« J’ai été hospitalisé à Abidjan après avoir fait un malaise », a dit à TOP CONGO FM, l’artiste Fally Ipupa, qui effectuait une tournée africaine de fin d’année.
« J’ai joué 7 concerts en une semaine, un à Conakry (Guinée), 2 au Gabon, un à Bamako (Mali), un à Douala (Cameroun) et 2 en Côte d’Ivoire, où je le suis senti mal ».
Hospitalisé à l’hôpital franco-ivoirien d’Abidjan, « on m’a diagnostiqué une malaria 2 croix », annonce Fally Ipupa qui reconnaît que la succession de ces nombreux concerts « pouvait être la raison aussi d’une grande fatigue ».
Fally Ipupa rencontre ses médecins ivoiriens ce samedi, il devrait arriver à paris ce week-end « pour souffler un peu ».
L’artiste dit regretter « avoir dû supprimer 3 étapes de sa tournée », Kigali (Rwanda), Bujumbura (Burundi) et Goma (Nord-Kivu) mais promet qu’après 2 à 3 semaines de repos, « je viendrais communier avec mes fans au cours de concerts qui n’ont pas été annulés mais reportés.
Fally Ipupa a, au cours de l’année 2019, été en concert dans plus d’une vingtaine de pays, il a aussi sorti au début du mois de décembre un opus, ça bouge pas, qui a reçu un accueil très favorable de son public.
« J’ai joué plus de 20 concerts en Amérique, USA et Canada, 3 en Australie, ai été dans de nombreux pays d’Afrique », précise l’artiste qui confirme qu’il sera bien en concert (le 28 février 2020) à Paris-Bercy (France), pour son grand retour sur scène sur le vieux continent depuis bien longtemps.
L’archevêque métropolitain de Kinshasa, le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu était face à la presse vendredi 3 janvier à Kinshasa, après avoir effectué une visite pastorale de 4 jours dans les territoires de Beni et Butembo (Nord-Kivu). Plus d’une heure devant les médias, il a notamment décrié la misère de la population de cette partie du pays et a tiré la sonnette d’alarme sur le « plan de balkanisation » de la République démocratique du Congo (RDC) à partir de sa façade orientale. Retour sur les grandes lignes de sa sortie médiatique.
La balkanisation de l’Est du pays
« J’ai la nette impression qu’il y a un projet de balkanisation de notre pays. Il ne faut donc pas se voiler la face. Il y a une volonté de mettre notre pays à genoux. De prendre un morceau de ce pays ».
« Il est regrettable que certains compatriotes passent leur temps à festoyer à Kinshasa, alors que le risque de balkanisation du pays est en marche ».
« Le malheur dans l’Est, c’est que nos frontières sont poreuses. On peut entrer et sortir comme on veut parce que la frontière est artificielle. On ne se sait pas où se trouvent actuellement la frontière».
« Cela se vérifie à travers le remplacement des populations déplacées par, généralement, des populations rwandophones ou ougandophones et ça se complique, parce que nous avons une frontière non pas du type naturel ».
« Comment distinguer les populations qui sont au Congo depuis longtemps et d’autres personnes qu’on est en train de déverser au Congo d’aujourd’hui? Pour cela, il faut un État organisé. Il faut un contrôle de nos frontières ».
« C’est une grosse erreur que de considérer tout celui qui est d’expression rwandophone d’étranger ».
« Il appartient au gouvernement d’assumer ses responsabilités pour convaincre les pays voisins: l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi d’arrêter de déverser leurs populations au Congo ».
Sur la proposition d’Adolphe Muzito de faire la guerre au Rwanda
« Dans le contexte actuel, il est difficile d’aller en guerre contre le Rwanda et l’Ouganda. Il faut d’abord structurer l’armée, la doter des moyens nécessaires. Si cela n’est pas fait, ça serait une mauvaise chose ».
Les investissements mafieux
« Ce sont des grands mafieux qui font des affaires au Congo avec la complicité des fils et filles du Congo qui sont en situation de pouvoir, que ça soit les politiciens ou dans l’armée. Les vrais investisseurs n’investissent pas au Congo d’aujourd’hui. Nous avons tout intérêt à regarder la réalité en face de n’est pas nous voiler la face ».
L’armée congolaise
« On veut faire croire à notre population que l’armée ne fait pas son travail. L’erreur que nous commettons toujours, c’est de donner (toujours) une image trop négative de notre armée, ce n’est pas du tout la cause de notre pays, l’armée est constituée de nos frères et sœurs (…) Nous n’avons pas le droit de les mépriser ni les ridiculiser ».
« Nous n’avons pas le droit de parler toujours de notre armée comme nous aimons le faire, de façon négative, ce sont les gens qui méritent notre admiration, notre considération ».
« Les militaires sont là mais ils n’ont pas toujours les moyens de faire la guerre, c’est ne pas de leurs fautes (…) Vous ne pouvez pas attendre d’une armée une prouesse et en même-temps ne pas lui donner les moyens de son action ».
Sur le dédoublement du regroupement politique AFDC–A de Bahati Lukwebo
« Nous devons apprendre à respecter les autres. Notre classe politique au Congo, c’est si tu ne penses pas comme nous, tu es un ennemi. Et on le fait au niveau du pouvoir ».
« L’alternance que nous avons aujourd’hui, même si c’est critiquable, c’est quand même le fruit de l’Accord de la Saint-Sylvestre. Nous avons refusé le dédoublement des partis politiques. Cela a été mentionné dans l’accord. ll est inacceptable qu’après cet accord que l’on continue à dédoubler les partis. Hier, c’était l’UDPS, c’était le MLC, c’était le MSR. Et l’accord de la Saint-Sylvestre avait levé l’option d’arrêter avec ces pratiques ».
A propos de l’an 1 de la commémoration de l’alternance
« On devrait être normalement en deuil (…) ce n’est pas le moment de faire la fête ».
Les militaires sous sanctions
« Ça met tout le monde dans l’embarras. Il n’est pas normal que des militaires qui ont été sanctionnés reçoivent des promotions. Même nous aussi comme Église, nous n’arrivons pas à comprendre pourquoi des militaires qui sont sous sanctions, et qui ont des dossiers très graves ne rendent pas compte à la Justice et qu’ils continuent à recevoir des promotions, c’est incompréhensible! Ça ne fait pas honneur à notre armée ».
Le Cardinal Fridolin Ambongo était face à la presse tant nationale qu’internationnale le 3 janvier 2020 à Kinshasa. Un rendez-vous qui a eu lieu après son séjour dans la partie Est de la République Démocratique du Congo, où il était apporté un réconfort aux populations victimes de l’insécurité orchestrée par des groupes armés.
Interrogé au sujet de la proposition de l’actuel coordonnateur de la coalition politique LAMUKA, celle de faire la guerre au Rwanda pour ainsi mettre fin aux tueries des civils dans l’Est, Fridolin Ambongo déclare qu’Adolphe Muzito a, d’une part, exprimé le sentiment des Congolais compte tenu de la souffrance que vivent les compatriotes de Beni.
« D’un côté, je peux dire que ce que Muzito a dit est presque le sentiment de tous les Congolais. Si vous sentez la souffrance que nos frères éprouvent là-bas à l’Est, une tentation de penser comme Muzito existe parce qu’il y a une part de vérité dans ce qu’il a dit », a répliqué le 4ème cardinal de l’histoire de l’Église catholique romaine de la RDC.
Cependant, l’archevêque métropolitain de Kinshasa met un accent particulier sur le fait qu’avant d’aller en guerre contre quiconque, il faut d’abord se préparer au préalable. D’où, affirme-t-il, la nécessité et l’obligation d’organiser l’armée.
« Dans notre contexte actuel, si nous allons en guerre contre le Rwanda nous n’avons aucune chance. Commençons d’abord par mettre de l’ordre au sein de notre armée, donnons d’abord des moyens à l’armée pour faire son travail. Si nous n’organisons pas notre armée, une telle proposition est un grand risque pour nous », a insisté le Cardinal Fridolin Ambongo.
Pour rappel, la proposition de l’ancien premier ministre de la RDC Adolphe Muzito avait suscité plusieurs réactions au sein de la classe sociopolitique congolaise. Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi, deux parmi les leaders de LAMUKA, s’étaient désolidarisés des propos de leur coordonnateur.
Sur Twitter notamment, le ministère des infrastructures et travaux publics annonce aux usagers de la voirie de Kinshasa que suite au bétonnage de la superstructure du saut-de-mouton sur le Boulevard du 30 juin à la Place Mandela, cette partie dudit boulevard sera fermée à la circulation ce dimanche de 7h00 à 18h00.
Le ministère des infrastructures et travaux publics, indique Willy Ngoopos Sunzhel, « présente ses excuses pour le désagrément que cela causerait aux usagers ».
Les travaux de construction de ce saut-de-mouton ont été lancés dans le cadre du programme de 100 premiers jours du président de la République.
Devant la presse ce vendredi 3 janvier 2020 à Kinshasa, le Cardinal Fridolin Ambongo a notamment évoqué la question de la Mission de l’Organisation des Nations-Unies pour la Stabilisation du Congo, (MONUSCO).
Et à ce sujet, le 4ème cardinal de l’histoire de l’Église catholique romaine de la RDC affirme que la MONUSCO ne remplit pas correctement sa mission, celle de protéger les civils.
« Je n’ai pas dit que la MONUSCO est en train de favoriser la balkanisation du pays. J’ai dit que la MONUSCO a une mauvaise perception à l’Est parce que sa première mission qui consiste à protéger la population civile, cette mission n’est pas complètement assumée », a déclaré Fridolin Ambongo.
Cependant, l’archevêque métropolitain de Kinshasa affirme que la République Démocratique du Congo commettra une erreur si elle mettait dehors la mission onusienne.
« La MONUSCO c’est la communauté internationale, ce serait une erreur de notre part et je l’ai dit à la population de Beni et de Butembo, nous commettrions une erreur en jetant dehors la MONUSCO. Si nous jetons la communauté internationale dehors, quelle image nous donnerions de notre pays? », a signifié le cardinal Fridolin Ambongo.
Ce face à face avec la presse intervient après que le Cardinal Fridolin Ambongo ait passé un séjour dans la province du Nord-Kivu, où il eu notamment des entretiens avec les populations ainsi que les élus de cette partie du pays.
Cardinal Fridolin Ambongo Besungu a interpellé Félix Tshisekedi au sujet du dédoublement de l’AFDC-A de Modeste Bahati. Au cours d’une conférence de presse organisée à Kinshasa, il a demandé au Président de la République de jouer pleinement son rôle dans ce dossier.
« Une forte délégation de l’AFDC-A était chez moi hier. On a échangé. Ils m’ont présenté leur situation. Nous devons apprendre à respecter les autres. La démocratie, c’est avoir des opinions. J’ai mes opinions politiques, tu peux aussi avoir les tiennes. Cela ne fait pas de nous des ennemis. Notre classe politique au Congo, c’est si tu penses pas comme nous, tu es un ennemi. Et on le fait au niveau du pouvoir. On le fait au niveau de ceux qui détiennent le pouvoir. Comme tu n’es pas avec nous, nous allons tout faire pour te faire souffrir, nous allons tout faire pour t’arracher tes droits, mêmes tes droits légitimes. Et là, ça ne va pas », a t-il déclaré.
Il évoque l’injustice et insiste sur la responsabilité de Félix Tshisekedi.
« Il appartient au Président de la République en tant que garant des institutions de sécuriser les uns et les autres. On n’a pas le droit de se comporter comme on fait maintenant avec les gens de l’AFDC tout simplement parce qu’ils ont des opinions différentes. Ce n’est pas juste », a t-il ajouté.
Il rappelle également que la situation d’aujourd’hui était également vécue par le parti au pouvoir.
« L’alternance que nous avons aujourd’hui, même si c’est critiquable, c’est quand même le fruit de l’Accord de la Saint-Sylvestre. Nous avons refusé le dédoublement des partis politiques. Cela a été mentionné dans l’accord. Il est inacceptable qu’après cet accord que l’on continue à dédoubler les partis. Hier, c’était l’UDPS, c’était le MLC, c’était le MSR. Et l’accord de la Saint-Sylvestre avait levé l’option d’arrêter avec ces pratiques. Celui qui créer son parti, libre à lui, mais il faut pas dédoubler d’autrui. Il appartient au Président de jouer son rôle et de sécuriser ce parti », a t-il souligné.
Modeste Bahati Lukwebo, président de l’AFDC, avait porté plainte contre Mwilanya Wilondja Néhémie coordonnateur du Front Commun pour le Congo (FCC) auprès du procureur général près la Cour de Cassation. Il accuse ce fidèle de Joseph Kabila de débauchage. L’AFDC-A est l’une de deux organisations politiques ayant franchi le seuil de 1000 000 de suffrages exprimés lors de dernières législatives.
Plusieurs sujets sont abordés par les journaux parus ce matin dans la capitale congolaise, notamment un cas de détournement décelé au FPI, l’alerte du cardinal Ambongo contre un plan de balkanisation de la RDC ou encore la suite du dossier Vantora-Gécamines.
L’AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE rapporte que le ministre des Affaires foncières, Molendo Sakombi, a annoncé la saisie, par le conservateur des titres immobiliers de Gombe, d’un faux certificat d’enregistrement portant le volume AW 331, folio 145 prétendument établi en date du 24 août 1992.
« Sur base de ce faux document, car n’émanent pas de l’administration foncière, une personne non habilitée et inconnue a pu conclure le contrat n°806 du 08/06/2012 avec le Fonds de promotion de l’industrie (FPI), lequel a du décaisser l’importante somme d’1 million de dollars américains », écrit l’agence, ce passage du communiqué du ministre Sakombi.
AFRICA NEWS soutient que ce financement frauduleux rattrape Mbengele. Le trihebdomadaire soutient que « partant du principe légal selon lequel la fraude corrompt tout, Constantin Mbengele Tamuk parait comme le premier responsable de ce financement frauduleux. Scabreuse, cette affaire pousse à réfléchir ».
Le journal enfonce le clou en soutenant que Mbengele serait complice. « Ce n’est pas un secret et plusieurs analystes soutiennent que l’homme est habitué avec pareilles manœuvres dilatoires, indique le tabloïd, concluant que son passage à la tête du FPI est plus qu’un exemple éloquent de mauvaise gestion et de légèreté dans l’octroi des financements ».
« La saga des 200 millions USD, mascarade contre Gécamines », titre LE MAXIMUM. Le journal estime que le litige qui oppose la Gécamines à Ventora Development du milliardaire israélien Dan Gertler est en passe de dégénérer en un véritable conflit communautaire d’un autre âge. « Plusieurs communiqués rageurs d’associations katangaises ayant pignon sur rue reprochant à l’avocat kasaïen Georges Kapiamba, président de l’ACAJ de vouloir lyncher Albert Yuma à coup d’allégations infondées de corruption, de blanchiment de capitaux et de faux et usage de faux à l’instigation de quelques caciques de l’entourage du président Félix Tshisekedi laissent craindre ».
« Balkanisation de la RDC, Ambongo alerte », titre FORUM DES AS dans sa manchette. Le journal indique que le cardinal Fridolin Ambongo qui vient d’une tournée à l’Est (Beni, Butembo…) du pays a ‘’ la net impression’’ que le plan de balkanisation de la République démocratique du Congo est bel et bien une réalité. « Une impression qui pousse le Primat de l’Eglise catholique de la RDC à tirer la sonnette d’alarme à travers un entretien accordé à la presse et diffusé sur les réseaux sociaux », écrit le quotidien.
Le journal conclut que cette réflexion n’est pas à prendre à la légère. D’autant que ce clergé est loin d’être un maillon de cette classe politique congolaise qui se plairait à adapter son discours à ses intérêts partisans. Il est encore moins un ressortissant de l’est du pays qu’on pourrait accuser d’avoir des penchants ethniques pour tel ou tel courant de belligérants.
LA PROSPERITE annonce que Muzito et Fayulu sont dans les préparatifs de la marche du 17 janvier. Le quotidien précise que Muzito et Fayulu vont bientôt effectuer une descente dans le Grand Equateur (Nord-Ubangi, Sud-Ubangi, Mongala, Tshuapa, Equateur) pour y mobiliser la population.
« Dans son récent message de vœux, Martin Fayulu a précisé que Lamuka parle de «Deuil pour pleurer nos frères et sœurs tués à Beni et ailleurs. Indignation pour exprimer notre désapprobation au plan de balkanisation de notre pays », rappelle le journal.
« Le dossier Rossy Mukendi (jeune activiste tué le 25 février 2017 lors d’une manifestation pacifique à Kinshasa) traîne jusque-là au niveau de l’auditorat militaire de la Gombe », déplore son avocat.
Sur TOP CONGO FM, Me Arsène Tshimanga estime que l’auditorat militaire « est en train de mener des enquêtes dilatoires, évitant même de fixer le dossier afin que les avocats plaident ».
Il révèle qu' »ils ont fini les enquêtes depuis longtemps mais ils évitent de fixer le dossier comme pour couvrir ceux qui ont participé à l’assassinat de Rossy ».
Me Arsène Tshimanga rappelle que « la 2ème plainte, déposée par le collectif des avocats de Rossy Mukendi, était une plainte nominative. Il y a eu des généraux et des noms des gens qui sont impliqués dans l’assassinat de Rossy ».
Appel à l’aide
« Les avocats étaient butés à des problèmes de vacation pour couvrir les audiences. Et cela demandait à ce qu’une structure puisse les accompagner pour que les avocats n’aient pas de problèmes », affirme-t-il.
« Ils avaient sollicité l’aide du CLC, structure ayant réuni les activistes pour les actions pacifiques de terrain. Cette structure n’a pas réservé une suite favorable aux avocats », regrette-t-il.
Me Arsène Tshimanga insiste sur le fait que « la famille de Rossy Mukendi n’a pas assez de moyens pour soutenir les avocats et permettre que le dossier aboutisse. Les avocats ont estimé qu’ils ne pouvaient pas surcharger la famille qui a déjà connu des pertes énormes ».
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