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Pierre Kangudia affirme avoir « vu » Jammal Samih dans une salle d’attente de Vital Kamerhe

L’ancien ministre du budget, Pierre Kangudia, a été appelé ce jeudi à la barre comme témoin dans le procès de Vital Kamerhe. Et contrairement aux affirmations du Directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, Pierre Kangudia dévoile qu’il a vu Jammal Samih dans une salle d’attente de Vital Kamerhe.

« J’ai vu Samih Jammal dans la salle d’attente du directeur de cabinet du chef de l’état [Vital Kamerhe]. Moi, j’ai été reçu après lui« , a-t-il affirmé.

L’homme d’affaires libanais, Jammal Samih avait également démenti avoir rencontré Vital Kamerhe à la présidence.

Pierre Kangudia affirme par ailleurs avoir eu connaissance du dossier de Samibo seulement en régularisation, après avoir été saisi par le ministre des Finances de l’époque. « Je n’ai jamais eu connaissance de ce dossier des maisons préfabriquées. J’ai été mis au courant des paiements seulement en régularisation, alors qu’il y avait déjà plus de 31 millions de dollars qui ont été payés », a-t-il dit.

Politico

Kangudia: « Kamerhe m’a dit que Samih Jamaal avait réussi à convaincre le Président de la République »

Pierre Kangudia, ancien ministre du budget et actuellement député national, a expliqué ce jeudi à la barre qu’il connaissait depuis longtemps Samih Jamaal, prévenu dans le cadre du procès relatif à la gestion des projets des maisons préfabriquées du programme de 100 jours. Dans sa déposition, il a également expliqué qu’il avait rencontré un jour le patron de Samibo SARL dans la salle d’attente du bureau du directeur de cabinet de Félix Tshisekedi.

« Samih Jamaal est une vieille connaissance pour moi. Je le connais depuis longtemps (…). Je l’ai également vu dans la salle d’attente du directeur de Félix Tshisekedi. J’étais reçu en premier (…). J’ai dit à Kamerhe que je ne comprenais pas que Samih Jamaal soit reçu à la présidence avant qu’il ne passe au ministère du budget. Kamerhe m’a répondu que Jamaal avait réussi à convaincre le chef de l’Etat », a-t-il dit devant le tribunal.

Il a également expliqué que les paiements ne pouvaient pas s’effectuer qu’après l’autorisation du directeur cabinet de Félix Tshisekedi.

« Pour toutes les sorties des fonds, il fallait se référer à Kamerhe, dit Kangudia qui soutient qu’un communiqué officiel du DIRCAB de Tshisekedi avait « neutralisé complètement le gouvernement (…). Le communiqué de Kamerhe était clair: sans autorisation du dircab de Tshisekedi, le ministère des finances ne pouvait pas payer, a dit Kangudia qui précise que les autorisations de liquidation financières étaient écrites.

Pierre Kangudia a aussi dit que le paiement de la première tranche du montant d’environ 26 700 000 USD à Samibo SARL n’avait pas été payée à cause d’un problème de trésorerie. « Les élections étaient la priorité des priorités », a-t-il noté en ajoutant que ce projet des maisons préfabriquées n’était pas une priorité.

Le ministre a également expliqué qu’il n’avait jamais vu le dossier de paiement d’environ 37 millions USD dans le cadre de ce projet. Les paiements étaient faits en procédure d’urgence. Il a été saisi plus tard par le ministre de la justice pour régularisation, dit-il.

Actualite.cd

Procès 100 jours : Daniel Massaro, Molendo Sakombi, Pierre Kangudia attendus devant la barre ce jeudi 04 juin

Après les interventions de l’ancien ministre du Développement Rural Justin Bitakwira, du Secrétaire général du ministère du Développement Rural George Nkoshi et Michel Ngongo directeur de la Direction Générale de Contrôle des Marchés Publics, une autre série des auditions des témoins est attendue ce jeudi 4 juin.

Conformément à la décision du tribunal de renvoyer l’audience opposant Vital Kamerhe et consorts pour ce jeudi 04 juin 2020 toujours à la prison centrale de Makala, le tribunal va poursuivre l’audition des témoins et confrontations entre les parties citées.

Parmi les témoins qui vont intervenir, on note le Chef de la garde Républicaine Christian Tshiwewe, de Daniel Shangalume alias “Massaro” (cousin de Vital Kamerhe) du ministre des affaires foncières Molendo Sakombi, de l’ex ministre du Budget Pierre Kangudia, ex ministre du finance Henri Yav, Soraya Mpiana et d’autres témoins.

A en croire le tribunal, c’est à 9h00 que va débuter la poursuite des auditions après viendra le tour des confrontations.

JM

Procès Kamerhe: des comparutions explosives attendues ce jeudi

Plusieurs témoins seront appelés à la barre ce jeudi dans le procès de Vital Kamerhe et ses deux co-accusés qui va débuter dans quelques minutes depuis la prison centrale de Makala à Kinshasa.

Les juges et les avocats viennent de terminer leur mise en place ici à la prison centrale de Makala, où a lieu la quatrième audience du procès de Vital Kamerhe et ses deux autres co-accusés, dont l’homme d’affaire libanais, Jammal Samih et le fonctionnaire à la présidence Jeannot Muhima. Après une audience épique, cette nouvelle audience est attendue au tournant.

Plusieurs témoins seront appelés à la barre, notamment les membres du comité de gestion du programme de 100 jours, mais également d’anciens ministres et responsables de la chaîne des dépenses en RDC. Il y a également l’épouse de Vital Kamerhe qui a été convoquée comme renseignante, tout comme son cousin, Daniel Kingi, homme clé de l’affaire.

Mercredi, Vital Kamerhe a vu Justin Bitakwira, ancien ministre du développement rural, et Michel Ngongo, Directeur général du Contrôle des marchés publics, le contredire à tour de rôle, le plaçant dans une situation délicate. En effet, selon les deux témoignages, et conformément à l’accusation, le paiement de 57 millions de dollars dans le cadre du projet des maisons préfabriquées à la société de Samibo, de Jammal Samih, n’a pas de soubassement.

Par ailleurs, il est prouvé que Vital Kamerhe a fait payer un deuxième projet en faveur de la société HUSMAL Sarl, appartenant toujours au libanais Jammal Samih, sans une quelconque autorisation de la Direction de contrôle des marchés publics. De son côté, le libanais a admis avoir « donné » une parcelle au cousin de Vital Kamerhe, Daniel Kingi alias « Massaro ».

Ce jeudi, le ministère public et la partie civile vont essayer de comprendre si Vital Kamerhe a agi seul, en plus du fait de tenter de prouver qu’il aurait bénéficié des fonds payés par le Trésor public aux société du libanais.

Politico

ESU: Thomas Luhaka se dit consterné par la mort d’une vingtaine de Professeurs en seulement 3 mois

Au moins 20 Professeurs d’universités, dont 15 de l’Université de Kinshasa, sont morts dans un espace de 3 mois en République démocratique du Congo.

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire Thomas Luhaka, dit avoir appris avec tristesse et grande consternation, cette nouvelle d’un cycle récurent de décès, dans le rang du personnel académique et scientifique, du monde universitaire.

Celui-ci rappelle “l’impératif et l’urgence” d’améliorer les conditions de travail et de vie du personnel engagé au service des universités et instituts supérieurs, compte tenu d’importants investissements et sacrifices pour devenir Professeur d’Université.

“Attristé par cette douleur et compte tenu d’importants investissements et sacrifices pour devenir professeur d’Université, je présente au nom de son excellence Monsieur le Président chef de l’État et du premier ministre, les condoléances au familles éprouvées et réitère à l’endroit des corps académique et scientifique de toutes les institutions d’enseignement supérieur et universitaire de la RDC la compassion et la solidarité du gouvernement.” dit-il.

Signalons que l’Association des Professeurs de l’Université de Kinshasa a dernièrement rendu public, une liste de 15 professeurs décédés depuis Janvier 2020 jusqu’à ce jour, dans cet établissement universitaire.

Museza Cikuru
MCP

Analyse : Boyoka makambu Koffi Olomide alukeli Fally Ipupa avant son concert à Paris

L’analyse avec Mbuta Likasu et Franck Stemay : Boyoka makambu Koffi Olomide alukeli Fally Ipupa avant son concert à Paris.

RDC : Azarias Ruberwa porte plainte contre ceux qui l’accusent de détenir une prison privée dans sa résidence

Le ministre de la Décentralisation et réforme institutionnelle Azarias Ruberwa a porté plainte le mercredi 3 juin 2020 au parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe contre des personnes qui l’accusent sur les réseaux sociaux de détenir un cachot privé chez lui à la maison.

Il affirme que cette plainte est déposée contre l’inconnu et que le parquet s’actionnera à mettre la main sur tous ceux qui s’hasarderaient à poster des fausses informations sur les réseaux sociaux à son sujet.

« Je suis venu officiellement déposé ma plainte aujourd’hui contre tous ceux qui diffusent des fausses informations sur ma personne. On affirme à tort que j’ai une prison privée chez moi et que je détiens des armes à feu. D’autres vont même jusqu’à dire que ce déconfinement de la Gombe avait pour but inavoué de perquisitionner ma maison où j’hebergerais plus de 2.000 militaires étrangers », a-t-il déclaré.

Il convient de rappeler que plusieurs photos des individus maigrichons, presque mourants ont circulé sur les réseaux. Selon les auteurs de ces publications, il s’agirait des personnes retrouvées dans la prison cachée que Ruberwa détiendrait dans sa résidence de la Gombe.

Orly-Darel Ngiambukulu

Mercato : En plus du RC Lens, un club des Émirats Arabes Unis veut Gaël Kakuta

Recherché par le RC Lens, l’attaquant congolais, Gaël Kakuta est également suivi par Al Shabab, un club des Émirats Unis qui serait prêt à mettre du paquet pour recruter le joueur d’Amiens SC. D’après le quotidien l’Equipe qui a révélé cette information, ce club émirati aurait formulé une offre de 2,5 Millions d’euros pour s’offrir les services du joueur. Difficile de convaincre la direction amiénoise qui espère le double de cette somme pour laisser partir son ailier droit.

Le RC Lens lui, serrait prêt à verser les 5 Millions d’euros attendus par Amiens. Les négociations auraient sensiblement évolué entre les deux parties car les Sang et Or promus en Ligue 1 Conforama ont l’avantage d’avoir l’intérêt du joueur autant qu’ils en ont pour lui.

Si l’accord est trouvé entre Lens et Amiens et le contrat signé, Gaël Kakuta devra entamer sa deuxième saison de suite dans le championnat de l’élite française, une première depuis bien d’années.

Footrdc

Procès 100 jours : le jeudi de tous les enjeux et dangers

La quatrième audience du procès mettant aux prises Vital Kamerhe, Directeur de cabinet de Félix Tshisekedi, Jeannot Muhima Ndoole, chargé du service import-export de la Présidence de la république et Samih Jammal, Dg de Samibo Sarl, dans le cadre des projets des maisons préfabriquées du Programme d’urgence de 100 jours du chef de l’Etat, se poursuit ce jeudi 4 juin avec l’audition des témoins.

Outre les trois prévenus, pour la première fois depuis le début de ce procès, trois premiers témoins ont été auditionnés à l’audience foraine d’hier mercredi 3 juin à la prison de Makala. Il s’agit de l’ancien ministre du Développement rural, Justin Bitakwira, George Koshi, Secrétaire Général au Développement rural, et Ngongo Salumu, Directeur Général a.i de la Direction Générale du Contrôle des Marchés Publics (DGCMP).

Cette troisième audience du procès dit de 100 jours s’est tenue avec un nouveau juge président, Pierrot Bankenge Mvita. Ce dernier succède à Raphaël Yanyi Ovungu, décédé de façon inopinée une semaine plus tôt, le 27 mai dernier. Le greffier a lu à son intention, et ce trois heures durant, les procès-verbaux de deux précédentes audiences.

L’ARGUMENTAIRE DE BITAKWIRA

Le premier témoin à être convoqué à la barre est Justin Bitakwira, ancien ministre du Développement rural. C’est en fait lui qui avait signé, en 2018, le contrat initial avec la société Samibo SARL de l’homme d’affaires libanais, Samih Jammal. Selon Justin Bitakwira, c’est un marché d’un montant de près de 27 millions de dollars pour 900 maisons préfabriquées, destinées à 9 provinces rd congolaises.

Le ministre honoraire du Développement rural ne nie pas avoir engagé le pays pour ce contrat. Il assume sa signature, tout en expliquant que le Gouvernement n’était pas en mesure de payer la première tranche de la facture à Samibo SARL, à cette époque. Bitakwira précise qu’il n’a pas pu suivre ce dossier, parce qu’il en avait été dessaisi par le Directeur de Cabinet du chef de l’Etat, Vital Kamerhe, via une correspondance officielle. « Quand le président Félix Tshisekedi a été installé, Kamerhe avait paralysé notre gouvernement. On était devenus des spectateurs », a-t-il indiqué devant la Cour.
Dans sa déposition, Justin Bitakwira essaye d’enfoncer un peu plus le directeur de cabinet de FATSHI en ajoutant qu’il n’était pas au courant du paiement de 57 millions de dollars à Samibo SARL. Ce montant, affirme Bitakwira, est loin de celui de près de 27 millions de dollars du contrat initial. L’ancien patron du Développement rural ne reconnait pas la validité de l’avenant au contrat qui a permis ce paiement.

Bitakwira semble conforté dans ses dires par la déclaration du troisième et dernier témoin du jour, Ngongo Salumu, Directeur général a.i de la Direction générale du contrôle des marchés publics. Embouchant la même trompette, le Dg de la DGCMP soutient également que ce paiement a été fait sur la base d’un avenant qui n’était pas valide.

On rappelle qu’à la deuxième audience du procès, la partie civile et le ministère public avaient soutenu qu’il n’y avait pas de contrat autour de ce marché qui a vu l’Etat débourser 57 millions de dollars.

UNE NOUVELLE CONFRONTATION CE JEUDI

Réagissant aux allégations de Bitakwira, Vital Kamerhe dit le contraire, affirmant qu’un contrat et un avenant ont été signés par le ministre honoraire du Développement rural. Le Directeur de Cabinet de Fatshi a, pièce à l’appui, démonté l’affirmation de Bitakwira selon laquelle il avait été déchargé du suivi de ce dossier.

Dans cette affaire des maisons préfabriquées, le premier marché, dont un avenant au contrat avait été signé en avril 2019, prévoyait la construction de 1500 logements sociaux pour un coût de 57,5 millions USD. Ces maisons préfabriquées en Turquie par Karbod devraient être acheminées, montées et livrées en RDC par les sociétés de Samih Jammal.

Les auditions des témoins et confrontations avec les prévenus ce jour seront très déterminantes pour la suite du procès. De quoi faire dire à certains observateurs que c’est un jeudi de tous les enjeux et dangers. Ça passe ou ça casse.

OU SE TROUVE LA RESPONSABILITE DES MINISTRES DE LA CHAINE FINANCIERE DU GOUVERNEMENT TSHIBALA REDUIT AUX SIMPLES EXECUTANTS?

Vu des analystes, le principal responsable dans cette affaire se trouve être la Présidence de la République qui a réduit les membres de ce Gouvernement aux simples exécutants, mieux spectateurs, dans l’exécution de ce programme d’urgence.

Les contradictions entendues hier au  » procès 100 jours  » dans la prison centrale de Makala soulèvent plusieurs inquiétudes quant aux contours réels de cette affaire opposant le directeur de cabinet du chef de l’Etat Vital Kamerhe et consorts au ministère public. De l’avis de plusieurs analystes, la responsabilité du Gouvernement Tshibala ne se trouve pas engagée dans l’exécution de ce programme. Tant, ce gouvernement a été, durant la mise en œuvre de ce programme d’urgence, réduit au simple rôle d’exécutant. Et son chef de spectateur.

 » La chaîne financière du Gouvernement Tshibala étant réduite à jouer le rôle d’exécutant, moralité, la responsabilité incombe à la Présidence », soutiennent ces analystes.

Ils pensent que le simple fait pour Félix Tshisekedi d’avoir vite fait de déposséder le Gouvernement Tshibala de ses prérogatives avant la mise en place de la nouvelle équipe rend la Présidence de la République responsable de la gestion du programme d’urgence de  » 100 jours « 

Ces analystes rappellent que les ministres du secteur économico-financier du Gouvernement Tshibala n’ont été que de simples exécutants dans ce programme d’urgence. Ils évoquent, pour étayer leur argumentaire, la lettre rappelant à tous les ministres de l’époque, qui déjà expédiaient les affaires courantes, de n’effectuer aucune dépense sans se référer à la Présidence.

Déduction, la Présidence de la République semble elle-même avoir planté le décor de ce qui arrive aujourd’hui.

C’est du reste dans cette brèche  » ministres expédiant les affaires courantes  » que s’est engouffré Justin Bitakwira à l’audience d’hier à la prison centrale de Makala.

Didier KEBONGO et Orly-Darel NGIAMBUKULU
Forum des as

En direct : Procès de Vital Kamerhe du 04 juin 2020

Regarder en direct le procès de Vital Kamerhe et Jammal Samih du 04 juin 2020.

Procès 100 jours : Bitakwira-Kamerhe, the house of Makala

Dans une prison de Makala devenue le centre d’attraction des Congolais de tous les océans, c’était le grand déballage mercredi. Et pour cause, un intervenant pas comme les autres y était présent. Invité à témoigner dans l’affaire de détournement de fonds publics, des 100 jours, Justin Bitakwira, n’était pas vraiment venu arranger les affaires de son ancien mentor, Vital Kamerhe, dans le box des accusés depuis deux mois.

« Le directeur de cabinet a paralysé notre gouvernement »

Une semaine plus tôt, le directeur de cabinet du Chef de l’État avait mentionné la participation du ministère du développement rural du gouvernement Tshibala dans le volet habitat du programme d’urgence du Chef de l’État. Patron du portefeuille, Bitakwira, n’est pourtant associé à aucun processus. «Je dois insister ici que je n’ai jamais été invité à la présidence, ni par écrit ni par correspondance ni par appel téléphonique. », lance, amer, le témoin. « Et j’insiste encore que je n’ai jamais mandaté personne. Secrétaire général soit-il », ajoute-t-il, en jetant un peu plus de trouble dans le chef de Vital Kamerhe. Ce dernier avait affirmé le contraire lors de la précédente audience.

Les deux hommes auront beau affiché leur amitié et rappelé leur parcours commun avant de commencer la confrontation, cela n’aura pas permis d’infléchir les hostilités. Ils viennent en effet tous deux du même « coin », le Sud Kivu, et Justin Bitakwira a même « été président du groupe parlementaire de mon parti », s’est employé à rappeler Vital Kamerhe. Pour autant, « quand le nouveau président de la république est arrivé au pouvoir, le directeur de cabinet du Chef de l’État a paralysé notre gouvernement et nous étions devenus des simples spectateurs », rage, l’ancien ministre du développement rural. En accusant au passage son ancien partenaire de l’UNC, de lui avoir « arraché » le projet de commande de 1500 maisons préfabriquées au profit du ministère de l’urbanisme et habitat.

«Celui qui a engagé la république n’a qu’à assumer. »

« Quand j’ai documenté le projet, j’ai constaté que tous les ministères étaient retenus. Le ministère du développement rural n’y figurait pas. Le directeur de cabinet le sait. Il a payé les primes à tous ceux qui figuraient dans la commission. Je n’y figurais pas. », assène-t-il, encore. Pour Justin Bitakwira, le message était clair. Le procès en cours est une belle occasion de régler ses comptes.

Pas de quoi, pour autant, perturber le prévenu qui réplique aussitôt en pointant les « mensonges » de son ancien ami. « Je voudrai rassurer que la lettre ici ne détache pas à Bitakwira ses prorogatives initiales », contrattaque « VK » en brandissant une lettre du 22 juillet 2019 impliquant, donc, Justin Bitakwira, et le directeur général des marchés publics, Michel Ngongo Salumu.

Un tel échange de correspondances ne peut que prouver la participation du ministre à toutes les opérations. «Cela montre qu’il était au courant », insiste Kamerhe alors que les débats sont cinglantes au sujet d’un avenant. Cette clause additionnelle du contrat est supposée avoir été conclue par le gouvernement congolais avec la société Samibo à l’arrivée de la nouvelle équipe présidentielle au pouvoir. Avec, en jeu, 57 millions de dollars remis à l’entreprise de Samih Jammal, le document est au cœur du procès. Justin Bitakwira en connaît-il les contours ? Non, évacue, pour la énième fois, l’ancien ministre qui renvoie la balle au prévenu. « Je n’ai jamais engagé la république. Celui qui a engagé la république n’a qu’à assumer. Si monsieur Kamerhe avait un plan de décaissement et qu’il a mis Samibo sur la liste afin de décaisser les 57 millions de dollars, il n’a qu’à assumer. ». Véritable massacre politique en direct à la télévision.

Yvon Muya
Cas-info

L’Allemagne soutient la RDC dans la lutte contre la Covid-19 avec environ 8.5 millions euros

L’Allemagne, dans un communiqué parvenu à Actu-30.info ce mercredi 3 juin, dit soutenir financièrement la République Démocratique du Congo dans la lutte contre la Covid-19, avec environ 8.5 millions d’euros.

Pour endiguer cette pandémie dans le monde entier, le pays d’Angela Merkel appelle à la solidarité et à l’unité des nations.

“Le monde entier doit s’unir pour parvenir à vaincre cette pandémie. Sans stratégie commune, solidarité et empathie, il sera impossible de relever avec succès ce défi mondial. Ainsi, l’Allemagne soutient maintenant la République Démocratique du Congo en lui accordant des ressources financières supplémentaires en plus du soutien général déjà en cours”, peut-on lire dans ce communiqué.

Par ailleurs, l’Allemagne affirme que les projets actuels de coopération au développement avec le pays de Félix Tshisekedi ont un volume total de plus de 400 millions d’euros.

Entre-temps, la pandémie de Covid-19 continue à gagner du terrain au pays. La RDC compte déjà 3.495 dont 75 morts et 492 guéris.

Fidèle Kitsa/Actu30

Moto Epeli : Omar Kabongo face à Leketchou

Moto Epeli : L’artiste comédien Omar Kabongo face à Leketchou. Regardez

Le Phare : « Le pavé du DG de la DGCMP : 57 millions USD payés à Jammal sans contrat »

Revue de presse du jeudi 4 juin 2020

Le procès de Vital Kamerhe, directeur de cabinet du chef de l’Etat et Samih Jammal, directeur général de SAMIBO Congo, a connu un tournant décisif mercredi 3 juin, à l’occasion de la troisième audience tenue par le Tribunal de grande instance de la Gombe, à la prison centrale de Makala, rapporte Le Phare.

Appelé à éclairer la religion de tous au sujet du contrat et de l’avenant portant sur ces 1.500 maisons préfabriquées et supposés avoir été signés entre la République Démocratique du Congo, par le biais du ministère du Développement Rural, le directeur général a.i. de la Direction générale de contrôle des marchés publics a été formel : rien n’a été signé conformément à la loi régissant l’octroi des marchés publics.

Par conséquent, poursuit le journal, ni le contrat d’avril 2018 portant sur une commande de 900 maisons pour une facture de 26 millions de dollars américains, ni le fameux « Avenant » d’avril 2019 pour 1.500 maisons préfabriquées pour un coût de 57 millions de dollars américains, n’ont reçu le quitus de la DGCMP, conclut le quotidien.

Justin Bitakwira, ancien ministre du développement rural, rapporte Actualite.cd, s’est présenté à la barre dans le cadre de la troisième audience du procès sur le volet « maisons préfabriquées » du programme des 100 jours de Félix Tshisekedi.

Abondamment cité par différentes parties, Bitakwira a été formel: « Je n’avais jamais été impliqué dans les travaux des commissions du programme des 100 jours. Je n’avais jamais mandaté mon secrétaire général », indique le site web.

A son tour, George Koshi, secrétaire général au développement rural, qui a été le 2e témoin a contredit sur toute la ligne Vital Kamerhe, fait remarquer Cas-info.ca.

Ce dernier a expliqué qu’il n’avait jamais pris part aux réunions sur les 100 jours en dehors de celles ayant trait aux routes de desserte agricole et des projets d’eau potable, poursuit le portail.

Vital Kamerhe pour sa part ne comprend pas pourquoi il est poursuivi indique Mediacongo.net.

« Je voudrais comprendre le seul franc que Monsieur Muhima avait remis à Kamerhe ou que le comptable a fait transiter entre mes mains », demande le directeur de cabinet du chef de l’Etat à la 3ème audience du procès dit de 100 jours.

Vital Kamerhe rassure que « toutes les pièces se trouvent à la comptabilité de la présidence de la République », ajoute le site web.

Radio Okapi

Covid-19 : 3 nouveaux décès enregistrés et 149 cas confirmés en RDC (3.643 au total)

De nouveaux cas de décès dus au coronavirus ont été enregistrées en République Démocratique du Congo.

D’après le bulletin du 3 juin 2020 du secrétariat technique du comité multisectoriel de la riposte, 3 personnes sont mortes. Le cumul de décès depuis le début de cette pandémie au pays en date du 10 mars dernier est de 78 cas dont 77 confirmés et 1 probable.

S’agissant des guérisons, le secrétariat technique rapporte que 3 patients sont sortis guéris, ce qui porte à 495 le total de cas de guérison.

En ce qui concerne les cas confirmés, le chiffre continue de progresser. Pour la seule journée du mercredi 3 juin dernier, 149 nouveaux cas ont été confirmés dont 131 à Kinshasa et 18 au Kongo-Central. Le cumul de cas est désormais de 3.644 dont 3.643 confirmés et 1 probable.

Pour rappel, 10 de 26 provinces de la République Démocratique du Congo sont à ce jour touchées par cette pandémie. Le Haut-Lomami et la Tshopo sont les deux dernières provinces à s’être ajoutées à la liste.

Jephté Kitsita

Décès de Lugi Gizenga : Le PALU suspend toutes les activités politiques à son siège

À travers un communiqué ce mercredi 3 juin 2020, Anne Gizenga, présidente des femmes guides nationalistes du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) a annoncé que toute activité, toute concertation et toute initiative politiques sont suspendues au siège du Parti suite au décès de son secrétaire permanent a.i Lugi Gizenga.

Elle justifie cette décision par le fait que le siège de cette formation politique fait office du lieu de recueillement pour les militants et les sympathisants, en attendant le programme des obsèques.

« En attendant le programme des obsèques, un recueillement se tient au siège du Parti, pour les militants et les sympathisants, sis Boulevard Lumumba numéro 105 près du Pont Matete, et pour la famille, à la résidence du défunt à la Gombe et ce dans le strict respect des mesures de distanciation physique édictées par le gouvernement », lit-on dans ce document.

Pour rappel, L. Gizenga est décédé dans la nuit du lundi à mardi de suite d’une courte maladie. Les causes de sa mort ne sont pas encore élucidées.

Merveil Molo