Une semaine avant le début de la campagne électorale, le climat politique entre principaux acteurs politiques demeure crispé.
La candidature du dauphin du président Kabila, la machine à voter et le fichier électoral, sont toujours au coeur d’une vive controverse.
Dans une déclaration faite ce mercredi 14 novembre 2018 à Kinshasa, le Collectif des Candidats Président de la République de l’Opposition -qui regroupe 9 candidats président de la République- a, au regard de l’évolution récente du processus électoral, lancé un appel à l’unité de l’opposition dans son ensemble et demandé la radiation par la CENI de la candidature de Emmanuel Ramazani Shadary, le candidat de la majorité présidentielle.
« Nous appelons à l’unité de l’opposition en vue de défendre et de soutenir la tenue des élections libres, démocratiques, transparentes le 23 décembre 2018, sans la machine à voter, sans le fichier électoral corrompu », ont-ils déclaré.
Ces candidats président de la République ont également invité le peuple congolais à tout mettre en œuvre afin de s’opposer à toute parodie d’élections.
« Nous appelons sur le fondement des dispositions des articles 5 et 64 de la Constitution de la République, le peuple congolais a s’opposer par tous les moyens, notamment par des manifestations publiques à la parodie d’élections tendant à lui imposer d’être dirigé par un président de la République, des sénateurs et députés irrégulièrement élus », poursuivent-ils.
Ledit Collectif qui dit avoir travaillé en synergie avec la coalition « LAMUKA », nouvellement mise en place à Genève par les leaders de l’opposition, a annoncé le dépôt imminent d’une requête auprès de la CENI pour radier le candidat président du Front Commun pour le Congo, « FCC », Emmanuel Ramazani Shadary.
Le Collectif des Candidats Président de l’opposition reproche à R. Shadary et l’ensemble du FCC, d’utiliser les services publics et le personnel de l’État aux fins de propagande.
Précisons par ailleurs que les candidats à la présidentielle que sont entre autres :Théodore Ngoy, Jean Mabaya, Kin-Kiey Mulumba, Sylvain Maurice Masheke, Marie-Josée Ifoku (représentée), sont parmi les signataires de ladite déclaration.
À noter également, que les représentants de Jean-Pierre Bemba (Fidèle Babala), Moïse Katumbi (Jean-Bertrand Ewanga), de Martin Fayulu (Jean-Félix Senga de la Dynamique de l’opposition) et Kasongo Numbi du Nouvel Élan d’Adolphe Muzito ; ont aussi signé cette déclaration.
Pour rappel, la CENI continue à réceptionner les machines à voter.
Leur déploiement a déjà même commencé dans certaines aires géographiques de la RDC.
Sans la machine à voter, il faut envisager un report des élections d’au moins 6 mois avait prévenu le président de la CENI.
L’UDPS pour sa part, est prête à aller aux élections malgré son opposition quant à l’usage de la machine à voter.
Les élections générales sont prévues le 23 décembre prochain.
Elles doivent consacrer la première alternance pacifique au pouvoir en RDC.
Après le reniement de sa signature apposée sur l’accord de Genève, Félix Tshisekedi joue maintenant sa survie politique. Entre les engagements pris à côté de ses pairs de l’opposition réunis dans la ville suisse, Fatshi a préféré, en dernière minute, se plier à la volonté de sa base.
Et pourtant Jean-Marc Kabund, secrétaire général de l’Udps, lui avait déjà intimé l’ordre, lundi matin, de se retirer de cet accord, endéans 48 heures. Sans attendre l’échéance de l’ultimatum, Fatshi s’est exécuté. Du coup, les masques sont tombés, Kabund est le vrai patron de l’Udps.
Qui de Félix Tshisekedi ou de Jean-Marc Kabund dirige réellement l’Udps ? La question est sur toutes les lèvres. Il y a quelques années, Félix Tshisekedi, alors Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi, n’était pas au devant de l’actualité. Isolé à sa résidence de Bruxelles, il était chargé des relations extérieures de l’Udps, évoluant loin de la direction politique du parti, dirigé des mains de maitre par son défunt père, Etienne Tshisekedi. A la mort de ce dernier, en février 2017, Félix, qui inversa en même temps son nom, mettant en avant Tshisekedi pour profiter sans doute de l’aura de son père, a été porté sur la scène politique.
Nombre d’observateurs de la scène politique le considéraient immature, parce qu’ayant évolué pendant toutes les années de lutte de l’Udps loin des réalités du terrain. Mais, en peu de temps, Félix Tshisekedi – profitant certainement du nom qu’il portait est parvenu à se défaire de ses concurrents directs, jusqu’à prendre la direction, au terme d’un congrès du parti. C’était la consécration. Félix Tshisekedi est depuis lors le président de l’Udps.
La tâche était énorme. Tout comme le poids de la fonction. Mais, Félix Tshisekedi, que l’on présente comme très attaché à sa mère, Mama Marthe comme aiment bien l’appeler les partisans de l’Udps est arrivé tout de même à imposer son nom. Sur la liste des opposants au régime du président Joseph Kabila, il fallait désormais compter avec Félix Tshisekedi.
Entre-temps, son parti, prend eaux de toutes parts. Entre le dialogue de la Cité de l’Union africaine, conclu le 18 octobre 2016 par un accord politique, et les pourparlers du Centre interdiocésain, d’où est né l’accord politique, dit du 31 décembre 2016, l’Udps a été le parti qui a été le plus saigné. De l’accord de l’UA, c’est Samy Badibanga, le chef du groupe parlementaire Udps & Alliés à l’Assemblée nationale qui a été happé par la majorité au pouvoir, avant que Bruno Tshibala, l’un des confidents d’Etienne Tshisekedi, ne traverse pour assumer jusqu’à ce jour les fonctions de Premier ministre.
Un parti qui a toujours navigué à vue
Depuis l’accord de la cité de l’UA, l’Udps a tout vécu. Contre vents et marées, Félix Tshisekedi est resté de marbre. Il ne faut pas non plus oublier que, du vivant de son père, Félix Tshisekedi a été le chef de la délégation des négociations secrètes engagées entre l’Udps et le président Joseph Kabila. Autrement dit, dans les couloirs du pouvoir en place à Kinshasa, Félix Tshisekedi n’a jamais été un étranger. En réalité, il a flirté avec tout le monde, notamment le cercle rapproché du président Joseph Kabila.
Mais, comme son défunt père, Fatshi sait bien jouer avec le temps. Il sait aussi se faufiler entre les mailles pour sauvegarder son statut d’opposant. C’est son principal fonds de commerce.
En effet, depuis l’ère Mobutu, l’histoire politique de la RDC ne s’est jamais écrite sans l’Udps. Après la mort inopinée du sphinx de Limete, c’est encore et toujours avec l’Udps à la manœuvre que s’écrit encore l’histoire politique de la RDC.
Dimanche 11 novembre à Genève, Félix Tshisekedi, agissant au nom et pour le compte de l’Udps, a apposé sa signature sur un accord qui formalise le candidat commun de l’opposition pour la présidentielle du 23 décembre 2018.
Lundi soir sur les antennes de Top Congo, Fatshi avoue l’avoir fait en « âme et conscience ». Cependant, sous la forte pression de sa base – une base qu’on ne sait pas clairement identifier – Fatshi a décidé de renier sa signature. Quelques instants après, c’est Vital Kamerhe de l’UNC qui lui emboite le pas. Curieux, s’il en faut.
Lundi dernier, tout s’est passé comme dans un scenario écrit à l’avance. Depuis Bruxelles, Fatshi a répondu aux questions de Top Congo en ayant devant lui un papier qui lui servait de guide.
C’est la preuve que l’interview a été préparée à l’avance. Et que Vital Kamerhe le rejoigne quelque temps plus tard, prouve à suffisance que les deux leaders se sont abreuvés à la même source – sans doute celle qui aura guidé leur décision. Laquelle ? Suivez mon regard.
Le plus évident est que Félix Tshisekedi a démontré noir sur blanc qu’il n’a jamais eu le contrôle de l’Udps. De toutes les négociations menées par l’Udps, depuis la cité de l’UA jusqu’au centre interdiocésain, en passant par des rencontres informelles avec des légués de Joseph Kabila, Félix Tshisekedi n’a jamais été maitre de ses décisions. Lundi 12 novembre 2018, il l’a encore démontré en reniant urbi et orbi sa signature apposée sur l’accord de Genève, prétextant s’être plié à la volonté de la base de l’Udps qui a manifesté toute la journée du lundi au siège du parti.
Kabund, le patron
La mise en scène a sauté tout de suite aux yeux. En grattant sur la couche repassée dans la précipitation, l’on s’est rendu compte qu’en réalité, Fatshi a obéi à son maitre qui n’est autre que Jean-Marc Kabund. Devant témoins, celui qui se présente comme le secrétaire général de l’Udps a donné juste 48 heures à son président, Félix Tshisekedi – le même qui l’a nommé à ce poste – pour retirer sa signature à l’accord de Genève. Fatshi n’a même pas attendu l’expiration de ce délai. Il n’a pas non plus eu le temps de consulter sa base – en tout cas celle sur qui il se réfère pour se rétracter. Il a craché sur un accord signé la veille, soit le dimanche 11 novembre à Genève, avec six autres leaders de l’opposition.
A tout prendre, c’est Kabund qui est sorti gagnant du duel qui l’opposait à son président. Quels que soient les arguments que Fatshi pourrait brandir, c’est Kabund qui a démontré sa capacité à dompter l’Udps et sa base. Président de l’Udps, investi au terme d’un congrès du parti, Fatshi s’est plié à la volonté d’une base mobilisée par le secrétaire général.
De l’avis de ceux qui sont passés devant le siège de l’Udps, la base à laquelle fait allusion Fatshi n’a été constituée que d’une poignée de jeunes une trentaine en moyenne. Quand dans un parti de la trempe de l’Udps, un groupe isolé de partisans arrive à dicter sa loi à la direction du parti, il y a de bonnes raisons de s’interroger sur la crise de leadership qui ronge depuis toujours l’Udps.
Quand un secrétaire général parvient à guider les décisions de celui qui l’a porté au trône, il y a évidement anguille sous roche. C’est la preuve que, depuis toujours, Fatshi n’a jamais eu les rennes de l’Udps. Il le gérait par procuration, tout en s’imposant des limites qu’il ne pouvait pas franchir. Genève a donc révélé ce qui se trame depuis toujours au sein de la fille ainée de l’opposition.
Fatshi est un roi nu. L’accord de Genève qu’il vient de quitter avec fracas a servi de déclic pour découvrir non seulement la personne mais surtout ses visées politiques.
Il est difficile aujourd’hui pour Fatshi de convaincre l’opinion que l’intérêt de la RDC a toujours guidé sa démarche politique. En passant en revue toutes les discussions informelles qu’il a eues avec Joseph Kabila ou ses délégués, le dialogue de la Cité de l’UA et les pourparlers du Centre interdiocésain, jusqu’à l’accord de Genève, Fatshi a exhibé la nature d’un homme politique indécis et versatile.
Croyant sauver son aura en se retirant de ce dernier accord, Fatshi s’est plutôt grillé politiquement. Il l’a d’ailleurs consigné dans l’acte d’engagement qu’il a signé à Genève.
Leadership déficitaire
En héritant prématurément l’Udps de son père, Fatshi ne s’est jamais mis dans la peau d’un leader. Il n’est jamais parvenu à habiter la fonction. Il a vécu et continue à vivre la présidence de l’Udps comme un conte de fées, sans jamais se représenter les grandes attentes que le peuple congolais a placé dans ce parti.
Un chef de parti, c’est quelqu’un qui doit avoir des nerfs solides pour ne pas céder à la pression de la rue. C’est aussi quelqu’un qui n’a pas les mains qui tremblent face à toute turbulence. Ce n’est pas la rue qui gouverne, c’est le leader qui montre la voie à suivre et il se définit par rapport à sa constance.
Nelson Mandela l’a bien décrit : « Toute personne qui change ses principes en fonction de ses interlocuteurs n’est pas une personne qui peut diriger un pays ».
Et M. l’Abbé Pierre de renchérir en ces termes : « Même si vous êtes seul et que personne ne vous suit, défendez toujours ce qui vous parait juste ».
À Genève, Fatshi n’a pas intériorisé cette sagesse. Sans conviction, c’est plutôt sa base qui l’a poussé à se rétracter.
Comme le peint si bien La Libre Belgique, Félix Tshisekedi a fait preuve d’« une légèreté et une inconstance qui rappellent les marivaudages successifs des cadres du parti depuis l’été 2016, avec les négociations pseudo secrètes à Ibiza et Venise, sans oublier que l’UDPS a déjà donné deux Premiers ministres à Joseph Kabila depuis que celui-ci est hors mandat ».
De toutes les façons, avec ou sans l’Udps, le peuple congolais gagnera le combat pour l’alternance démocratique. N’en déplaise à la base instrumentalisée de l’Udps qui offusque le leadership déficitaire de son président.
Selon le pasteur Théodore Ngoy candidat président de la République, Martin Fayulu n’est pas encore le candidat commun de toute l’opposition. Il faut une rencontre de tous, pour pouvoir lever une option.
Il l’a dit à l’issue de la déclaration du Collectif des Candidats Président, faite ce mercredi 14 novembre 2018, sur l’évolution récente du processus électoral en cours en RDC.
« Le candidat qui a été désigné à Genève est candidat pour le moment du groupe qui l’a désigné. Pour qu’il soit candidat de l’opposition, il faut qu’il y ait une rencontre et c’est pour cela que le premier pas a été posé aujourd’hui. C’est la synergie et dans les jours qui viennent nous allons nous rencontrer pour décider ensemble de ce qui va être fait », a indiqué Théodore Ngoy membre du Collectif des Candidats Président de l’Opposition.
Malgré la cacophonie qui caractérise l’opposition à l’heure actuelle, Théodore Ngoy demeure convaincu que le peuple congolais lui accordera sa confiance le 23 décembre prochain, eu égard du bilan négatif selon lui, du pouvoir en place qui, en presque 18 ans de gestion n’a pas su donné de l’eau, de l’électricité et des routes adéquates à la population.
Pour rappel, la campagne électorale conformément au calendrier de la CENI, démarre le 22 novembre prochain. Et ce mercredi, un lot important de matériel électoral composé notamment des machines à voter, a pris la direction des provinces du Kwango et du Kwilu.
L’accord de Genève qui a mis au jour les fissures de l’opposition n’a pas encore fini de faire parler de lui.
Martin Fayulu, candidat désigné de l’opposition dit vouloir continuer le combat. Le mystère reste entier sur les intentions de Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe qui ont rejeté l’accord.
Certains candidats à la présidentielle du 23 décembre et quelques leaders de l’opposition se sont réunis ce mercredi 14 novembre 2018 à Kinshasa pour notamment évoquer l’unité de l’opposition à 10 jours du début de la campagne électorale.
Théodore Ngoy, Tryphon Kin-Kiey Mulumba, Sylvain Maurice Masheke, Jean Mabaya Gizi. Martin Fayulu (représenté par Jean-Félix Senga), Marie-José Ifoku (représentée par Jean-Claude Musha), Jean-Pierre Bemba (représenté par Fidèle Babala, Moise Katumbi (représenté par Jean-Bertrand Ewanga) et Adolphe Muzito (représenté par Kasongo Numbi) ont d’abord signé une requête demandant la radiation par la CENI de la candidature d’Emmanuel Ramazani Shadary.
« L’opposition est unie après la cacophonie créée par deux leaders qui étaient à Genève et qui se sont retirés de l’accord qu’ils ont signé avec un acte d’engagement. Nous avons voulu dire que l’opposition est rassemblée et elle est une. Nous allons participer aux élections, sans machine à voter », a dit Théodore Ngoy qui parlait au nom du groupe.
Jusque-là, Fayulu n’est que le candidat de Lamuka.
« Nous avons dit que le candidat qui a été désigné à Genève est le candidat du groupe qui l’a désigné pour le moment. Pour qu’il soit candidat de l’opposition, il faut une rencontre. Le premier pas a été fait aujourd’hui. C’est la synergie. Et dans les jours qui viennent nous allons nous rencontrer pour voir ce qui sera fait », a t-il ajouté.
Pour lui, le départ de Félix Tshisekedi et celui de Vital Kamerhe de la coalition Lamuka ne fragilisent pas autant l’opposition.
« Qu’il y ait quelques personnes qui démontrent qu’ils ne sont pas capables d’exercer les fonctions d’État, cela ne remet pas en cause les autres opposants qui vont ensemble travailler pour gagner ces élections. Le peuple congolais va voter pour un candidat de l’opposition et toute l’opposition soutiendra ce candidat. Nous allons nous rassembler pour que cela soit ainsi. Nous allons nous rassembler. Toute l’opposition soutiendra », a-t-il affirmé.
Aucune date n’a été donnée sur la prochaine réunion de l’opposition. Les autres leaders de l’opposition Fayulu, Bemba, Muzito et Katumbi devraient se rencontrer ce jeudi en Europe pour décider de la suite à donner à la coalition Lamuka.
Dans une allocution faite mardi 13 novembre dernier au cours d’une réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU sur la situation en République Démocratique du Congo, l’ambassadrice des États-Unis a déclaré qu’il n’y a aucune excuse aujourd’hui pour retarder les élections.
Selon Nikki Haley, depuis deux ans le Conseil de Sécurité ne cesse d’insister sur la nécessité d’élections libres, justes et crédibles le 23 décembre et que toutes les parties savent ce qu’elles doivent faire.
« Le président Kabila comprend son rôle. Le gouvernement de la RDC comprend ce qu’il faut faire. La Commission électorale nationale indépendante a conscience des préparatifs qui doivent être mis en œuvre au cours des six prochaines semaines. Il n’y a aucune excuse à l’échec. Aucune raison de retarder le processus », a-t-elle déclaré.
Selon l’ambassadrice des États-Unis à l’ONU, le monde entier entend voir ce que sera l’héritage du président de la République.
« Il ne reste aux dirigeants de la RDC qu’à faire la preuve de leur volonté de suivre le chemin démocratique qui leur a été tracé. Le monde entier observe pour savoir ce que sera l’héritage du président Kabila », a fait savoir Nikki Haley.
Nikki Haley demande cependant au peuple congolais de continuer à exiger et exercer leur droit à la vie, la liberté et la recherche du bonheur.
Le président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Félix Tshisekedi annonce son retour ce week-end à Kinshasa. Ce sera précisément le samedi 17 novembre, selon un cadre de son parti.
Pour son retour, l’UDPS organise un accueil qui s’apparente à un test de popularité post-Genève.
« Je rentre avant la fin de cette semaine. Le parti organise un accueil et on aura l’occasion de voir si j’aurais l’opprobre national ou pas », a dit le président de l’UDPS à actualite.cd
Contexte
Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe se sont retirés le lundi 12 novembre de l’accord signé à Genève (Suisse) désignant Martin Fayulu comme candidat commun de l’opposition. Leurs partis respectifs, UDPS et UNC, s’étant farouchement opposés à cet accord, qui selon eux, n’a pas tenu compte du poids politique des uns et des autres.
« Je m’engage sur l’honneur à respecter scrupuleusement toutes les dispositions de l’accord LAMUKA, y compris son préambule ainsi que tous les textes y afférents. Je m’engage en outre à ne pas trahir le peuple Congolais en violant les dispositions précitées. Si je ne respecte pas mes engagements, je mettrais fin à ma carrière politique et je serais soumis à l’opprobre de la Nation et à la sanction de mes pairs ».
Ce texte est contenu dans l’acte d’engagement signé par les 7 leaders de l’opposition qui avaient participé aux travaux de Genève qui avaient conduit à la désignation du candidat commun de l’opposition, Martin Fayulu.
Le contenu de ces actes d’engagement a été rendu public ce mardi 13 novembre par la fondation Kofi Annan après le retrait des signatures de Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe.
La Fondation Kofi Annan affirme qu’elle a été sollicitée pour faciliter le processus de consultation et de concertation entre les partis politiques de l’opposition de la République démocratique du Congo du 9 au 11 novembre 2018 à Genève.
« Dans l’intérêt de la transparence, et après avoir informé les signataires, nous publions les actes d’engagement conclus à l’issue du dialogue de Genève en présence du facilitateur de la Fondation », indique le communiqué de la fondation Kofi Annan.
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