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Réaction de Florent Ibenge sur la mort de Mamale Emeka

Le coach de l’AS Vita Club réagit suite à la disparition de l’ancien international congolais, Emeka Esanga Mamale.

RDC : “Colonel Eddy Kapend et ses compagnons méritent d’être libérés” (Noël Tshiani)

Condamné à la peine capitale pour l’assassinat de l’ancien Chef de l’État, Mzee Laurent Désiré Kabila, le Colonel Eddy Kapend et ses compagnons ont passé 20 ans en prison.

Pour l’ancien candidat à la présidentielle de 2018, Noël Tshiani, l’homme «fort» de Mzee Laurent Désiré Kabila et ses amis doivent être relâchés.

“Colonel Eddy Kapend et ses compagnons sont innocents, mais ont passé 20 ans en prison après un procès bidon. Ils méritent d’être libérés au nom de la réconciliation nationale”, a dit Noël Tshiani sur son compte twitter.

Signalons que le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo avait diminué la lourde peine d’Eddy Kapend qui a été arrêté quelques jours après l’enterrement de Mzee Laurent Désiré Kabila qui fut assassiné le 16 janvier 2001.

JM-HEAVEN

La RDC annonce la reprise de la production des passeports ce lundi 06 juillet

Le gouvernement de la République démocratique du Congo, annonce par le biais du ministère des affaires étrangères, la reprise ce lundi 06 juillet, de la production des passeports après la suspension de l’opération le 16 juin dernier.

Dans un communiqué publié le 2 juillet dernier, la ministre d’État en charge des affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza avait signalé cette impression et livraison des passeports ordinaires
concernent avant tout, les requérants qui ont été déjà capturés avant la suspension de la dite opération.

A en croire Marie Tumba Nzeza, ses services s’activent afin d’obtenir la réduction du prix du passeport comme indiqué précédemment. Ainsi, les banques, et autres points de vente des passeports ordinaires, y compris les ambassades sont appelés à suspendre la vente des formulaires des passeports jusqu’à nouvel ordre.

Jonsard Mikanda

DJ Abdoul sort de son silence après kobima na Prison de Makala

Le DJ congolais Abdoul sort de son silence après kobima na Prison de Makala. Atangi kombo ya musicien oyo a truquaki ye ?

Bas-Uele : afflux massif des Mbororo à Poko

La population du Territoire de Poko dans la province du Bas-Uélé, s’inquiète de l’afflux des éleveurs étrangers appelés Mbororos depuis trois jours dans leur entité. Ils sont signalés notamment dans les collectivités Abarambo et Mabanga après avoir été chassés du territoire voisin de Niangara.

Selon Simon Tutu, membre de la communauté locale de Poko, leur présence pose un problème sérieux de cohabitation entre les éleveurs et les agriculteurs.

« Ils deviennent même plus nombreux que la population locale donc c’est vraiment très inquiétant et c’est ce qui fait qu’ils sont à tout moment en conflit avec la population qui est composée des agriculteurs. Ils sont en train de vouloir dominer la population, ils empêchent la population d’entrer dans la forêt, d’exploiter les ressources naturelles, ils deviennent maitres de la forêt, c’est ainsi que la cohabitation devient dure », rapporte Simon Tutu.

Mais ce qui inquiète le plus, c’est la probabilité de l’importation du coronavirus puisque ces éleveurs viennent d’une entité voisine à celle de Watsa déjà affectée par cette pandémie.

Il demande aux autorités provinciales du Bas-Uélé de prendre ce problème au sérieux afin de protéger la population.

« Mais ce qui fait encore craindre d’avantage ce qu’ils viennent du Haut-Uélé qui est une province déjà atteinte par le coronavirus et le territoire de Niangara est voisin du territoire de Watsa dont le coronavirus est déclaré. Tous ces mouvements massifs, la population craint que cette maladie mette la population dans une situation catastrophique. C’est ainsi que nous demandons à nos autorités de Buta de ne pas prendre cette situation à la légère et vraiment de réfléchir pour trouver une solution assez efficace pour que ces gens quittent le territoire et qu’ils laissent la population vivre en paix. »

Radio Okapi

Kamerhe : la défense continue à crier au complot !

Un complot. Le mot revient sur toutes les bouches après la condamnation de Kamerhe au maximum des peines par le Tribunal de Grande Instance de la Gombe dans le cadre du procès 100 jours. Mais, quand on essaie de gratter juste un peu, la machination politique transparaît clairement’’, affirme un des Conseils de VK.

La preuve, dit-il, ‘’Le jour de la libération de Me Tunda ya Kasende’’, juste après son interpellation par la justice pour avoir transmis, sans l’aval de sa hiérarchie, les propositions des lois Minaku-Sakata à Mme la Présidente du Bureau de l’Assemblée nationale, quelques cadres du PPRD se sont dévoilés. Ce qui confirme d’une justice aux ordres car, le Secrétaire permanent du PPRD, Ramazani Shadary, a été trop tranchant : “Nous soutenons l’Etat de droit.

Le mérite de l’amélioration de la justice en cours dans le pays revient à Tunda ya Kasende du Front Commun pour le Congo”. Et de cracher le morceau : c’est le VPM qui a instruit le parquet à enquêter sur l’affaire de détournement des deniers publics qui a abouti au procès 100 jours à l’issue duquel Vital Kamerhe, Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat, a été condamné à 20 ans des travaux forcés’’.

Pour la défense de VK, le plan anti-Kamerhe mûri de longue date, saute aux yeux. Le meilleur élu de la République aux législatives nationales, pense cet avocat, a été victime d’une cabale montée par des officines politiques pour le clouer. ‘‘Le Dircab de Fatshi a trop gêné. Même Kikaya sur son blog a chargé de tous les maux le leader de l’UNC quand il s’est étalé sur le procès 100 jours’’, se persuade-t-il.

A lui d’ajouter, ‘‘lors du procès 100 jours, Kamerhe ne cessait de rappeler que l’attaque était dirigée contre le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi et non contre sa personne. Aujourd’hui, les faits lui donnent raison. Les déclarations de Shadary démontrent que l’élimination politique de Kamerhe a été savamment boutiquée. A Félix Tshisekedi, d’ouvrir l’œil et le bon et de tirer les conséquences’’.

L’interlocuteur de La Prospérité ne s’arrête pas là. ‘‘Même l’arrogance affichée par le Vice-premier Ministre de la Justice, Tunda Kasende, quand il se targue d’un bilan positif après une année passée à la tête du Ministère. Ses propos confirment la thèse d’une justice orientée. Le garde des Sceaux affirme avoir instruit le parquet pour enquêter sur le dossier 100 jours. Le succès du procès 100 jours qui a abouti à la condamnation de Kamerhe lui revient de droit.

Drôle de manière de revendiquer les dividendes politiques sur un dossier qui a fragilisé le chef de l’Etat en écartant son plus proche collaborateur’’, poursuit-il. Et de renchérir : ‘‘Les instructions ont été données d’arrêter même un Dircab qui n’a jamais été, selon ses avocats, impliqué. Pire que tout, Tunda ya Kasende pour montrer qu’il est immunisé, il a dit avoir recouru à “Yemeyi (lui-même en personne, ndlr) pour s’assurer qu’aucune poursuite ne sera engagée contre lui, avant qu’il réponde à la convocation du Procureur Général.

Et ce citer les propos du Ministre de la Justice : ”Il m’a dit qu’il ne faut pas avoir peur de quoi que ce soit. C’est pourquoi, malgré qu’ils avaient déjà encerclé la parcelle, Yemeyi (lui-même) m’avait dit n’ait pas peur”. Propos que le Grade des Sceaux avaient tenu au sortir de plusieurs heures d’audition au Cabinet du Procureur Général près la Cour de cassation.

Selon plusieurs observateurs qui ont scruté à la loupe cette appellation, “Yemeyi” désigne le Sénateur à vie Joseph Kabila, le patron du FCC.

‘‘Ainsi, la thèse d’une justice à double vitesse se confirme. Quand il s’agit des proches du chef de l’Etat, ses alliés politiques, on les arrête. Le cas Kamerhe, Mukuna ou Kabund en sont des parfaites illustrations. Mais, pour la famille politique de Joseph Kabila, le traitement est tout autre malgré la clameur publique. Tunda libéré après le faux en écriture, Sayiba de l’Ogefrem défie la justice sans que la force de loi s’applique. Comme qui dirait, aux uns, c’est le bâton et aux autres, c’est la carotte. Félix Tshisekedi doit s’assumer pour sauver son pouvoir de cette emprise d’un partenaire qui le ronge de l’intérieur’’, conclu cet Avocat de Vital Kamerhe.

La Prosperite

B-one Music – Bercy Muana face à Papy Mboma

B-one Music – Bercy Muana face à Papy Mboma : Na longwe epa ya Héritier Watanabe te mais bakomi kobengana ngai.

CENI : L’AFDC-A/Bahati dénonce et rejette la désignation « non consensuelle et précipitée » de Ronsard Malonda

Le regroupement politique AFDC-A, branche fidèle au sénateur Modeste Bahati Lukwebo, dénonce et rejette la désignation de Ronsard Malonda comme candidat des confessions religieuses à la présidence de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

Dans une déclaration dimanche, cette plateforme politique qualifie cette désignation de non consensuelle et précipitée, et dit redouter l’expérience de 2018 où, lors des élections, elle a été victime d’une « tricherie et du vol de sa victoire dans plusieurs circonscriptions par le tripatouillage à la centrale électorale ».

« Redoutant cette expérience malheureuse de la confiscation de la volonté de notre peuple, l’AFDC-A dénonce et rejette la désignation non consensuelle et précipitée de Monsieur Ronsard Malonda, candidat des confessions religieuses minoritaires, à la présidence de la CENI en complicité avec le bureau de l’Assemblée nationale, en violation une fois de plus de la chambre basse du Parlement », lit-on dans ladite déclaration signée par Modeste Bahati, autorité morale de l’AFDC-A.

Par ailleurs, ce regroupement politique exige l’examen du rapport de trois dernières séquences électorales (2006, 2011 et 2018, ndlr), ainsi qu’un audit indépendant par une commission spéciale composée de délégués de la société civile, observateurs nationaux et de la dépense publique, de l’Inspection Générale des Finances, délégués des Nations-Unies, suivies des réformes juridiques, organisationnelles et fonctionnelles de la CENI. Ce, insiste-t-il, avant la désignation de nouveaux animateurs de cette institution d’appui à la démocratie.

« À toute fin utile, aucun ancien membre de la CENI ne devra faire partie de la nouvelle équipe tant au niveau national que provincial. À quoi bon d’organiser les élections si les élus seront remplacés par des personnes nommées ? C’est tout simplement un coup d’État et une confiscation de la souveraineté du peuple », souligne-t-il.

S’agissant des lois Minaku-Sakata, l’ADFC-A rejette catégoriquement ces propositions de lois et instruit se députés nationaux et sénateurs à « ne participer à aucune réunion relative à l’examen desdites propositions qui visent à vider de sa substance le pouvoir judiciaire et à protéger des criminels économiques et violeurs des droits humains ».

Autre sujet évoqué par l’AFDC-A, c’est la situation sécuritaire du pays. Pour elle, les « querelles au sommet de l’État, particulièrement entre Front Commun pour le Congo (FCC) et Cap pour le Changement (CACH) empêchent le gouvernement d’assumer ses charges en matière de sécurité et de protection des frontières nationales ».

D’où, la plateforme de Bahati Lukwebo appelle les institutions du pays à prendre leurs responsabilités en vue de « garantir la paix, la sécurité et l’État de droit pour attirer les investisseurs, booster la croissance économique et combattre la pauvreté du peuple ».

Pour rappel, l’Assemblée nationale a entériné Ronsard Malonda comme nouveau président de la CENI jeudi dernier. Ce, malgré que sa candidature n’ait pas fait l’unanimité au sein de la plateforme des confessions religieuses.

Quant aux propositions de lois des députés nationaux Aubin Minaku et Garry Sakata, leur examen à la chambre basse du Parlement a été renvoyé à la session de septembre prochain.

Prince Mayiro

Covid-19 : 21 nouveaux contaminés et 42 guéris confirmés en RDC

Le comité multisectoriel de lutte contre la pandémie de coronavirus en RDC a enregistré dimanche 21 nouveaux cas positifs et 42 personnes déclarées guéries ont effectivement quitté l’hôpital. La bonne nouvelle est qu’aucun cas de décès n’est enregistré durant trois jours consécutifs.

Depuis le début de l’épidémie déclarée le 10 mars 2020, le cumul des cas est de 7.432, dont 7.431 cas confirmés et 1 cas probable. Au total, il y a eu 182 décès (181 cas confirmés et 1 cas probable) et 3.226 personnes guéries.

Les 14 provinces touchées sont : Kinshasa (épicentre) 6.505 cas ; Kongo Central 329 cas ; Haut-Katanga 237 cas ; Sud-Kivu 145 cas ; Nord-Kivu 137 cas ; Lualaba 41 cas ; Tshopo 12 cas ; Haut-Uélé 11 cas ; Kwilu 4 cas ; Ituri 3 cas ; Sud-Ubangi 3 cas ; Equateur 2 cas ; Haut-Lomami 1 cas ; Kwango 1 cas.

Actualite.cd

Martin Fayulu face à la presse à Washington DC

Etats Unis : Le candidat à l’élection présidentielle 2018, Martin Fayulu face à la presse à Washington DC.

Ferre Gola parle de sa relation avec les musiciens congolais

Sektion Musik: L’artiste musicien Ferre Gola face à Willy Kayembe parle de sa relation avec les musiciens congolais.

Sénat : une plénière ce lundi pour examiner le projet de loi portant prorogation de l’état d’urgence sanitaire

Le bureau exécutif du Sénat a convoqué une plénière ce lundi 6 juillet. Seuls deux points sont inscrits à l’ordre du jour.

Selon le rapporteur de l’institution, Kamumba Lucinda, il s’agit du vote du projet de loi portant prorogation de l’état d’urgence sanitaire et l’examen des modalités de programmation des vacances parlementaires.

A l’Assemblée nationale, la plénière initialement prévue ce samedi 4 juillet a également été renvoyée pour ce lundi 6 juillet. Dans l’ordre du jour, il sera également question d’examen du projet de loi portant prorogation de l’état d’urgence sanitaire au pays pour la sixième fois consécutive.

Actualite.cd

Entérinement de Ronsard: Jean-Claude Muyambo lance un appel de mobilisation ce jeudi 9 juillet

Le Président national du parti Solidarité Congolaise pour la Démocratie et le Développement (SCODE), Jean-Claude Muyambo a dans un communiqué signé ce samedi 4 juillet, lancé un appel de mobilisation massive pour la marche pacifique de protestation initiée par toutes les forces vives politiques et la société civile contre l’entérinement de Ronsard Malonda comme président de la CENI, ce jeudi 09 juillet 2020 à Lubumbashi.

“Il est porté à la connaissance de tous les cadres, membres et militants réunis au sein de notre cher Parti, Solidarité Congolaise pour la Démocratie et le Développement (SCODE) que son Président, le Bâtonnier Jean-Claude MUYAMBO KYASSA, lance un appel de mobilisation massive pour la marche pacifique de protestation initiée par toutes les forces vives politiques et la Société Civile contre l’entérinement illégitime et illégal de Ronsard MALONDA comme successeur de Corneille NANGA’A à la tête de la CENI, ce jeudi 9 juillet 2020″, indique ce communiqué.

Et de préciser : « Car, il s’annonce les préludes d’une répétition du phénomène « député nommé » et « majorité artificielle »! ».

Par ailleurs, le Président de la SCODE tient à rappeler que c’est maintenant ou jamais qu’il faut faire barrage à la tricherie électorale dans des «officines obscures» du FCC pour rendre les élections chaotiques et bâclées afin d’imposer les élus «illégitimes pour prendre les institutions en otage.

Dans ce communiqué rédigé par le porte parole de la SCODE Dachris Mupwela, le Bâtonnier souligne que seules les élections libres, transparentes et démocratiques avec une CENI non inféodée aux ordres de l’Autorité Morale du FCC constituent l’unique voix à même de délivrer notre cher pays du joug de la crise de légitimité qui sévit depuis septembre 1960.

“Alors, à tous les congolais, soyons de manière non violente tous à la rue pour faire halte à cette injustice et sauver l’avenir de nos enfants et ce, dans le respect strict des gestes barrières !”, lit-on.

Daniel kambowa bukasa
L’interview

Masolo Na Député : Ronsard Malonda, FCC, Kabila awangani ?

Masolo Na Député du 05 juillet 2020 avec Honorable Eliezer : Ronsard Malonda, FCC, Kabila awangani ?

Belgique: Inauguration de la rue Lumumba à Charleroi

La rue Patrice Lumumba, dans le quartier de Charleroi Nord a été inaugurée, jeudi en fin d’après-midi, en présence de différents responsables d’associations et du bourgmestre Carolo Paul Magnette, rapporte Belga.

À cette occasion, les nouvelles plaques de la rue ont été dévoilées.

La décision de rebaptiser cette rue Carolo du nom de l’ancien Premier ministre congolais date de décembre 2017. Elle avait été la première décision du genre en Belgique.

Jeudi après-midi, la représentante du Collectif Mémorial et Lutte contre les discriminations a affirmé que cette rue devait faire la fierté de tous les Afro-descendants.

Le représentant de l’ASBL Europe Belgium Diversity a, pour sa part, indiqué qu’il avait d’autres demandes à adresser à la Ville de Charleroi, à commencer par une cartographie du patrimoine colonial Carolo.

Il sied de rappeler qu’à l’occasion du 60e anniversaire de l’indépendance de la RDC, le Roi Philippe de Belgique avait déclaré: À l’époque de l’État indépendant du Congo, des actes de violence et de cruauté ont été commis qui pèsent encore sur notre mémoire collective. La période coloniale qui a suivi a également causé des souffrances et des humiliations. Je tiens à exprimer mes plus profonds regrets pour ces blessures du passé.

Thierry Mfundu
Politico

Présidentielle de 2018 : « Moi, j’ai pardonné. Je ne vais pas rester dans le passé, je suis dans l’avenir », (Martin Fayulu)

Martin Fayulu Madidi a déclaré avoir déjà accordé son pardon par rapport à tout ce qui s’est passé lors de la présidentielle du 30 décembre 2018 en République Démocratique du Congo.

Déclaration faite par le président de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECIDé) lors d’un entretien avec la presse le samedi 4 juillet 2020 depuis l’étranger où il séjourne.

« Un chrétien a deux valeurs, deux seulement : la première c’est l’amour et la deuxième c’est le pardon. Moi j’ai pardonné, maintenant je ne vais pas rester dans le passé, je suis dans l’avenir. Que faire dans l’avenir? La proposition est sur la table », a dit Martin Fayulu.

Cependant, ce membre du présidium de la coalition LAMUKA précise que le problème réside au niveau de ceux qui ne veulent pas reconnaître qu’ils ont volé [tripatouiller les résultats des élections ndlr].

« Ceux qui ne pardonnent pas, c’est ceux qui ne veulent pas reconnaître qu’ils ont volé. C’est ça le problème, parce que vous dites pardonner mais ceux qui ont volé, ceux qui ont fauté doivent reconnaître aussi qu’ils ont tord et ils doivent se repentir », a martelé Martin Fayulu.

Depuis l’annonce des résultats provisoires puis définitifs de la présidentielle de décembre 2018, Martin Fayulu Madidi qui était soutenu par la coalition LAMUKA, ne reconnaît pas la victoire de l’actuel chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Le président de l’ECIDé n’a cessé de revendiquer sa victoire. Cependant, en 2019 Martin Fayulu a proposé un plan de sortie de crise qui préconisait notamment la mise en place d’un Haut Conseil National des Réformes Institutionnelles (HCNRI) chargé des réformes urgentes de la CENI, la Cour Constitutionnelle, la sécurité, la Défense et les droits humains.

Martin Fayulu Madidi avait également proposé une transition de 18 mois au cours de laquelle le Front Commun pour le Congo de Joseph Kabila et le Cap pour le Changement de Félix Tshisekedi dirigeraient le pays et la coalition LAMUKA piloterait le HCNRI.

Interrogé par la presse à ce sujet en juillet 2019 lors d’un séjour à Bunia dans la province de l’Ituri, le président de la République Félix Tshisekedi avait déclaré ne pas voir l’utilité du HCNRI.

« Nous sommes en démocratie, il a le droit de proposer des choses, mais nous avons aussi le droit de les accepter ou des les refuser. Ici, moi je n’en vois pas la peine d’autant plus qu’on n’en a même pas discuté avec lui. Il fait une proposition, elle est peut être intéressante certes, mais je n’en vois pas l’utilité », avait déclaré le chef de l’État.

En outre, Félix Tshisekedi avait demandé à Martin Fayulu de faire cette proposition au parlement. « Monsieur Fayulu est un élu du peuple. En allant au parlement, il peut amener ce genre de chose », avait renchéri le président de la République.

Restant dans sa logique, Martin Fayulu Madidi a présenté en février de cette année sa proposition de sortie de crise à la première ministre belge Sophie Wilmès qui était en séjour à Kinshasa, ainsi qu’à Peter Pham, l’envoyé spécial des États-Unis d’Amérique pour la région des Grands Lacs.

Jephté Kitsita