Les langues commencent à se délier au lendemain de l’emprisonnement de Dieudonné Lobo, coordonnateur administratif des services personnels du Chef de l’État.

Ami intime de Félix Tshisekedi, M. Lobo a été placé le week-end au centre pénitentiaire de rééducation de Kinshasa ex – Prison de Makala après 48 heures d’audition au casier judiciaire dans une affaire d’usurpation de qualité.

Homme de confiance du président, il a été arrêté pour avoir accordé un mandat spécial à la société Saint Louis Compagnie de se rendre à Mbujimayi mener des études liées notamment à l’exploitation du diamant industriel à la Miba.

Mais pour son avocat, son problème est ailleurs. Contacté par CAS-INFO, Mê Mike Michel Kazadi affirme que son client est victime d’une cabale montée par ses détracteurs à la cité de l’OUA.

« Dieudonné Lobo, est un homme intègre modéré et d’une rigueur exceptionnelle. Je vous assure qu’il ne peut ni être trempé de près ou de loin dans n’importe quelle compromission. Les qualités et vertus théologales poussées font peur aux détracteurs qui tentent de salir son talent et honneur sur Facebook et ailleurs dans le seul but de le discréditer », indique l’avocat qui dénonce un règlement des comptes.

« Vous réussissez un coup politique. La présomption d’innocence est bafouée, les faits déformés pour besoin de la cause. Mais le droit ressuscitera pour laver l’honneur et relever la dignité », assène-t-il.

Toujours selon Mê Kazadi, son client était en contradiction permanente avec le directeur de cabinet Vital Kamerhe. « C’est une guerre de palais », affirme -t-il.

L’avocat de l’ami du président ne s’explique pas que la lettre de dénonciation du premier ministre ne soit pas adressée au président de la République mais à son chef de cabinet.

« Mon client est un ami d’enfance du Chef de l’État, ses rapports de confiance avec le Président Tshisekedi gêneraient certaines personnes à la présidence, d’où ce coup monté contre lui », ajoute Mike Michel Kazadi qui dit croire au triomphe de la vérité.

Notez que l’arrestation d’un proche conseiller du chef de l’État est perçue dans l’opinion comme un acte fort posé par Félix Tshisekedi qui a livré son protégé pour promouvoir l’État de droit.

CAS-INFO

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