Moto Epeli – Christian Shoga : Tangu mususu ndoki ya théâtre eza Fiston Sai Sai. Regardez
Kisangani : des étudiants interpellés lors d’une manifestation contre la hausse des frais académiques, (la police)
Les étudiants de l’Institut des Bâtiments et Travaux Publics (IBTP/Kisangani) ont manifesté ce lundi 6 janvier 2020 dans le chef-lieu de la Tshopo, rapporte Jonas Kanakange Kapela, commissaire provincial de la police.
Dans un communiqué, il fait savoir que lors de la marche organisée pour réclamer la révision à la baisse des frais académiques, ces universitaires ont « débordé dans leur manière d’agir ».
En effet, précise-t-il, « les étudiants de l’IBTP /Kisangani ont érigé des barricades sur la voie publique, empêchant, par ailleurs, la paisible population de vaquer librement à ses occupations, vandalisant des biens privés exposés tout au long de la route ».
Pour rétablir l’ordre public, la police de la Tshopo a intervenu « dans le strict respect des droits humains », ajoute le commissaire divisionnaire adjoint.
En outre, Jonas Kanakange annonce l’interpellation de quelques manifestants qui, selon lui, seront traduits en justice afin qu’ils répondent de leurs actes.
À Kisangani, tout comme à Kinshasa, des étudiants ont manifesté ce lundi contre la hausse des frais académiques.
À l’UNIKIN, les frais ont été fixés à 490.500 Franc Congolais (~285$) pour les classes de recrutement et à 485.500 FC (~280$) pour les classes montantes, contrairement à l’année durant laquelle les étudiants avaient payé environ 260.000 FC (150$).
Pour rappel, le président de la République avait rencontré samedi les étudiants de l’IBTP.
Félix Tshisekedi leur avait promis de tout mettre en oeuvre pour trouver une solution à la hausse du prix du minerval.
Le chef de l’État avait déclaré qu’il instruira le ministre de l’enseignement supérieur et universitaire, pour résoudre ce conflit. Il avait appelé les étudiants au calme.
Prince Mayiro
Le fils de Fally Ipupa crée le mouvement de foule à Kinshasa
VIDEO. Le fils de Fally Ipupa crée le mouvement de foule à Kinshasa. Regardez
Un premier ministre « NORMAL » nous est né !
Evénement dans l’événement. Le temps d’une escale hier dimanche à Lubumbashi, le Premier ministre a étonné tout son monde à l’aéroport de la Luano. Tout chef du Gouvernement qu’il est, Ilunga Ilunkamba s’est conformé à toutes les formalités d’embarquement comme un Congolais lambda.
Le Premier ministre s’est acquitté de l’inévitable go-pass, au grand étonnement et de sa suite et des autorités provinciales du Haut Katanga. Les uns et les autres n’étaient pas au bout de leur surprise. Juste avant d’embarquer, le chef du Gouvernement s’est prêté volontiers à l’agent de sécurité pour être contrôlé. Une première en RDC.
Comme pour boucler la boucle, Ilunga Ilunkamba a fait des infidélités – pour la bonne cause – au très luxueux jet. Le chef du Gouvernement a pris place à bord d’un vol régulier de Congo Airways. Comme un passager ordinaire.
Au passage, Ilunga Ilunkamba honore la compagnie nationale. De bout en bout, l’escale lushoise du Premier ministre rd Congolais n’aura charrié que des exemples à suivre par les dirigeants congolais. Ne dit-on pas que l’exemple vient d’en haut?
Pour ceux qui suivent l’actuel chef du Gouvernement, dès son installation avenue Roi Baudouin, la séquence de l’aéroport de la Luano n’a rien d’un gadget. Elle traduit plutôt ce qu’est l’homme. Ou plus exactement son rapport à l’Etat, conçu comme un espace de service au profit de la collectivité nationale et non comme un lieu de jouissance, de satisfaction de ses propres désirs.
En un mot comme en mille, il y en a qui chantent rupture, changement, nouvel ordre de manière désincarnée. D’autres les pratiquent au quotidien.
J.N.
Forum des As
Les faux pas de Vital Kamerhe : Allié ou Ennemi ? Problème ou solution ?
Critik Infos du 06 Janvier 2020 – Les faux pas de Vital Kamerhe : Allié ou Ennemi ? Problème ou solution ?
Tensions à l’Unikin, 4 policiers blessés et le siège de l’APUKIN saccagé par les étudiants (Police)
4 policiers ont été grièvement blessés ce matin lors de la manifestation initiée par les étudiants à l’Université de Kinshasa, qui contestent la majoration des frais académiques. D’après le commissaire divisionnaire et commandant de la police ville de Kinshasa, qui l’annonce, les étudiants ont également mis à sac (photo) le siège de l’association des professeurs de cette institution universitaire (APUKIN).
Alors que plusieurs vidéos sont partagées sur les réseaux sociaux et font état de blessés par balles, Sylvano Kasongo souligne que « seuls les lacrymogènes sont d’usage » pour garantir l’ordre public autour du campus de l’UNIKIN.
Sur TOP CONGO FM, le commandant de la police ville de Kinshasa avait indiqué que « des dispositions ont été prises pour les voyous et les Kulunas ne puissent pas déranger les étudiants et n’entrent pas au campus de l’UNIKIN ».
« La police n’est pas contre les étudiants », avait-il également martelé dès son arrivée sur le lieu autour de 10 heures.
Alain Tshibanda
Maître Gims : Je ne suis pas un Diable et parle de sa collaboration avec Ferre Gola et Innoss’B en 2020
Maître Gims : Je ne suis pas un Diable et parle de sa collaboration avec Ferre Gola et Innoss’B en 2020. Regardez
Sud-Kivu : Un policier tue sa mère par balle à Kabare
Un élément de la Police Nationale Congolaise (PNC) a tiré sur sa mère biologique, le dimanche 05 Janvier 2020 à Cirunga, une localité située dans le territoire de Kabare (Sud-Kivu).
La nouvelle a été confirmée à 7SUR7.CD ce lundi, par Mwenyi Byake, commandant adjoint du commissariat de la police à Miti.
« C’était le dimanche 5 janvier 2020 dans la journée vers 14h que le lieutenant Pascal Binwa Zihalirwa alias Mulape a tiré à bout portant sur sa mère. La victime est décédée sur-le-champ. Ce policier auteur de cet assassinat est sous commissaire adjoint à Cirunga. Il a pris fuite après avoir réussi son forfait. La raison qui l’a poussé à agir ainsi reste inconnue », a-t-il déclaré.
Le commandant Mwenyi Byake invite la police à mener des enquêtes pour que le policier auteur de ce drame soit arrêté et déféré devant la justice.
« Nous invitons la Police la plus proche à la vigilance. Ce policier assassin semble être très dangereux. la Police doit mener des enquêtes pour qu’il soit immédiatement arrêté et qu’il réponde de ses actes », a martelé le commissaire de la Police à Miti.
Deogratias Cubaka, à Bukavu
Bishop Kutino abimisi nionso basala ye epa Shina Rambo : « Nasala AVC »
VIDEO. Bishop Kutino abimisi nionso basala ye epa Shina Rambo : « Nasala AVC ». Regardez
Martin Fayulu en croisade contre la balkanisation de la RDC
Déterminé à défendre la cause de ses compatriotes, le leader de la Dynamique pour la vérité des urnes confirme la marche du 17 janvier.
Une année après l’élection présidentielle du 30 décembre 2018, Martin Fayulu Madidi, l’un de trois principaux candidats à ce scrutin, se lance désormais dans la croisade contre la balkanisation de la République démocratique du Congo. Venant de boucler son périple au Nord-Kivu, et particulièrement à Beni où il a passé sa Noël aux côtés des populations meurtries, le porte-étendard de »la Dynamique pour la Vérité des urnes » est aujourd’hui aux anges. Heureux d’apprendre que le Cardinal Fridolin Ambongo vient de lui emboîter le pas en fustigeant les visées hégémonistes du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi qui, selon lui, déversent déjà leurs populations à l’est du pays. A »Forum des As », Martin Fayulu se dévoile à travers cet entretien à bâtons rompus.
Visage de proue de la plateforme Lamuka, qui incarne aujourd’hui l’Opposition au pouvoir de Félix Tshisekedi, celui qui continue de se considérer comme le vainqueur des élections du 30 décembre 2018 estime le moment propice pour défendre bec et ongle la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC, en péril. Populaire dans plusieurs provinces du pays, et particulièrement au Nord-Kivu où il a battu campagne au crépuscule de l’année 2018, Martin Fayulu prend la défense de ses compatriotes de l’Est, en proie à plusieurs incursions des groupes armés diligentés par les pays voisins.
« Le combat contre la balkanisation de la RDC est la lutte ultime pour la survie du pays en tant que nation », confie-t-il à »Forum des As », au cours d’un entretien exclusif accordé au quotidien de la 11ème Rue Limete le samedi 4 janvier 2020 dans sa somptueuse concession de l’hôtel Faden House, aux abords du Fleuve Congo, dans la commune de la Gombe.
Considérant que cette résidence est jusque-là »le siège provisoire du Président élu », en attendant de prendre possession de son bureau à la Cité de l’Union africaine, Martin Fayulu se dit réconforté par la récente position prise par le Cardinal Ambongo qui, comme lui, n’a pas hésité à hausser le ton pour décrier l’agression répétée de la RDC et la transplantation des populations des pays voisins dans des territoires désertés par des autochtones, en proie aux attaques armées des milices qui pullulent dans la région.
UNE MARCHE POUR CONTRER LA BALKANISATION DE LA RDC
C’est d’ailleurs pour défendre l’intégrité territoriale de la RDC et faire échec au plan de balkanisation du pays que le joker de la coalition Lamuka à la présidentielle de 2018 annonce une grande marche sur l’ensemble du territoire national le vendredi 17 janvier prochain. La date n’est pas du tout anodine, d’autant qu’elle rappelle l’assassinat de Patrice Emery Lumumba, ce nationaliste congolais qui a combattu, au péril de sa vie, la balkanisation du Congo.
A »Forum des As », le président de l’Ecidé assure qu’il ne reculera devant aucune pression tant interne qu’externe. Frondeur, audacieux, Martin Fayulu affirme avoir déjà failli laisser sa peau lors de la marche du 19 septembre 2016 contre l’éventuel 3ème mandat de Joseph Kabila. Il est donc loin de douter de sa capacité de faire bouger la rue pour barrer la route aux tenants de la balkanisation de la RDC.
JAMAIS ETE CONTACTE PAR JOSEPH KABILA APRES LE SCRUTIN
Aux dires du chantre de »la Vérité des urnes », les institutions actuelles qui, à ses yeux, s’avèrent illégitimes, ne pourront mettre fin à la tragédie de l’est. C’est dans cette optique que Martin Fayulu exhume son plan de sortie de crise. Sa recette pour résoudre la crise de légitimité, née, selon lui, des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales du 30 décembre 2018. Ce plan prévoit, en effet, des élections anticipées dans deux ans, précédées par la réforme de la Centrale électorale (CENI) et de la Cour constitutionnelle.
Résolu à corriger des erreurs fallacieuses qui se sont glissées dans l’opinion à propos des résultats des urnes, Fayulu donne sa version des faits. Il rejette, de prime abord, »sa prétendue rencontre avec Joseph Kabila avant la publication des résultats de l’élection présidentielle », jurant n’avoir jamais été contacté directement par le Président honoraire de la RDC.
Martin Fayulu reconnait toutefois que la représentante du Secrétaire général de l’ONU en RDC lui avait proposé de rencontrer le Président honoraire. Il souligne cependant avoir accepté de rencontrer le chef de l’Etat sortant en dehors de son quartier général de Kingakati qui n’est pas, souligne-t-il, un bureau officiel. En fin de compte, sa prétendue rencontre avec le Président Joseph Kabila n’avait finalement pas eu lieu, martèle-t-il.
FAYULU, LE PREFERE DE FATSHI A LAMUKA
Le leader de l’ECIDé révèle s’être déplacé au Congo Brazzaville avant la publication des résultats pour rencontrer le président Sassou Ngouesso qui avait également reçu les autres candidats à la présidentielle du 30 décembre. Notamment Emmanuel Shadary du FCC et Félix Tshisekedi du CACH.
Revenant sur sa désignation comme candidat commun de l’opposition à Genève en Suisse, Martin Fayulu assure que, faute de consensus entre les principaux candidats de l’opposition restés en lice, la Fondation Kofi Annan était obligée d’organiser le vote pour départager Félix Tshisekedi , Vital Kamerhe, Martin Fayulu et Freddy Matungulu.
« En dépit de la motion de Moïse Katumbi pour protester contre l’élimination de Félix Tshisekedi, son candidat préféré au premier tour, le fils de l’opposant historique avait pris acte du résultat du vote », rappelle Martin Fayulu. Au deuxième tour, soutient-il, Fatshi a voté pour lui face à Matungulu.
Convaincu qu’il incarne aujourd’hui le changement, Martin Fayulu tâche de consolider sa base dans le Congo profond. Kinshasa n’étant pas le Congo. C’est dans ce contexte qu’il s’est rendu dans l’ex-province de Bandundu où il a fêté la Saint Sylvestre.
L’occasion a été propice pour ce leader d’haranguer des foules à Kikwit, Masimanimba…. C’est aux termes de ce séjour qu’il est revenu avec sa suite le vendredi 3 janvier à Kinshasa pour poursuivre sa grande bataille contre la balkanisation de la RDC.
Eric WEMBA
Forum des As
Le retour de Koffi Olomide et sa famille à Paris après leur séjour à Londres
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Kinshasa : 3 détenus meurent à la prison centrale de Makala, faute de soins appropriés
Trois détenus sont morts dimanche 5 janvier à la prison centrale de Makala, dans la ville de Kinshasa, faute de soins appropriés, a annoncé la Fondation Bill Clinton pour la paix dans un communiqué publié le même dimanche.
Les trois personnes décédées étaient tous des prévenus, et de ce fait, pas encore été jugées. Il s’agit notamment de Kilabi Kididila Gaby, pavillon 3/B et Matondo Motema Christian, pavillon 5/B. Un troisième reste encore à identifier.
Ils étaient terrassés par la famine et manquaient de médicaments, indique la Fondation Bill Clinton pour la paix.
Dans un Etat de droit, indique l’ONG, lorsqu’un prévenu meurt en prison, l’Etat doit des explications à sa famille, jusqu’au dédommagement. Ce qui n’est pas le cas en RDC.
La Fondation recommande aux familles éprouvées de porter plainte contre le gouvernement et le ministère public en vue d’être dédommagées.
Elle fait remarquer aussi que 8 218 prisonniers de la prison centrale de Makala et 3000 de la prison militaire de Ndolo à ce jour manquent de nourritures et n’ont pas accès aux soins de santé.
Les efforts de Radio Okapi pour obtenir la version des faits des autorités pénitentiaires n’ont pas abouti.
Radio Okapi
Coopération: Félix Tshisekedi en Angola pour une visite de travail
Le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, a profité de ses vacances à Muanda pour effectuer une visite de travail ce dimanche dans la province angolaise de Benguela avec son homologue angolais, João Lourenço.
L’ordre du jour de la rencontre entre les deux chefs d’État n’a pas été dévoilé mais selon certaines sources, les deux hommes auraient poursuivi les discussions au sujet de la coopération économique et de la mise en place d’un projet commun d’exploitation pétrolière.
Par ailleurs, selon certaines indiscretions, le président Tshisekedi auraient soulevé l’affaire du gel des avoirs de Sindika Dokolo en raison du conflit qui oppose l’État angolais à l’épouse de ce dernier, Isabel dos Santos, la fille de l’ancien président angolais Édouardo Dos Santos, qui est accusée de détournement de fonds publique angolais au travers de ses entreprises.
Le chef de l’État devra rejoindre sa famille à Muanda au plus tard ce lundi 06 janvier afin de poursuivre leurs vacances.
Pour rappel, le président congolais, Félix Antoine Tshisekedi s’était déjà rendu discrètement en Angola, le 26 décembre dernier, où il avait échangé avec son homologue angolais João Lourenço de la relance de la coopération économique avec un accent sur le renforcement de l’emploi pour leurs citoyens respectifs et pour réduire l’immigration clandestine. Et ont aussi évoqué les problèmes sécuritaires qui touchent les deux pays.
Matin Infos / Angop / MCP
Télé Réalité : Nana Ketchup la femme de Fally Ipupa et son fils Marcosis
Télé Réalité : Nana Ketchup la femme de Fally Ipupa et son fils Marcosis. Regardez
Tensions à l’UNIKIN : Des étudiants incendient le véhicule d’un chef des travaux de l’ISTM (Police)
La tension est vive ce lundi 6 janvier 2020 à l’Université de Kinshasa, (UNIKIN). Pour cause, des étudiants manifestent contre la hausse du prix des frais académiques pour l’année 2019-2020.
Pour contenir ces manifestations, les éléments de la Police Nationale Congolaise, (PNC), déployés sur terrain font usage notamment de gaz lacrymogènes.
Cependant, la Police déplore la violence dont font recours les étudiants pour manifester leur mécontentement.
Le commissaire divisionnaire adjoint, Sylvano Kasongo, rapporte qu’un groupe d’étudiants ont incendié un véhicule d’un chef des travaux de l’Institut Supérieur des Techniques Médicales, (ISTM).
« Toute à l’heure, les étudiants de l’UNIKIN viennent d’incendier la voiture d’un chef des travaux de l’ISTM et détruisent les infrastructures de l’ISTM », a déploré le général Sylvano Kasongo.
Le chef de la Police de Kinshasa a, dans la foulée, appelé les étudiants à faire preuve de nationalisme en cessant de recourir à la violence.
Rappelons par ailleurs qu’au niveau de l’arrêt Triangle, une autre marche des étudiants a été dispersée par les forces de l’ordre à coup de gaz lacrymogènes.
Jephté Kitsita
RDC: le coltan exploité par des groupes armés à Masisi toujours vendu au Rwanda, rapportent les experts de l’ONU
Dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu), des factions Nyatura et des combattants du NDC-R ont continué de se disputer deux sites miniers validés, à savoir ceux de Kibanda (coltan) et de Rubonga (coltan et cassitérite), note le Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo, dans son rapport publié le 20 décembre 2019 et adressé à la Présidente du Conseil de sécurité de l’ONU.
Deux responsables de la Commission nationale de lutte contre la fraude minière (CNLFM),, deux agents de la police des mines (Polimine) et un magistrat ont informé le Groupe d’experts que les activités de contrebande de minerai à destination du Rwanda continuent. Ces propos ont été confirmés par deux contrebandiers interrogés séparément par le Groupe d’experts.
À Katindo, un contrebandier de wolframite a montré au Groupe d’experts différentes quantités de wolframite non étiquetée et stockée dans des sacs de pommes de terre ou en vrac, jonchant le sol. Ce contrebandier a informé le Groupe d’experts qu’il se procurait chaque semaine des sacs de 20 à 40 kilogrammes de wolframite auprès de mines du territoire de Masisi. Le Groupe d’experts a constaté que le minerai de contrebande empruntait toujours, pour sortir de République démocratique du Congo et entrer au Rwanda, les itinéraires qu’il avait précédemment décrits.
En septembre 2019, le Groupe d’experts, explique le rapport, a visité deux dépôts clandestins à Mabanga et Katindo, dans la banlieue de Goma. Deux contrebandiers qui y avaient temporairement stocké du coltan et de la wolframite non étiquetés lui ont déclaré qu’ils vendaient les minerais à Goma ou du côté rwandais de la frontière, à Gisenyi (Rubavu).
Selon les témoignages séparés de trois représentants de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et de deux officiels de la Commission nationale de lutte contre la fraude minière (CNLFM), l’augmentation de la redevance prévue par la version révisée du Code minier de 2018 pourrait avoir eu un effet d’incitation sur la contrebande de coltan. La FEC a écrit au Ministère des mines pour demander un moratoire sur l’application du taux de redevance majoré, ajoute le rapport.
Aussi, ajoute ce rapport, selon une liste officielle des mines validées entre 2012 et 2019, la dernière validation de Kibanda et Rubonga, selon la même source, par le Ministère des mines remonte à février 2016 et les deux sites sont restés classés « vert » depuis, malgré la présence sur place d’éléments armés.
« Le fait que les mines ne soient pas revalidées tous les six mois, comme l’exige le droit congolais, et les longs délais entre les missions de qualification et la publication des arrêtés ministériels de validation remettent en cause la fiabilité du classement des sites », expliquent les experts.
Les membres du Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo, dont le mandat a été prorogé jusqu’au 1er août 2020 en application de la résolution 2478 (2019) du 26 juin 2019, ont été nommés par le Secrétaire général le 29 juillet 2019.
Actualite.cd










