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Fally Ipupa : Voici les signes qui symbolisent les warriors

L’artiste musicien Fally Ipupa The King : Voici les signes qui symbolisent les warriors.

RDC : Après les 360 millions $, le gouvernement se prépare à obtenir un autre appui budgétaire de 200 millions $ de la Banque mondiale

Le gouvernement de la République se prépare à obtenir un appui budgétaire de 200 millions de dollars américains de la Banque mondiale pour la République Démocratique du Congo.

Ce lundi 6 juillet 2020, à Kinshasa, le premier ministre, le gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), le ministre du budget, ainsi que celui des finances ont évalué le niveau d’exécution des actions préalables au décaissement de ce fonds.

Au sortir de la réunion, Jean-Baudouin Mayo Mambeke a fait savoir que le chef du gouvernement leur a donné des orientations pour faire avancer les actions qui n’ont pas été totalement exécutées, en vue d’obtenir cet appui financier.

« Il y a des actions préalables à exécuter, le premier ministre nous a réuni donc pour évaluer le niveau de ces actions préalables, chacun de nous a pris note pour faire avancer les actions qui n’ont pas encore été totalement exécutés, pouvoir présenter la note au Conseil des ministres le vendredi pour son adoption. Il faut dire que beaucoup de choses l’ont été quand-même, c’était un problème d’informations, ça sera fait, nous allons donner l’information à la Banque centrale en ce qui la concerne. Le ministère des finances et nous-mêmes à la Banque mondiale pour que finalement cet appui budgétaire soit débloqué et mis à la disposition de la RDC », a dit Jean-Baudouin Mayo à la presse.

Dans ce contexte de crise sanitaire due à la Covid-19, le gouvernement a dû recourir au correctif budgétaire, faute des moyens découlant de la faible mobilisation des recettes, pour exécuter les actions prioritaires.

Ce fonds de la Banque mondiale lui permettra de financer un certain nombre d’actions visant à non seulement mettre en œuvre le plan national de lutte contre la Covid-19 chiffré à 135 millions $ mais aussi relancer l’économie nationale. À cela s’ajoute, le programme multisectoriel d’urgence d’atténuation des impacts de la Covid-19 en RDC lancé par le chef de l’État Félix Tshisekedi, le 18 juin dernier, et évalué à près de 2 milliards $.

Le Fonds Monétaire International (FMI) était la première institution financière à décaisser la somme de 360 millions $ au titre d’appui budgétaire au gouvernement, le 22 avril 2020.

Après la banque mondiale, le gouvernement espère un autre appui budgétaire de la Banque Africaine de Développement (BAD).

Prince Mayiro

Félix Tshisekedi a promulgué la loi portant autorisation de la prorogation de l’état d’urgence

Félix Tshisekedi a promulgué mardi la loi portant autorisation de la prorogation de l’état d’urgence sanitaire. Cette nouvelle prorogation entre en vigueur à partir du 7 juillet pour 15 jours. Avant d’être adoptée, elle a fait l’objet des débats intenses dans les deux chambres du parlement. A l’assemblée nationale, par exemple, les députés s’étaient finalement mis d’accord et avaient levé l’option d’exiger au gouvernement d’apporter à l’Assemblée nationale des mesures d’application de cet état d’urgence tenant compte des difficultés conjoncturelles auxquelles la population fait face.

C’est Bernard Takahishe Ngumbi, vice-Ministre de la Justice, qui avait présenté le projet de loi portant autorisation de la sixième prorogation de l’état d’urgence sanitaire.

 » Le virus continue à circuler dans notre pays. Le pic annoncé n’est pas encore atteint. Il est important pour nous, à la suite de la récente réunion du conseil des ministres de solliciter auprès de votre chambre, une nouvelle prorogation de l’état d’urgence sanitaire pour 15 nouveaux jours », avait dit le vice-ministre de la justice.

Dans son rapport de mi-juin, António Guterres, secrétaire général de l’ONU, avait exhorté « les forces politiques du pays luttent ensemble contre le virus, en mettant de côté les intérêts partisans et les ambitions individuelles pour le bien du peuple congolais ».

« La pandémie de COVID-19 constitue un nouveau défi historique pour la République démocratique du Congo. Je félicite le Gouvernement congolais d’avoir pris des mesures rapides et décisives pour limiter la propagation du virus. Comme ailleurs, la pandémie a eu un impact socioéconomique important, ce qui a encore plus compromis les efforts visant à résoudre les problèmes d’ordre politique et humanitaire et les problèmes de développement auxquels le pays fait face », avait-il dit.

Depuis le début de l’épidémie déclarée le 10 mars 2020, le cumul des cas est de 7.432, dont 7.431 cas confirmés et 1 cas probable. Au total, il y a eu 182 décès (181 cas confirmés et 1 cas probable) et 3.226 personnes guéries.

Actualite.cd

État de droit: Voici ceux qui vont tomber! La panique est totale

Critik Info du 06 juillet 2020 avec Christian Bosembe – État de droit: Voici ceux qui vont tomber! La panique est totale.

Les querelles entre FCC et CACH empêchent le gouvernement d’assumer ses charges en matière de sécurité et de protection des frontières (AFDC-A/Bahati)

Dans un communiqué du dimanche 05 juillet parvenu à Actu-30.info, le regroupement politique AFDC-A, aile fidèle au sénateur Modeste Bahati Lukwebo, dit constater que les querelles entre le Front Commun pour le Congo (FCC) et le Cap pour le Changement (CACH) empêchent au gouvernement de la République d’assumer ses charges de protéger les frontières nationales et de sécuriser les populations.

“L’AFDC-A constate que les querelles au sommet de l’État, particulièrement entre le FCC et le CACH empêchent le gouvernement d’assumer ses charges en matière de sécurité et de protection de nos frontières dans un bon nombres de provinces notamment dans le Haut-Katanga, Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Haut-Uele, Bas-Uélé, Kongo-Central, Sud- Ubangi, Nord-Ubangi, Kwango et le Tanganyika”, lit-on dans le communiqué.

En outre, cette plateforme politique fustige l’impunité dont les auteurs des actes de défiance contre les autorités du pays jouissent.

“Des phénomènes genre sécession, balkanisation, auto-determination réapparaissent dont les auteurs ne se cachent pas et ne sont pas inquiétés, des individus profèrent des menaces à l’égard des institutions sans que personne ne les interpelle”, declare l’AFDC-A/Bahati.

Par conséquent, elle invite toutes les institutions de la République, avec en tête le président de la République garant du bon fonctionnement des institutions, à assumer ses responsabilités en vue de garantir la paix, la sécurité et l’État de droit.

Quant au dossier relatif à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), il dénonce et rejette la désignation “non consensuelle et précipitée” de Ronsard Malonda par l’Assemblée nationale.

De ce fait, le regroupement politique AFDC-A appelle tous ses militants à participer à toutes les marches pacifiques visant à défendre la paix, la démocratie, la bonne gouvernance, l’État de droit et les élections transparentes en RDC.

Emery Yakamua
Actu 30

Succession de Nangaa à la CENI : le Président du CNSA a rencontré le Cardinal Ambongo

Le Président du Conseil National de Suivi de l’Accord de la Saint-Sylvestre (CNSA), Joseph Olengakoy, a rencontré ce lundi 6 juillet la cardinal Fridolin Ambongo Besungu pour un échange autour de la situation qui prévaut depuis l’entérinement, par l’Assemblée nationale, de Ronsard Malonda comme président de la commission électorale nationale indépendante (CENI).

À l’issue de cette rencontre, Joseph Olenghankoy a affirmé avoir eu un échange franc avec le cardinal et promis de poursuivre sa ronde auprès des responsables des autres confessions religieuses.

« Nous sommes venus rencontrer l’un de plus pasteurs de notre pays, le cardinal Fridolin Ambongo. Tout ce que nous pouvons dire à ce stade, c’est qu’on a eu un échange franc. Le souci de tout le monde est de voir ce pays avancer. Nous continuons notre parcours pour rencontrer d’autres responsables en vue de débloquer cette situation », a déclaré Joseph Olenghankoy.

Le 2 juillet dernier, la plénière de l’Assemblée nationale entérinait la désignation de Ronsard Malonda comme Président de la CENI sur base d’un procès verbal déposé par 6 confessions religieuses sur les 8 qui composent la commission d’intégrité et médiation électorale (CIME).

L’Eglise du Christ au Congo (ECC) et la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) sont toujours opposées à la candidature de Ronsard Malonda Ngimbi, actuel Secrétaire Exécutif National de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

« Avoir ce Monsieur que je respecte par ailleurs et dont je reconnais le professionnalisme, la technicité, l’avoir à la tête de la CENI, c’est la continuité de l’ancienne CENI. Est-ce que les congolais accepteraient cela? L’enjeu est de taille. Il s’agit de redonner confiance au peuple congolais au système électoral. Si on doit aller aux élections avec la CENI Nangaa bis, il y a aura peu de congolais qui se mettront debout pour aller voter », déclarait Donatien Nshole Babula, secrétaire général de la CENCO.

Actualite.cd

Critik Info: Faut-il vraiment dissoudre l’ass. Nat? Mabunda énerve la République

Critik Info du 06 juillet 2020 avec Christian Bosembe: Faut-il vraiment dissoudre l’assemblée Nationale? Jeanine Mabunda énerve la République.

Entérinement de Malonda : Le CLC et ses partenaires seront dans la rue le 19 juillet pour exiger la dissolution de l’Assemblée nationale

Le Comité Laïc de Coordination, (CLC) et ses partenaires dont la LUCHA, FILIMBI, Les Congolais Debout et ACAJ seront dans la rue le 19 juillet prochain pour exiger la dissolution de l’Assemblée nationale.

Cette structure proche de l’église catholique accuse la chambre basse du Parlement de vouloir prolonger dans la durée, via l’entérinement de la candidature de Ronsard Malonda, la politisation et l’instrumentalisation de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

« Ce dimanche 19 juillet 2020, soyons engagés, déterminés et solidaires. Participons massivement à une grande marche pacifique de protestation à Kinshasa et dans d’autres villes du pays, pour exiger haut et fort la dissolution de la présente assemblée nationale qui a administré la preuve de sa parfaite inutilité et de son évidente nocivité », lit-on dans un appel lancé par le CLC ce lundi 6 juillet 2020 signé notamment par Isidore Ndaywel.

Pour rappel, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), le parti dirigé par Jean-Marc Kabund, sera également dans la rue ce 9 juillet pour protester contre l’entérinement de Ronsard Malonda par l’Assemblée nationale comme président de la CENI.

Jephté Kitsita

Tokomi Wapi : Ceni, Marche, UDPS, Franck Diongo alobi…

Tokomi Wapi du 06 juillet 2020 : Ceni, Marche, UDPS, Franck Diongo enfin réagit.

Covid-19 en RDC : les agents de la riposte sont effectivement entrés en grève, ils brûlent des pneus devant leur QG

Les agents de l’équipe de riposte contre la pandémie de coronavirus sont effectivement entrés en grève ce lundi 6 juillet à Kinshasa car impayés depuis trois mois. Ce matin, ils manifestent devant le QG de la riposte situé à l’INPES (Institut National de prévention et d’éducation pour la Santé) sur le boulevard Triomphal. Ils brûlent des pneus.

La grève concerne tout le personnel de l’équipe de la riposte qui dépend du comité multisectoriel. Les grévistes ont rédigé un mémo qu’ils vont déposer à la Présidence.

Actualite.cd

Gabriel Mokia dénonce l’amateurisme des religieux en politique et les manigances du FCC

Le candidat malheureux à l’élection présidentielle 2018, Gabriel Mokia dénonce l’amateurisme des religieux en politique et les manigances du Front commun pour le Congo (FCC).

Portugal : Chancel Mbemba et le FC Porto s’amusent face à Belenenses

Véritable balade de santé pour Chancel Mbemba et le FC Porto. En forme étincelante (3 victoires, 1 nul et 1 défaite) lors de ses cinq derniers matchs, le FC Porto recevait à domicile Belenenses (14e) pour le compte de la 30e journée en Liga NOS. Au terme d’une démonstration collective, Mbemba et les siens l’ont emporté haut la main par un score sans appel de 5 buts à 0.

Solide en défense aux côtés de Pépé, le défenseur international congolais a tenu la baraque et un cleen-sheet. Un cinquième match de suite sans prendre de but ! Pour sa 22 e titularisation de la saison, Chancel Mbemba a encore assuré. Cette victoire permet à Porto (1e, 73 points de reprendre son avance sur Benfica (2e, 67 points), et de s’approcher de plus en plus du titre à quatre journées de la fin du championnat.

Footrdc

CENI- Controverse sur le choix de Ronsard Malonda : le CNSA entame des consultations avec les parties prenantes

Le Conseil national de suivi de l’accord (CNSA) entame cette semaine des consultations avec toutes les parties prenantes impliquées dans les questions sur les choix des prochains animateurs de la commission électorale nationale indépendante (CENI). Cette initiative fait suite à la controverse observée après la validation de Ronsard Malonda comme prochain Président de la CENI par l’assemblée nationale

Cette semaine, en RDC, s’annonce très mouvementée. Plusieurs manifestations sont prévues à Kinshasa contre le choix de Ronsard Malonda par les organismes de la société civile et certains partis politiques. L’UDPS, parti présidentiel, projette ce Jeudi une marche pacifique.

Pour le PPRD, parti de l’ancien Président Joseph Kabila, accusé pourtant d’être derrière les manœuvres visant à contrôler la centrale électorale, l’initiative de marche telle planifiée est une inopportune. « Nous continuons à faire confiance à l’UDPS. On n’a pas d’interférence de ce qui a été fait de manière démocratique. Nous sommes toujours dans logique de la coalition », a souligné Serge Kadima, Président de la ligue des jeunes du PPRD.

Il sied de souligner que deux autres confessions religieuses, à savoir les Musulmans ainsi que les Kimbanguistes ont désapprouvé le choix de Ronsard Malonda. Ceci ramène à quatre le nombre de confessions religieuses qui s’opposent à ce choix. Les catholiques et les protestants ont été les premiers a dénoncé.

Grevisse Tekilazaya

Message fort du prophète Ngefa à Denis Lessie, Pascal Mukuna et autres

Prophète Ngefa aux pasteurs congolais : Sony Kafuta, Pasteur Ngalasi, Denis Lessie, Pascal Mukuna et Sikatenda, moko ya Nzambe parmi bango azali te.

RDC: onze morts, dont des militaires et des policiers, dans une embuscade en Ituri

Onze personnes, dont des notables, des militaires et des policiers, ont été tuées samedi dans une embuscade attribuée à une milice locale en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris dimanche de source officielle. L’embuscade a été attribuée aux miliciens de la secte ethnico-mystique Coopérative pour le développement du Congo (Codeco), déjà accusée de massacres de civils dans cette région.

Deux véhicules sont tombés dans une « embuscade » entre le chef-lieu provincial, Bunia, et l’épicentre des violences, Djugu, à quelque 50 km vers le nord, a indiqué l’Administrateur du territoire de Djugu, Adel Alingi Mokuba.

« Le bilan est de onze morts, dont l’Administrateur du territoire adjoint en charge de l’Économie et finances, trois policiers et quatre militaires », a-t-il détaillé auprès de l’AFP.

Le convoi transportait « un ex-député provincial, un comptable, des policiers, des civils qui ont été sauvagement massacrés », a condamné le gouverneur de l’Ituri Jean Bamanisa dans un message vidéo.

Le gouverneur a demandé à la population de « continuer à faire confiance à l’État congolais » dans la lutte contre les tueurs, qu’il a mis en garde: « L’armée est là, l’armée n’a pas baissé les bras ».

Vendredi, l’armée congolaise avait indiqué avoir tué sept combattants de la Codeco, qui prétend défendre les intérêts d’une communauté de l’Ituri, les Lendu (agriculteurs), en ciblant essentiellement une autre communauté, les Hema (éleveurs et commerçants).

Plus de 1.000 personnes, principalement des civils, ont été massacrées depuis la reprise des violences en Ituri en décembre 2017, dont 375 depuis mars de cette année, selon l’ONU. Des tueries régulièrement attribuées à la Codeco.

Ces tueries « pourraient constituer des crimes relevant de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) », a prévenu le 4 juin la procureure de la CPI, Fatou Bensouda.

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme a accusé en juin la Codeco de poursuivre « une stratégie de massacres de résidents locaux, principalement Hema, mais aussi Alur, depuis 2017 », afin de contrôler les ressources naturelles dans cette région aurifère.

Un conflit entre les milices des deux communautés Lendu et Hema, instrumentalisé par l’Ouganda voisin, avait fait des dizaines de milliers de morts entre 1999 et 2003.

Les violences ont repris pour des motifs obscurs fin 2017, sans cette fois que l’Ouganda semble y jouer un rôle. Les Hema n’ont pas reconstitué de milices, s’en remettant à l’autorité de l’État.

Juste avant l’attaque de samedi, une délégation d’anciens chefs de guerre du conflit de 1999-2003 était arrivée en Ituri pour tenter d’oeuvrer pour la paix à la demande du président Félix Tshisekedi. P armi eux figure Mathieu Ngudjolo, poursuivi puis acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) en 2015, a indiqué le gouverneur à l’AFP. Le nom de Germain Katanga, libéré en mars après avoir été condamné par la CPI, est également cité par des médias locaux.

Condamnant les attaques des milices en Ituri et dans le Nord-Kivu voisin, l’ambassadeur de l’Union européenne en RDC, Jean-Marc Châtaigner, a appelé sur Twitter à « soutenir les efforts » de l’armée congolaise et de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) « pour les empêcher de nuire ».

La libre Afrique

Ceni: la confusion s’installe !

L’Assemblée nationale ayant déjà entériné le choix de Ronsard Malonda pour succéder à Corneille Nangaa, devrait-on privilégier le règlement politique au mépris de la procédure légale ?

Le processus de désignation de nouveaux membres du bureau de la Centrale électorale agite, voire suscite des tensions au sein de l’opinion. Des réactions consécutives à l’entérinement, le jeudi 2 juillet, par l’Assemblée nationale de Ronsard Malonda comme délégué des confessions religieuses à la tête de la CENI. Un candidat contesté par d’autres organisations de la société civile mais aussi des partis politiques qui appellent à des manifestations publiques pour faire barrage à cette désignation.

Premier à dégainer, le présidium de la plateforme des confessions religieuses représenté par l’Eglise catholique et l’Eglise du Christ au Congo. Dans une correspondance au Chef de l’Etat, Ambongo et Bokundoa lui demandent carrément de rejeter « la proposition controversée de nomination de Ronsard Malonda comme président de la CENI entérinée par l’Assemblée nationale  » et de  » convoquer les composantes afin de  » désigner les personnalités qui répondent aux critères légaux ».

Pour la Conférence épiscopale nationale du Congo, le choix de Ronsard Malonda consacre la médiocrité des élections de 2023. Les leaders de LAMUKA embouchent la même trompette, qualifiant cet entérinement d’irrégulier. L’UDPS y voit l’ombre du FCC dans ce choix et se prononce pour un rejet  » catégorique  » de cette désignation. Le parti présidentiel ne s’arrête pas là, il appelle à une marche de protestation le jeudi 9 juillet.

Des points de vue que ne partage pas le PPRD qui fait remarquer que l’Assemblée nationale n’a fait qu’entériner le choix des confessions religieuses dont 6 sur les 8 avaient voté pour Ronsard Malonda.

Pour nombre d’observateurs, l’institution que dirige Jeanine Mabunda n’a fait que respecter la procédure qui veut que dès lorsque les confessions religieuses désignent un candidat, ce dernier est présenté à l’Assemblée nationale qui entérine ce choix, puis envoie le nom au Chef de l’Etat qui l’investit. Et donc si l’on considère que Ronsard Malonda a été désigné par 6 des confessions religieuses sur les 8 et qu’il a été présenté à la Chambre, c’est dans les prérogatives de la Représentation nationale de présenter le candidat au Président de la République pour investiture. On en est là.
Mais l’autre vrai problème dans ce dossier de la présidence de la CENI qui agite l’opinion, c’est que chaque confession religieuse, surtout les deux plus grandes en terme de notoriété, a son candidat. Même sous couvert de la société civile, les autres ont aussi leur candidat. Parce que derrière ces manœuvres, se joue déjà le contrôle de la CENI pour les élections de 2023. Chacun ayant son candidat, le processus s’annonce difficile.

A cela s’ajoute la position clairement exprimée du Chef de l’Etat sur la question.

Au cours de la 38e réunion du Conseil des ministres tenue vendredi 3 juillet, le Président de la République a été informé que la procédure devant conduire à la désignation des candidats au sein de la CENI, fait actuellement l’objet de fortes contestations. En guise de solution, le Chef de l’Etat recommande aux différents acteurs intervenant de prendre en considération les revendications des uns et des autres et d’aplanir les vues avant tout avancement dans ce processus. Il y va de la crédibilité même du processus électoral qui ne doit nullement être entaché d’irrégularités.

Question : une fois que le Garant du bon fonctionnement des institutions a dit cela, que devrait-on faire ? Devrait-on revoir toute la copie, c’est-à-dire refaire le processus depuis la désignation du président de la CENI alors que l’Assemblée nationale l’a déjà entériné ? Devrait-on remettre le compteur à zéro, et générer un autre texte ou alors privilégier le règlement politique au mépris de la procédure légale ?
En un mot comme en cent, la confusion s’installe.

Didier KEBONGO
Forum des as