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RDC: Célestin Tunda ya Kasende va démissionner

Le vice-Premier ministre congolais et ministre en charge de la Justice, Célestin Tunda ya Kasende « va démissionner la semaine prochaine », apprend Politico.cd des sources exclusives. Le président Félix Tshisekedi lui a interdit d’accéder au Conseil des ministres, appelant à son départ.

Selon d’autres sources au sein du FCC, l’officialisation de cette démission interviendra à l’issue d’une rencontre stratégique entre Joseph Kabila et des cadres de sa coalition du FCC. Selon nos informations, l’ancien Chef de l’Etat devrait s’entretenir avec ses hauts cadres ce week-end à Kinshasa. Les décisions qui seront prises, explique une source, seront appliquées dès la semaine prochaine. « La question de la démission de Tunda ya Kasende y sera abordée sereinement. Il est question de privilégier la paix et la stabilité entre les institutions et les alliés, mais nous n’allons pas non plus permettre que les lois soient délibérément violées par qui que ce soit », met en garde cet élu Kabiliste.

Vendredi 03 juillet, le président Félix Tshisekedi a en effet demandé à son ministre de la Justice de se déconnecter du Conseil des ministres tenu sur vidéo conférence depuis le début de la pandémie de Covid-19 RDC. Le président congolais a fait par ailleurs fait savoir au gouvernement qu’il avait exigé la démission de Célestin Tunda auprès de Joseph Kabila, son prédécesseur et allié, à l’issue d’une réunion en tête-à-tête qu’ils ont eu la veille. « Le président honoraire Joseph Kabila n’était pas contre le principe de démission de Célestin Tunda, mais il avait demandé au Chef de l’Etat d’y aller en douceur, tout en respectant les lois et les procédures », explique de son côté ce député du PPRD, qui a requis l’anonymat.

Tshisekedi et Kabila veulent calmer les choses

Les deux coalitions au pouvoir autour de Félix Tshisekedi et Joseph Kabila traversent des vives tensions depuis plusieurs mois. Trois propositions de lois émanant des élus du FCC ont provoqué des vives protestations de CACH et de la société civile. L’UDPS, le parti de Félix Tshisekedi, a violemment manifesté dans la capitale, s’attaquant même aux domiciles des cadres du FCC. De son côté, Célestin Tunda a envoyé des avis positifs autour de ces lois et au nom du gouvernement, sans que ce dernier ne statue sur la question. Ce qui a provoqué la colère du chef de l’Etat congolais.

Le samedi 26 juin, Célestin Tunda a été brièvement interpellé à Kinshasa et interrogé par la justice avant d’être relâché. Selon des proches du président Félix Tshisekedi, ce dernier avait « promis de démission » à l’issue de sa libération. Ce qui n’a pas été fait. « Il n’est pas possible que le Chef de l’Etat continue de travailler avec un fausseur. Ce Monsieur a engagé le gouvernement de la République sans envoi l’autorisation ni l’aval. Ceci est inacceptable », explique un membre du cabinet du président Tshisekedi à Politico.cd.

Le président Félix Tshisekedi s’est entretenu jeudi en tête-à-tête avec Joseph Kabila pendant plus de deux heures à sa résidence de N’sele, dans l’Est de Kinshasa. Les deux alliés ont convenu de maintenir leur coalition, malgré les menaces du FCC d’aller en cohabitation avec le Chef de l’Etat congolais. Si le contenu de leurs échanges n’ont intégralement fuité, Félix Tshisekedi et Joseph Kabila, expliquent leurs proches respectifs, ont néanmoins convenu de la « nécessité de maintenir la coalition« . « Le président Joseph Kabila a été clair durant ses nombreuses rencontres avec le Chef de l’Etat. Il l’a mis en garde contre les extrémistes: cette Nation ne sera pas construite par les extrémistes, lui avait-il dit et nous espérons que le Chef de l’Etat ne laissera pas la nation être prise en otage par des extrémistes« , révèle un cadre du FCC.

Selon nos informations, les deux autorités ont dénoncé un « manque de rationalité » de la part des extrémistes de chaque côté. Les deux coalitions au pouvoir devraient mettre ensemble des « mécanismes » de traitement des conflits entre des membres de CACH et du FCC, alors que Félix Tshisekedi et Joseph Kabila ont également convenu « d’améliorer leur communication » dans la gestion quotidienne de la coalition. « Les deux Hautes personnalités ont réaffirmé leur engagement total pour la réussite de la coalition. Ils ont appelé chaque camp à mettre de la volonté pour la réussite de la coalition, qui est également une réussite pour la Nation. Mais le Chef de l’Etat a aussi dénoncé le manque de sincérité de nos amis du FCC », explique de son côté un proche du président Félix Tshisekedi.

Politico

Affaire Charly Balaka : Mise au point de Nana Boduga

Mise au point de Nana Boduga sur l’Affaire Charly Balaka.

Entérinement de Malonda : LAMUKA demande au peuple de s’opposer à cette « forfaiture qui tend à pérenniser un système basé sur les antivaleurs »

Dans un communiqué ce vendredi 3 juillet, la coalition LAMUKA demande au peuple congolais de s’opposer à la validation, « d’une manière malicieuse », par l’Assemblée nationale du prochain président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

Selon cette plateforme politique de l’opposition, cet entérinement a été fait alors que les « enseignements correctifs du déroulement des derniers scrutins ne sont pas, de façon consensuelle, coulés en réformes de notre système électoral ».

« LAMUKA avec toutes les organisations soucieuses du changement demandent au peuple congolais de s’opposer avec la dernière énergie à cette forfaiture qui tend à pérenniser un système basé sur des antivaleurs », lit-on dans ce communiqué commun signé par Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzito, Martin Fayulu et Moïse Katumbi.

La coalition annonce, de ce fait, la publication dans les prochains jours d’un programme d’actions pour barrer à la désignation de Ronsard Malonda comme nouveau président de la centrale électorale.

Pour rappel, l’Assemblée nationale a entériné jeudi Ronsard Malonda comme délégué des confessions religieuses à la tête de la CENI. Cependant, sa candidature ne fait pas l’unanimité au sein de la plateforme des confessions religieuses.

Pour l’église catholique et l’église protestante, par exemple, le prochain président de la centrale centrale doit être tout sauf un membre de l’équipe de Corneille Nangaa, actuel président de cette institution d’appui à la démocratie.

Prince Mayiro

La police a dispersé la marche anti-Malonda car les manifestants n’ont pas eu l’autorisation (Sylvano Kasongo)

A Kinshasa, la police a tiré ce samedi plusieurs coups de gaz lacrymogènes contre les manifestants qui s’opposent à la désignation de Ronsard Malonda comme président de la CENI. Selon le chef de la police à Kinshasa, Sylvano Kasongo, les militants n’ont pas eu l’autorisation pour organiser la manifestation.

Il estime à au moins 600 le nombre des manifestants. Il précise qu’aucun militant n’a été interpellé.

« La police a encadré la manifestation d’une façon professionnelle parce que nous sommes dans un État de droit. Nous sommes également dans un état d’urgence, les manifestants n’ont pas respecté la loi, ils n’ont pas écrit à l’autorité. Nous avons encadré la manifestation jusqu’à la première rue mais ils ont franchi la ligne rouge, ils voilaient aller au Palais du peuple. On a lancé quelques gaz lacrymogènes. Personne n’est arrêté, ceux qui discutaient avec la police ont été relâchés. Il faut chercher de solution pacifique au lieu d’aller chaque fois dans la rue. Les manifestants qui étaient là n’ont pas dépassé 600 personnes », a-t-il dit.

Les manifestants ont été dispersés et poursuivis par la police dans leur fuite. Des centaines de militants des mouvements citoyens Lucha et Filimbi ainsi que les membres du Comité laïc de coordination (CLC) n’ont pas franchi une barrière de la police pour accéder au Palais du peuple. Certains députés se sont également joints aux militants.

Actualite.cd

Fatshi ne signe pas l’ordonnance de la Ceni ? Les révélations

Critik info du 04 juillet 2020 avec Christian Bosembe : Le président Fatshi ne signe pas l’ordonnance de la Ceni ? Les révélations.

Covid-19: 277 nouvelles personnes guéries en RDC

Dans son bulletin de vendredi 03 juillet 2020, l’équipe de riposte contre la Covid-19 en RDC, rapporte que 277 nouvelles personnes ont été déclarées guéries, Ce qui porte le nombre total de guérisons à 2. 961 depuis le début de l’épidémie déclaré le 10 mars dernier.

D’après le même bulletin, 68 nouveaux cas ont été enregistrés au pays dont 45 à Kinshasa, 13 au Nord-Kivu, 5 au Lualaba, 4 au Kongo-Central et 1 en Ituri. Le cumul de cas est de 7.379. L’équipe de riposte annonce également que 3 nouveaux cas de décès ont été enregistrés.

14 provinces sont touchées par cette pandémie. Il s’agit de Kinshasa, Kongo Central, Haut-Katanga, Sud-Kivu, Nord-Kivu, Lualaba, Tshopo, Haut-Uele, Kwilu, Sud-Ubangi, Ituri, Équateur, Kwango et Haut-Lomami.

Jeancy Nsingi

Désignation Malonda : “Ne laissons pas la kabilie saboter les élections de 2023 comme elles l’ont fait en 2016”, Sindika Dokolo

Le président du mouvement citoyen le Congolais debout Sindika Dokolo hausse le ton contre la désignation de Ronsard Malonda à la tête de la centrale électorale pour l’organisation des élections en 2023.

Quant à Sindika Dokolo qui a réagi via son compte twitter, le pays paie tous les jours le prix du mauvais travail du mentor de Mr Malonda.

“Ne laissons pas la kabilie saboter les élections de 2023 comme elles l’ont fait en 2016. Nous payons tous les jours le prix du mauvais travail du mentor de Monsieur Malonda dont l’opacité coupable et partisane aura contribué à fragiliser l’État et a freiné la RDC”, a bombardé Sindika Dokolo.

Ensemble avec quelques mouvements citoyens et le comité laïc de coordination, une marche est prévue ce samedi 04 juillet à Kinshasa pour dire non à la décision de l’Assemblée nationale approuvant la désignation de Ronsard Malonda par les confessions religieuses.

JM-HEAVEN

Qui est Didi Stone Olomide ? Elle répond à toutes les questions

Didi Stone Olomide, la fille de l’artiste musicien Koffi Olomide répond à toutes les questions.

A quand la liberation de Ne Mwanda Nsemi?

Interpelé par la justice le 24 avril pour « rébellion, atteinte à la sûreté de l’État et incitation à la haine tribale », Ne Mwanda Nsemi semble être retenu sans raison aux cliniques universitaires où il avait été admis dans un état de santé très préoccupant.

Après avoir été conduit, au lendemain de son arrestation, au Centre neuro psycho pathologique, afin de déterminer s’il a toutes « ses capacités mentales » pour répondre de ses actes, il avait alors été diagnostiqué a Zacharie Badiengila (de son vrai nom), une maladie qui ne permet pas d’engager sa responsabilité dans les événements qui ont amené à son arrestation.

Plus de 2 mois plus tard, le gourou du mouvement politico-religieux Bundu Dia Mayala, ancien député national, est aujourd’hui officiellement guéri après avoir été soigné aux cliniques universitaires voisines et devrait pouvoir rentrer chez lui.

Covid19 sévère aux cliniques universitaires

Contrairement à ce qu’a déclaré un de ses collaborateurs sur TOP CONGO FM, Ne Mwanda Nsemi a bien été détecté positif au covid19.

C’est la raison pour laquelle il a été admis aux soins intensifs des cliniques universitaires où il a même été mis en assistance respiratoire, confirment de nombreux témoins.

« Il s’en est heureusement très bien sorti », confie à TOP CONGO FM, des sources hospitalières, « il a depuis été testé négatif » et peut donc être libéré.

Est-il libre de ses mouvements?

« La logique eut été qu’on le renvoie au CNPP mais plus aucun soin ne lui sera prodigué là-bas vu qu’il va mieux ».

Depuis plus d’une semaine, les autorités hospitalières ne savent pas ce qu’elles doivent faire de leur patient, irresponsable devant la justice et donc contre qui aucune action judiciaire ne peut plus être intentée.

« Mais comment libérer un prévenu, état dans lequel il est arrivé à l’hôpital, sans que la justice qui l’y a amené n’ait délivré de documents dégageant de toutes responsabilités les autorités de ces formations hospitalières? »

Qui ajoutent craindre, « en cette période de pandémie », que Ne Mwanda Nsemi soit réinfecté par la covid19.

Top Congo

CENI : L’UDPS dans la rue ce 9 juillet pour dire non à l’entérinement de Ronsard Malonda

Dans un communiqué signé ce jeudi 3 juillet par son président Jean Marc Kabund-à-Kabund, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) rejette catégoriquement l’entérinement de Ronsard Malonda comme délégué des confessions religieuses à la tête de la CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante, ndlr).

L’UDPS accuse le Front Commun pour le Congo (FCC) de tenter des manœuvres “malicieuses en créant des crises institutionnelles en vue de faire passer en force des dossiers qui exigent un consensus”.

“L’UDPS rejette catégoriquement cette procédure hasardeuse orchestrée par le FCC pour faire passer son candidat en lieu et place de la société civile, faisant croire à l’opinion publique que l’UDPS venait de troquer cet entérinement contre les propositions des lois Minaku-Sakata. L’UDPS dénonce l’attitude malicieuse et répétitive du FCC consistant à créer des crises institutionnelles artificielles au pays afin d’opérer en sourdine des passages en force dans des dossiers qui nécessitent un consensus national”, rapporte le communiqué de l’UDPS.

Cette formation politique chère a Étienne Tshisekedi invite ses combattantes et combattants à se mobiliser pour marcher pacifiquement le 9 juillet prochain.

“Par conséquent, l’UDPS appelle ses combattantes et combattants ainsi que toutes les forces vives engagées pour la tenue des elections véritablement démocratiques en RDC à une grande mobilisation pour une marche pacifique de protestation qu’elle organisera le jeudi 09 juillet 2020 dans le strict respect des gestes-barrière à la Covid-19”, lance-t-elle.

L’UDPS recommande au FCC de reconsidérer sa démarche liée à cette validation de Ronsard Malonda et invite la société civile à convoquer leurs assises afin de designer, à la lumière du jour, les trois candidats devant les représenter à la plénière.

Emery Yakamua

Gecoco Mulumba lance un message fort au peuple congolais

Affaire Ceni – L’honorable député Gecoco Mulumba lance un message fort au peuple congolais : « le 09 juillet, biso nionso libanda trop c’est trop pona FCC, to kobanga ti wapi? »

Joseph Kabila à Félix Tshisekedi: « cette Nation ne sera pas construite par les extrémistes »

Le président Félix Tshisekedi s’est entretenu jeudi soir à N’sele, dans l’Est de Kinshasa, avec son prédécesseur Joseph Kabila, alors que leur coalition au pouvoir traverse des fortes tensions depuis plusieurs mois. Si aucun communiqué n’a sanctionné cette rencontre comme à son habitude, Politico.cd a recueillie des informations exclusives autour des dessous des échanges entre les deux personnalités.

Joseph Kabila est arrivé en début de soirée à la résidence présidentielle de la N’selé où l’attendait Félix Tshisekedi. Accompagné de deux de ses proches, l’ancien président a été accueilli par l’actuel Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, avant que les deux hommes ne se retirent pour discuter en tête-à-tête. « Le président honoraire et le Chef de l’Etat ont échangé pendant deux heures. A l’issue de leurs discussions, ils sont revenus pour demander à leurs collaborateurs de se mettre au travail dans le but de dissiper les tensions autour de la coalition » , rapporte un cadre de la coalition de Kabila à Politico.cd.

Cette rencontre intervenait dans un climat de tension. Le Chef de l’Etat a de profité son discours historique à l’occasion des 60 ans d’indépendance de la RDC pour hausser le ton. Félix Tshisekedi s’est opposé aux trois propositions des lois controversées émanant du FCC, mais également de l’attitude des cadres de la coalition de Joseph Kabila. Un peu plutôt, le vice-Premier ministre congolais et ministre de la Justice, Célestin Tunda ya Kasende, a été arrêté le samedi 27 juin 2020 à Kinshasa. Il était visé par une « procédure en flagrance » par le Procureur général près la Cour de Cassation. Célestin Tunda Kasande avait finalement été relâché, mais l’épisode a accentué les tensions entre les deux camps.

« Manque de rationalité »
Si le contenu de leurs échanges n’ont intégralement fuité, Félix Tshisekedi et Joseph Kabila, expliquent leurs proches respectifs, ont néanmoins convenu de la « nécessité de maintenir la coalition« . « Le président Joseph Kabila a été clair durant ses nombreuses rencontres avec le Chef de l’Etat. Il l’a mis en garde contre les extrémistes: cette Nation ne sera pas construite par les extrémistes, lui avait-il dit et nous espérons que le Chef de l’Etat ne laissera pas la nation être prise en otage par des extrémistes« , révèle un cadre du FCC.

Selon nos informations, les deux autorités ont dénoncé un « manque de rationalité » de la part des extrémistes de chaque côté. Les deux coalitions au pouvoir devraient mettre ensemble des « mécanismes » de traitement des conflits entre des membres de CACH et du FCC, alors que Félix Tshisekedi et Joseph Kabila ont également convenu « d’améliorer leur communication » dans la gestion quotidienne de la coalition. « Les deux Hautes personnalités ont réaffirmé leur engagement total pour la réussite de la coalition. Ils ont appelé chaque camp à mettre de la volonté pour la réussite de la coalition, qui est également une réussite pour la Nation. Mais le Chef de l’Etat a aussi dénoncé le manque de sincérité de nos amis du FCC », explique de son côté un proche du président Félix Tshisekedi.

Cependant, au lendemain de cette rencontre, des tensions ont réapparu, notamment autour du ministre de la Justice, Célestin Tunda. Selon des sources à la présidence, ce dernier a été interdit de participer à un Conseil des ministres ce vendredi 03 juillet. « Le Chef de l’Etat a fait savoir qu’il avait exigé sa démission. Il a également dit qu’il a fait savoir au président honoraire Joseph Kabila la même chose« , explique un ministre issu de la coalition de CACH.

Selon nos informations, un communiqué final prévu à l’issue de la rencontre entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi a été « bloqué ». « Nos amis ont fait marche en arrière. Nous en ignorons la raison. Nous attendons toujours », nous explique-t-on du côté du FCC.

Politico

CENI : le choix de Ronsard Malonda « consacre la médiocrité des élections de 2023 » (CENCO)

La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) dit avoir appris avec « stupéfaction » l’entérinement de la candidature de Ronsard Malonda à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Dans une interview accordée vendredi 3 juillet 2020 à Radio Okapi, le secrétaire général de la CENCO, l’Abbé Donatien Nshole affirme que ce choix consacre la médiocrité des élections de 2023.

« Ce choix a été fait avec beaucoup d’irrégularités, sur base d’un faux document, un procès-verbal qui n’est pas régulier. Ce choix consacre la médiocrité des élections de 2023, croyez-moi, car M. Ronsard a déjà fait ses preuves en tricherie », suppute l’Abbé Nshole, qui pense que « c’est un « grand pas en arrière pour la RDC. »

Selon lui, ceux qui seront en 2023 au Parlement seront de nouveau des personnes nommées, qui n’auront pas de comptes à rendre à la population congolaise.

« Et le peuple congolais continuera à souffrir parce que ceux qui sont là demeureront convaincus que rester au pouvoir, il faut satisfaire leurs parrains », déplore-t-il.

L’Abbé Donatien Nshole dit espérer que le chef de l’Etat utilisera son pouvoir pour ne pas cautionner cette décision.

Il se dit optimiste et appelle la société civile à ne pas baisser les bras, et de mettre tout en œuvre, par des moyens légaux, pour arrêter cette comédie.

L’Assemblée nationale a adopté à la grande majorité de députés présents à la plénière de jeudi 2 juillet le procès-verbal des confessions religieuses portant désignation de Ronsard Malonda comme futur président de la CENI en remplacement de Corneille Nanga.

L’entérinement de l’assemblée nationale intervient alors que plusieurs voix se sont élevées dont celle de l’Eglise catholique, de l’opposition pour dénoncer des ‘’manœuvres’’ orchestrées pour la désignation du nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante, CENI.

Radio Okapi

Zacharie Bababaswe : Ronsard Malonda, un vrai Kabiliste, a kosala pire que Nangaa

Feux Verts Toleka Grand Lisolo avec Zacharie Bababaswe : Ronsard Malonda, un vrai Kabiliste, a kosala pire que Nangaa.

Affaire drapeau de la « République du Kivu » : « Une plaisanterie de mauvais goût » selon Félix Tshisekedi qui demande la traque de ses auteurs

L’affaire relative au déploiement d’un drapeau de « La République du Kivu » a été abordée à la 38ème réunion du conseil des ministres présidée par le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo vendredi 3 juillet 2020 par visioconférence.

D’après le porte-parole du gouvernement, le président de la République a appris avec consternation ce déploiement par des personnes non-autrement identifiées, dans la province du Sud-Kivu.

Exprimant son indignation en dénonçant cette plaisanterie de mauvais goût au moment où il déploie des efforts pour cimenter l’unité nationale, le chef de l’Etat a, selon le ministre de la Communication et Médias, demandé aux services de sécurité de traquer les auteurs de cet acte ignoble, afin de les traduire en justice.

Pour rappel, le ministre provincial en charge de l’intérieur et sécurité du Sud-Kivu, Lwabanji Lwasingabo, a démenti vendredi dernier la rumeur faisant état d’une arrestation des prétendus responsables des drapeaux de la « République du Kivu » dont 17 jeunes.

Il a, cependant, précisé que les enquêtes se poursuivent et elles doivent rester sans influence.

« On ne va pas gérer avec les rumeurs. Laisser l’enquête se faire sans influence », avait-il déclaré.

Jephté Kitsita

CENI: Félix Tshisekedi recommande la prise en compte des « revendications des uns et des autres et d’aplanir les vues avant tout avancement dans ce processus »

Alors que plusieurs manifestations de protestation contre l’entérinement de Ronsard Malonda au poste du président de la CENI sont annoncées, le président de la République s’est exprimé pour la première fois sur le dossier, vendredi en conseil des ministres.

« Le chef de l’état a été informé que la procédure devant conduire à la désignation des candidats au sein de la CENI, fait actuellement l’objet de fortes contestations. Elles concernent les différents acteurs intervenants, sur fond des rapports contradictoires faits par tel ou tel camps, sans préjudice des diverses irrégularités ayant entaché le processus devant conduire à la présentation du Candidat de la plateforme « Confessions religieuses » », rapporte le compte rendu du conseil des ministres.

Devant « le risque d’instabilité que pareille situation est susceptible de créer, », le Président de la République, dit le porte-parole du gouvernement, « est appelé à veiller à tout moment à l’apaisement au sein de la Communauté nationale. C’est ainsi qu’il a recommandé qu’un tel processus qui impacte la politique générale du pays, soit conduit dans un esprit de consensus, d’apaisement et dans le strict respect des règles régissant cette plateforme ».

Félix Tshisekedi recommande ainsi, aux différents acteurs intervenants, « de prendre en considération les revendications des uns et des autres et d’aplanir les vues avant tout avancement dans ce processus. Il y va de la crédibilité même du processus électoral qui ne doit nullement être entaché d’irrégularités ».

« Aussi, le Président de la République a-t-il tenu à ce qu’il soit entendu qu’il veillera personnellement à ce que la procédure de cette désignation et le processus électoral, soient crédibles de bout en bout ».

L’UDPS, le parti de Félix Tshisekedi a annoncé une marche de protestation contre la l’entérinement par l’assemblée nationale, de la désignation de Ronsard Malonda par six des huit confessions religieuses. L’église catholique et l’église protestante qui sont contre, ont elles aussi prévues des manifestations. Ce samedi, plusieurs mouvements citoyens comptent initier une campagne contre Ronsard Malonda.

Actualite.cd