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La population du Sankuru s’insurge contre la distribution dans sa province des manuels scolaires en lingala pour servir dans l’enseignement élémentaire. Au cours d’une conférence de presse à Kinshasa, Lambert Mende, député élu de cette entité, a comparé cette initiative à une démarche qui vise tout simplement à détruire la culture locale.

Pour le député Lambert Mende Omalanga, l’otetela est une langue parlée par plus de 90 % des populations du Sankuru. Et cette initiative du ministère de l’Enseignement primaire-secondaire et technique, a-t-il expliqué, est considérée par la grande majorité des ressortissants de la province comme une agression culturelle.

« Le lingala et même une autre langue nationale, peuvent, j’en conviens, être enseignées chez nous en option, à côté de la langue officielle qu’est le français. Mais l’otetela, notre langue maternelle doit demeurer la première langue d’apprentissage des enfants de Sankuru », assure Lambert Mende Omalanga.

Madame Wali Beladi Bobozo, responsable chargée du projet de l’amélioration de la qualité de l’éducation au ministère de l’EPST, pense qu’il y a mauvaise interprétation de la démarche appuyée par la Banque mondiale. « Nous ne faisons pas, nous n’imposons pas jusque-là une langue nationale. C’est notre Constitution qui nous dit que nous avons quatre langues nationales et le Sankuru se trouve dans cette zone qui est la zone tshiluba et lingala. Je précise que nous parlons ici des langues nationales et non des langues locales ».

Des sources au sien du ministère de l’EPST, affirment de leur côté qu’une telle réforme, déjà menée depuis 2016 dans l’ex-province orientale, a déjà produit des résultats positifs.

RFI

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