Le Tribunal militaire garnison de l’Ituri a condamné ce jeudi 21 juin 2018 deux policiers, un militaire et un civil à 20 ans de servitude pénale à l’issue d’un procès en chambre foraine à Mahagi dans l’affaire de meurtre par balle des trois civils la semaine dernière. Le tribunal les poursuivait pour tentative de meurtre, dissipation de munitions de guerre, usurpation d’uniformes et d’armes, détournement d’objets saisis, détention illégale d’armes.
Ces policiers et militaire sont accusés d’avoir tué la semaine dernière, trois civils à Mahagi-Port, au bord du Lac Édouard.
Il s’agit d’un pêcheur tué par un militaire des Forces navales alors que les deux policiers avaient tués deux personnes lors de la manifestation de la population contre le meurtre du pêcheur. Un civil a été aussi condamné pour détention illégale d’armes et d’effets militaires.
Deux autres policiers en fuite ont aussi été condamné, par défaut, à 20 ans de prison. Les condamnés seront transférés à la prison centrale de Bunia. Ils sont sommés de payer une amende de 900 000 dollars aux familles des victimes comme dommage et intérêt.
Clôture ce jeudi 21 juin 2018 de la session ordinaire de l’Examen d’État en République démocratique du Congo (RDC). A Kinshasa, les finalistes ont célèbrent la fin des épreuves qu’ils ont affrontées pendant quatre jours.
Des accolades, des chansons improvisées…la fin de la session ordinaire de l’Examen d’État a été jalonnée par des scènes de liesse dans plusieurs centres à Kinshasa. Les finalistes, satisfaits d’avoir pris part aux épreuves, se sont livrés à des moments de détente pour célébrer la fin de cette étape qui marque la fin des études en attendant la proclamation des résultats.
«Notre joie se justifie par le fait que les examens se sont déroulés dans de bonnes conditions. Nous les avons affrontés avec confiance, sans inquiétude parce que tout a été appris à l’école», explique un élève de l’Institut IKAM de Mont-Amba.
Ayant débuté le lundi 18 juin 2018, l’Examen d’État a réuni 672.209 candidats, repartis dans 1964 centres sur toute l’étendue du pays, d’après les chiffres officiels. Le ministre de l’Enseignement primaire secondaire et professionnel (EPSP), Gaston Musemena, s’est félicité de l’augmentation de 6,2% de participants par rapport à l’année dernière. Il avait également noté l’augmentation d’environ 9% des filles dans l’effectif ayant pris part aux épreuves cette année.
J-3 en RDC avant l’ouverture du dépôt des candidatures pour les élections provinciales de décembre prochain. Problème : la liste des partis politiques autorisés à concourir n’a pas encore été actualisée par le ministère de l’Intérieur alors qu’elle fait l’objet de contestation. Une cinquantaine de partis ont déposé des recours et notamment l’UDPS de Félix Tshisekedi. Car cette liste comporte pas moins de 4 partis politiques baptisés de ce nom, utilisant le même logo comme par exemple l’UDPS, crée en dissidence par le Premier ministre Bruno Tshibala. Le CNSA, l’organe chargé d’examiner les contentieux et de veiller à la qualité du processus électoral, a pourtant tranché cette question il y a plus d’un mois, mais le ministère de l’Intérieur n’en a pas tenu compte et ne l’a pas mis à sa liste, ce qui présage d’une certaine confusion.
La décision rendue fin mars par le CNSA était claire, elle demandait au ministère de l’Intérieur de reconnaître l’UDPS de Félix Tshisekedi au détriment de celui dirigé par le Premier ministre Bruno Tshibala, invité lui à créer un autre parti avec un nouveau nom et un nouveau logo. Et ce conformément à l’accord politique conclu en décembre 2016 qui prévoyait la fin de ce qu’on appelle le « dédoublement des partis politiques ».
Problème, cette décision du CNSA est restée sans suite et le président de la commission électorale Corneille Nangaa confirme que les candidatures vont donc s’ouvrir sur la base d’une liste de partis politiques contestée. « Nous allons prendre la liste donnée par le ministère de l’Intérieur à travers le Journal officiel (…). Nous n’organisons pas les élections conformément à un accord, c’est conformément à la Constitution et aux lois du pays. »
Problème, l’article 19 de la loi électorale précise justement « qu’un parti politique ne peut utiliser un symbole ou un logo déjà choisi par un autre parti ». La liste que s’apprête à utiliser la commission est donc contraire à la législation. Une Ceni pourtant chargée selon la Constitution d’ « assurer la régularité du processus électoral ». Sans oublier la confusion que cette situation risque d’entraîner chez les électeurs le jour du vote.
Le ministère de l’Intérieur, lui, n’a pas été joignable à ce propos. Quant au CNSA, il déplore « un manque de transparence » et s’inquiète de ne pouvoir jouer son rôle d’évaluation du processus électoral. Cela fait 8 mois qu’aucune tripartite n’a été organisée avec la Ceni et le gouvernement. L’accord de décembre 2016 prévoyait des réunions au moins tous les deux mois.
Élection présidentielle, candidature ou non de Joseph Kabila, …. Des Congolais veulent que leur président fournisse des explications claires sur ces questions d’importance capitale. Le message du 20 juillet prochain devant le Parlement réuni en congrès est donc vivement attendu dans toute la RDC. Et même à l‘étranger.
C’est le président de l’Assemblée nationale qui l’a annoncé ce mercredi 20 juin 2018. Joseph Kabila s’exprimera devant le Parlement réuni en congrès d’ici le 20 juillet.
Une pratique qui sort de son cadre traditionnel au regard du contexte politique actuel. Le discours du président congolais devant les représentants du peuple interviendra en effet à quelques mois des élections prévues le 23 décembre.
Le président Joseph Kabila est attendu sur plusieurs points. Pour Juvenal Munubo, député d’opposition, “Il faut que le président Kabila lorsqu’il va s’exprimer devant le Congrès, réaffirme qu’il y aura élection à la fin de l’année, qu’il y aura alternance. Deuxième chose, qu’il nous confirme qu’il ne sera pas candidat à un troisième mandat, parce qu’il y a beaucoup de questions là-dessus qui n’ont pas encore trouvé de réponses.”
La participation ou non de Kabila à la présidentielle, demeure une enigme en effet même pour les élus de la majorité.
À l‘étranger aussi
Thekys Mulaila, sénateur majorité présidentielle préfère ne pas donner son point de vue.“Je ne sais pas vous dire qu’il va quitter le pouvoir, je ne sais pas vous dire que X aussi va quitter le pouvoir”.
La RDC reste donc suspendue à ce rendez-vous de juillet. Attendons peut-être que le président puisse enfin lever le voile sur ses intentions réelles. Mais certains n’attendent pas grand chose de ce discours, à l’image de Puis Muabilu, député de la Majorité présidentielle qui croit que ‘’ ce sera le discours bilan que l’on connaît d’habitude”.
Quant à certains pays étrangers, ils ont déjà donné leur position sur la question. Le cas de la France, du Rwanda et de l’Angola qui ont déjà dit sans détours au présidenti Joseph Kabila de tout mettre en oeuvre pour qu’il y ait élection et donc alternance pacifique.
Un discours qui alimente souvent la colère de Kinshasa qui conçoit mal “qu’on parle de la RDC sans les Congolais”, selon l’expression du porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende Omalanga.
La session parlementaire extraordinaire a été ouverte ce mercredi 20 juin à l’Assemblée nationale.
Aubin Minaku, président de la Chambre basse, a énuméré sept points contenus dans le calendrier de cette session.
Il s’agit de la proposition de loi portant statut des anciens chefs d’État élus, du projet de loi de loi portant statut particulier du personnel de l’ESU, du projet de loi modifiant et complétant l’ordonnance-loi n°011/2012 du 21 septembre 2012 instituant un nouveau tarif des droits et taxes à l’importation, de la proposition de loi relative à la protection et à la responsabilité du défenseur des droits humains.
Il y a également le dossier sur le remplacement du rapporteur de la CENI, la désignation d’un nouveau membre de la Cour constitutionnelle, sans oublier la poursuite de l’exercice normal du contrôle parlementaire.
Il est aussi prévu que le président de la République s’adresse à la nation.
Aubin Minaku prévient que des matières qui ne seront pas examinées seront automatiquement déversées en session de septembre comme priorités. Pourtant, cette session est exclusivement budgétaire.
L’association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho), membre de la société civile en RDC, dénonce ce qu’elle qualifie d’acharnement du pouvoir de Kinshasa contre l’opposant Moïse Katumbi.
L‘organisation fait référence à la dernière information judiciaire ouverte, le lundi 18 juin 2018, contre Moise Katumbi au sujet du passeport falsifié qu’il détiendrait, par le Parquet Général près la Cour de Cassation .
La justice congolaise a annoncé lundi l’ouverture d’une information judiciaire contre l’opposant en exil Moïse Katumbi récemment interpellé à Bruxelles en possession d’un passeport litigieux. Dans un communiqué, le parquet général de la République a indiqué “qu’il ne pouvait rester indifférent face aux accablantes révélations faites par la presse internationale sur l’interpellation de monsieur Moïse Katumbi en possession d’un passeport congolais visiblement falsifié“.
“La question que nous nous posons est celle de savoir pourquoi la justice congolaise est-elle plus active quand il s’agit de Moise KATUMBI CHAPWE que pour d’autres congolais ? Est-ce que le fait pour lui de se déclarer candidat président fait de lui un ennemi de toutes les institutions voire celles qui ont pour mission de protéger de manière égale tous les congolais ?” s’interroge Me Jean Claude Katende, président national de l’Asadho.
“Nous avions dénoncé et demandé, en son temps, que le Procureur Général de la République ouvre une information judiciaire contre les proches du Président Joseph KABILA mis en cause dans le rapport PANAMA PAPERS, rien n’a été fait“, ajoute-t-il.
Un rapport a été largement diffusé par la presse internationale et certains pays avaient interpellé leurs ressortissants qui y étaient cités, mais la justice congolaise est restée inactive sur ce dossier comme sur tant d’autres dans lesquels les membres de la Majorité Présidentielle sont mis en cause dans l’ Affaire Bukangalonzo, Affaire FPI…
Pour l’Asadho, l’obtention d’un passeport est un service public auquel tout congolais, voire Moise Katumbi a droit.
Nous utilisons des cookies sur notre site Web pour vous offrir l'expérience la plus pertinente en mémorisant vos préférences et vos visites répétées. En cliquant sur "Accepter tout", vous consentez à l'utilisation de Tous les cookies. Cependant, vous pouvez visiter "Paramètres des cookies" pour fournir un consentement contrôlé.
Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience lorsque vous naviguez sur le site Web. Parmi ceux-ci, les cookies classés comme nécessaires sont stockés sur votre navigateur car ils sont essentiels au fonctionnement des fonctionnalités de base du site Web. Nous utilisons également des cookies tiers qui nous aident à analyser et à comprendre comment vous utilisez ce site Web. Ces cookies ne seront stockés dans votre navigateur qu'avec votre consentement. Vous avez également la possibilité de désactiver ces cookies. Mais la désactivation de certains de ces cookies peut affecter votre expérience de navigation.
Les cookies nécessaires sont absolument essentiels au bon fonctionnement du site Web. Ces cookies assurent les fonctionnalités de base et les éléments de sécurité du site Web, de manière anonyme.
Cookie
Durée
Description
cookielawinfo-checkbox-analytics
11 months
Ce cookie est défini par le plugin GDPR Cookie Consent. Le cookie est utilisé pour stocker le consentement de l'utilisateur pour les cookies dans la catégorie "Analytics".
cookielawinfo-checkbox-functional
11 months
Le cookie est défini par GDPR cookie consent pour enregistrer le consentement de l'utilisateur pour les cookies dans la catégorie "Fonctionnel".
cookielawinfo-checkbox-necessary
11 months
Ce cookie est défini par le plugin GDPR Cookie Consent. Les cookies sont utilisés pour stocker le consentement de l'utilisateur pour les cookies dans la catégorie "Nécessaire".
cookielawinfo-checkbox-others
11 months
Ce cookie est défini par le plugin GDPR Cookie Consent. Le cookie est utilisé pour stocker le consentement de l'utilisateur pour les cookies dans la catégorie "Autre.
cookielawinfo-checkbox-performance
11 months
Ce cookie est défini par le plugin GDPR Cookie Consent. Le cookie est utilisé pour stocker le consentement de l'utilisateur pour les cookies dans la catégorie "Performance".
viewed_cookie_policy
11 months
Le cookie est défini par le plugin GDPR Cookie Consent et est utilisé pour stocker si l'utilisateur a consenti ou non à l'utilisation de cookies. Il ne stocke aucune donnée personnelle.
Les cookies fonctionnels aident à exécuter certaines fonctionnalités telles que le partage du contenu du site Web sur les plateformes de médias sociaux, la collecte de commentaires et d'autres fonctionnalités tierces.
Performance cookies are used to understand and analyze the key performance indexes of the website which helps in delivering a better user experience for the visitors.
Les cookies analytiques sont utilisés pour comprendre comment les visiteurs interagissent avec le site Web. Ces cookies aident à fournir des informations sur les métriques du nombre de visiteurs, du taux de rebond, de la source du trafic, etc.
Les cookies publicitaires sont utilisés pour fournir aux visiteurs des publicités et des campagnes marketing pertinentes. Ces cookies suivent les visiteurs sur les sites Web et collectent des informations pour fournir des publicités personnalisées.