommunautaires et la réédition des conditions qui ont conduit à l’instabilité politique dans les années 1960-1965 »
En effet , dans un communiqué publié le 3 février, signé par Gilbert Kikudi secrétaire général du Sénat, les sénateurs étaient invités à prendre part à une séance plénière ce jeudi 4 février dans la salle des conférences internationales du Palais du peuple avec un ordre du jour précis : »identification et installation du doyen d’âge ».
Considérée comme « nulle et de nul effet » par le rapporteur du Sénat, cette plénière a eu lieu et le bureau d’âge a été installé.
De la présidence du bureau d’âge à celle du bureau définitif de l’Assemblée nationale, il n’y a eu qu’une petite enjambée pour Christophe Mboso. Le septuagénaire a été lancé hier au perchoir sous la bannière de l’Union sacrée de la nation, USN, et succède à Jeannine Mabunda dont le bureau a été évincé à la suite d’une motion de censure, en témoignent les journaux parus ce matin à Kinshasa.
L’AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE rapporte sur sa page de couverture que Christophe Mboso Nkodia est élu président de l’Assemblée nationale. L’AGENCE précise qu’à l’issue de cette élection, le député Mboso a obtenu 389 voix sur 466 députés ayant pris part au vote.
Le député national et président ai de l’UDPS, Jean Marc Kabund-a-Kabund a été élu premier vice-président de la chambre basse du parlement avec 365 voix sur les 466 ayant pris part au vote, note le bulletin quotidien qui ajoute que tous les membres dudit bureau ont été des candidats uniques à leurs différents postes, à l’exception de poste de rapporteur adjoint où il y avait deux candidatures.
L’AVENIR titre pour sa part que le ticket Mboso – Kabund plébiscité à la tête de l’Assemblée nationale. Le quotidien de l’avenue Bas-Congo estime qu’il n’y a pas eu de suspens, d’autant plus que la majorité parlementaire avait été identifiée par l’Informateur, le sénateur Modeste Bahati, soit plus de 350 députés nationaux et une vingtaine de regroupements politiques.
A l’issue d’une plénière convoquée par le bureau d’âge en vue de l’élection et de l’installation du Bureau définitif de l’Assemblée nationale, Mboso Nkodia Mpwanga a été élu président de l’Assemblée nationale, soutient le confrère.
LE POTENTIEL balance en grosse manchette que Mboso Nkodia Mpwanga fait pour amorcer des réformes urgentes. Pour le quotidien de l’avenue Bas-Congo, il gardera son marteau. Christophe Mboso qui a présidé le bureau d’âge après l’éviction de celui de Jeannine Mabunda en décembre dernier, a été élevé mercredi, avec son élection par les députés à la tête du bureau définitif de l’Assemblée national.
Même si, poursuit LE POTENTIEL, pour certains élus du Front commun pour la Congo, les conditions de cette élection sont inacceptables, mais ils s’inclinent devant la décision du conseil d’Etat qui, la veille du scrutin, a rejeté la requête des candidats invalidés.
FORUM DES AS qui reprend la citation du nouveau président de l’Assemblée nationale, titre que le temps est venu de travailler pour le bien-être de notre peuple. Le quotidien de Limete s’exclame que c’est fait ! Le ticket Union sacrée de la nation est aux commandes de la Chambre basse du parlement. Christophe Mboso a gagné son pari, celui de passer du statut intérimaire de président du bureau d’âge à celui prestigieux de speaker de l’Assemblée nationale.
Comme il fallait s’y attendre, Jean Marc Kabund effectue son retour à la Zorro à la deuxième marche du perchoir. La revanche est un plat qui se mange froid, commente le tabloïd, qui poursuit qu’il retrouve son poste et ses bureaux dans le même bâtiment.
Le syndrome Assemblée nationale au Sénat ! s’exclame FORUM DES AS. Comme à la chambre basse, lors de la destitution du Bureau Mabunda, c’est encore le SG qui convoque la plénière consacrée à l’identification et l’installation du bureau du Sénat. Cependant, le rapporteur de la Chambre haute, dit méconnaître le communiqué du SG convoquant la plénière de ce jeudi et dénonce la violation des textes légaux.
FORUM DES AS argue qu’il y a eu un très mauvais temps au Sénat. Ce, après la session extraordinaire ouverte dans une ambiance électrique le mardi 2 février et qui s’est clôturée en catastrophe le même jour, les sénateurs sont convoqués ce jeudi 4 février à une plénière consacrée à l’identification et à l’installation de bureau des sages.
FORUM DES AS titre par ailleurs que Ilunga Ilunkamba demande à ses ministres d’apprêter les dossiers pour la remise et reprise. A en croire le même canard, il les instruits par ailleurs, de respecter strictement les mesures conservatoires prises par le chef de l’Etat Félix Tshisekedi. FORUM DES AS cite une correspondance que le chef du gouvernement leur a adressée.
Dans son discours de clôture de la session extraordinaire, le nouveau Président de l’Assemblée nationale Christophe Mboso a indiqué que l’Union sacrée va marquer la rupture avec l’ancien système politique. Il a appelé les députés à œuvrer pour un changement.
« Je ne saurai terminer mon propos sans remercier chaleureusement notre population qui a, sans ambages, adhéré massivement à la nouvelle vision de l’Union sacrée de la nation. Il est donc de notre devoir, désormais, de ne pas la décevoir en agissant conséquemment pour qu’à travers notre action, nous puissions démontrer que l’Union sacrée de la nation est avant tout un projet de rupture qui impose à tous un changement. Dans cette perspective, je compte sur l’implication de chacun de vous dans un élan de concorde, de réconciliation et de dépassement pour que nous puissions répondre à notre devoir vis-à-vis de la nation », a-t-il interpellé.
Dans le même discours, M. Mboso a affirmé qu’avec le prochain gouvernement d’Union sacrée, l’Assemblée nationale entend amorcer les réformes essentielles notamment dans le secteur de justice et à la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Le FCC, plateforme Politique de Joseph Kabila, fait face à une « révolution interne inédite ». Cette crise fait suite à la destitution du bureau Mabunda de la tête de l’Assemblée Nationale et la dissolution de la coalition FCC-CACH par le chef de l’État Félix Tshisekedi. Suivez Critik Infos du 4 février 2020 avec Christian Bosembe.
Dans une interview accordée à 7SUR7.CD mercredi 03 février 2021 à l’issue de la plénière, le député national Alphonse Ngoyi Kasanji dit attendre du nouveau bureau définitif de l’Assemblée nationale la redynamisation du contrôle parlementaire afin de pousser le gouvernement à rencontrer les attentes du peuple congolais.
Pour lui, la conduite des affaires par ce bureau nouvellement installé doit être en phase avec la nouvelle dynamique de l’Union sacrée impulsée par le chef de l’État.
« Ce nouveau bureau fera en sorte que notre chambre fasse le travail pour lequel nous avons été élus, c’est-à-dire, de contrôler sérieusement le gouvernement de manière à ce que celui-ci réponde aux attentes de la population. Que la population mange à sa faim. Que la gratuité de l’enseignement soit effective. Qu’on puisse payer les enseignants correctement. Qu’on ait des routes, des hôpitaux etc. Qu’il ait une visibilité de l’action du gouvernement afin que nous ayons un discours auprès de nos bases respectives. Que ce bureau redynamise les choses. Qu’il ait une rupture avec le passé où il n’y avait presque pas de contrôle parlementaire. Rien ne fonctionnait. Ce bureau doit vraiment faire en sorte que les attentes de la population soient rencontrées », a-t-il déclaré.
Dans la mesure où les réformes s’imposaient à tous les niveaux, l’ancien gouverneur du Kasaï oriental a exhorté ses collègues à initier des lois utiles et nécessaires pour y parvenir.
Le nouveau bureau de la chambre basse du Parlement a été voté et installé mercredi dernier. Sans surprise, la plupart des candidats qui ont fait partie du ticket de l’Union sacrée ont été élus aux différents postes.
Christophe Mboso N’kodia a été porté au perchoir de l’Assemblée nationale et Jean-Marc Kabund retrouve la première vice-présidence. Députée nationale issue du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), Colette Tshomba a été élue rapporteur adjoint.
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