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RDC : La justice militaire confirme la nationalité congolaise de Joseph Kabila – Une polémique politique neutralisée

Après des années de controverses, d’accusations récurrentes et de polémiques politiciennes, la Haute Cour militaire a officiellement tranché : Joseph Kabila Kabange est bel et bien Congolais d’origine.

Cette décision judiciaire, rendue publique dans un contexte hautement sensible marqué par l’ouverture de son procès, met un terme définitif à une rumeur tenace qui, depuis plus d’une décennie, alimentait les discours de ses opposants. Certains le soupçonnaient d’être de nationalité rwandaise, remettant ainsi en cause la légitimité de ses mandats présidentiels.

Une identité officiellement reconnue

Dans son arrêt, la Haute Cour rappelle que Joseph Kabila est né le 4 juin 1971 à Hewa Bora, dans la province du Haut-Lomami, au cœur de la République démocratique du Congo. Il est le fils biologique du feu président Laurent-Désiré Kabila et de Maman Sifa Mahanya, deux figures centrales de l’histoire politique congolaise contemporaine.

L’ancien chef de l’État est marié à Olive Lembe Di Sita, père de deux enfants, et poursuit actuellement un doctorat en relations internationales. Il réside à Kinshasa, dans le quartier résidentiel de GLM, commune de la Gombe.

Une clarification aux conséquences politiques

Cette décision de justice revêt une portée politique majeure. Elle vient non seulement blanchir l’image de l’ancien président sur ce point précis, mais également affaiblir les discours accusateurs émanant de certains acteurs du pouvoir en place. L’opinion publique congolaise, longtemps divisée sur cette question, dispose désormais d’un référent juridique clair et indiscutable.

Elle pourrait également reconfigurer certaines dynamiques politiques, à l’heure où la RDC traverse des tensions institutionnelles et où Joseph Kabila, bien que discret, reste une figure influente dans les cercles politiques et militaires du pays.

Vers la fin d’une polémique historique ?

Considérée comme une arme rhétorique constante dans les luttes de pouvoir, la remise en cause de la nationalité de Joseph Kabila servait souvent à disqualifier son héritage politique. La position claire et sans ambiguïté de la Haute Cour militaire pourrait contribuer à assainir le débat public et recentrer les discussions sur les enjeux de fond : justice, sécurité, gouvernance et réconciliation nationale.

Musique : Innoss’B signe un retour percutant avec « DÉSORMAIS », en featuring avec Dany Synthé

L’artiste congolais Innoss’B vient de dévoiler le clip officiel de son nouveau titre « DÉSORMAIS », en collaboration avec le célèbre beatmaker et producteur français Dany Synthé. Ce single marque un tournant artistique affirmé pour le « Jeune Leader », qui continue de repousser les frontières du son afropop made in Congo.

Une production à la hauteur de l’ambition

Réalisé avec un sens aigu de l’esthétique visuelle et sonore, le clip de « DÉSORMAIS » reflète l’univers créatif d’un artiste en pleine maturité. Tourné entre Kinshasa et Paris, le visuel mélange des plans cinématographiques, des chorégraphies dynamiques et des ambiances urbaines qui renforcent la portée du message : affirmation de soi, résilience et passage à une nouvelle étape de vie.

La signature de Dany Synthé, connu pour ses collaborations avec des géants de la scène francophone (Stromae, Gims, MHD), ajoute une dimension internationale à la production. Le beat, à la fois puissant et mélodique, épouse parfaitement la voix d’Innoss’B, dans un mélange subtil entre rumba, afrotrap et électro-pop.

Un message fort, une vision claire

Avec « DÉSORMAIS », Innoss’B envoie un signal clair à ses détracteurs : le passé est derrière, l’avenir se construit avec audace et détermination. Les paroles, poignantes et lucides, évoquent les choix personnels, les ruptures nécessaires et la volonté de se libérer des attentes sociales ou artistiques.

« Désormais, je fais les choses à ma manière » : cette phrase, leitmotiv du morceau, traduit l’esprit d’indépendance revendiqué par l’artiste.

Une carrière en ascension constante

Révélé sur la scène africaine avec des titres comme « Yo Pe », « Meme » ou « Best », Innoss’B continue d’imposer son style hybride, entre héritage congolais et sonorités modernes. Cette nouvelle sortie confirme sa volonté de s’exporter davantage sur la scène internationale, tout en restant profondément enraciné dans sa culture.

Disponible sur toutes les plateformes

Le clip « DÉSORMAIS » est désormais disponible sur YouTube et les principales plateformes de streaming. Il s’annonce déjà comme un nouveau succès pour Innoss’B, et un pas de plus vers la consécration mondiale.

Jonathan Bolingi et Marcosins, fils de Fally Ipupa, s’entraînent ensemble au Stade des Martyrs

Une scène peu ordinaire a attiré l’attention des curieux ce vendredi au Stade des Martyrs de Kinshasa : l’international congolais Jonathan Bolingi a été aperçu en pleine séance d’entraînement aux côtés de Marcosins, le fils de la star de la musique congolaise Fally Ipupa.

Si la présence de Bolingi, joueur expérimenté évoluant à l’international, peut s’inscrire dans une préparation individuelle en vue d’une nouvelle saison ou d’un possible transfert, celle de Marcosins, dont l’implication dans le sport suscite de plus en plus d’intérêt, a été largement commentée sur les réseaux sociaux.

Entre football et visibilité

La séance, qui s’est déroulée dans une ambiance détendue mais studieuse, a permis de voir les deux jeunes hommes en pleine forme physique, échangeant passes, tirs et enchaînements techniques. Pour certains observateurs, il pourrait s’agir d’une collaboration sportive, voire d’une ambition plus affirmée de Marcosins de se lancer dans une carrière footballistique.

Jonathan Bolingi, ancien sociétaire de plusieurs clubs européens et membre de l’équipe nationale des Léopards, est actuellement en phase de relance, après une période de transition. Son implication dans des entraînements locaux témoigne de sa volonté de rester compétitif.

Une scène qui alimente les spéculations

La présence conjointe de ces deux figures publiques – l’un dans le sport, l’autre issu d’un univers musical très suivi – n’a pas manqué de faire réagir les internautes, alimentant les spéculations sur une possible reconversion ou une simple séance de remise en forme amicale.

Aucune communication officielle n’a été faite ni par les intéressés, ni par leurs entourages respectifs. Toutefois, ce moment partagé au cœur du plus grand stade de la RDC pourrait être le prélude à de futures collaborations sportives ou médiatiques.

RDC : l’ancien député Léon Nembalemba, alias Papa Molière, enlevé par des hommes armés à Kinshasa

Une vive inquiétude règne ce vendredi après l’enlèvement brutal de Léon Nembalemba, plus connu sous le surnom de Papa Molière, ancien député national et figure politique bien connue de la capitale congolaise. L’incident s’est produit tôt dans la matinée, à son domicile situé dans la commune de Selembao.

Selon plusieurs témoignages concordants, un groupe d’environ vingt hommes armés, vêtus en civil et non identifiés, a fait irruption au domicile de l’ancien élu de la FUNA. Les assaillants se sont introduits sans mandat, n’ont présenté aucune pièce officielle et ont procédé à son enlèvement de manière violente, sans expliquer leur acte ni leur destination.

Une opération opaque, hors cadre légal

Les circonstances de cette interpellation soulèvent de sérieuses préoccupations sur le respect des procédures légales et des droits fondamentaux des citoyens. Aucune autorité judiciaire ni administrative ne s’est exprimée dans l’immédiat sur les raisons de cette opération ni sur le lieu où serait actuellement détenu M. Nembalemba.

Des proches de l’ancien député évoquent un enlèvement ciblé, tandis que des organisations de la société civile dénoncent une escalade inquiétante des actes d’arrestation extrajudiciaire à Kinshasa.

Appel aux autorités pour une clarification urgente

Plusieurs voix se sont élevées pour exiger des explications claires de la part des autorités compétentes, ainsi que la localisation immédiate de l’ancien parlementaire. Un appel pressant est lancé en direction du gouvernement, du ministère de l’Intérieur, des services de sécurité et des instances judiciaires afin que toute la lumière soit faite sur cet acte grave, qui met à mal l’État de droit et les libertés individuelles.

Une figure politique controversée

Léon Nembalemba, surnommé Papa Molière, est un ancien député national, connu pour ses prises de position souvent tranchées sur la scène politique congolaise. Bien que n’ayant plus de mandat parlementaire, il reste une personnalité influente dans les milieux sociopolitiques de la capitale.

RDC : Vers la session budgétaire de septembre – Gouvernement et Assemblée nationale alignés sur les priorités nationales

En prélude à la session budgétaire de septembre prochain, le bureau de l’Assemblée nationale a tenu, ce jeudi 24 juillet, une importante séance de travail avec une délégation du gouvernement congolais. L’objectif principal de cette rencontre était de baliser le chemin pour une session législative axée sur les grands enjeux économiques, sécuritaires et sociaux du pays.

Une session stratégique à l’horizon

Lors de cette session budgétaire, la Chambre basse du Parlement examinera en priorité le projet de loi portant reddition des comptes de l’exercice budgétaire 2025, avant de se pencher sur le projet de loi de finances pour l’exercice 2026. Le contexte actuel, marqué par des défis multiples, impose une gestion budgétaire rigoureuse et centrée sur les besoins les plus urgents de la nation.

La sécurité de l’Est au cœur des préoccupations

Prenant la parole au cours de cette rencontre, le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a exhorté le gouvernement à formuler un budget aligné sur les priorités nationales, en particulier la restauration de la paix et de la sécurité dans l’Est de la RDC, qu’il a qualifiée de « priorité des priorités ».

« Le retour de la paix dans l’Est ne doit pas se faire au détriment de l’amélioration des conditions de vie des Congolais, de la rémunération des agents publics, des investissements publics et du bon fonctionnement des institutions », a-t-il souligné avec fermeté.

Il a également salué les efforts diplomatiques déployés par le chef de l’État, Félix Tshisekedi, et le gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa, en vue de restaurer une paix durable dans les provinces orientales. Le bureau de l’Assemblée nationale a, en ce sens, réitéré son plein soutien à ces initiatives.

Une convergence gouvernement-parlement

De son côté, le président de la Commission économique et financière (ECOFIN), Guy Mafuta Kabongo, a confirmé l’unité de vision entre les deux institutions sur la nécessité de soutenir les processus de pacification en cours dans les zones en conflit.

« Le gouvernement et l’Assemblée nationale sont d’avis qu’il faut soutenir les efforts visant à rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national. Sur ce point, les deux institutions regardent dans la même direction », a-t-il déclaré.

Il a également rappelé que la loi de finances promulguée trace déjà les grandes lignes budgétaires.

« Il ne reste qu’à les appliquer conformément aux priorités établies. Le cadre est là, et tout le monde sait à quoi s’en tenir », a-t-il ajouté.

Une délégation gouvernementale de haut niveau

La délégation gouvernementale ayant participé à ces échanges était conduite par le ministre d’État, ministre du Budget, Aimé Boji, représentant la Première ministre Judith Suminwa, empêchée. Il était accompagné du ministre des Finances, Doudou Fwamba, et de la vice-ministre du Budget, O’Neige Nsele.

Cette réunion marque le début d’un cycle de consultations entre le gouvernement et le Parlement, en vue de bâtir un cadre budgétaire 2026 à la hauteur des attentes du peuple congolais.

Nord-Kivu : un policier tué et un assaillant blessé lors d’une attaque armée contre la commune Mususa à Butembo

Butembo, le 25 juillet 2025 – Une attaque meurtrière a visé, ce vendredi matin, le bureau de la commune Mususa à Butembo, dans la province du Nord-Kivu, causant la mort d’un policier et la blessure par balle d’un assaillant. L’assaut a été perpétré par un groupe d’hommes armés de machettes et d’armes à feu, selon des sources sécuritaires locales.

Une agression brutale

D’après les premiers éléments recueillis, les assaillants avaient été repérés la veille dans le quartier Chimbwe, situé non loin du lieu de l’attaque. Au petit matin, ils ont violemment agressé le policier en poste devant le bâtiment administratif, le blessant grièvement à la machette avant de s’emparer de son arme de service. La victime a succombé à ses blessures peu après l’agression. Lors de l’intervention, l’un des assaillants a été atteint par balle.

Réaction des autorités

Le maire de la ville de Butembo, le commissaire supérieur principal Mowa Baeki Teli Roger, s’est rendu sur les lieux pour constater les dégâts. Il a confirmé le bilan communiqué par les forces de l’ordre et a dénoncé un acte « odieux » contre les institutions publiques.

« Les services de sécurité sont mobilisés pour traquer les auteurs de cette attaque et les traduire en justice », a-t-il déclaré.

Climat de panique et appel à la justice

Cette attaque a semé une vive panique parmi les habitants de la commune Mususa, entraînant la perturbation des activités matinales. La société civile locale a vivement condamné cet acte qu’elle qualifie de ciblé contre les forces de sécurité. Elle réclame l’ouverture d’une enquête judiciaire approfondie afin que les coupables soient identifiés, arrêtés et poursuivis.

Une insécurité persistante à Butembo

Cet événement s’inscrit dans un contexte de recrudescence des violences à Butembo, où les attaques contre les agents de l’État, notamment les policiers, se sont multipliées ces derniers mois. Les autorités locales appellent à un renforcement des dispositifs de sécurité et à une collaboration accrue entre la population et les services de renseignement pour enrayer cette spirale de violence.

Procès Joseph Kabila : la Haute Cour militaire renvoie l’affaire au 31 juillet après la constitution de la République comme partie civile

Kinshasa, le 25 juillet 2025 – L’audience inaugurale du procès historique de l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, s’est tenue ce vendredi devant la Haute Cour militaire. À l’issue de cette première séance, la juridiction a décidé de renvoyer l’affaire au 31 juillet 2025, accédant à une demande de remise formulée par les avocats de la partie civile.

Au cours de l’audience, la Haute Cour s’est d’abord déclarée régulièrement saisie, avant d’acter la constitution de la République démocratique du Congo comme partie civile. Les avocats représentant l’État congolais ont sollicité un délai supplémentaire afin de consulter les pièces du dossier et préparer convenablement leurs moyens de défense. La Cour a estimé cette requête fondée et a donc renvoyé l’affaire à une date ultérieure.

Un procès sous haute tension

L’ex-président Kabila, absent à l’audience, fait l’objet de poursuites pour des chefs d’accusation graves :

  • Trahison,
  • Participation à un mouvement insurrectionnel,
  • Complot,
  • Apologie du terrorisme,
  • Et d’autres crimes présumés contre la paix et la sécurité de l’État.

Face à cette absence, le ministère public a requis que l’ancien chef de l’État soit jugé par défaut, conformément aux procédures en vigueur.

Un cadre procédural exceptionnel

Cette procédure judiciaire fait suite à une injonction du ministre de la Justice, qui a conduit à un réquisitoire adressé au Sénat. Ce dernier a levé les immunités parlementaires de M. Kabila, ouvrant ainsi la voie aux poursuites devant la justice militaire.

Ce procès, sans précédent dans l’histoire politique congolaise, est suivi de près tant par la société civile que par les observateurs internationaux. Il soulève des enjeux majeurs en matière de justice transitionnelle, d’indépendance du pouvoir judiciaire et de lutte contre l’impunité des hauts responsables de l’État.

Prétendu soutien militaire de la RDC aux FDLR : Tshisekedi recadre le cardinal Ambongo !

Le chef de l’État Félix Tshisekedi est finalement sorti de son long silence afin d’apporter un cinglant recadrage au cardinal Fridolin Ambongo qui, dans l’un de ses récents prêches devant les fidèles catholiques, affirmait le soutien militaire par la RDC aux FDLR – forces démocratiques de Libération du Rwanda. Dans une interview exclusive accordée à nos confrères du journal français le Figaro, Félix Tshisekedi a soigneusement balayé d’un revers de la paix les affirmations du cardinal Ambongo.

A l’étranger, où il séjourne depuis le week-end dernier, Félix Tshisekedi ne veut rien passer sous silence, s’agissant surtout de la question sécuritaire vivement préoccupante dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo.
Jamais Félix Tshisekedi ne s’est montré aussi intransigeant depuis la prise de son pouvoir sur ce dossier épineux. Les rumeurs distillées ci et là, voire les critiques, pour discréditer son engagement méritent de réponses.

Visiblement lésé par les multiples affirmations du cardinal Ambongo sur un quelconque soutien de la RDC aux rebelles hutus rwandais, Félix Tshisekedi l’invite à démontrer, par de preuves suffisantes, l’essentiel de ses propos.
Pour le chef de l’État congolais Félix Tshisekedi, le cardinal s’est fait le propagandiste du Rwanda.

 » Si vous êtes journaliste et que vous tenez des propos mensongers et diffamants, comme ce fut le cas d’un journaliste après la mort d’un ministre, vous vous exposez à des poursuites judiciaires. Un journaliste n’est pas au-dessus des lois. Pareil pour le cardinal Fridolin Ambongo, l’archevêque de Kinshasa. Il s’est récemment fait le propagandiste du Rwanda en disant que la RDC armait les miliciens hutus des FDLR. Mais qu’il le démontre », a-t-il indiqué Félix Tshisekedi au Figaro.

Et d’ajouter :  » La liberté d’expression ne doit pas servir à affirmer des mensonges, même quand vous êtes cardinal! Je soulignerai que c’est la justice qui œuvre à chaque fois. La séparation des pouvoirs est respectée. Avec toute ma famille, mon père en tête, je me suis suffisamment battu dans l’opposition en faveur de la liberté d’expression pour ne pas en être aujourd’hui le fossoyeur. La liberté d’expression est garantie en RDC »

Pour rappel, c’est notamment à cause de ses propos qu’une information judiciaire a été ouverte à charge du cardinal Ambongo, à la demande du procureur général près la cour de cassation. De son côté, la CENCO – conférence épiscopale nationale du Congo – a appelé les fidèles catholiques au calme, tout en précisant que le cardinal Fridolin Ambongo n’a pas refusé de collaborer avec la justice.

Grevisse Tekilazaya
Opinion-info

JB MPIANA feat. Jules KIBENS – QUADO (Clip Officiel)

Découvrez le nouveau clip de la chanson QUADO de JB Mpiana feat. Jules KIBENS.

Musique gospel : dernier voyage pour la soeur Lucie Kunda au cimetière de la Nécropole

Chantre de talent, figure de la musique gospel RD congolaise, Lucie Kunda a reçu hier jeudi 2 mai un dernier hommage à la hauteur de son immense talent. Ses obsèques se sont déroulées à la cathédrale du protestant à Kinshasa, en présence de nombreuses personnalités venues saluer sa mémoire.

Sorti de la morgue de la clinique Ngaliema où l’illustre disparue s’est éteinte à 45 ans la semaine passée après une longue maladie, le corps de Lucie Kunda a d’abord été exposé à l’église du centenaire de Kinshasa. Un office religieux lui a été aussitôt rendu.

La cérémonie a été empreinte d’une émotion sensible, alors que des extraits de ses chansons les plus connues étaient diffusés, rappelant la voix enjôleuse et les qualités vocales exceptionnelles qui ont marqué des générations de fans à travers le Congo.

«De nombreuses personnalités du monde de la musique et de la politique étaient présentes pour rendre un dernier hommage à Lucie Kunda. Sa présence sur la scène musicale congolaise était incontournable et son talent incontestable. Sa voix puissante et émouvante a touché les cœurs et transcendé les barrières, faisant d’elle une icône du gospel congolais aux côtés de ses sœurs Peguy et Elie Kunda», commente un chroniqueur de musique.

Après la cérémonie à l’église, le corps de Lucie Kunda a été exposé sur la place des artistes à Victoire, où des centaines de mélomanes et de musiciens sont venus se recueillir. Les collègues des Kunda Sisters et d’autres artistes ont interprété quelques-uns de leurs titres emblématiques pour rendre hommage à «leur regrettée sœur».

Par la suite, le corps de Lucie Kunda a été transporté au cimetière de la Nécropole n°1, où elle a été inhumée en présence de sa famille, de ses proches et de nombreux fans venus lui dire adieu.

Lucie Kunda laisse derrière elle une œuvre musicale qui continuera d’inspirer et de toucher les générations futures. Son engagement envers la musique gospel a été une source d’espoir et de réconfort pour de nombreux auditeurs. Sa voix unique et son talent indéniable ont contribué à propager la musique congolaise au-delà des frontières du pays.

Christian-Timothée MAMPUYA
Forum des as

La tension des combattants (Boketshu et Esso) monte

Les combattants de la diaspora congolaise, Boketshu Wa Wambo et Commandant Esso sont en colère contre le président Fatshi.

Félix Tshisekedi: «Je veux donner la chance à la paix en RDC»

«Lorsque j’ai haussé le ton, les partenaires de mon pays sont venus me voir. J’ai bien voulu leur accorder cette chance aussi», répond-il à ceux qui lui rappellent la phrase prononcée en décembre 2023: «A la moindre escarmouche, on va attaquer le Rwanda».

C’est depuis le dimanche 28 avril que le Président congolais Félix Tshisekedi a entrepris une tournée en Europe. Bien avant de se rendre en France où il a séjourné le 29 et 30 avril dernier, le chef d’Etat de la RDC s’est rendu en Allemagne le même dimanche. C’est au cours de son séjour que Félix Tshisekedi a accordé une interview à nos confrères de Deutsche Welle, la radio internationale allemande. Interview dont l’intégralité a été mise en ligne hier dans la journée. « Forum des As » l’a décryptée pour vous, complétant ainsi la première partie reprise sur le site de la radio allemande. YK

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a entamé dimanche une visite officielle en Europe. En Allemagne, il a eu un entretien avec le chancelier fédéral, Olaf Scholz. La crise sécuritaire dans l’est de la RDC était notamment au menu des échanges. L’Allemagne soutient les efforts de médiation de l’Angola dans le cadre du processus de paix de Luanda. Cette rencontre avec le chancelier Olaf Scholz a été suivie d’un dîner de travail commun avec les délégations des deux pays. Félix Tshisekedi dit vouloir faire de la République démocratique du Congo, « l’Allemagne de l’Afrique ». Pour Félix Tshisekedi, la RDC dispose des ressources exploitables pour ces investissements mais il accuse le voisin rwandais de les piller. Malgré tout, le président congolais veut donner une dernière chance, dit-il, aux efforts de paix avec le pouvoir rwandais. Félix Tshisekedi répond aux questions de Wendy Bashi et Christina Gerhäusser.

Interview de Félix Tshisekedi

DW : Comment est-ce que vous comptez intensifier les relations entre la République démocratique du Congo et l’Allemagne ?

Félix Tshisekedi : J’ai beaucoup d’admiration pour ce qui se fait en Allemagne. J’ai toujours dit que je rêvais de faire de mon pays une sorte d’Allemagne d’Afrique, donc un moteur du développement africain. Et dans l’infrastructure, nous avons énormément de besoins, et c’est la clé d’ailleurs pour le développement d’un pays. Que ce soit les infrastructures routières et l’énergie propre. Surtout en ce moment. Et le Congo a des atouts. Mais maintenant, il faut des investissements pour développer tout ça.

Vous êtes le président d’un pays qui dispose d’immenses richesses. Et récemment, la RDC a accusé la multinationale Apple d’utiliser des minerais issus d’exploitations illégales acheminés et blanchis principalement vers le Rwanda en finançant même des groupes armés dans l’est de la RDC. Il y a même un ultimatum posé. Pour quoi exactement ?

Mais pour que ça cesse, tout simplement. Ça fait 30 ans que ça dure. Le Rwanda a découvert qu’en République démocratique du Congo, il y avait des minerais. Le Rwanda a noué des contacts dans la communauté internationale qui lui ont permis justement d’être le receleur, le vendeur de ces minerais du sang. Des minerais obtenus par la violence exercée sur nos populations pour les pousser à quitter les localités dans lesquelles on trouve ces minerais.

On a la présence aujourd’hui du M23 qui est soutenu par le Rwanda. Votre gouvernement l’a dit plusieurs fois. Est-ce que dans les prochains jours, vous prévoyez de rencontrer Paul Kagame?

Félix Tshisekedi: Il y a maintenant une tentative que nous, nous estimons être de la dernière chance. Et moi, comme je l’ai dit, je donne la chance à la paix. Le plus possible.

Mais, en décembre 2023, vous étiez plus incisif. Vous disiez alors : « A la moindre escarmouche, on va attaquer le Rwanda ».

Tout à fait. Vous savez, lorsque j’ai haussé le ton, les partenaires de mon pays sont venus me voir. J’ai bien voulu leur accorder évidemment cette chance aussi, d’essayer pour la dernière fois quelque chose. C’est ce qui se passe en ce moment. Mais, c’est déjà de leur donner l’espoir qu’un jour ces populations rentreront chez elles. Parce que nous mettons tout en œuvre pour y arriver. Je veux privilégier cette voie, la voix de la paix, parce qu’elle est moins couteuse d’abord et puis c’est le plus efficace, on ne perd pas de vie humaine.

Mais elle est plus longue. Les gens continuent à vivre sous des bâches, sous la pluie.

Ces gens, nous ne les laissons pas. Parce que, dans la mesure du possible, le Gouvernement leur apporte les moyens dont ils ont besoin. Ça ne suffit pas, c’est vrai. Mais, nous leur disons tout le temps d’espérer dans ce que nous faisons. En Ituri, en ce moment, il se passe de très bonnes choses. Si tout va bien, je prie Dieu pour que ça continue comme ça. Le cas de l’Ituri sera réglé dans les mois à venir, nous pourrons fumer le calumet de la paix de ce côté-là. Il restera donc le Nord-Kivu. Là, c’est une question de pillage des ressources de la RDC, en complicité évidemment avec certaines multinationales. Ça, c’est autre chose. Et donc, ça dépend justement de ces pays qui abritent ces multinationales. C’est à eux de faire pression sur ces sociétés pour qu’elles arrêtent ce commerce illicite. Nous sommes les représentants de la RDC et nous sommes ouverts à toutes les discussions, prêts à parler d’échange, de partenariat gagnant-gagnant, avec toutes ces multinationales plutôt que de les laisser se contenter de trafic macabre qui se fait sur la vie de nos concitoyens.

Qu’est-ce-que vous répondez aux personnes qui disent que ces trafics des minerais se font parfois, voire souvent, en complicité avec des Congolais. Ça ne vient pas seulement du Rwanda ou d’autres pays. Quelles sont les mesures prévues par rapport à ces personnes ?

En ce qui concerne les mesures, je crois que vous avez appris que nous avons suspendu le moratoire sur la peine de mort. A cause de certains compatriotes, il y a ce dégât humanitaire. Ce sont des choses qui arrivent, pas seulement du fait du Rwanda seul, mais du Rwanda et de ses complices qui vivent en République démocratique du Congo et qui sont Congolais pour certains d’entre eux. Donc, c’est pour ça que nous allons rétablir cette sanction. Le premier objectif, c’est de les dissuader. Mais s’ils s’en têtent, la peine de mort s’appliquera.

Deutsche Welle/FDA

Félix Tshisekedi face à la diaspora à Paris

Le président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi face à la diaspora congolaise à Paris.

Alerte à Paris : Boketshu Wa Yambo très en colère lance un message fort

Les combattants de la diaspora congolaise, Boketshu Wa Yambo et Commandant Esso en colère ont, dans une vidéo lancé un message fort aux congolais de la diaspora.

Michel Bakenda – Sekele (Clip Officiel)

Découvrez le nouveau clip de la chanson Sekele de l’artiste musicien Michel Bakenda.

L’ex-Mama Yemo rénové, la mentalité de l’ensemble du personnel mérite aussi une réhabilitation !

L’ex-Hôpital général de référence de Kinshasa (HGRK), ex-Mama Yemo, est en pleine rénovation totale. À lire les écrits affichés sur le grand bâtiment érigé sur l’ancien emplacement des pavillons 2 et 5, cette formation hospitalière, le plus grand et le plus important hôpital du pays, va changer d’appellation. Elle s’appellera désormais Centre hospitalier universitaire renaissance.

Les travaux de construction de nouveaux édifices, d’architecture moderne, sont en phase de finition. La première partie qui est déjà terminée n’a pas encore été inaugurée. Une fois tous les travaux achevés, on aura de la peine à reconnaître ce qu’était cet hôpital était hier.

Les informations dignes de foi recueillies sur place renseignent qu’, avec les équipements pimpants neufs de dernière génération dont sera doté ledit centre hospitalier, il n’y aura pas de motif de transférer les malades vers l’extérieur du pays.

BESOIN DES FORMATIONS EN FAVEUR DES MEDECINS

C’est pourquoi, il importe que le gouvernement, par le biais du ministère de la Santé publique, organise des formations au bénéfice des médecins de ladite formation hospitalière pour le renforcement de leurs capacités, afin qu’ils soient à la hauteur de la nouvelle technologie devant laquelle ils vont se retrouver.

Cependant, outre la formation scientifique, il importe d’inculquer une autre mentalité dans le chef des médecins et leurs auxiliaires surtout les infirmiers. Ce qui évitera aux malades et leurs familles de continuer de vivre les spectacles insupportables d’hier. L’éthique professionnelle est foulée aux pieds. Les médecins ne respectent plus souvent le serment d’Hippocrate qu’ils ont prêté en public avant de débuter leur carrière. Bref, le désordre est très manifeste dans cet hôpital à qui le pouvoir en place est en train de donner une cure de jouvence exceptionnelle.

DES MEDECINS QUI DISPOSENT DE LEURS POLYCLINIQUES PRIVEES

Concernant particulièrement les médecins, il importe de reconnaître que leur comportement souvent décrié est dû au laisser-aller des autorités à leur endroit. Cette complaisance n’est pas observée seulement envers les médecins de l’ex- Mama Yemo, mais également envers tous ceux qui travaillent dans les hôpitaux publics.

À titre indicatif, on peut citer les cas de ces hommes en blouse blanche qui disposent de leurs propres polycliniques. Il est un secret pour personne que leur cœur bat le plus souvent pour leurs biens privés où ils passent le clair de leur temps. Entre temps, ils consacrent seulement quelques heures dans les établissements hospitaliers de l’Etat pour quelques consultations effectuées vaille que vaille, Il y en a qui déterminent même le nombre de malades qu’ils vont recevoir par jour. Que des fois a-t-on vu certains détourner des malades en les orientant vers leurs centres privés. Il s’agit là d’une concurrence déloyale vis-à-vis de leur employeur, l’Etat congolais. Ce qui constitue une faute professionnelle très grave. Sous d’autres cieux plus regardants, une telle infraction est sanctionnée sévèrement, jusqu’à la révocation du fauteur.

Cumulards qu’ils sont pour la plupart d’entre les hommes en blouse blanche, ils doivent effectuer des navettes entre les hôpitaux de l’Etat et leurs centres privés pour s’occuper de leurs patients. Pourtant, ils sont payés mensuellement par le Trésor public. En dépit de ce comportement, ils ne s’empêchent pas de réclamer chaque année l’augmentation de leurs honoraires.

LE PERSONNEL NON MEDICAL N’EST PAS UN MODELE

À la suite des médecins, le personnel non médical est loin d’être un modèle ni exempt des critiques car il se conduit souvent en tracassier vis-à-vis des malades et de leurs gardes en leur imposant des frais non reconnus par les autorités. En plus, ils revendent aux patients à des coûts élevés les produits pharmaceutiques non utilisés par les malades décédés alors qu’en pareille circonstance les prix auraient dû être attractifs.

Un tableau fort sombre qui ternit l’image de ce grand hôpital qu’un musicien congolais a mis en exergue dans une chanson devenue très célèbre et qui lui a coûté la colère de ceux qui s’étaient sentis visés. Aujourd’hui, la population en appelle à des mesures drastiques pour que la modernisation de cet hôpital ne se limite pas uniquement à l’aspect décoratif extérieur et des équipements, mais bien au-delà. Que le vieil esprit disparaisse de la mentalité du personnel qui y preste afin que naisse un nouvel homme semblable aux nouveaux édifices qui font la fierté de la ville de Kinshasa et de la RDC en général.

La même rigueur doit également être imposée à ceux qui gardent les malades pour le respect des règles hygiéniques afin de garder sain l’environnement du nouvel hôpital qui doit justifier son nom de renaissance.

Muke MUKE
Forum des as