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Willy Bakonga quitte le FCC pour l’Union sacrée

Encore une grande figure du Front commun pour le Congo (FCC) dans les bras de Fatshi. Il s’agit du ministre honoraire de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), Willy Bakonga Wilima. En âme et conscience, il a signé hier mardi 18 janvier, sa déclaration d’adhésion à l’Union sacrée pour la nation (USN).

Dans cette déclaration d’adhésion à la majorité parlementaire post-coalition FCC-CACH, cet ancien cadre du Parti peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) n’ignore pas les nombreux défis à relever pour le développement d’une RD Congo, pays aux dimensions continentales.

Aussi, encourage-t-il l’initiative du Président Félix Tshisekedi d’avoir fédéré les filles et fils du pays, autour d’une nouvelle vision basée sur les valeurs, sans laquelle le pays ne saurait réussir son pari de l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

C’est donc un Willy Bakonga, enfilant son costume aux couleurs patriotiques, qui se moque d’éventuels mauvais chants de sirène de tous bords et qui consent à la vision rassembleuse de Fatshi, à l’égal des étudiants noirs du célèbre Quartier latin de Paris, regroupés autour du Martiniquais Aimé Césaire, dans la revue « L’étudiant noir » (1935), définie par le Guyanais Léon Gontran Damas comme un journal corporatif et de combat.

Dans ce qui apparait, dorénavant comme son nouvel engagement politique, l’ex-patron de l’EPST entend apporter sa pierre à la matérialisation de la vision qu’il qualifie d’avantageux, du Chef de l’Etat, conscient que, seul, le Président ne saurait pas réaliser son rêve d’une RD Congo prospère à tous égards. Mais, avec l’apport et l’engagement de toutes les filles et tous les fils partageant sa vision, Fatshi peut légitimement aspirer à la réussite de son dessein, là où de nombreux pessimistes attendent le voir échouer.

«En tant que Congolais et patriote, j’ai décidé ce jour, d’adhérer à cette grande plateforme, qui est l’«Union sacrée» pour soutenir cette vision salvatrice du Chef de l’Etat et apporter ma modeste contribution», conclut Bakonga.

ENCORE UNE PERTE POUR LE PPRD

Désormais, homme libre de tout mouvement, Willy Bakonga a recouvré tous ses droits politiques et civiques, après sa sortie de l’ex-prison de Makala en novembre dernier, à la faveur d’une mesure de grâce présidentielle. On rappelle que Willy Bakonga avait été à la fois élu député national et sénateur, lors des élections de décembre 2018.

Cependant, face à l’impératif de choisir entre les deux mandats électifs, il avait opté pour l’Assemblée nationale, cédant ainsi son siège au Sénat à son suppléant. A cause de ses fonctions de ministre de l’EPST, incompatibles avec le mandat de député, ce dernier avait été suspendu.

Etant donné qu’il ne fait plus partie du Gouvernement, Willy Bakonga reprend ainsi de plein droit, son mandat de député national. Ce, conformément à l’article 110 révisé de la Constitution modifiée par la Loi n° 11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de certains articles de la Constitution du 18 février 2006.

L’alinéa 2 de l’article sus-évoqué de la Constitution, stipule que «lorsqu’un député national ou un sénateur est nommé à une fonction politique, incompatible avec l’exercice de son mandat parlementaire, celui-ci est suspendu. Il reprend de plein droit son mandat parlementaire après la cessation de cette fonction politique incompatible».

A la lumière de cette disposition constitutionnelle, Willy Bakonga, élu de la circonscription de Boende, dans le pays Mongo, siègera donc, en battant pavillon USN, dès la prochaine session ordinaire du Parlement, la première de l’année 2022 qui devra commencer le 15 mars prochain.

Vu des observateurs, l’adhésion de Willy Bakonga à l’USN n’est pas un fait anodin pour le PPRD, parti phare du FCC, qui perd ainsi un acteur politique, non des moindres, de l’espace grand Equateur. L’entrée de l’ancien patron de l’EPST à la «Fatshisphère», est donc la suite d’une série de départs enregistrés au sein de la plateforme politique chère au Président de la république honoraire, Joseph Kabila.

Avant Willy Bakonga, nombre de députés nationaux FCC avaient déjà tourné le dos à leur ancienne famille politique en décembre 2020, lors de la chute du Bureau de l’Assemblée nationale, alors présidé par Mme Jeanine Mabunda.

Grevisse KABREL
Forum des as

Masolo Na Député : Assemblée Nationale esundoli Kabund ? Érosion, Sankuru elingi eboma batu

Masolo Na Député avec l’honorable député Eliezer Ntambwe. Sujet : Assemblée Nationale esundoli Jean-Marc Kabund ? Érosion, Sankuru elingi eboma batu.

Félix Tshisekedi tient promesse

Les heureux bénéficiaires circuleront désormais avec une tarification spéciale et préférentielle.

S’agissant de la grève des enseignants, le ministre de l’ESU annonce le début des négociations entre le Gouvernement et le banc syndical cette semaine.

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a inauguré la mise en service, hier mardi 18 janvier, du premier lot de 100 bus Trans-Académia, exclusivement dédiés au transport des étudiants avec une tarification spéciale et préférentielle.

Ce lancement marque la concrétisation d’un engagement que le premier des Congolais avait pris devant les étudiants de Kinshasa en mai 2021, alors qu’il visitait les campus universitaires de l’UPN et l’INBTP pour résoudre leur problème de mobilité.

La cérémonie a eu lieu devant le Palais du peuple à Kinshasa, en présence de plusieurs personnalités et des étudiants. Au total, 100 bus ont été mis à disposition du ministère des Transports, Voies de Communication et de Désenclavement ainsi qu’au ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) pour la mise en place d’une structure chargée de les gérer au quotidien.

Fatshi remet les clefs des bus à Okende

Le président de la République, accompagné des présidents des deux chambres des bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat, sont montés à bord de l’un de ces bus stationnés devant le Palais du peuple. Lançant officiellement « Trans-Academia« , le chef de l’État a remis symboliquement les clés au ministre des Transports, Voies de communication et de Désenclavement, Chérubin Okende.

Ces bus Trans-Académia vont desservir tous les campus universitaires de la capitale. D’autres cars seront ensuite déployés dans toutes les grandes villes du pays.

Reprise de dialogue à l’ESU

Ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Muhindo Nzangi, a salué la réalisation de la promesse du Chef de l’État. Il a rassuré les étudiants du début des négociations, d’ici la fin de la semaine en cours des négociations entre le Gouvernement et le banc syndical du corps enseignant pour régler la question de la grève des professeurs et chefs des travaux qui paralyse l’année académique 2021-2022 dans les universités et instituts supérieurs publics depuis le 5 janvier courant.

« Je voudrai donc bien rassurer les étudiants et les membres de comité de gestion que le chef de l’État est particulièrement attentionné par l’amélioration des conditions de travail des enseignants et des étudiants. C’est pour cette raison que, dès cette semaine, des négociations entre le banc syndical du corps enseignants et le gouvernement vont débuter pour que la question de règlement du salaire ou de prime des chefs de travaux, qui sont aujourd’hui dérisoires, puisse trouver un dénouement conformément aux accords et engagements pris par le gouvernement et le banc syndical« , a fait savoir le ministre Muhindo Nzangi.

600 bus mobilisés

Chérubin Okende, ministre des Transports, Voies de Communication et de Désenclavement a souligné que Trans-Academia ne va pas s’arrêter à Kinshasa. « Trans-Academia est un programme voulu par le Chef de l’État. Il ne va pas s’arrêter simplement à Kinshasa. Suivant les orientations du Président de la république, il y a un charroi de 600 bus qui est en préparation de 600 bus. Aujourd’hui ce n’est qu’un petit échantillon. Ce projet matérialise l’effort que nous devons continuellement déployer pour arriver à rendre concrète cette vision d’un Congo fort, prospère et solidaire« , a-t-il déclaré tout en appelant les bénéficiaires à en faire bon usage.

Veiller au bon usage

« J’appelle les étudiants à beaucoup plus de responsabilité. Méritez de cette attention, de cette confiance en vous comportant dignement pour nous rassurer que vous serez de véritables dirigeants de ce pays », a exhorté le ministre des Transports.

Concernant les conditions d’accès à ces bus, le service de communication du ministère des Transports a indiqué que tout sera déterminé par le ministère de l’ESU à qui le gouvernement a officiellement confié la gestion quotidienne de ces engins roulants.

Didier KEBONGO et Orly-Darel NGIAMBUKULU
Forum des as

Willy Bakonga annonce son adhésion à l’Union sacrée

Longtemps cacique de la famille politique de l’ancien Président congolais Joseph Kabila, l’ex-ministre de l’enseignement primaire, secondaire et technique, Willy Bakonga annonce officiellement son adhésion à l’Union sacrée de Félix Tshisekedi. Dans son message officiel d’adhésion, Willy Bakonga explique que « l’ingénieuse idée » de l’Union sacrée initiée par Félix Tshisekedi est une « grande vision » que le Chef de l’État ne peut porter seul.

« Le Congo, notre beau pays, est un immense territoire avec des défis incommensurables qui exigent une prise de conscience collective et une implication tous azimuts de tous. Le Président de la République, Chef de l’État son Excellence Monsieur Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a lancé l’ingénieuse idée de l’Union Sacrée qui mobilise et rassemble les filles et les fils de ce grand pays autour d’une Grande Vision qui met l’accent sur les valeurs pouvant booster le pays vers son développement intégral, l’amélioration du bien-être de la population, la consolidation de l’unité nationale, l’éveil patriotique. C’est une charge énorme et le Chef de l’État ne peut pas atteindre ce noble objectif seul », dit-il.

Pour Willy Bakonga, la matérialisation de l’Union sacrée nécessite « absolument l’implication » de tous. Il justifie son adhésion par sa « conviction personnelle et celle exprimée par sa base ».

« Il faut absolument l’implication de chacun de nous à cet effort national. Voilà pourquoi, moi l’Honorable Willy Bakonga Wilima, Député National, élu de la circonscription électorale de Boende, dans la province de la Tshuapa, en tant que congolais et patriote, j’ai décidé d’adhérer à cette grande plate-forme pour soutenir cette Vision salvatrice de la Première Institution du pays et apporter ma modeste contribution. Vu ce qui précède, fort de ma conviction personnelle et celle exprimée clairement par ma base électorale du Grand Équateur, je déclare officiellement et publiquement ce jour, mon adhésion à l’Union Sacrée », conclut-il.

Stéphie MUKINZI
Politico

Décès à Bruxelles de Benoît Lwamba, ancien président de la Cour constitutionnelle

L’ancien président de la Cour constitutionnelle, Benoît Lwamba, est décédé ce lundi 17 janvier à Bruxelles où il résidait depuis sa démission en juillet 2020, après 7 ans à la tête de la plus haute juridiction de la justice nationale.

 »Mis à la retraite, il avait été rappelé par l’ancien président Joseph Kabila pour mettre sur pied la première équipe de la Cour constitutionnelle qu’il a présidée. Il a eu notamment le mérite de connaître deux contentieux présidentiels », rappelle, sur TOP CONGO FM, Me Willy Wenga, avocat au barreau de Kinshasa.

 »Il était président de la Cour constitutionnelle, à l’époque Cour suprême de justice. Il a été témoin de la proclamation de la victoire du président Kabila en 2006, mais aussi de celle de l’actuel président Félix Tshisekedi en 2019 ».

Au-delà des faiblesses humaines, Me Willy Wenga retient de Benoît Lwamba  »un homme proche des gens, de ses collègues et des justiciables. Il a fait un travail de titan. Il a tenu des mains de maître les juridictions qu’il dirigeait. Sa démission fut une surprise dès lors qu’on n’avait pas su pourquoi il avait démissionné ».

Me Willy Wenga s’interroge : « était-il poussé à démissionner ou il avait simplement senti lui-même que la santé ne le lui permettait plus ? Jusqu’aujourd’hui, on a jamais compris comment et pourquoi il avait démissionné ».

Benoît Lwamba était sous les sanctions américaines depuis février 2019 pour son implication, avec quatre autres personnalités de deux autres institutions à l’époque,  »dans une corruption importante liée au processus électoral », annonçait dans un communiqué le secrétaire d’État américain.

Dieumerci Lusakumunu
Top Congo

Kissindjora craque en plein Paris

Kelly Katenda reçoit Kissindjora. L’ex porte parole de Fally Ipupa, Koffi Olomide et JB Mpiana a craqué en plein Paris. Regardez!

Guerre de palais : Félix Tshisekedi appelé à nettoyer les écuries

Inimaginable ! Le cercle du pouvoir du président Félix Tshisekedi est miné par des tensions récurrentes. Des acteurs phares se ruent les uns contre les autres dans des disputes, en réalité, sans intérêts populaires. Plus grave, l’image reflétée est celle de la fragilité d’un univers avec deux soleils, ce qui est incompatible dans l’ordre naturel de la création. L’incident de roulage anodin entre le militaire de la GR commis à la protection d’un membre de la famille du chef de l’État et les policiers du 1er vice-président de l’Assemblée nationale et président a.i. de l’Udps (parti au pouvoir), Jean-Marc Kabund, suivi de l’expédition punitive des éléments de la Garde républicaine à la résidence de Jean-Marc Kabund, illustrent ouvertement la guerre autour du chef de l’État. Il s’agit, à l’évidence, d’un conflit de clans suivant des intérêts entre ceux qui sont considérés comme des « parvenus de la diaspora » et des combattants qui ont enduré des sacrifices durant des années. À ce stade, le vrai problème, c’est celui de la gestion des ambitions, du reste, démesurées des uns et des autres dans cette guerre de positionnement autour du chef. Mais entre les deux, il y a aussi la famille biologique qui a un mot à dire, parce qu’ayant vécu d’une manière ou d’une autre les affres du combat mené par le parti. Voilà le décor d’une guerre de palais que seul le roi doit gérer. C’est lui le centre de gravité de tout ce qui se dit, se joue, se prépare et se fait. Plus que cela, c’est lui, Félix Tshisekedi, qui sera le seul à rendre compte au peuple en 2023 pour solliciter un second mandat. Le président de la République prend, certainement en compte, cette évidence pour élever le ton et agir avec fermeté. Les signaux sont clairs avec la suite d’évènements, notamment, le désaveu de Jean-Marc Kabund. Et comme lui, tous ceux qui s’évertueront à voler trop haut pour entendre les suppliques de l’autorité, seront brûlés par le soleil, comme dans la légende d’Icare.

Dans ce qui ressemble à un panier à crabes, le chef doit gérer les ambitions, les humeurs, les excès de zèle, les abus de pouvoir, les injonctions de la famille… C’est dans un tel contexte que Félix Tshisekedi passe à l’action pour éviter d’autres scandales. Et ces scandales, c’en était déjà trop pour pousser le chef de l’État à la fermeté face à des collaborateurs et autres acteurs-phares de son régime, qui jouent eux-mêmes à l’auto-flagellation.

Le ton ferme du chef de l’État était plus qu’attendu. Et les signaux sont clairs : la démission désormais attendu de Jean Marc Kabund, non seulement au poste de 1er vice-président de l’Assemblée nationale, mais aussi de la tête du parti présidentiel, l’Udps, est un baromètre vers le redressement. C’est le début, croit-on du nettoyage des écuries qui infestent l’image sacrée du président de la République. Ces écuries, note-t-on, sont aussi bien au parti présidentiel qu’au cercle des conseillers du chef. Ils se croient malheureusement être trop haut, comme dans la légende d’Icare, pour entendre les suppliques de son père. Alors qu’en clin d’œil, la cire se fond et les plumes tombent une à une…

Des collaborateurs et non pas des amis

C’est une guerre de palais confortée par un défaut impardonnable, celui de continuer à considérer le chef de l’État dans une image amicale. Péché impardonnable pour le président qui ne doit avoir que des collaborateurs autour de lui et non pas d’amis. Dans cette perception, on n’aura pas deux camps opposés autour de la première institution du pays.

De la diaspora ou du pays, tout acteur choisi pour entourer le président, tout comme pour occuper des hautes fonctions officielles, devra ainsi jouer sa partition dans les normes, dans le respect et surtout pour préserver la sacralité de la première institution du pays.

Félix Tshisekedi est ainsi appelé à user du bâton pour imprimer l’image positive du régime, de son entourage et des autres acteurs haut placés dans son régime. Ce ton à élever préservera les limites qui sont actuellement dépassées par la série d’actes, de témérité, des scandales, liés d’une manière ou d’une autre à la présidence de la République, soit par les conseillers du président, soit par le parti présidentiel, etc.

Le Potentiel

Prof Mbata clôt le débat sur Kabund : Des révélations troublantes

Christian Bosembe reçoit le professeur Mbata. Il clôt le débat sur Jean-Marc Kabund : Des révélations troublantes.

En cette mi-janvier, Joseph Kabila s’ouvre enfin et repense à l’assassinat de « son père »

Le 16 janvier de chaque année, la République démocratique du Congo commémore l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila – ancien président congolais (1997-2001), abattu à Kinshasa dans des circonstances floues. Son fils qui lui a succédé à la tête de ce vaste État africain Joseph Kabila (2001-2019), est revenu sur cet épisode sombre dans un document remis à la presse par ses services de communication. Intégralité.

« Ce film, je le revois comme si c’était hier. J’étais à Lubumbashi en train d’inspecter les unités déployées sur le front de ce qu’on a appelé la seconde guerre patriotique du Congo. Ce n’est que le lendemain matin, le 17 janvier, au retour d’une visite au camp de Mura, non loin de Likasi, que j’ai reçu des appels insistants de la part d’un élément de ma sécurité qui se trouvait à Kinshasa. J’ai fait stopper mon véhicule pour mieux l’entendre. Il voulait m’informer qu’un attentat contre le M’zee s’était produit la veille, dans l’après-midi, au Palais de marbre », peut-on y lire.

Lorsqu’il poursuit. « J’ai aussitôt téléphoné à mon secrétaire particulier au sein de l’état-major général, qui m’a confirmé que le président avait été transporté en hélicoptère à l’hôpital. Je suis rentré à Lubumbashi vers 15 heures. Puis j’ai embarqué à bord d’un vol commercial à destination de Kinshasa, où je suis arrivé vers 22 heures. À l’hôpital, on m’a dit qu’il ne restait que 2% d’espoir de maintenir mon père en vie. La Décision a été prise de tenter le tout pour le tout et de l’envoyer à Harare pour une opération de la dernière chance. Mais il était déjà trop tard. »

« Il faut se replacer dans le contexte : l’assassinat du chef de l’État dans un pays en guerre, menacé de toute part. La situation était inédite, anxiogène, avec un caractère d’urgence absolue. Le 18 janvier, un conseil des ministres extraordinaire auquel j’ai été invité à prendre part s’est tenu alors que le corps du M’zee n’était pas encore revenu du Zimbabwe. C’est là que la décision collégiale de me confier le pouvoir a été prise », a-t-il conclu.

Tony-Antoine Dibendila
4pouvoir

Jean-Marc Kabund: le jour “j”

Après avoir honoré les héros nationaux Kabila et Lumumba, les 16 et 17 février, nous voici le 18 janvier 2022.

Et bien, cette date a été retenue par Jean-Marc Kabund pour déposer sa lettre de démission de son poste de premier-vice président de l’Assemblée nationale. Une manière pour lui de protester contre le traitement dégradant lui infligé le mercredi 12 janvier dernier, à son domicile, par la grade républicaine qui vengeait un de leurs humilié par le même Kabund.

Après avoir annoncé cette démission sur son compte twitter, l’homme a choisi de formaliser sa démarche ce mardi 18 janvier. Les yeux des Congolais sont donc branchés au Palais du peuple où, d’ailleurs, les députés nationaux sont en vacances parlementaires. Eux qui doivent se réunir en plénière pour se pencher sur ce cas.

Officiellement, le parti politique Union pour la démocratie et le progrès social n’a fait aucune déclaration à ce propos, ce qui paraît très bizarre. Sauf quelques réactions isolées enregistrées ça et là de la part de quelques cadres. Or, un adage dit, “qui ne dit mot consent”. On peut donc déduire que le parti n’attend plus que prendre acte de cette décision, et vite procéder à son remplacement. Le professeur Mbata serait d’ailleurs l’homme sur qui le parti a placé sa confiance.

Traité de ” traitre” par la base de son parti, le “Maître nageur” est, déjà, désavoué par une frange importante de la base de l’Udps. Des banderoles dans ce sens sont arborées au siège de Limete pour lui dire adieu.

Logiquement, il devra aussi démissionner de l’Udps et frayer son propre chemin. Un scénario inimaginable à 23 mois des élections auxquelles Félix Tshisekedi sera candidat pour tenter de briguer un deuxième mandat.

Personne n’avait prévu qu’il y aurait de telles querelles entre cohéritiers de l’alternance de janvier 2019 et prétendants au butin de la révolution de palais qui, il y a un an, éloignait les kabilistes du festin, avec la fin de la coalition FCC-CACH (Front Commun pour le Congo- Cap pour le Changement ).

On peut donc dire, d’emblée, que la page Kabund est tournée dans l’Udps. Ce dernier devra ôter son chapeau fétiche, le “Moniere”, un des symboles d’appartenance à la lignée d’Étienne Tshisekedi.

” Il n’y a pas deux places sur le fauteuil présidentiel”, disent plusieurs combattants qui soutiennent que Jean-Marc avait dépassé les bornes en touchant le cœur de la sécurité présidentielle.

Pour d’autres encore, “Tshisekedi a manifesté son ingratitude en traitant Kabund de la sorte, celui-là même qui a combattu pour la révolution, jusqu’à jouer un rôle de premier plan pour éliminer le FCC de la compétition”.

Après Moïse Katumbi, Vital Kamerhe… Félix Tshisekedi connaît un adversaire politique de plus à combattre en 2023… Jean-Marc Kabund A Kabund. A moins qu’un miracle se produise à la dernière seconde du temps additionnel pour voir le premier vice-président de l’Assemblée nationale reculer.

LM
MCP

KabundGate : JM Kabund risque la prison. Pourquoi ? Que dit la loi ? Des vérités

Toute l’actualité de la RDC avec Pero Luwara. Sujet ; KabundGate : Jean-Marc Kabund risque la prison. Pourquoi ? Que dit la loi ? GR, PNC ? Des vérités…

Marche pour la libération de Ngoy Mulunda : Katumbi condamne le recours à la violence pour réprimer la manifestation

Le Président de l’Ensemble pour la République Moïse Katumbi condamne fermement l’usage de gaz lacrymogènes et tirs à balles réelles, ce mardi 18 janvier, à Lubumbashi, lors de la manifestation de l’Alliance des Forces pour me Bien-être des Congolaise (AFBC) question de réclamer la libération du pasteur Daniel Ngoy Mulunda.

« Je condamne fermement l’usage disproportionné de la force et le recours à la violence pour réprimer la manifestation pacifique organisée en faveur de la libération du Pasteur Ngoy Mulunda », a-t-il condamné.

Et de renchérir :

« Les tirs à balles réelles et l’usage intempestif des gaz lacrymogènes sont injustifiables ».

Cette marche pour libérer Ngoy Mulunda a été interdite par le maire de Lubumbashi pour raison de sécurité. Cet ancien président de la CENI, par ailleurs proche de Joseph Kabila, a été condamné à trois ans de prison ferme pour incitation à la haine tribale.

Ben Dongoko
Objectif-infos

Télé Réalité : Dans les coulisses du couple Kabila (Joseph Kabila et Olive Lembe)

Télé Réalité : Dans les coulisses du couple Kabila, ancien couple présidentiel (Joseph Kabila et sa femme Olive Lembe). Regardez

Présumé démissionnaire de son poste de 1er vice-président de l’Ass Nat: Kabund va-t-il franchir la ligne rouge ?

Depuis qu’un twitt dont il serait l’auteur a fait état, le vendredi 14 janvier 2022, de sa démission de poste de 1er vice-président de l’Assemblée Nationale, les commentaires vont bon train au sujet de la volonté de Jean-Marc Kabund a Kabund de séparer du Chef de l’Etat, « Autorité morale » à la fois de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) et de « l’Union Sacrée de la Nation », sa plate-forme politique, en instance de se muer en plate-forme électorale. Officiellement, tout le monde attend la confirmation de la rumeur en circulation depuis quatre jours.

A en croire des sources proches de son entourage, celui qui assume encore la fonction de président intérimaire de l’UDPS pourrait déposer incessamment sa démission sur la table de Christophe Mboso, président du bureau de la chambre basse du Parlement. Le patriarche, qui s’est exprimé au sujet de la rumeur de démission de Kabund, a martelé que les réseaux sociaux ne sont pas le terrain approprié pour pareille démarche. Autrement dit, le prétendu démissionnaire devrait suivre le canal légal.

D’où la question que les observateurs sont en droit de se poser est de savoir si le 1er vice-président de l’Assemblée Nationale et président intérimaire de l’UDPS va franchir la ligne rouge un de ces quatre matins. Car « rendre le tablier » pourrait signifier purement et simplement qu’il a décidé de tourner la page de son alliance avec le Président de la République, l’UDPS, l’Union Sacrée de la Nation ainsi que son « père spirituel », nous avons cité Etienne Tshisekedi wa Mulumba d’heureuse mémoire.

Un tel acte pourrait être interprété, ni plus ni moins, comme une « haute trahison » de la part d’un haut cadre qui aura été, durant les dernières années de plomb du régime kabiliste, le symbole de la résistance aux velléités de prolongation du mandat de Joseph Kabila, en compagnie d’Etienne Tshisekedi en personne. Il était étonnant, à l’époque, de voir un « Katangais », authentique ou supposé tel, s’opposer à un pouvoir qui s’identifiait à sa terre d’origine. On disait de Kabund qu’il avait refusé d’embrasser le pont d’or que lui faisait miroiter le kabilisme.

En parfaite symbiose avec la « base » de l’UDPS dans le Grand Katanga d’abord et sur l’ensemble du pays ensuite, Jean-Marc Kabund prendrait le gros risque de signer sa mort politique par une démission qui pourrait paraitre comme prise à la suite d’une saute d’humeur. Même le prétexte brandi à ce sujet, à savoir son humiliation par des éléments de la Garde Présidentielle, auteurs d’actes de vandalisme dans sa résidence du quartier Kingabwa, dans la commune de Limete sème le doute dans les esprits. Force est de constater que lui-même n’est pas exempte de reproche, pour avoir humilié à son tour un élément de ce corps d’élite de l’armée sur la voie publique.

Un des artisans du démantèlement du FCC (Front Commun pour le Congo) à l’Assemblée Nationale d’abord et au Sénat ensuite, où cet ex-méga regroupement politique de fait à perdu sa majorité numérique, Jean-Marc Kabund devrait tourner sa plume mille fois avant de signer son acte de démission. Mais la politique étant l’art de l’imprévu, on laisse à l’intéressé le soin de lever l’option qu’il aura choisie pour son avenir politique.

Déclaration politique de la Majorité parlementaire de l’Union Sacrée de la Nation

Nous, présidents des Groupes parlementaires de l’Union Sacrée de la Nation, suivons de près l’actualité politique de notre pays.

Nous félicitons Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo; pour la tournée qu’il a annoncée dans le Congo profond, notamment dans le Kivu, l’Ituri et le grand Kasaï, en vue de palper du doigt les besoins socio-économiques du peuple congolais, notre peuple.

Nous réaffirmons, au nom de tous les députés nationaux membres de l’Union Sacrée de la Nation, notre fidélité, notre loyauté et notre attachement sans faille à l’Auguste personne de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Nous lui rassurons de notre soutien, tous azimuts, dans toutes les initiatives louables et salvatrices que son leadership éclairé entreprend, dans la perspective de la réalisation du bien-être collectif du peuple congolais et pour le rayonnement de la République Démocratique du Congo à travers l’Afrique et le monde.

Aussi, nous réitérons notre soutien indéfectible à toutes les institutions de la République en commençant pat l’Institution Président de la République.

Par la même occasion, nous déclarons solennellement notre soutien aux Forces armées de la République Démocratique du Congo et la Police Nationale Congolaise qui assurent au quotidien l’intégrité territoriale, la sécurité et l’ordre public, sur l’étendue du territoire national, au prix des sacrifices suprêmes!

Nous invitons et encourageons le Gouvernement de la République, à tout mettre en oeuvre pour répondre efficacement aux innombrables défis et attentes légitimes du peuple congolais;

De tout ce qui précède, nous rassurons le Président de la République, Chef de l’Etat, que l’Union sacrée de la Nation reste que, unie et indivisible pour l’accomplissement de Sa Vision au bénéfice du peuple;

Enfin, nous rappelons à l’opinion que l’Union Sacrée de la Nation n’a qu’un seul Chef et Visionnaire en la personne de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, dérrière qui nous sommes tous rangés et engagés.

Fait à Kinshasa, le 17 janvier 2022

Pour la Majorité Parlementaire

Les Présidents des Groupes parlementaires/Union sacrée de la Nation

  1. Hon. Mukeba Mfoula Albert -David, 2. Hon Tshisumpa Tshiakatumba, 3. Hon Jean-Charles, Okoto, 4. Hon. Boita Mohoke Vonge, 5. Hon. Josepla.., 6. Hon. Masanga Kisigry…, 7. Hon. Tunda Kasongo Lukali Prosper, 8. Makiashi Willy, 9. Hon. Leba Mupiya Florent, 10. Hon. Fwani Sagi César, 11. Hon. Léon Mubikayi Mubalamate, 12. Hon. Ngwasi Akilimali Dieudonné, 13. Hon. Mambedi Koloboro

Kimp
Le Phare

Olive Lembe offre un dîner aux chroniqueurs

L’ex première dame de la République Démocratique du Congo, Olive Lembe Kabila a offert un dîner aux chroniqueurs.

Kabund désavoué par les présidents des groupes parlementaires

Loin d’être au bord de l’explosion, l’Union sacrée de la Nation reste une et indivisible. Tous restent dans la droite ligne du soutien au chef de l’État. Annonce faite le lundi 17 janvier 2022 devant la salle des Banquets du Palais du peuple par les présidents des groupes parlementaires. Ces élus du peuple déclarent solennellement leur soutien aux forces armées de la République Démocratique du Congo (FARD et la Police nationale congolaise (PNC) qui assurent au quotidien l’intégrité territoriale, la sécurité et l’ordre public, sur l’étendue du territoire nationale, au prix des sacrifices suprêmes.

Cette déclaration est consécutive à la crise qui sévit au sein de l’Union sacrée, avec cette affaire Kabund qui empeste le climat politique depuis quelque temps. Les présidents des groupes parlementaires membres de l’Union sacrée de la nation désavouent Jean-Marc Kabund, premier vice-président de l’Assemblée nationale qui a annoncé sa démission de son fauteuil à la suite des altercations entre sa garde rapprochée et quelques éléments de la Garde républicaine. Par la même occasion, ils réaffirment leur loyauté au chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, seul Chef et visionnaire de l’Union sacrée.

Au terme de cette déclaration, ces présidents des groupes parlementaires rassurent le chef de l’Etat que l’Union sacrée de la nation reste une, unie et indivisible pour l’accomplissement de sa vision au bénéficie du peuple.

Au nom de tous les députés nationaux membres de l’Union sacrée de la nation, ils ont redit leur fidélité, leur loyauté et leur attachement sans faille à la personne du président de la République, Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi. Ces députés lui assurent par ailleurs de leur soutien indéfectible à toutes les initiatives louables et salvatrices que son leadership éclairé entreprend, dans la perspective de la réalisation du bien-être collectif du peuple congolais et pour le rayonnement de la République démocratique du Congo à travers l’Afrique et le monde.

En même temps, ils réitèrent leur soutien indéfectible à toutes les institutions de la République en commençant par l’institution président de la République.

Pour rappel, la garde de Jean Marc Kabund avait désarmé la semaine dernière un élément de la garde républicaine avant de le jeter dans leur jeep comme un malpropre. Cette garde, qui protégeait une personnalité de la famille présidentielle, avait emprunté le sens unique. Voulant se substituer aux agents de la police de circulation routière, Jean Marc Kabund ainsi que sa garde, s’étaient interposés pour faire rétablir l’ordre. Mécontents du traitement infligé à leur collègue, certains éléments de la garde républicaine avaient fait une descente punitive à la résidence de ce dernier. Face à cette situation, Jean Marc Kabund à travers les réseaux sociaux, avait annoncé sa démission et promis à la base venue à sa résidence une suite des événements.

Yves Kadima
Le Phare