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C’est depuis le jeudi 6 mai que l’état de siège est en vigueur dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, dans l’Est de la RDC. Une décision prise par le président Félix Tshisekedi, le 1er mai, pour lutter contre l’insécurité chronique qui frappe la population de ces deux provinces. Concrètement, l’armée et la police nationale les administrent désormais, pour une période de trente jours.Une telle mesure est évidemment une nouveauté dans un pays qui n’a jamais su mettre un terme aux violences épouvantables que subissent les populations depuis le milieu des années 1990. Que le président du Conseil européen réaffirme son soutien à cette mesure, cela signifie aux bas mots que l’Europe est également dans une perception positive contrairement aux déclarations « négationnistes » du président rwandais, Paul Kagame, sure les crimes commis dans l’Est de la RDC. Des propos qui ont soulevé un tollé aussi bien parmi les populations congolaises qu’ailleurs. Pour le président du Conseil européen, la décision du président Tshisekedi relative à l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu n’est pas du tout militaire.Il s’agit, ainsi, d’un choix impératif qui implique notamment le respect des droits de l’homme et des effets sur le terrain.

Il n’y a rien d’inquiétant du pouvoir donné à l’armée dès lors que les forces de sécurité sont soumis à un encadrement pour agir en toute efficacité et efficience sur le terrain des opérations. L’ensemble de la population qui croit et espère au retour de la paix s’inscrit dans la dynamique du soutien aux FARDC et l’initiative de son commandant suprême qui est le chef de l’État.

Dans cette dynamique, le Congo compte également sur le soutien extérieur. C’est le cas du Conseil européen qui représente un soutien pas de moindre. La preuve, c’est que contrairement à ce qui est rapporté comme inquiétudes à la suite de cette mesure radicale prise par le président de la République, le président du Conseil européen a conforté les assurances. Charles Michel qui a échangé à maintes reprises avec le chef de l’État congolais, est convaincu que ce dernier va respecter les droits de l’homme pendant cette période. En même temps, il croit en l’engagement de Félix Tshisekedi d’améliorer ses rapports avec les états voisins afin de stabiliser la région.

« Je n’interprète pas ce choix comme celui du « tout militaire ». Le président Tshisekedi a posé des actes en matière de respect de l’État de droit depuis le début de son mandat et c’est un sujet que nous avons abordé lors de nos entretiens. J’observe aussi son engagement à améliorer ses relations avec les pays voisins, ce qui est très important pour la stabilité de la région », a-t-il déclaré.

Le président du Conseil européen rassure que son institution est en train de s’interroger sur les moyens de renforcer les capacités des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Néanmoins, il pense que la déclaration de l’état de siège a suscité quelques inquiétudes.

Pour rappel, c’est depuis jeudi 6 mai que l’état de siège est en vigueur dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, dans l’Est de la RDC. Une décision prise par le président congolais, Félix Tshisekedi, le 1er mai, pour lutter contre l’insécurité chronique qui frappe la population de ces deux provinces. Concrètement, l’armée et la police nationale les administrent désormais, pour une période de trente jours.

Il s’agit de la première mesure forte prise par le nouveau gouvernement nommé le 12 avril, quatre mois après la rupture de la coalition FCC-CACH. Le cinquième président de la RDC a fait de la lutte contre les groupes armés l’une de ses priorités. Il s’agit, en effet, d’une mesure dont les effets sont attendus sur le terrain où des groupes armés sont multiples.

Et l’on rapporte déjà des succès des FARDC. Depuis l’entrée en vigueur de l’état de siège dans la province du Nord-Kivu, dont relève le territoire de Béni, fief de l’ADF, plus d’une vingtaine des rebelles ADF ont été neutralisés, des armes récupérées et au moins 60 collaborateurs de ces rebelles aux arrêts dans le territoire de Beni. Ces collaborateurs « facilitaient aussi aux rebelles de mener des actes inciviques contre les civils », indiquent des sources militaires.

Le Potentiel

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