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Dossier 21000$ : Mboso menace de sanctionner les Députés qui « s’évertuent sans preuves à soutenir Fayulu »
Très attendue, la réaction de Christophe Mboso sur la polémique qui enfle autour des émoluments vient de tomber. Par l’entremise de son directeur de cabinet, le président de l’Assemblée Nationale menace de sanctionner les députés nationaux « qui s’évertuent à faire semblant de soutenir, mais sans le prouver, les propos mensongers portant le salaire des Députés à 21.000$ ».
Pour Samuel Mbemba Kabuya, « avancer une déclaration comme l’a fait Martin Fayulu sans le prouver est condamnable ».
« Dans un passé récent, le Directeur de Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale Christophe Mboso a promis aux Députés Papy Nyango et consorts qu’ils allaient être sanctionnés. Cela n’a pas tardé », a-t-il fait savoir.
Dans un message, le directeur de cabinet de Mboso soutient que Delly Sessanga et Kasekwa « ont utilisé des formules alambiquées tendant à faire croire qu’ils soutiennent les propos de Martin Fayulu. Mais, ils n’ont rien prouver ».
C’est ainsi que Samuel Mbemba leur promet des sanctions. Delly Sessanga qui a soutenu la position de l’ancien candidat à la présidentielle de 2018 avait fait remarquer qu’avec les mécanismes des invisibles, les émoluments mensuels des représentants du peuple peuvent attendre 21.000$.
La question est au centre d’un débat sans fin depuis mardi dernier. Même les élus qui s’opposent à Martin Fayulu ne donnent des chiffres exacts, malgré la pression des organisations de la société civile à publier les fiches de paie.
Josué Mfutila
Actu7
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RDC: Katumbi caracole, Tshisekedi dégringole
Les Congolais sondés placent en tête Ensemble pour la République avec 44%, l’UDPS (38%) vient à la 4ème place, derrière l’Ecidé (42%) et le MLC (38,1%).
Selon un récent rapport du sondage conjoint entre le Bureau d’études, de recherches, et de consulting international (Berci) et le Groupe d’études sur le Congo (GEC) de l’Université de New York rendu public en août dernier, les Congolais sondés sur les partis et regroupements politiques placent en tête Ensemble de Moïse Katumbi avec 44% d’opinions favorables. Il est suivi de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecidé) de Martin Fayulu (42%), le Mouvement de libération du Congo (MLC) et l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) respectivement à 38,1 et 38%. D’après cette étude, le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, réalise son plus mauvais score en termes d’opinions défavorables (51%) depuis son avènement au pouvoir en janvier 2019. Mais ce score comparé avec celui obtenu en décembre 2021, le chef de l’Etat engrange 11 points de plus. Sa cote de popularité passe de 29% d’opinions favorables à presque 40%. Malgré cela, sa cote reste tout de même en deçà de ses 63% de mars 2019.
Ledit sondage concerne entre autres le fonctionnement actuel des institutions de la République. Les Congolais ne sont pas satisfaits du fonctionnement de ces institutions, précise le Rapport. 17% seulement des sondés soutiennent « fortement la manière dont le président de la République travaille » ; alors que 37% autres la soutiennent « moyennement » et près de 45% « pas du tout« . Aujourd’hui, 54% des répondants souhaitent que le prochain président se comporte beaucoup plus comme un « chef d’État qui arbitre et fixe les orientations » plutôt que comme un » chef de gouvernement très présent dans la politique intérieure » (46%).
Le fonctionnement actuel des institutions de la République ne satisfait pas les Congolais. Ils ne sont par exemple que 17 % des répondants à soutenir « fortement la manière dont le président de la République travaille » ; 37 % autres la soutiennent « moyennement » et près de 45 % » pas du tout« . Aujourd’hui, 54 % des répondants souhaitent que le prochain président se comporte beaucoup plus comme un « chef d’État qui arbitre et fixe les orientations » plutôt que comme un « chef de gouvernement très présent dans la politique intérieure » (46%).
46,5% DES SONDES SOUHAITENT LA SUPPRESSION DE LA GRATUITE DE L’ENSEIGNEMENT
Les sondés n’ont pas été, non plus, tendres avec la gestion du Premier ministre Sama Lukonde Ainsi seulement 11% des répondants soutiennent « fortement » sa gestion, 30% « moyennement » et 46 % ne la soutiennent « pas du tout ». Il en est de même de son gouvernement qui ne rassure pas non plus, selon les répondants. Par conséquent, seulement 37,5% des Congolais sondés lui font confiance. La majorité des personnes interrogées (40%) considère d’ailleurs qu’ »il est important pour les citoyens de pouvoir demander des comptes au gouvernement« . Et pour 35% autres, l’importance, c’est plutôt d’avoir un « gouvernement qui peut faire avancer les choses« . Tout compte fait, toutes les personnes interrogées voudraient voir le gouvernement rencontrer plusieurs défis dans différents secteurs de la vie nationale. dans l’ordre des priorités suivant :, sécurité (25%), social (20%), infrastructures (routes, eau et électricité, 16%), économie et emploi (14%) et « programme de développement des 145 territoires » (7%).
Concernant les soins de santé, près de 74% des Congolais sondés trouvent nécessaire la mise en œuvre de la couverture santé universelle. En revanche, la gratuité de l’enseignement de base, quoique soutenue par 53,5% des répondants, n’a pas le même engouement. En effet, ils reconnaissent la faible qualité de l’enseignement dans les établissements publics que cette mesure entraîne. Pour pouvoir relever le niveau de l’enseignement, 46,5% souhaitent sa suppression.
LE PARLEMENT EST LOIN D’ETRE LE MIEUX LOTI
Sur le plan socio-économique, ils sont désormais 66% des Congolais interrogés à affirmer que « les choses ne vont pas généralement dans la bonne direction dans le pays » contre 34% des Congolais optimistes, alors qu’ils étaient majoritaires à penser le contraire à l’arrivée du président Tshisekedi au pouvoir. Ainsi, par exemple, contrairement aux Congolais qui pensent que la situation économique actuelle des ménages est meilleure qu’il y a trois ans (10%), près de 33% des répondants estiment, eux, que rien n’a changé et 31,5% estiment que la situation est moins bonne et 11% considèrent que « la situation s’est plutôt détériorée« .
Le Parlement est loin d’être le mieux loti. L’Assemblée nationale obtient quelque 32% de cote de confiance et la manière dont son président Christophe Mboso gère cette chambre basse est jugée totalement satisfaisante par seulement 9% des Congolais sondés, soit quatre points de moins que le score attribué à la gestion de Modeste Bahati au Sénat. D’ailleurs, précise le Rapport Talatala, le baromètre de l’activité parlementaire et de l’action du gouvernement congolais, a relevé, début juillet, que les députés nationaux étaient très concentrés à traiter les matières politiques au détriment de questions sociales très souvent abandonnés dans le tiroir des arriérés législatifs.
LES SONDES NON SATISFAITS PAR LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION
A tout prendre, la majorité des Congolais sondés mettent en cause toutes les institutions de la République sur l’absence d’informations disponibles concernant leur action. Ils sont 62 % à le penser pour les assemblées provinciales ; 63 % pour le gouvernement central et quasiment 62 % pour l’Assemblée nationale. À titre illustratif, pour ce dernier cas, en dépit des efforts de Talatala pour documenter le sens de vote des députés nationaux, les chiffres officiels sur le vote et la présence des députés aux plénières demeurent inaccessibles.
La lutte contre la corruption est jugée non satisfaite par les sondés. Au moins quatre personnes interrogées sur dix estiment que les principales institutions du pays ou leurs animateurs sont « très corrompus » : gouvernement national (41%), députés provinciaux (42,2%), parlementaires nationaux (45,6%), tribunaux 45,7%). Chargée d’assurer la sécurité de la population et de leurs biens, la Police nationale congolaise (PNC) trône en tête des institutions les plus corrompues pour 48% des répondants. En d’autres termes, les institutions chargées de rédiger les lois au niveau national et provincial et celles chargées de faire respecter la loi sont perçues comme étant parmi les cinq institutions les plus corrompues, révèle le Rapport du sondage.
LA COTE DE POPULARITE DE LA CENI AU PLUS BAS
La cote de popularité de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) est au plus bas. Seulement 39% des Congolais sondés affirment avoir confiance dans la Centrale électorale pour organiser des élections de manière crédible, libre et transparente. Aujourd’hui, Denis Kadima, le nouveau président de la Ceni, est plus impopulaire avec plus de 42% d’opinions défavorables que son prédécesseur Corneille Nangaa (38%) en 2016.
Les Congolais sondés se sont également exprimés sur les partis et regroupements politiques. Ils placent en tête Ensemble de Moïse Katumbi avec 44% d’opinions favorables, suivi de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecidé) de Martin Fayulu (42%), le Mouvement de libération du Congo (MLC) et l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) respectivement à 38,1 et 38%.
Le présent sondage a été réalisé du 25 février au 7 juin 2022 auprès de 5.512 personnes âgées de 18 ans et plus. Il a concerné 493 sites d’enquêtes répartis dans les 26 provinces du pays. C’est la deuxième enquête d’opinion nationale menée conjointement entre le Bureau d’études, de recherches, et de consulting international (Berci) et le Groupe d’études sur le Congo (GEC) de l’Université de New York. Une première en association avec Ebuteli, partenaire de recherche du GEC en RDC.
Kléber KUNGU
Forum des as
Maman Kalunga règle ses comptes à Hanse Luzolo : « Muana na ye azui elongi na ngai ya mabe »
Vincent Tshiluizi reçoit Maman Kalunga. L’actrice comédienne a réglé ses comptes à l’artiste comédien Hanse Luzolo : « Muana na ye azui elongi na ngai ya mabe ».
Polémique autour des salaires « astronomiques » des députés
Les affirmations d’un opposant congolais sur le salaire des députés estimé à 21.000 dollars par mois a provoqué mercredi une vive polémique en République démocratique du Congo où la majorité de la population vit avec moins de deux dollars par jour. Dans un communiqué publié mardi, l’opposant Martin Fayulu Madidi, qui continue de revendiquer sa victoire à la présidentielle de 2018 remportée par le président Félix Antoine Tshisekedi TShilombo, a assuré que « la rémunération des députés nationaux s’élève depuis janvier 2022 à 21.000 dollars par mois ».
« Cela s’appelle de la corruption à grande échelle, gabegie et pillage des finances publiques de la part du pouvoir usurpateur (de Tshisekedi) en quête de légitimité interne », a-t-il ajouté, appelant à « l’annulation immédiate » de cet « achat des consciences par le braquage des caisses de l’État ».
« Ces salaires astronomiques des députés sont scandaleux par rapport à ce que gagnent les médecins, les professeurs d’université ou les fonctionnaires », a dénoncé Trésor Kibangula de l’institut de recherche sur la gouvernance « Ebuteli », basé à l’université de New York.
Évoluant dans une opacité totale, les salaires des députés sont ventilés dans plusieurs rubriques, comme « les réserves parlementaires de 3.000 à 3.500 dollars versées à chaque député » sans base légale, a-t-il regretté.
Un simple fonctionnaire congolais touche 155.000 francs congolais (52,5 dollars), un professeur d’université gagne en moyenne 2.000 dollars alors que le salaire d’un médecin tourne autour de 1.000 dollars.
Le bureau de l’Assemblée a rejeté les affirmations de l’opposant.
« Aucun député national ne peut dire et prouver qu’il gagne 21.000 dollars, y compris les élus d’Ecidé (Engagement pour la citoyenneté et le développement) », le parti de M. Fayulu, a réagi auprès de l’AFP le député Samuel Mbemba, directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale (la chambre basse du parlement congolais).
« C’est un discours populiste tenu à dessein pour créer un conflit social entre les députés nationaux et le peuple que ces derniers représentent et aident », a-t-il ajouté, accusant l’opposant « de fantasmer » sur les salaires des députés.
Riche en ressources naturelles, la RDC est le 10ème pays le plus pauvre de la planète: 77,2% de sa population vit avec 1,9 dollar par jour, selon les Nations unies. Considérée comme l’un des pays les plus corrompus, elle occupe la 169e place sur 180 pays dans le classement de l’ONG Transparency International.
La libre Afrique
Affaire 21.000$ : Ndeko Eliezer et Nsingi Pululu répondent à Martin Fayulu et Delly Sesanga
Masolo Na Député – Affaire 21.000$ : Les députés nationaux, Eliezer Ntambwe et Nsingi Mpululu ont répondu à Martin Fayulu et Delly Sesanga.
Félix Tshisekedi a reçu le serment des Hauts magistrats de l’Ordre judiciaire et administratif
Les nouveaux Hauts magistrats de la Cour de cassation, ceux du Conseil d’État ainsi que les magistrats de siège membres de la Cour des comptes, ont prêté serment ce mercredi 31 août.
Devant le chef de l’État, ces membres de l’Ordre judiciaire et administratif ont juré de « respecter la Constitution et les lois du pays et de remplir loyalement et fidèlement, avec honneur et dignité, les fonctions qui leur sont confiées ».
Le président de la République a reçu leur serment.
Cette cérémonie s’est déroulée au Palais de la nation, en présence de plusieurs autres autorités, entre autres, le premier ministre et le directeur de Cabinet du président de la République.
Rappelons que ces magistrats ont été nommés le 30 juillet dernier.
Fabrice Lukamba
24sur24
Ferré Gola – Liberté (Clip Officiel)
Découvrez le nouveau clip de la chanson Liberté de l’artiste musicien Ferré Gola.
Football: les congolais à suivre cette saison
Les principaux championnats de football européen ont repris leur marche en avant et comme très souvent, les résultats et performances seront scrutés aux quatre coins du continent, voire au-delà. Il faut dire qu’avec une forte communauté de joueurs congolais solidement installés au cœur d’effectifs majeurs ou faisant partie des élites sportives de plusieurs pays, les actualités liées au football européen sont naturellement importantes au-delà du continent lui-même. D’autant plus avant la prochaine Coupe du Monde disputée au Qatar dès le mois de novembre prochain.
La RDC ne sera malheureusement pas de la partie, mais à n’en pas douter, une multitude de joueurs du pays auront tout de même à cœur de démontrer de belles performances avec leurs clubs respectifs cette saison. Qu’ils soient fraîchement arrivés dans de nouveaux clubs, prêts à en découdre en Coupe d’Europe ou qu’ils cherchent à se faire une place au sein d’effectifs d’ores et déjà prestigieux, quels seront les joueurs congolais à suivre cette saison sur le continent européen ?
Gaël Kakuta
Qu’il reste à Lens ou qu’il quitte le club standardiste, peut-être en direction de Nantes, Kakuta va à coup sûr rester l’une des valeurs sûres du championnat de Ligue 1, en France. Tout au long de sa carrière, le milieu offensif aura fait le bonheur de plusieurs clubs de l’Hexagone et en Europe, sans toutefois parvenir à atteindre le niveau exceptionnel qu’on lui prédisait.
Sa carrière restera tout de même plus qu’honorable, notamment grâce à sa capacité à faire la différence, par exemple depuis le point de pénalty. Particulièrement à l’aise dans cet exercice, le natif de Lille en France a longtemps donné quelques éléments de réponse à ceux qui continuent de se demander si les tirs au but sont un jeu de chance, d’adresse ou de stratégie ! Pour le joueur de 31 ans, il va sans dire que cet exercice est l’un de ses préférés et qu’il pourrait une fois de plus, faire trembler les filets de cette manière cette saison.
Chancel Mbemba
Comme lors de chaque saison, une grande partie des regards des observateurs français sont tournés vers l’Olympique de Marseille. Atypique, le club phocéen va retrouver la Ligue des Champions cette saison avec un international congolais au sein de son effectif ! Chancel Mbemba a même déjà outrepassé ses compétences en offrant la victoire à son équipe lors de la troisième journée de Ligue 1, face à Nantes.
À 28 ans et après 138 matches disputés avec le club de Porto, le natif de Kinshasa et capitaine de sa sélection va pouvoir apporter son expérience à un effectif olympien définitivement ambivalent à ce sujet. Il sera l’un des hommes forts de l’équipe cette saison et Mbemba va continuer, sans la moindre contestation possible, de rendre fier un pays tout entier.
Neeskens Kebano
Champion la saison passée en deuxième division anglaise avec Fulham, l’attaquant voudra éviter que son club continue de s’attirer les moqueries des spécialistes locaux, ayant pris l’habitude de faire l’ascenseur entre Championship et Premier League ces dernières années.
Pour Kebano, pourvoyeur fréquent d’excellents ballons pour le tout aussi excellent Mitrovic, cette saison risque d’être charnière puisqu’il a prolongé jusqu’en juin 2023 et que ses performances individuelles pourraient bien conditionner son futur en Europe et qui sait, à Fulham. Concernant le collectif, les premières journées de Premier League furent hautement intéressantes et en plein contraste avec celles connues dans le passé. Le jeu du club de l’Ouest londonien est d’ailleurs particulièrement intéressant à suivre et nul doute que Kebano et ses coéquipiers feront tout leur possible pour se maintenir dans l’élite du football anglais.
Merveille Bokadi
Souvent aligné en défense centrale aux côtés de Mbemba, Merveille Bokadi continue son apprentissage au Standard de Liège. Arrivé du TP Mazembe il y a désormais plus de 5 ans, Bokadi est d’une grande aide pour son club grâce à sa polyvalence, bien que le début de saison ne soit, d’un point de vue comptable, pas celui escompté.
Footrdc
Liteya Kanda en mode Afro Pétage de Denis Lessie
L’artiste comédien Pasteur Liteya Kanda en mode Afro Pétage de l’homme de Dieu, le prophète Denis Lessie. Regardez!
VIDEO. Adjany Sesele chez Héritier Wata
Suivez la répétition du groupe La Team Wata de l’artiste musicien Héritier Wata. Adjany Sesele rend visite à son ancien collègue du groupe Wenge Musica Maison Mère.
21 000 USD par mois : Les députés jouisseurs balbutient
L’opposant Martin Fayulu a frappé très fort, mardi 30 août 2022, en révélant les émoluments exhorbitants des députés nationaux.
Vingt-quatre heures plus tard, ceux qui sont accusés de toucher indûment 21 000 dollars américains par mois peinent à contredire le leader de Lamuka. Les rares élus nationaux de l’Union sacrée qui se sont exprimés ont refusé formellement d’affirmer ou d’infirmer qu’ils touchent cette folle somme.
Seul le Collectif des députés nationaux de 26 provinces(C26), a tenté de se justifier, mais malheureusement sans réussir à démontrer que le président de l’Ecidé a menti.
En effet, dans son communiqué du 30 aout 2022, ce dirigé par Iracan Gratien de Saint-Nicolas, a, au nom de tous les députés(sans avoir été mandaté par tous les députés nationaux) , dénoncé ce qu’il considère comme une fausse accusation du candidat malheureux à la dernière présidentielle.
« C26 informe l’opinion nationale que l’émolument du député national est resté inchangé depuis 2021. Il est conforme à la loi des finances et n’atteint même pas 30% de la somme évoquée par les laboratoires bien connus. Ce paiement est effectué tant soit peu par rapport à la dignité d’un député national en tant que Elu légitime du peuple congolais telle que le stipule la Constitution », peut-on lire dans ce communiqué de C26, qui invite Martin Fayulu à puiser des informations correctes auprès des députés nationaux de l’Ecidé présents à l’Assemblée nationale, qui participent régulièrement à toutes les séances sur les finances de la Chambre basse avec possibilité d’accès dans toutes les Commissions et documents confidentiels.
Question: si Fayulu a menti comme le prétendent de députés de l’Union sacrée, combien toucherait en réalité un élu national?
Pour avoir la réponse à cette question, alternance.cd a passé plusieurs coups de fils toute la soirée du mardi 30 août. Le Directeur des publications de votre média en ligne a tenté en vain d’interroger 95 députés nationaux de son répertoire dont des amis de longue date. Aucun n’a donné de réponse précise.
D’autres journalistes qui se sont penchés sur la question ont eux aussi échoué à obtenir des chiffres contraires à ceux avancés par Martin Fayulu. C’est le cas de Litsani Choukran, Directeur Général de Politico.cd, qui dit avoir tenté de contacter 21 députés nationaux qui « ont refusé de répondre si oui ou non les 21.000 sont exacts .»
Jean Perou Kabouira
Alternance
Chassé de l’ACK, le pasteur François Mutombo crée son église « la Communauté des assemblées chrétiennes Voici l’Homme (C.A.C.V.H) »
Sur sa page Facebook , le pasteur François Mutombo dit « Voici l’Homme » assume désormais son autonomie.
« Après qu’on m’a notifié en ce mardi 30 août 2022 de mon exclusion définitive de la grande communauté ACK, je viens par la même occasion de prendre acte de ladite décision, et décide désormais d’évoluer avec mon ministère au sein de la nouvelle Communauté des Assemblées chrétiennes Voici l’Homme (C.A.C.V.H) ».
L’évêque Pascal Mukuna est, et restera mon père, car il a beaucoup fait pour moi, et l’ACK ma famille, a-t-il souligné.
En attendant d’autres orientations, « je vous exhorte, peuple de Dieu, de ne pas céder aux polémiques inutiles des réseaux sociaux, mais par contre, demeurons enfants de Dieu », a-t-il conseillé. «Vos prières nous seront d’une grande utilité pendant cette période», a-t-il conclu.
Mamous
Forum des as
Zacharie Bababaswe recadre Zoé Kabila et crache des vérités
Raphael Walukonka reçoit Zacharie Bababaswe. L’ancien député national a recadré Zoé Kabila, le petit frère de l’ancien président de la République Démocratique du Congo et a craché des vérités…
Martin Fayulu rejoint le combat de Delly Sesanga
Heureux d’être compris en retard, l’élu de Luiza, droit dans ses bottes, appelle à saisir l’opportunité qu’offre la session budgétaire de septembre pour débattre de la gestion de l’Etat et de l’utilisation de l’argent public.
Politiquement engagé pour l’avènement d’un État modeste et efficace, où le train de vie des institutions est drastiquement réduit au juste nécessaire, Delly Sesanga mène une lutte acharnée depuis quatre ans pour la réduction du train de vie de l’Etat en vue de parvenir à convaincre tout le monde de l’intérêt de mieux orienter les dépenses publiques. Avec le recul, la mayonnaise semble prendre. Le ténor du G13, qui avait vu porte close à sa requête, est rejoint successivement par Jean-Marc Kabund, le Président Félix Tshisekedi et, pas plus tard qu’hier mardi 30 août, par Martin Fayulu. Le leader de l’Ecidé a, dès lors, jeté un pavé dans la marre en fustigeant les royalties (21.000 dollars) que l’Etat paye aux députés au titre de rémunération.
Le débat aujourd’hui n’est pas de savoir si l’élu de Luiza, dans le Kasaï Central, touche lui aussi les 21.000 dollars. Dès le début de la législature, Delly Sesanga avait interpellé ses collègues députés de l’Assemblée nationale, autorité budgétaire, sur cette question de réduction des salaires des députés, de manière à être en capacité de l’exiger des membres du Gouvernement central, de la Présidence et des autres institutions.
Dans son intervention, l’élu de Luiza avait plaidé pour qu’on plafonne les dépenses de toutes les institutions. « Réduire et ne pas dépenser ce qui est prévu« . Mais, personne n’avait encouragé cette initiative.
Un modèle d’abnégation
Convaincu de la bonne voie qu’il traçait, Delly Sesanga avait prêché par l’exemple. Il avait décidé, dans un élan de solidarité avec la population congolaise, et de soutien à l’équipe de riposte, de renoncer intégralement durant un an à ses émoluments de député national et s’était engagé à en réserver le produit à la cellule de la lutte contre le coronavirus, dirigée par Dr Jean-Jacques Muyembe. D’où, l’ambulance remise à l’équipe de ce dernier.
Ce n’est pas tout. Sesanga avait rejeté le don des jeeps Palissade offertes aux députés nationaux. Après avoir été traité de populiste, l’élu de Luiza se réjouit de cette lucidité tardive, mais capitale, pour ce combat, la réalité de terrain oblige.
Vivement la réduction du train de vie
Aujourd’hui, des voix qui comptent ont rejoint le leader d’Envol : respectivement Jean-Marc Kabund, le Président Félix Tshisekedi et Martin Fayulu. C’est dire que Sesanga avait vu juste. Il demande ainsi à toute la population de s’approprier et de se mobiliser sur ce thème majeur de la politique nationale, en exigeant la réduction du train de vie de l’Etat, conformément au plan global qu’il a proposé à cet effet.
« L’enjeu, explique Delly Sesanga, est de sortir la RD CONGO de la situation de l’État failli post-conflit : sous-dimensionné et donc mou en interne et, faible à l’extérieur, réduit au statut d’un État-client dans la sous-région. Les finances publiques représentent un aiguillon dans la voie de la reconquête et de la préservation de notre indépendance nationale. Il n’y a pas d’État fort sans finances publiques saines et fortes! Pour y parvenir, il faut sortir de la conception de l’État distributeur automatique des privilèges et avantages à des clientèles politiques, pour une conception moderne de l’État : un État modeste, mais efficace au service de l’intérêt général et des missions de service public« .
Les 10 propositions de Sesanga
A l’opinion, Sesanga brandit 10 propositions pour réduire le train de vie de l’Etat. Il évoque notamment « la réduction à 250 membres l’effectif du cabinet du Président de la république et la rationalisation de l’organisation du cabinet qui pourrait rapporter jusqu’à 100 millions USD d’économie« .
L’élu de Luiza prône, en outre, « la réduction de la taille du Gouvernement à 35 membres, soit 25 ministres et 10 Vice-ministres, jusqu’à 45 millions USD d’économie« . Delly Sesanga recommande, en outre, « la réduction du coût de fonctionnement de l’Assemblée nationale et du Sénat qui pourrait générer jusqu’à 130 millions USD d’économie ».
Il suggère également « la rationalisation des missions des officiels, en mettant fin au trafic des missions à la Présidence de la république, dans les ministères et autres services publics de l’État ; ce qui pourrait dégager jusqu’à 50 millions USD ».
Le porte-étendard d’Envol plaide également pour « l’abrogation des Décrets n°18/039 et n° 18/038 déterminant respectivement les avantages et devoirs reconnus aux anciens Premiers ministres, d’une part, et, d’autre part, les avantages et devoirs reconnus aux anciens membres du Gouvernement ».
Il s’attend aussi à « la révision du régime des avantages accordés aux anciens Présidents de la République et à la limitation, dans le temps, des avantages accordées aux anciens chefs de corps constitués…».
Pour l’élu de Luiza, « la session budgétaire de septembre 2022 offre l’opportunité à un grand débat responsable sur la gestion de notre Etat et l’utilisation de l’argent public ».
Didier KEBONGO
Forum des as








