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Procès 100 jours : le dysfonctionnement de la commission de supervision et de suivi mis à nu

Nombre de témoins ont soutenu que le décaissement des fonds n’avait pas suivi la procédure normale.

Après la longue séance d’auditions, la Chambre du conseil a examiné la énième demande de liberté provisoire des prévenus Kamerhe et Jammal.

Plusieurs témoins et renseignants ont défilé devant les juges du Tribunal de grande instance de Kinshasa Gombe siégeant en audience foraine hier jeudi 4 juin, à la prison centrale de Makala, dans l’affaire opposant le directeur de cabinet du chef de l’État Vital Kamerhe et consorts au ministère public. Après une instruction qui a fini tard dans la soirée, le juge président a levé la séance en renvoyant l’affaire à jeudi 11 juin pour les plaidoiries.

C’est dire que l’instruction au fond dans le cadre de cette affaire du détournement des deniers publics va donc se clôturer le jeudi 11 juin prochain. Après plaidoirie du ministère public et de la défense, ainsi que la conclusion de la partie civile, le Tribunal va devoir prendre l’affaire en délibéré pour se prononcer dans le délai prévu par la loi.

C’est alors qu’interviendra le moment tant attendu par nombre de congolais, où la composition va prononcer sa décision, mieux son jugement sur le sort à réserver au président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) et consorts dans cette vaste affaire de détournement des deniers publics.

Après débat et dépositions des témoins et renseignants à l’audience d’hier jeudi 4 juin, le Tribunal a estimé voir sa religion suffisamment éclairée pour tirer sa conclusion, en se fondant justement sur son intime conviction. Il reste donc plus qu’à attendre la conclusion des parties, à travers la plaidoirie fixée au jeudi 11 juin prochain, donc dans la huitaine.

Convoqués à l’audience d’hier, les membres de la chaîne des dépenses du Gouvernement Tshibala dont Henri Yav, ministre des Finances, Jean-Pierre Kangudia, celui du Budget et le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) Déogratias Mutombo ont soutenu que le décaissement des fonds liés au programme de 100 jours n’avait pas suivi la procédure normale, car opéré sous le mode urgence. Ils affirment également n’avoir pas été associés à la sélection des prestataires.

Le ministre des Finances Henri Yav a, pour sa part, reconnu avoir été instruit de décaisser des fonds liés à l’exécution de ce programme sur demande du directeur de cabinet du chef de l’État. Une autre question qui a fait l’objet de beaucoup d’interrogations au cours de cette instruction a été celle relative aux attributions et compétences du Comité de suivi et de supervision de l’exécution de ce programme. La plupart des témoins et renseignants interrogés ont affirmé n’avoir jamais officiellement fait partie de la Commission de supervision et de suivi des travaux.

L’ambassadeur itinérant du Président de la république, Nicolas Kazadi a affirmé n’avoir jamais, correspondances échangées faisant foi, été associé dans la partie financement de ce programme d’urgence. Il précise que, comme membre de la Commission de supervision et de suivi des travaux de 100 jours, il n’a pas non plus été impliqué dans la désignation des prestataires qu’il ignorait jusqu’il n’y a pas longtemps.

Plusieurs autres témoins et renseignants ont été auditionnés au cours de cette audience mouvementée, due en partie par les témoins convoqués à la barre. Il s’agit notamment de Amida Chatur, femme de Vital Kamerhe, de Soraya Mpiana, la fille de cette dernière, de son cousin Daniel Massaro, du commandant de la Garde républicaine, du député provincial Peter Kazadi, du ministre des Affaires foncières Molendo Sakombi, de conservateurs des titres immobiliers et de plusieurs autres membres du cabinet du chef de l’État.

La plupart des déclarations ont renvoyé en bloc la responsabilité de ce détournement présumé des deniers publics à la Présidence de la République accusée d’avoir mal géré ce Programme d’urgence, pourtant salutaire pour le peuple congolais.

Dans ses interventions, la défense de Vital Kamerhe, en l’occurrence maître Kabengela Ilunga a affirmé n’avoir toujours pas été renseigné jusque-là, de la part du ministère public, du moment où leur client est personnellement intervenu pour détourner les fonds liés à l’exécution de ce programme d’urgence.

Tout en renvoyant la cause à jeudi 11 juin prochain, le Tribunal a promis de siéger en chambre du Conseil pour statuer sur la énième demande des liberté provisoire des prévenu Vital Kamerhe et Samih Jammal.

Orly-Darel NGIAMBUKULU
Forum des as

Zacharie Bababaswe : Amida, Soraya et Massaro à la barre

Feux Verts Toleka Grand Lisolo avec Zacharie Bababaswe : Amida Shatur, Soraya Mpiana et Daniel Massaro à la barre.

Dossier 100 jours : “Ce procès donne l’impression qu’il s’agit d’une lutte Kasaïens contre Kivutiens ” (Noël Tshiani)

Le candidat président à l’élection présidentielle du 30 Décembre 2018 a réagit via son compte Twitter concernant le procès 100 jours opposant Vital Kamerhe et consorts qui est déjà à la 4ème audience.

Après le passage des témoins qui ont été entendus par le tribunal mercredi et jeudi, Noël Tshiani monte au créneau pour donner son impression qu’il s’agit d’une lutte “Kasaïens contre Kivutiens” au cabinet du président de la République.

Selon les réactions de l’opinion sur les réseaux sociaux, il s’agit d’une “guerre” déclarée entre les membres de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et de l’Union pour la nation congolaise (UNC) tout juste après l’arrestation de Vital Kamerhe où il est soupçonné d’avoir détourné les derniers publics notamment les fonds alloués dans le programme des 100 jours du président de la République.

JM

Le Potentiel : « Procès 100 jours : révélations explosives des témoins »

Revue de presse du vendredi 5 juin 2020

Le procès Kamerhe est à la Une des médias congolais.

Plusieurs témoins et renseignants ont défilé devant la barre, jeudi 4 juin, lors de l’audience publique du procès qui oppose Vital Kamerhe et consorts contre la République démocratique du Congo, dans le cadre d’un prétendu détournement des fonds destinés aux travaux du programme d’urgence de 100 jours du chef de l’État, rapporte Le Potentiel.

Cette quatrième journée du procès a connu des comparutions troublantes mais très révélatrices, qui pourront éclairer le tribunal dans sa recherche de la vérité, commente le journal.

Le clou des témoignages, c’est celui du conseiller principal du chef de l’État en matières économiques et financières qui a renseigné que pour Samibo Congo Sarl, on a décaissé plus de 66, 7 millions USD pour 1500 maisons à la place de 57 millions USD, pièce à conviction à l’appui de la BCC, argumente le quotidien. Désormais, le procès amorcera un virage décisif dans un sens comme dans un autre, conclut le tabloïd.

Un montant évalué à la hauteur de 370 millions USD a été défalqué des réserves de change de la Banque centrale du Congo (BCC) pour payer aux prestataires, dans le cadre de l’exécution des travaux du projet de 100 jours du président de la République, Félix Tshisekedi, renseigne Mediacongo.net.

La révélation, précise le site web, a été faite par le gouverneur de cette banque Deogracias Mutombo et appuyé par le conseiller principal en matières économiques et finances du chef de l’Etat.

« 100 jours: les Kamerhe font le show à la prison de Makala », titre Cas-info.ca.

Les parents proches de Vital Kamerhe cités à comparaître à titre de renseignants ont pris la parole jeudi dans le procès de 100 jours organisé à la prison de Makala, indique le site web.

À tour de rôle, Daniel Massaro, neveu du directeur de cabinet du Chef de l’État, Soraya Mpiana, la belle fille, Amida Shatur, l’épouse et Justin Kamerhe, le jeune frère du prévenu, ont offert l’une des soirées d’audience qui restera dans les annales de la justice congolaise, commente le portail.

Bref, pour la famille Kamerhe, face à ses adversaires, c’était parole contre parole, conclut Cas-info.ca.

Le tribunal de grande instance de Gombe siégeant en chambre foraine à la prison de Makala a donc fini le jeudi 4 juin l’audition des témoins dans l’affaire Vital Kamerhe et consorts poursuivis pour détournement présumé des fonds alloués au programme de 100 jours du chef de l’État, fait remarquer Actualite.cd.

Au total, détaille le site web, une dizaine de témoins ont été entendus dont des membres de commission de supervision et de suivi des travaux.

Les parties vont débuter la plaidoirie le 11 juin prochain. Pour l’instant, le tribunal statue en chambre de conseil sur la demande de liberté provisoire des prévenus Vital Kamerhe et Sammy Jamal, précise le site web.

Le directeur du cabinet du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Vital Kamerhe et consorts sont poursuivis notamment pour détournement des fonds alloués à la construction des 4.500 maisons préfabriquées, initiée dans le cadre du programme d’urgence des 100 jours du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo ainsi que pour corruption et blanchiment d’argent, rappelle l’Agence congolaise de presse.

Radio Okapi

Sylvie Mampata défend Amida Shatur : « Tobanda commerce kala, tosomba mapangu kala »

La femme de Werrason, Sylvie Mampata défend la femme de Vital Kamerhe, Amida Shatur : « Tobanda commerce kala, tosomba mapangu kala ».

Décès de Lugi Gizenga : Sa famille suspecte une mort par “empoisonnement” et saisit la justice pour demander une autopsie du corps

À travers une correspondance signée par Emmanuel Kuangu Bukaya, oncle biologique maternel, rendue publique ce jeudi 4 juin 2020, la famille biologique de Lugi Gizenga a saisi le procureur général près le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe pour demander une autopsie du corps du secrétaire permanent du Parti Lumimbiste Unifié (PALU).

Pour elle, le fils du feu patriarche Antoine Gizenga se portait bien et était en bonne santé avant son décès brusque.

“Nous, sa famille biologique, suspectons qu’il s’agit d’une mort incertaine, car à notre connaissance, il ne manifestait aucun signe de maladie et tout porte à croire que notre frère, fils Lugi n’est pas mort de façon naturelle. Des fortes présomptions d’empoisonnement circulent dans le milieu familial et de son parti politique”, indique la famille biologique.

Rappelons que Lugi Gizenga était le fils du feu Antoine Gizenga, décédé à Kinshasa, le 24 février 2019, à l’âge de 93 ans. Décédé lundi 1er juin 2020, il avait pris la direction du PALU en 2019.

Fidèle Kitsa

Claudel Lubaya: « La BCC devrait fermer les comptes du Trésor détenus par la Rawbank pour abus de confiance et complicité à détourner les fonds de l’Etat »

Le député national Claudel Lubaya demande à la Banque centrale du Congo en tant que autorité de régulation de fermer les comptes du Trésor détenus par la Rawbank pour abus de confiance et complicité à détourner les fonds de l’Etat.

Pour ce député national, « ne pas le faire c’est encourager le laxisme de la BCC dans la mise en œuvre de la réglementation. »

« 100jours Autorité de régulation, la Banque centrale devrait fermer les comptes du Trésor détenus par la Rawbank pour abus de confiance et complicité à détourner les fonds de l’Etat. Ne pas le faire c’est encourager le laxisme de la #BCC dans la mise en œuvre de la réglementation »

L’élu de Kananga réagit ainsi aux propos du Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, Deogratias Mutombo, qui au cours de l’audience de ce jeudi 04 juin sur le dossier 100 jours assure avoir demandé à la Rawbank de payer le compte Samibo Ecobank et n’avoir aucun moyen de vérifier ce que font les banques privées.

Thierry Mfundu
Politico

Affaire Dircab de Fatshi : Shaka Kongo répond à Koffi Olomide

Shaka Kongo répond à l’artiste musicien Koffi Olomide sur l’Affaire Dircab de Fatshi.

Procès des 100 jours: Marcelin Bilomba, conseiller principal du chef de l’État, accuse Vital Kamerhe d’être « responsable de ce désordre »

Marcelin Bilomba, conseiller principal du Chef de l’État en charge de l’économie et finance (Ecofin), a comparu ce jeudi 04 juin à l’audience du procès opposant le ministère public contre le directeur de cabinet du Chef de l’État, Vital Kamerhe, et consorts.

Dans sa déposition,le conseiller en charge de l’Ecofin du chef de l’Etat a chargé, du début à la fin, le directeur de cabinet du Chef de l’État. Selon lui, c’est Vital Kamerhe qui est responsable de la saga financière du programme des 100 jours du Chef de l’État.

Dans son témoignage, Marcelin Bilomba a fait savoir que la fameuse coordination du programme des 100 jours,dirigé par Nicolas Kazadi, ambassadeur itinérant du Chef de l’État, n’était,en réalité, qu’une coordination de  » façade ».

« Il n’y a jamais eu une coordination, c’est une coordination de façade. Une coordination qui n’a pas fait le budget, qui n’a pas choisi les prestataires… Le Président a donné la vision, la voie, mais il ne donne pas quitus au tripatouillage », a-t-il déclaré devant le tribunal.

Contrairement à Henry Yav Mulang, ancien ministre des finances, et au gouverneur de la Banque centrale du Congo, Deogratias Mutombo, qui ont reconnu avoir décaissé la somme 57 millions USD à la société Samibo de Samih Jammal pour la construction des maisons préfabriquées, Marcelin Bilomba, a confirmé, avec un document à l’appui, que la somme versée à la société Samibo était de 66.700 millions USD.

« On a décaissé d’une manière partitionnée un total de 66.700 millions USD », a-t-il insisté,avant de souligner qu’il a reçu ce document de la BCC.

La défense du prévenu Sammih Jammal, responsable de la société Samibo, a, de son côté, fait remarquer que le document brandi par Marcelin Bilomba ne comporte aucune signature et aucun sceau de la BCC. « Le document du conseiller n’est pas loin du faux », a fait remarquer la défense.

Plusieurs autres témoins cités dans cette affaire présumée de détournement de fonds des deniers publics ont comparu lors du procès de ce jeudi 4 juin qui avait débuté à 9h du matin.

Djodjo Vondi
MCP

Affaire des 100 jours : les plaidoiries fixées au 11 juin

La quatrième audience publique du procès sur le détournement présumé des fonds alloués au programme d’urgence de 100 jours du président de la République a été consacrée essentiellement à l’audition des témoins jeudi 4 juin à la prison centrale de Makala (Kinshasa). Elle marque la fin de la phase de l’instruction, les plaidoiries étant fixées au jeudi 11 juin.

Parmi les témoins entendus figure le directeur général de la Direction générale de contrôle des marchés publics (DGCMP), Michel Ngongo, qui n’a pas reconnu la régularité du marché conclu avec la société SAMIBO dans le cadre des logements sociaux.

L’ancien ministre du Budget, Pierre Kangundia, a fait sa déposition en rapport avec son rôle joué dans le programme d’urgence de 100 jours. Selon lui, le décaissement des fonds n’avait pas suivi la procédure normale ; car, opéré sous le mode d’urgence.

Cette version a été confirmée par son ancien collègue des Finances, Henri Yav, précisant que le fonds de 57,6 millions avait été versé à la société SAMIBO en plusieurs tranches, avant même la mise en œuvre du projet. Le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Deogratias Mutombo, a abondé dans le même sens.

SAMIBO divise

La question de savoir qui a sélectionné la société SAMIBO pour fournir les maisons préfabriquées, les témoins –notamment les membres de la commission chargée du suivi du programme de 100 jours – sont divisés.

Les uns, comme le député Peter Kazadi, soutiennent que la sélection des prestataires ne relevait de la commission et que celle-ci n’a pas traité de ces maisons préfabriquées. D’autres, à l’instar de Babada Afi – conseiller à la présidence, ont émis un avis contraire.

Le témoignage du conseiller principal du Chef de l’Etat en matière économique et financière, Marcelin Bilomba, a suscité un grand débat. Ce dernier a critiqué l’opacité dans la mise en œuvre de ce programme, affirmant dans la foulée que le prévenu Jammal avait perçu en réalité 66,7 millions USD et 57,6 millions.

Désormais c’est aux différentes parties au procès, sur bases des pièces en leur possession et des témoignages recueillis à la barre de fixer l’opinion du tribunal, tout comme du public sur ce qui s’est réellement passé sur le décaissement des fonds pour ce pan du programme de 100 jours du chef de l’État.

Affaire à suivre donc…

Radio Okapi

Massaro : “Jammal m’a vendu une parcelle puis m’en a offert une autre”

Au cours de l’audience de ce jeudi 04 juin dans le cadre du procès de 100 jours, Massaro, membre de la famille biologique de Vital Kamerhe, a reconnu avoir acheté une maison auprès de Jammal.

Daniel alias Massaro dit avoir reçu une autre parcelle gratuitement de la part de la même personne. Il ajoute qu’il avait pour ce cas, comme titre immobilier, donné le nom qui lui était venu en tête et c’était celui de Soraya Mpiana.

“Jammal m’a vendu une parcelle puis m’en a offert une autre. Et le nom qui m’est venu en tête à mettre sur le titre immobilier c’est celui de Soraya Mpiana. Ni elle, ni ses parents connaissaient cette affaire de parcelle. Je demande d’ailleurs pardon à toute la famille”, a-t-il témoigné.

Signalons que Vital Kamerhe et Jammal avaient dit devant les juges ne pas se connaître mutuellement.

C. Mulakirwa

Procès Kamerhe : Intervention d’Amida Shatur Kamerhe

Procès Vital Kamerhe du 04 juin 2020 : Intervention d’Amida Shatur Kamerhe, la femme de Vital Kamerhe.

Soraya Mpiana et Daniel Massaro ont reçu deux parcelles en « don » de Jammal (l’ancien conservateur immobilier de Ngaliema)

S’expliquant sur les actes translatifs de propriété entre Jammal et Daniel Shangalume alias Massaro ou Soraya Mpiana, respectivement cousin et belle-fille de Vital Kamerhe, le conservateur Katanga, qui a succédé à son collègue Kilanga-Langa dit qu’en arrivant à son poste, il a trouvé un acte de cession entre Jammal et Soraya Mpiana.

« Mais plus tard, je me rendrai compte qu’une demande hypothécaire avait été faite grevé d’une hypothèque de 5M $ par la BCDC sur ladite propriété, » indique-t-il dans son intervention comme témoin au tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe siégeant en audience foraine à la prison centrale de Makala ce jeudi 04 juin sur le dossier 100 jours.

Étant que la cession est intervenue du moment du Conservateur Kilanga-Langa, le tribunal appelle à la barre Kilanga-Langa.

Ce dernier confirment que Soraya Mpiana et Daniel Massaro, respectivement belle-fille et cousin de Vital Kamerhe, ont reçu deux parcelles en « don » de Jammal Samih.

L’ancien conservateur immobilier de Ngaliema confirme que le nom de Soraya avait été communiqué par Daniel Shangalume à la conservation de titre immobilier.

Et indique que « c’est Daniel Massaro qui est venu avec les actes de concession à la conservation des titres immobiliers. »

Thierry Mfundu
Politico

Kamerhe : « Je suis une victime expiatoire. Est-ce que je suis déjà condamné? »

Au 4ème jour du procès 100 jours où il vient de terminer d’être confronté à l’ancien ministre du budget, Pierre Kangudia Mbaya, « mon ancien directeur de cabinet quand j’étais président de l’Assemblée nationale », Vital Kamerhe se considère comme « une victime expiatoire. Est-ce que je suis déjà condamné d’avance?

Vital Kamerhe rappelle « n’avoir été arrêté que pour raisons de confrontation », s’étonne qu’au finish, « il n y a eu que 2 confrontations ».

Le ministre d’état Kangudia participait bien aux réunions.

Pierre Kangudia, ancien « ministre d’État du Budget a pris part à la réunion de conception et de supervision », insiste Vital Kamerhe.

Au témoin Pierre Kangudia qui dit n’avoir appris l’existence d’une équipe de supervision qu’au cours du procès, Vital Kamerhe, qui a promis de « réagir de la manière la plus limpide », rappelle que « le ministre de Budget n’est pas porteur de projet. Si le ministre de Budget me dit qu’il n’avait jamais vu le programme de 100 jours, le ciel va nous tomber sur la tête parce que tout le gouvernement était invité à Matete » au lancement de ce programme d’urgence du Chef de l’Etat.

« Dieu me voit, le ministre de Budget n’est pas venu une fois, pas deux fois, pas trois fois », insiste le directeur de cabinet du Chef de l’Etat.

« Est-ce qu’il se souvient que nous avons eu une réunion sur la gratuité de l’enseignement et que c’est lui qui a décanté la situation? », l’interroge-t-il via le juge président.

Vital Kamerhe assure donc que « la vérité va éclater aujourd’hui et maintenant ».

Barick Bwematelwa
Top Congo

Critik Info : Justin Bitakwira cloue Vital Kamerhe, le ciel se noircit

Critik Info du 04 juin 2020 avec Christian Bosembe : Justin Bitakwira cloue Vital Kamerhe, le ciel se noircit.

Crise à l’UDPS : Kabuya dénie la qualité de président de la Convention Démocratique du parti à Victor Wakuenda

La crise qui sévit au parti présidentiel prend de l’ascenseur chaque jour qui passe.

Les différents dirigeants de cette formation politique se livrent à des échanges spectaculaires des correspondances et propos pour se critiquer réciproquement.

Dans un document ce jeudi 04 juin, le secrétaire général de l’Udps est monté au créneau pour dénier la qualité de président de la Convention démocratique du parti à Victor Wakuenda.

« Victor Wakuenda n’a pas qualité de se prévaloir les fonctions du président du bureau de la Convention démocratique du parti (CDP) car non seulement, la CDP est incomplète mais aussi au regard du temps effectué, plus d’une année (deux sessions) il n’aurait pas resté toujours président », a déclaré le secrétaire général de l’Udps.

Augustin Kabuya Indique que sa position est motivée par le seul souci de faire respecter les textes qui régissent la CDP en particulier, mais aussi le parti en général.

« La présidence est assumée de manière rotative en fonction de la représentativité des fédérations conformément à l’alinéa 1 des présents statuts. Et ça devrait être l’un des nos membres du parti dans la province du Bas-Uele », explique Kabuya qui ne reconnaît pas l’existence d’une crise au sein de l’Udps.

Siméon Isako
Cas-info