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Forum des As : «Elections en RDC : les grandes manœuvres ont commencé !»

En RDC, les partis politiques commencent à affuter leurs armes en prévision des élections de décembre 2018. Certains se rapprochent et d’autres s’organisent pour désigner leur candidat à ces scrutins. C’est ce que révèlent les journaux parus ce lundi 12 mars à Kinshasa.

Forum des As parle de « grandes manœuvres » et rapporte qu’une bonne partie de la classe politique élargie à certaines figures de la Société civile s’apprête à plébisciter ce lundi en terre sud-africaine Moïse Katumbi Chapwe comme candidat à la présidentielle du 23 décembre 2018.

Se considérant comme le capitaine d’une équipe qui veut gagner, l’ancien gouverneur du Katanga sera porté par une plateforme électorale dénommée  » Forces du changement », renseigne le tabloïd, estimant que « chez les Katumbistes, les choses sérieuses ont donc commencé ».

Et pendant que la grand-messe pro Katumbi se déroule au pays de Mandela, à Kinshasa Félix Antoine Tshisekedi faisait officiellement acte de candidature à la tête de l’UDPS, relève le confrère, se demandant si c’est une simple coïncidence ou carrément le choc des agendas.

Un autre rapprochement à signaler dans l’arène politique congolais, c’est celui du PALU d’Antoine Gizenga et du MLC de Jean-Pierre Bemba.

Un communiqué de presse publié vendredi dernier a révélé le rapprochement entre les deux formations politiques, lit-on dans les colonnes du journal L’Avenir qui s’interroge alors : «Est-ce la fin du couple PALU-MP ? Est-ce vrai que le Président Joseph Kabila est lâché par le vieux Antoine Gizenga Fundji ? Est-ce normal qu’un parti libéral, en l’occurrence le MLC, convole en justes noces avec un parti de gauche, notamment le PALU ?».

Tentant de répondre à ces questions, le confrère indexe l’ancien Premier Ministre Adolphe Muzito, qu’il considère comme « un ambitieux », pressé de présenter sa candidature à la prochaine élection présidentielle pour le compte de son parti. Et dans cette lancée, l’alliance MP-PALU allait représenter un frein, analyse le quotidien.

Cas-info.ca ne porte pas de gants. En se rapprochant du MLC, le PALU a mis fin à son alliance avec la MP, laquelle devenait depuis longtemps de façade en raison des critiques régulières d’Adolphe Muzito, relève le media en ligne. Commentant cette valse des partis et regroupements politiques, le site d’analyse et d’infos en vient à la conclusion que les élections vont avoir lieu cette année.

Pour s’en convaincre, le media en ligne relève le fait que les grandes formations politiques de l’opposition qui se battaient jusque-là dans la rue pendant de longs mois, se sont soudainement mobilisés sur le thème des élections. Pour le media en ligne, il s’agit bel et bien de la fièvre électorale qui gagne les états-majors politiques dans le pays.

Le Potentiel de son côté note que l’opposition se met finalement en ordre de bataille, raffermie dans son combat par «l’éveil planétaire sur l’urgence de faire partir le président Kabila pour faire avancer la RDC».

De l’avis du journal, les rapprochements signalés ce week-end entre partis politiques de l’opposition sont la preuve de l’existence au sein de l’opposition d’un consensus autour d’une évidence : « le départ du président Kabila ». Et pour y arriver, le jeu des alliances jouera un rôle déterminant durant les élections du 23 décembre, croit savoir le quotidien.

RDCRD constate aussi que « la fièvre digne de toute période pré-électorale commence à s’emparer de la scène politique RDC ». Résumant l’actualité politique du week-end, le journal dit avoir noté des « alliances massives officielles et officieuses ainsi que divorces sur fond de divergences de vues, du ‘’je t’aime moi non plus ‘’ ou encore de ‘’coulez sans nous‘’».

radio okapi

Kasaï Central : les prêtres catholiques accusent les forces de l’ordre d’arrestations arbitraires et d’enlèvements

Les prêtres catholiques de l’archidiocèse de Kananga dans la province du Kasaï Central, dénoncent des enlèvements, arrestations arbitraires et extorsions qu’ils attribuent aux forces de l’ordre. Ils ont adressé un mémorandum vendredi 9 mars au gouverneur du Kasaï-Central, Denis Kambayi.

«Le contexte actuel que nous vivons à Kananga est marqué par une forte psychose due aux enlèvements des personnes devenus monnaie courante et des arrestations arbitraires. Cette psychose nourrie par la présence d’un véhicule non immatriculé et identifiable par sa couleur blanche, portant à son bord des hommes en uniforme des FARDC, non autrement identifiés, plonge la grande majorité de notre population dans le désespoir», indique le mémorandum.

Dans ce document de douze pages, le clergé de Kananga répertorie une trentaine de cas d’insécurité recensés depuis le début de l’année dans la ville.

Le document présente des dates, des noms, des lieux où ont eu lieu ces incidents. Parmi les incidents sécuritaires, les prêtres signalent notamment des kidnappings qui, selon le document, ont été opérés quelque fois par des militaires.

Le clergé de Kananga dénonce également des arrestations arbitraires et des cas d’extorsion dont se seraient rendues coupables les forces de l’ordre. Les prêtres recommandent aux forces de l’ordre de cesser de provoquer la population en exhibant les armes, de «rompre avec la culture de la gâchette facile et des arrestations arbitraires, sous prétexte de traquer des miliciens et de chercher à gagner la confiance de la population».

«Eu égard à notre mission prophétique, écrivent les prêtres dans leur mémorandum, nous prenons en main notre responsabilité pastorale pour dénoncer tous ces cas.»

Le clergé catholique s’interroge sur la multiplication des incidents sécuritaires dans une ville où, affirme-t-il, les services de sécurité sont omniprésents.

En définitive, les prêtres catholiques demandent ainsi la suppression du secteur opérationnel au Kasaï-Central. Le secteur opérationnel de l’armée avait été mis en place dans la région du Kasaï pour faire face à la milice Kamuina Nsapu.

radio okapi

Mbandaka : le porte-parole du Rassemblement de l’opposition agressé à son domicile

Christophe Itofo, le porte-parole du G7 et du Rassemblement de l’opposition à l’Equateur a été agressé samedi à son domicile à Mbandaka.

D’après le récit de la victime, un inconnu muni d’armes blanches s’est introduit dans sa parcelle vers 21 heures, a forcé la serrure de sa maison avant de tenter de le poignarder.

« Quand on s’est croisé, il m’a blessé avec son couteau et a cassé ma main. Grace à ma belle-mère qui était dans la pièce, on a fait appel aux voisins qui sont parvenus à le maitriser », relate M. Itofo, ajoutant qu’il s’en est sorti avec quelques blessures.

Amené à la police pour être attendu, le présumé criminel se serait échappé quelques minutes plus tard selon la police, rapporte le porte-parole du Rassemblement à Radio Okapi, avant de dénoncer un complot contre sa personne.

Saisis du dossier, le procureur du tribunal de paix et le commissaire urbain de la police à Mbandaka ont promis des poursuites judiciaires contre ces policiers.

7sur7

Les poupées gonflables enflamment la très prude Zambie: « N’importons pas des expériences étrangères »

Aucun magasin ne les vend ouvertement, personne n’admet en posséder et la police n’en a saisi aucune. N’empêche. La Zambie a déclaré la guerre aux poupées gonflables, des tentatrices siliconées jugées « contre nature » par le gouvernement de ce pays très conservateur.

La ministre des Affaires religieuses Godfridah Sumaili a pris la tête de cette croisade il y a quelques semaines, fermement décidée à empêcher tout commerce et toute utilisation de ces accessoires sexuels.

Même si aucun texte ne les prohibe explicitement, les poupées gonflables tombent, selon les autorités, sous le coup d’une loi qui interdit l’importation, la fabrication et la vente d' »objets obscènes », réprimées d’un maximum de 5 ans de prison.

« En tant que nation chrétienne, la moralité et l’éthique sont ancrées dans nos valeurs », explique la ministre à l’AFP, « l’utilisation de poupées gonflables est absolument contraire à notre héritage culturel et à nos principes ». « La loi interdit à quiconque de les commercialiser et de les utiliser », insiste Mme Sumaili, « c’est pourquoi nous disons aux Zambiens que c’est une chose contre nature ».

La ministre a décidé d’intervenir après la récente publication d’informations sur l’arrivée en Zambie de poupées gonflables d’importation, apparemment en provenance d’Asie. Ces informations ont enflammé les réseaux sociaux.

De plus en plus sophistiqués, ces accessoires de désir sont largement l’apanage, pour des raisons évidentes de coût, des pays occidentaux. Selon leurs concepteurs, ils comblent la solitude d’hommes en manque de relations féminines réelles.

Leur apparition sur le continent africain, réelle ou simplement fantasmée, suscite régulièrement l’émoi.

En 2016, la vente présumée de poupées gonflables sur le grand marché de Casablanca avait passionné les réseaux sociaux au Maroc et déclenché une opération de police pour retirer ces objets de plaisir interdits dans le pays comme tous les autres sex-toys. Mais les policiers avaient fait chou blanc.

« Immoral »

Les limiers de la police zambienne n’ont pas été plus efficaces. A ce jour, aucun n’a réussi à mettre la main sur une seule de ces Barbies géantes, obstinément absentes des vitrines de Lusaka…

Qu’importe. La ministre n’en démord pas, il faut barrer la route à ces impies objets de désir, même virtuels. « Dieu a créé l’homme et la femme pour qu’ils puissent mutuellement assouvir leurs désirs sexuels (…) utiliser un objet sans vie est immoral », insiste-t-elle, « alors n’importons pas des croyances et des expériences étrangères ».

La morale très rigide de la ministre n’a pas tardé à susciter les railleries de l’opposition. Et, qui l’eût cru, les poupées gonflables sont devenues un sujet de polémique politique.

Pour le parti libéral zambien des Patriotes du progrès économique (PEP), l’attitude du gouvernement vis-à-vis de ces objets coquins n’est qu’un énième exemple de la nature de plus en plus autoritaire du régime du président Edgar Lungu.

« L’argument selon lequel la Bible n’autorise pas l’utilisation d’objets est fausse », affirme son chef, Sean Tembo. « La même Bible encourage la liberté individuelle et ce serait une erreur d’emprisonner des gens sous prétexte qu’ils ont recours à des poupées gonflables », avance-t-il.

Le patron des PEP va même plus loin: à l’en croire, les poupées gonflables pourraient même avoir des vertus, notamment dans la lutte contre le sida qui infecte 12,4% de la population du pays. « Les hommes peuvent utiliser des poupées gonflables et cela réduira les cas de sida », affirme Sean Tembo.

« Fidèles pour l’éternité »

« La loi n’interdit pas l’importation ou l’utilisation des poupées gonflables. Pas plus qu’elle n’interdit la masturbation », affirme-t-il, « l’utilisation des poupées gonflables restera confinée aux chambres à coucher et ne débordera pas sur la place publique ».

La Zambie est un bastion conservateur notoire d’Afrique australe. Elle interdit toute « relation charnelle contre l’ordre naturel », en clair l’homosexualité, et son code pénal sanctionne la sodomie – bannie depuis la colonisation britannique – d’une peine pouvant aller jusqu’à 14 ans de prison.

Le quotidien d’Etat Zambia Daily Mail a repris à son compte la campagne de la ministre. « On ne badine pas avec les poupées gonflables », a-t-il récemment ordonné à ses lecteurs sur toute la largeur de sa Une, avant de se faire l’écho du débat brûlant qu’elles suscitent…

« Chacun devait être libre de faire ce que bon lui semble »

« J’en commanderais une sans hésiter! », a confié au journal le passager d’un bus, forcément anonyme. « Elle m’offre la garantie d’une relation protégée de toute maladie, parce qu’elle ne me trompera pas », a-t-il ajouté. Ces poupées « ne sont pas matérialistes et restent fidèles pour l’éternité ».

Jane Kaluba, 25 ans, considère les poupées gonflables comme un test d’équilibre difficile entre la moralité et les droits individuels. « Je ne défends pas l’utilisation » de ces poupées, dit-elle à l’AFP, « mais je pense que chacun devait être libre de faire ce que bon lui semble ».

« Et puis, ajoute-t-elle, on ne sait jamais, ce pourrait être une solution contre le fléau du sida… »

RTL Info

Grèce: Le président du PAOK rentre sur le terrain armé d’un pistolet pour protester contre l’arbitrage

Il y a des pays où les supporters envahissent la pelouse pour protester violemment contre les mauvais résultats de leur équipe. Et puis il y a la Grèce, où le président du Paok​, Ivan Savvidis – un gréco-russe que l’on dit proche de Poutine – débarque, gun accroché à la ceinture, sur la pelouse de son stade à la fin du choc contre l’AEK pour se plaindre d’un but refusé au PAOK dans le temps additionnel. Scène surréaliste et bien flippante.

Complètement furieux, le président du club grec a été retenu par ses hommes de main, ou des policiers, ou les deux, on ne comprend pas trop, alors qu’une grande partie des joueurs avaient déjà rejoint le vestiaire. Le match s’est terminé sur le score de 0-0.

20 minutes

CPI: un Nigérian élu nouveau président

Le juge nigérian Chile Eboe-Osuji devient le nouveau président de la Cour pénale internationale (CPI), en remplacement de la juge argentine Silvia Fernández de Gurmendi.

Son élection a eu lieu dimanche 11 mars 2018, avec « effet immédiat ».

Chile Eboe-Osuji est élu pour un mandat de 3 ans, a indiqué une note transmise aux médias par le bureau de la CPI.

Le juge tchèque Robert Fremr est élu premier vice-président et le juge français Marc Perrin de Brichambaut est le 2e vice-président.

« Je suis très honoré de la confiance témoignée par mes pairs qui m’ont élu Président de la Cour. Alors que je prends mes fonctions, je trouve encourageant de pouvoir compter sur la vaste expérience des deux vice-présidents », a déclaré le nouveau président de la CPI.

M. Osuji se réjouit de travailler avec tous les juges et le personnel de la Cour.

« J’entrevois également avec grand enthousiasme ma collaboration avec l’Assemblée des États parties, la société civile et la communauté internationale, afin de consolider et renforcer le système du Statut de Rome », a poursuivi le Nigérian.

Il aura pour mission de définir les orientations stratégiques de l’instance pénale internationale et de superviser les activités du greffe.

Le juge Chile Eboe-Osuji avait présidé l’audience le procès contre le vice-président du Kenya William Ruto et Joshua Arap Sang à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye le 10 septembre 2013

Né en 1962 à Anara dans l’Etat d’Imo au Nigéria, Chile Eboe-Osuji a été élu juge de la CPI le 16 décembre 2011.

BBC Afrique

Concert de JB Mpiana Papa Chéri Mokonzi ya ba Wenge, Botala ndenge abinisi batu

Concert de JB Mpiana Papa Chéri et son groupe Wenge Musica BCBG, Botala ndenge azo binisa batu.

Camera cachée: Botala makambu Carine Mokonzi na Claudia Bakisa ba sali na RTGA

Carine Mokonzi reçoit la chanteuse congolaise Claudia Bakisa à la RTGA, Botala makambu basali en pleine émission.

RDC: le clergé de Kananga alerte sur l’insécurité grandissante au Kasaï

En RDC, nouveau cri d’alarme du clergé catholique de Kananga. L’ensemble des prêtres dénoncent l’insécurité qui prend encore une fois de l’ampleur. Les signataires l’ont fait dans un mémorandum dont le destinataire n’est autre que le nouveau gouverneur de la province du Kasaï-Central, Denis Kambayi Cimbumbu.

Pour les prêtres de Kananga, le forum pour la paix tenu au mois de septembre 2017 n’a rien apporté. Selon ces religieux, « l’espoir de voir la paix revenir enfin n’a duré que l’espace d’un matin ». Les prêtres recensent alors plusieurs meurtres, des cas d’extorsion et d’autres abus commis par des hommes en uniforme sur la population. « Enlèvements et arrestations arbitraires se poursuivent, de jour comme nuit », expliquent ensuite les signataires du mémorandum.

Le clergé s’étonne surtout du silence des dirigeants provinciaux face aux cris de détresse et d’indignation de la population. « Comment comprendre des tels actes dans une ville où les services de sécurité civils et militaires sont omniprésents ? » « Comment dans ces conditions, la population ne pourrait-elle pas penser à des actes commis avec la bénédiction des dirigeants ? » Deux questions posées par les signataires de la lettre, les mêmes qui invitent les autorités à supprimer le secteur opérationnel du Kasaï et favoriser la cohabitation pacifique entre les forces de sécurité et la population.

Denis Kambayi, le nouveau gouverneur de la province du Kasaï-Central a annoncé une rencontre ce lundi avec l’archevêque de Kananga, Mgr Marcel Madila Basamuke. Ils devraient aborder la question de l’insécurité évoquée dans le memorandum des prêtres catholiques.

RFI

RDC: nombreuses zones d’ombre un an après l’assassinat des experts de l’ONU

Les experts de l'ONU Zaida Catalan (photo de 2009) et Michael Sharp ont été assassinés dans le Kasaï, en mars 2017. © BERTIL ERICSON, TIMO MUELLER / TT News Agency / AFP

Il y a un an jour pour jour, aux environs de 17h, heure locale, deux experts des Nations unies, l’américain Michael J Sharp et la suédoise Zaida Catalan, ont été sauvagement assassinés non loin de Bunkonde dans la province dans du Kasaï-Central, en pleine insurrection des adeptes du chef Kamuina Nsapu. Depuis, leurs accompagnateurs congolais, Betu Tshintela, Isaac Kabuayi et Pascal Nzala sont toujours portés disparus. Un procès a été ouvert en République démocratique du Congo le 5 juin 2017, les audiences sont suspendues depuis le 22 octobre. Le secrétaire général de l’ONU a d’abord nommé un comité d’enquête qui a rendu un premier rapport puis un procureur canadien et des experts pour suivre cette procédure congolaise.

Pour Kinshasa, l’affaire est simple : les experts de l’ONU n’ont pas averti et consulté les autorités, ils se sont rendus dans une zone dangereuse tenue par des « terroristes ». C’est ainsi qu’elles qualifient les adeptes du chef insurgé Kamuina Nsapu, tué des mois auparavant par l’armée congolaise, le 12 août 2016. Malgré sa mort, les populations de certains villages se sont soulevées dans cinq provinces. Une insurrection réprimée dans le sang. Michael Sharp et Zaida Catalan sont partis au Kasaï-Central enquêter sur l’origine des violences.

« Nous pensons que ceux qui sont derrière l’assassinat de Zaida et Michael, ce sont ceux qui tuent au Kasaï, affirme la mère de Zaida Catalan, Maria Morseby, jointe par RFI. Nous espérons que les auteurs de ces violences seront arrêtés et que l’impunité prendra fin. On le croit parce qu’ils étaient en train d’enquêter sur ces atrocités, des crimes de guerre et ils étaient les enquêteurs derrière les sanctions. Nous pensons qu’ils ont pu faire peur à certaines personnes qui commettent ces atrocités. »

Pour les autorités congolaises, en tout cas, les miliciens Kamuina Nsapu sont à l’origine de ce double assassinat. Un scénario également retenu par un comité d’enquête de l’ONU. Les deux experts seraient tombés sur des villageois, miliciens depuis quelques mois, qui les auraient dépouillés, détenus pendant des heures avant de se décider à les tuer. Ils auraient pensé à filmer le meurtre en caméra cachée. Michael Sharp et Zaida Catalan auraient juste été au mauvais endroit au mauvais moment.

L’autre version

Mais ce n’est pas ce qui ressort de l’enquête de RFI et Reuters sur la base d’éléments de preuves qui sont entre les mains de la justice militaire congolaise et de l’ONU.

Quand ils arrivent à Kananga le 8 mars 2017, Michael Sharp et Zaida Catalan ne se doutent pas que Jean Bosco Mukanda, principal témoin de leur meurtre trois jours plus tard, échange déjà avec un colonel de l’armée congolaise, Jean de Dieu Mambweni. Celui qui va aider les experts à organiser cette mission qui va leur coûter la vie. Plus troublant encore, le futur témoin du meurtre, un ex-chef de milice et informateur de l’armée, parle aussi déjà avec Vincent Manga, l’un des chefs coutumiers qu’il va accuser de cet assassinat. Il y a, autour des experts, tout un réseau d’agents de l’Etat et d’affiliés qui communiquent entre eux et vont les suivre pas à pas…

Outre le colonel, l’informateur de l’armée, il y a des agents de renseignement ou ex-agents de renseignements, leur présumé traducteur Betu Tshintela ou son cousin José Tshibuabua. Ce sont eux qui vont mentir aux experts la veille de leur mort sur la situation et les conditions de sécurité à Bunkonde. Si l’experte suédoise a été dépouillée par des miliciens, elle est toujours en possession de son portable en main à 16h49. Elle appelle à l’aide sa famille. 26 minutes plus tard, à 17h15, le témoin-vedette Jean Bosco Mukanda confirme à l’armée congolaise la mort des deux experts et de leurs accompagnateurs congolais.

La suspension du procès interroge

Le rapport du procureur canadien nommé par le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres est attendu pour la mi-mai. La ministre suédoise des Affaires étrangères a déjà déclaré qu’elle serait prête à soutenir un nouveau mécanisme d’enquête internationale si toute la lumière n’était pas faite.

Il y a quelques semaines, l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Nikki Haley, avait interpellé le chef de la diplomatie congolaise, lui demandant ce que son président Joseph Kabila avait fait de sa liste de suspects, sans donner plus de précisions.

Le procès officiellement en cours devant le tribunal militaire à Kananga est interrompu depuis le 22 octobre. Une suspension de longue durée que dénoncent les avocats des accusés. Me Serge Miseka va même plus loin, il dénonce des tentatives de manipulation du procès.

RFI

Youri Kalenga répond Tshura Mboma avec force « Je veux le combat »

Youri Kalenga très en colère répond tshura mboma avec force « Je veux le combat », Niveau na kobeta yo oko regretter.

Réaction de Cindy le coeur quand Koffi Olomide chante avec son fils Fally Ipupa

Koffi Olomide et Fally Ipupa papa na muana ba yindisi Kinshasa à l’ hôtel Invest. Ya boye esalema nanu te na Kinshasa.

Bruno Tshibala désavoué par le Rassembement/Kasa-Vubu

Des composantes de partis politiques membres du Rassembement des forces politiques et sociales acquises au changement/Kasavubu, réunies vendredi 9 mars dernier à la suite de « scandales à répétition » observés depuis l’avènement de Bruno Tshibala à la primature, désavouent ce premier ministre.

Selon ces composantes, Bruno Tshibala a « déshonoré, humilié et trahi » le Rassop, s’écartant ainsi de la ligne politique léguée par Étienne Tshisekedi.

« Nous retirons notre confiance au premier ministre Bruno Tshibala », peut-on lire dans une déclaration publiée ce week-end.

Il est donc demandé à Tshibala de déposer sa démission, et à Olenghankoy de présenter une nouvelle liste de candidats premiers ministres de l’Opposition/Rassop, conformément à l’accord de la Saint Sylvestre.

Parmi les signataires de cette déclaration, figurent l’AR, FAC/Opposition, Debout Congolais, SET, Convention des Républicains…

MCN TEAM

But de Firmin Mubele Ndombe – Toulouse vs Marseille 11 mars 2018

Regardez le but de l’international congolais, Firmin Mubele Ndombe – Toulouse vs Marseille 11 mars 2018.

Exclusivité: les coulisses de l’AS Vita Club vs Be Forward

Regardez les coulisses de l’AS Vita Club vs Be Forward, avant et après match.

Télé réalité: Carine Mokonzi de retour en force explique ndenge Héritier Wata a kitisaki ye na voiture pona a matisa Jack Love

Carine Mokonzi de retour en force à Kinshasa explique ndenge Héritier Watanabe a kitisaki ye na voiture pona a matisa chanteuse na ye Jack Love.