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Urgent : Gabriel Mokia humilié

Urgent : Gabriel Mokia Mandembo, président du Mouvement des Démocrates Congolais humilié.

Ituri : 1 mort et 2 blessés dans une nouvelle attaque rebelle

Des hommes armés assimilés aux rebelles des Forces Démocratiques et Alliées (ADF) ont de nouveau attaqué, la soirée de ce mercredi 1er décembre 2021, Luna, un village du groupement Bandavilemba, en chefferie de Walesse-Vukutu, territoire d’Irumu, en province de l’Ituri.

Dans une interview accordée à Actu30.cd, Christophe Munyanderu, coordonnateur de la Convention pour le respect des droits de l’homme (CRDH) en territoire d’Irumu, fait savoir que lors de cette nouvelle attaque, les assaillants ont tué une personne et blessé deux autres.

Il précise que deux habitations de la population et un véhicule ont été également incendiés par ces rebelles.

« Il y a eu une nouvelle incursion des rebelles de l’ADF. Ainsi, il y a eu échanges des tirs entre les éléments FARDC et les rebelles ADF à Luna. Comme bilan encore provisoire, une personne est morte et deux autres blessées. Deux maisons et un véhicule ont été brûlés par les assaillants », explique Christophe Munyanderu.

Interrogé à ce sujet, le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l’armée en Ituri, confirme cette information. Par ailleurs, cet officier de l’armée fait savoir que les dispositifs militaires ont été renforcés dans cette zone pour sécuriser la population et ses biens.

Gloire Kamandi
Actu30

Bill Clinton – MOLEKA (Clip Officiel)

Découvrez le nouveau clip de la chanson MOLEKA de Bill Clinton. Regardez

Le secrétaire général à la Justice suspend le Directeur de l’ex-prison de Makala

Le secrétaire général à la Justice a suspendu, hier mercredi 1er décembre, le Directeur du Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK) ex-Makala, le lieutenant-colonel Flory Kadimba, confirme un membre du cabinet de Mme Rose Mutombo joint au téléphone par Forum des As.

La mesure prise par le chef de l’administration de ce ministère fait suite à la libération très controversée de l’ancien ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), Willy Bakonga, accusé de détournement d’importantes sommes d’argent.

L’ancien ministre de l’EPST, condamné fin avril à trois ans de prison pour « blanchiment d’argent » et « transfert illicite de capitaux vers l’étranger« , a été libéré le jeudi dernier, soit près de 7 mois seulement après son arrestation.

Mais pour Rose Mutombo, ministre de la Justice, « l’acte qui a permis la libération de Willy Bakonga est une lettre envoyée au directeur de la prison centrale de Makala par le Procureur général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe« .

La ministre de la Justice avait fait savoir que le nom de Willy Bakonga était repris alors que ce dernier ne dépend pas de la juridiction du procureur près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe.

La ministre de la Justice a désapprouvé cette démarche et considéré qu’il s’agit d’un « manquement grave et d’un excès de pouvoir qui porte atteinte à l’exécution de l’Ordonnance présidentielle du 28 juillet 2021 portant mesure collective de grâce ». D’où sa demande de voir Willy Bakonga retourner en prison.

Rachidi MABANDU
Forum des as

Visite : Mike La Duchesse et Barcelone à Kinshasa

Visite : L’artiste comédien Mike La Duchesse et l’actrice comédienne Barcelone à Kinshasa. Regardez

La Chine enjoint ses ressortissants à évacuer trois provinces de l’Est de la RDC

L’ambassade de Chine en République démocratique du Congo (RDC) a exhorté mercredi ses ressortissants à évacuer trois provinces de l’Est du pays, l’Ituri, le Nord Kivu et le Sud Kivu, en raison des violences qui ont touché plusieurs Chinois installés dans cette région riche en minerais, indiquent plusieurs sources dont Radio France internationale (RFI) et l’agence de presse américaine AP News. Les ressortissants chinois présents dans ces zones à risques sont invités par l’ambassade à se signaler et à fournir leurs coordonnées personnelles avant le 10 décembre, rapporte RFI.

« Ceux qui refusent de communiquer leurs informations et insistent pour se rendre ou rester dans ces trois provinces seront tenus personnellement responsables des conséquences », précise le quotidien chinois Global Times, citant le communiqué de l’ambassade.

En RDC, plusieurs attaques contre des Chinois dans des sites miniers ont été rapportées récemment. Dans le territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu, cinq Chinois travaillant dans une mine d’or ont été, par exemple, kidnappés le dimanche 19 novembre par des hommes armés non identifiés. Plus récemment, deux ressortissants chinois ont été tués le 25 novembre dans une attaque menée par des miliciens du groupe armé Codeco (Coopérative pour le développement du Congo).

Depuis mai, l’Ituri et la province voisine du Nord-Kivu sont sous état de siège, mesure exceptionnelle destinée à lutter contre les groupes armés. Les autorités civiles y ont été remplacées par des officiers de l’armée et de la police. Cependant, massacres et enlèvements de civils se poursuivent. En Ituri, la dernière tuerie d’envergure remonte à lundi avec un bilan d’au moins 29 morts.

LA libre Afrique

Boketshu traite JP Bemba de voleur et lance un message fort à Fabregas « Lyon ekopela moto »

Le combattant de la diaspora congolaise, Boketshu Wa Yambo a traité Jean-Pierre Bemba, président du MLC de voleur et a lancé un message fort à l’artiste musicien Fabregas Le Métis Noir pour son concert en France « Lyon ekopela moto ».

Congo Hold-up: les bonnes affaires des conseillers de Félix Tshisekedi

Les documents Congo Hold-up ne couvrent que peu l’ère Tshisekedi. Mais dans ces millions de données provenant de la BGFI, on retrouve les noms de certains de ses conseillers. Malgré un discours politique très clair sur la nécessité de lutter contre la corruption, deux collaborateurs, Jean-Claude Kabongo et Luc-Gérard Nyafé, ont continué de faire des affaires, après leur prise de fonction à la présidence. Enquête de Justine Brabant (Mediapart) et Sonia Rolley (RFI).

Le détournement d’au moins 138 millions de dollars d’argent public par l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila et ses proches, révélé par RFI, Mediapart et leurs partenaires de « Congo Hold-up », provoque depuis une semaine une onde de choc en RDC et au-delà.

Plusieurs ONG ont appelé la justice congolaise à se saisir de ces informations pour ouvrir des enquêtes sur ces « faits graves ». Parmi elles, le mouvement dit « citoyen » Lucha, qui milite pour plus de justice sociale et de démocratie, a appelé à la révision de la loi accordant l’immunité aux anciens présidents congolais, et au gel et à la saisie des biens issus de l’enrichissement illicite.

« Il est temps que la justice congolaise ouvre une enquête contre les auteurs des crimes économiques qui ont dépouillés les Congolais de leurs ressources », a également réagi la campagne « Le Congo n’est pas à vendre », qui regroupe une dizaine d’associations congolaises et internationales qui luttent et militent contre la corruption.

Le Premier ministre belge Alexander De Croo a déclaré, vendredi 19 novembre, qu’il était « dans l’intérêt même de la RDC que cette affaire soit révélée au grand jour » et que cela « devrait aider le Président actuel et son gouvernement à progresser dans la lutte contre la corruption, une lutte que soutient [la Belgique]. »

L’actuel chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi, aime, lui, à s’afficher comme l’homme du changement, promoteur d’une meilleure gestion des affaires publiques. Son homologue américain Joe Biden saluait en octobre dernier ses « efforts pour promouvoir la transparence et lutter contre la corruption ».

L’Inspecteur général des finances de la RDC, Jules Alingete, multiplie depuis le début de nos révélations les sorties musclées, assurant qu’il s’emploie plus que jamais à lutter contre la corruption, le blanchiment de capitaux et le détournement de fonds publics, avec la bénédiction de Félix Tshisekedi. En bon héraut de l’anticorruption, l’actuel chef de l’État a d’ailleurs, depuis le 16 novembre, un amphithéâtre à son nom au siège de l’Inspection générale des finances.

Dans l’entourage du successeur de Joseph Kabila, tout le monde n’est pourtant pas irréprochable. Les millions de documents bancaires obtenus par PLAAF et Mediapart, combinés à des enquêtes auprès d’entrepreneurs et d’acteurs économiques publics et privés démontrent qu’au moins deux proches collaborateurs du président ont continué de faire des affaires après avoir pris leurs fonctions. Des activités contraires pour certaines d’entre elles au code de conduite des agents publics congolais.

L’alternance politique à la tête de l’Etat congolais s’est-elle doublée d’un changement réel dans les pratiques de ses hauts représentants? Ces deux exemples sèment le doute.

Le conseiller spécial Jean-Claude Kabongo et ses quatre sociétés

Est-ce à force de fréquenter les lobbies de grands hôtels dans le cadre de ses fonctions ? Jean-Claude Kabongo, conseiller spécial du président Tshisekedi, a manifestement un certain goût pour le luxe. Propriétaire d’une villa à Miami (revendue en 2019), locataire d’un appartement sur l’avenue Montaigne à Paris, smartphone siglé Porsche… Sa photo de profil Whatsapp est un cigare Partagas.

Depuis 2019, il occupe donc des fonctions stratégiques au sein de l’état-major de Félix Tshiskedi. En tant que conseiller spécial chargé des investissements, il a la main sur plusieurs dossiers hautement sensibles, dont celui du barrage d’Inga III (un projet de gigantesque barrage hydroélectrique sur le fleuve Congo) ou celui d’extension de la capitale congolaise (le projet « Kitoko », qui devrait être réalisé par un consortium égyptien). Il a œuvré au rapprochement économique avec le patronat marocain ou encore à la visite de la délégation présidentielle congolaise à Doha au Qatar.

Entrepreneur dans le trading pétrolier avant d’être nommé conseiller, il a officiellement cessé ses activités en entrant au service de l’État. En mars 2021, il « assur[ait] avec force » à la publication spécialisée Africa Intelligence « s’être retiré des affaires de sa société [de trading pétrolier, ATOL] pour se consacrer entièrement à ses fonctions de conseiller spécial ». Interrogé par Mediapart et ses partenaires en septembre 2021, il réaffirmait s’être « désengagé » de ses « anciennes affaires commerciales ».

En réalité, pour le conseiller Kabongo, le business continue.

S’il a bien démissionné de ses fonctions au sein de sa société African Trading Oil (basée au Royaume-Uni) avant qu’elle ne soit dissoute en octobre 2020, le nom de Jean-Claude Kabongo apparaît toujours comme directeur de quatre sociétés enregistrées au registre du commerce congolais : JCK Holding, JCK Trading, JCK Consulting et la Société générale de transit (SOGET).

Détail embarrassant : selon ses statuts, l’actionnaire majoritaire de la SOGET de Jean-Claude Kabongo est l’entreprise Orion Oil, dont le patron Lucien Ebata, un proche du président de l’autre Congo, Denis Sassou Nguesso, a été mis en examen en France en octobre 2021 pour « manquement à l’obligation de déclaration de capitaux, blanchiment et corruption active ».

Interrogé sur ces sociétés, Jean-Claude Kabongo nous a fait parvenir via son avocat deux lettres supposées prouver qu’il a fait le nécessaire pour mettre fin à ces activités. Tous les documents publics que nous avons pu consulter (registre du commerce congolais mais également statuts consultés auprès du guichet unique de la création d’entreprise de la RDC) indiquent pourtant que ces deux courriers n’ont pas été suivis d’effets. Par ailleurs, il n’a pas répondu à nos questions sur ses liens avec Lucien Ebata.

Surtout, « JCK » a trouvé une manière de poursuivre ses affaires plus discrètement. Les documents Congo Hold-up permettent d’identifier trois autres sociétés liées au conseiller du président, mais dirigées par un prête-nom.

En l’espace de trois mois, de septembre à novembre 2015, un dénommé Amédée Pata Fumulamba a retiré 46 000 dollars du compte personnel de Jean-Claude Kabongo à la BGFI RDC. Qui est-il ? Officiellement, M. Pata Fumulamba est un homme d’affaires en pleine ascension. Il dirige trois jeunes entreprises : African Trading Oil RDC, Africa Trading Mining et la Société générale de transit et des douanes (SOGETRAD).

Dans les faits pourtant, personne ou presque ne semble le connaître. Au siège de la Société générale de transit et des douanes, à Lubumbashi, son nom n’évoque pas grand-chose. « Amédée qui ? » objectent les rares employés présents. Au 109 avenue Wagenia, à Kinshasa, où est domiciliée une autre de ses sociétés, African Trading Mining, même perplexité.

Et pour cause: Amédée Pata Fumulamba travaille surtout pour le compte de de Jean-Claude Kabongo.

Malgré ses tentatives pour rendre ses activités moins visibles, JCK a laissé quelques traces. Les dates de création de ces entreprises, d’abord. Jean-Claude Kabongo a été nommé conseiller à la présidence le 8 mars 2019. Deux des sociétés d’Amédée Pata Fumulamba ont été créées le mois suivant, les 15 et 16 avril 2019 (la troisième l’a été en mars 2021).

Les noms de ces sociétés, ensuite. Le conseiller spécial a fondé « African Trading Oil (ATOL) » ; les sociétés d’Amédée Pata Fumulamba s’appellent « African Trading Oil RDC (ATOL RDC) » puis « African Trading Mining ». Le conseiller spécial a fondé la Société générale de Transit (SOGET) ; Amédée Pata Fumulamba a créé la « Société générale de transit et des douanes (SOGETRAD) ».

Sur certains documents légaux, Amédée Pata Fumulamba a la même adresse que le conseiller spécial, dans le quartier de Lemera, à Kinshasa. « Nous avons habité le même immeuble » convient le premier, mais « chacun dans son appartement ». Toujours selon le registre du commerce congolais, certaines de leurs entreprises partagent le même numéro de téléphone. Il s’agit de celui de l’un des avocats de Jean-Claude Kabongo, qui avant son décès en juin 2021 était par ailleurs… actionnaire de deux des sociétés d’Amédée.

Les deux principaux concernés, interrogés par Mediapart, admettent avoir « développé dans le passé des relations d’affaires », mais réfutent l’idée que M. Kabongo puisse être impliqué dans les sociétés dirigées par M. Pata Fumulamba. « L’occupation de la même adresse avant la nomination de Jean-Claude Kabongo ou la similarité des noms de sociétés commerciales et leurs dates de création (…) ne peuvent pas vous fonder à croire à l’existence d’un contrat de prête-nom », nous écrit Amédée Pata Fumulamba». Un banquier qui a eu à gérer une partie des activités de JCK confirme pourtant qu’il s’agit bien de son assistant personnel, qui fait office de « porte-malette » pour le conseiller.

Jean-Claude Kabongo, conseiller de la présidence congolaise qui prend au quotidien des décisions sur les investissements étrangers, notamment dans le domaine des matières premières, poursuit[1] donc discrètement ses activités dans l’import-export et les industries extractives et pétrolières. Le code de conduite des agents publics congolais interdit pourtant tout conflit d’intérêt, défini comme « une situation à laquelle un agent public de l’État a un intérêt personnel de nature à influer ou paraître influer sur l’exercice impartial et objectif de ses fonctions officielles. »

Luc-Gérard Nyafé, ambassadeur itinérant et capitaine d’industrie

D’autres que lui ne se cachent pas de continuer à faire des affaires, à l’image de Luc-Gérard Nyafé, plus connu en RDC sous le nom de « Luc Gérard ». Cet homme d’affaires belgo-congolais, nommé « ambassadeur itinérant » par Félix Tshisekedi le 6 mars 2019, multiplie les affaires en RDC depuis l’arrivée à la présidence de son patron.

« Ma situation d’entrepreneur précède de quinze années ma rencontre avec le Président de la République », explique-t-il à Radio France Internationale (RFI), partenaire de « Congo Hold-up ». « Lors de sa proposition de rejoindre son cabinet, je lui ai fait état de mes engagements et projets préexistants : agro-industrie, santé, zone économique de Maluku et des projets de rachats miniers. Il a jugé qu’ils n’étaient pas incompatibles ».

L’ambassadeur du chef de l’État assure par ailleurs se désintéresser des avantages liés à sa fonction. « Tout remboursement de frais ou rémunération de la Présidence est réparti en partie entre les fonctionnaires qui dépendent de mon bureau afin d’apporter un complément à leur rémunération légale très basse », assure-t-il. « Le solde est versé à la fondation, Yaliki dans le Kwilu, qui donne du soutien scolaire à environ 500 enfants ». Un bon samaritain.

Du temps de Joseph Kabila, M. Nyafé n’a remporté qu’un seul marché avec l’État congolais. Le 23 janvier 2016, son entreprise Strategos Africa (filiale de Strategos Ltd, une société basée dans un paradis fiscal, le Panama) signe une convention avec la Banque centrale du Congo en vue de créer une filiale commune qui gérera un centre hospitalier rattaché à la Banque.

Sous son patron Félix Tshisekedi, les affaires de Luc-Gérard Nyafé prennent une autre ampleur. L’ambassadeur itinérant obtient le contrat d’aménagement de la zone économique de Maluku (une zone franche installée dans une commune de la capitale, Kinshasa), quelques mois après son arrivée à la magistrature suprême.

L’homme d’affaires assure que son groupe, Strategos, a remporté deux appels d’offres relatifs à ce marché avant de prendre ses fonctions, en 2016 puis en 2018. Ce contrat n’a pourtant été rendu public qu’en juin 2019. « Les résultats du processus de sélection ne pouvaient pas être entérinés parce que le pays était en processus électoral et sans gouvernement dans les mois qui ont suivi », justifie M. Nyafé.

Un document du ministère des finances congolais laisse pourtant penser que l’octroi du marché n’était pas encore finalisé lorsque le patron de Strategos a été nommé ambassadeur itinérant, le 6 mars 2019. Dans une lettre datée du 14 juin 2019 et portant sur l’attribution de ce marché, le ministère annonce ainsi que Strategos a obtenu le score technique le plus élevé et est donc « qualifié pour l’étape d’ouverture de la proposition financière ».

L’ambassadeur itinérant de Félix Tshisekedi se défend de tout favoritisme de la part de l’Etat congolais, en pointant des difficultés auxquelles il ferait face aujourd’hui encore : « A ce jour et près de trois ans après l’adjudication, les conditions préalables pour la création de la zone économique de Maluku ne sont pas remplies ».

Depuis quelques mois, Strategos s’emploie à racheter le groupe sud-africain Banro – et, pour la première fois, des permis miniers en RDC.

Sur le papier, Banro est un dossier compliqué. Du temps où cette société de droit canadien avait encore un site Internet, elle se vantait de posséder quatre mines d’or (deux en production et deux projets d’exploration) dans les provinces du Sud-Kivu et du Maniema, comprenant 13 permis d’exploitation et couvrant une superficie totale de 2 616 kilomètres carrés.

Mais entre 2017 et 2019, ces mines ont régulièrement fait l’objet d’attaques de la part de groupes armés locaux. Des employés y sont kidnappés presque tous les ans. Les salariés de Banro, eux, enregistrent de plus en plus d’arriérés de salaire. Des entreprises chinoises prospèrent illégalement dans le secteur artisanal, protégées par des généraux et des politiciens.

Cela ne semble pas effrayer l’ambassadeur itinérant, qui indique que les dernières autorisations nécessaires au rachat de Banro par son groupe ont été délivrées en septembre 2021. Il évalue à 150 millions de dollars les fonds nécessaires au « rachat des parts de Banro, [à] l’apurement des dettes ainsi qu’[à] la relance des opérations ».

Le projet est-il validé par la présidence ? Le Président Tshisekedi n’en est « pas spécifiquement informé », explique Luc-Gérard Nyafé, « mais il encourage de manière générale les investissements privés dans les régions de l’est de la RDC en proie à l’insécurité et aux activités illégales ». Le chef de l’État congolais est même, selon lui, d’avis que « l’armée à elle seule n’apportera pas de solution durable » dans ces régions et qu’il faut par conséquent « un engagement du secteur privé et une création massive d’emplois ».

Questionné sur les éventuels conflits d’intérêt soulevés par cette situation, l’homme d’affaires belgo-congolais laisse entendre qu’il pourrait quitter ses fonctions prochainement pour y mettre un terme. « Jusqu’ici, les activités de Strategos en RDC étaient pré-existantes à mon rôle auprès du président. S’agissant ici d’une activité nouvelle, je suis d’avis que la perception de conflit d’intérêt est aussi importante que son existence réelle pour la transparence, le climat des affaires, et la crédibilité des parties et donc incompatible avec la fonction d’ambassadeur du chef de l’Etat ou tout autre mandat à caractère politique » détaille-t-il, avant d’assurer sans plus de détails que « les démarches sont donc entreprises pour éviter tout amalgame. »

En attendant ces « démarches », ce rachat donne lieu à des situations confinant à l’absurde. Le 5 juin dernier, l’ambassadeur itinérant de Félix Tshisekedi était ainsi reçu par la ministre des Mines en tant que simple « actionnaire principal » de Banro. Le compte-rendu de la rencontre, mis en ligne par le ministère des Mines, oublie de mentionner que Luc-Gérard Nyafe n’est pas n’importe quel actionnaire. Mais il précise bien que la ministre Antoinette N’Samba a rappelé au conseiller du chef de l’État « les priorités du chef de l’État en ce qui concerne le développement de l’activité économique ».

Contactée, la présidence Tshisekedi assure, par écrit, ne pas soutenir le projet de rachat de Banro et indique que l’ambassadeur itinérant ne représente pas les intérêts du chef de l’Etat dans ce dossier. Questionnée sur les éventuels conflits d’intérêts de Jean-Claude Kabongo et Luc-Gérard Nyafe, la présidence adresse cette réponse : « Il appartient à la justice de le déterminer ».

Sonia Rolley
RFI

T’LA : L’armée de Museveni en action en RDC sur invitation de Fatshi

T’LA avec l’analyste politique Fabien Kusuanika. Sujet : L’armée de Museveni en action en République Démocratique du Congo (RDC) sur invitation de Fatshi.

Mutualisation des forces Ouganda-RDC : “Nous sommes conscient de notre choix et nous l’assumons” (Patrick Muyaya)

Au cours de la conférence de presse conjointe avec les porte-paroles de l’armée et de la police du mercredi 01 décembre, le ministre Patrick Muyaya a déclaré tout haut que le gouvernement est conscient de la gravité de leur choix de la mutualisation des forces entre la RDC et l’Ouganda pour combattre les ADF et ils assument ce choix.

Le porte-parole du gouvernement a également précisé à la presse, qu’au soir du 29 novembre, il n’y avait aucun élément ougandais en RDC : “La vidéo qui a circulé [30 novembre] sur les réseaux sociaux faisant état de l’entrée des éléments ougandais en RDC date du 25 mai 2021 à l’occasion de la visite du commandant du secteur opérationnel du grand nord”, a expliqué le porte-parole du gouvernement.

”Faites nous confiance, nous amenons le changement de narratif, nous ne pouvons pas mentir”, a martelé le ministre Patrick Muyaya.

De sa part, le général Kasonga, porte-parole de l’armée, a tenu à rassurer l’opinion publique que les sites visés le mardi dernier par les frappes aériennes et les tirs d’artillerie sont des camps des ADF situés en forêt, aucun village, aucune ville de la République démocratique du Congo n’a été visé.

Daniel Aloterembi
Media Congo Press

Bosolo Na Politik – Justice avant Kabila et sous Félix Tshisekedi : Claude Maluma tranche

Bosolo Na Politik – Toute l’actualité de la RDC avec Mamelo. Sujet ; Justice avant Kabila et sous Félix Tshisekedi : Claude Maluma tranche.

Kinshasa : L’eau ensablée au robinet de la Regideso au quartier Mama Yemo inquiète !

Depuis vendredi 26 novembre 2021, l’eau mélangé au sable coule aux robinets dans la commune de Ngaliema, précisément au quartier Mama Yemo, référence Mondo/pompage. Il suffit d’ouvrir le robinet en vue de remplir un récipient pour constater au fond de celui-ci du sable en quantité qui inquiète. D’où viendrait ce sable ? Comment est-il arrivé jusque chez les paisibles abonnés de la société de distribution d’eau ?

Deux hypothèses sont plausibles. La première : il y aurait négligence à la station d’épuration de pompage qui alimente le quartier Mama Yemo. Les agents commis à l’épuration de l’eau s’évertuent parfois à subtiliser les produits de traitement. Ils auraient substitué du sable dans un sac de chaux vive utilisée pour le blanchiment de l’eau. Ou il y aurait fuite dans le module de filtration à l’usine d’épuration.

La deuxième : le réseau d’épuration renferme dans ce quartier les tuyaux troués, certains depuis plus d’une année. En dehors des dégâts causés par l’eau qui s’y échappe à la voirie dans ce quartier, le sable entraîné par les eaux de ruissellement de ces derniers jours se serait infiltré dans les tuyaux par des trous devenus béants du fait que personne ne s’en occupe.

Cette situation fait craindre la recrudescence des maladies hydriques dans cette partie de la capitale. D’où l’urgence à intervenir pour dénicher la vraie cause et la réparer avant que le pire, qui est entrain de venir sûrement, n’atteigne pas les autres coins de cette commune. Car, là où le sable est entré les microbes le sont également. Le ministre de la Santé, hygiène et prévention est donc interpellé. Il doit agir sans délai. Il en va du bien-être des compatriotes.

Le DG de la Regideso interpellé au Sénat

Pendant que les habitants du quartier Mama Yemo se plaignent de la qualité d’eau ensablée qui coule à leurs robinets, le directeur général de la Regideso est interpellé au Sénat pour un autre dossier, celui du manque de desserte en eau potable sur l’ensemble de la République et particulièrement sur Kinshasa. Cette interpellation lui ai adressée par le sénateur Papy Bazego au cours de la plénière présidée lundi 29 novembre dernier par le speaker du sénat Modeste Bahati.

Le DG de la Regideso devra venir s’expliquer sur les aspects spécifiques de la gestion de cette entreprise publique. Ses réponses à la question écrite du même sénateur n’ont pas convaincu ce dernier. Le sénateur questionneur déclare avoir relevé plusieurs insuffisances qui nécessitent aujourd’hui les éclaircissements devant les élus des élus provinciaux.

Bien que la session soit essentiellement budgétaire, le président du sénat, Modeste Bahati, avait lors de son ouverture au mois de septembre, promis qu’un accent sera mis également sur le contrôle parlementaire comme l’indique les articles 175 et 176 du règlement intérieur du sénat.

Scooprdc

Masolo Na Député : Chute Katende, Armée Ougandaise, Patrick Muyaya akosi ba congolais ?

Masolo Na Député avec l’honorable député Eliezer Ntambwe. Sujet : Chute Katende, Armée Ougandaise, Patrick Muyaya akosi ba congolais ?

Mercato : le FC Barcelone insiste pour Cédric Bakambu

Son départ de Chine ravive les souvenirs. Après avoir été proche de rejoindre il y a une année et demi les Blaugrana, Cédric Bakambu est annoncé encore aujourd’hui sous l’heure du Coach Xavi d’intégrer la tanière catalane dès le 1er janvier 2022. Le coach, connait bien Bakagoal depuis son passage en Liga avec succès sous les couleurs des sous-marins jaunes de Villarreal, insiste. D’après AS, le Barça veut s’offrir les services de Bakambu.

Barcelone vise de nouveau l’attaquant de Pékin Gouan, le site du quotidien madrilène affirme que l’ancien sochalien incarne une option pour remplacer avec succès Sergio Aguero, ce dernier qui sera absent pendant au moins trois mois. Comme annoncé ces dernières semaines, la potentiellement arrivée gratuite séduit la direction de Juan Laporta.

Le Barca n’a pas oublié Bakambu !

Bakambu est longtemps suivi par le Barça et était sur le point de rejoindre avant que l’opération ne capote à la dernière secondes, Bakambu étant même dans un vol en direction de Barcelone. Le Congolais a toujours assuré l’avoir assez bien vécu, quand il déclarait sur RFI qu’il n’y avait pas de déception, au contraire ça aurait été un joli bonus…

Bakambu s’était fait une raison, mais sans abandonner pour autant son rêve de jouer dans un grand club d’Europe. Une seconde chance pourrait donc s’offrir au Congolais et l’ancien attaquant de Villarreal représente une belle opportunité de marché. Cependant, des clubs trucs sont aussi intéressés par le profil du buteur, wait and see…

Chris Muamba
Footrdc

Denis Lessie crache sur Koffi Olomide, parle de Mike Kalambay et Penielle…

Le prophète de la nation Denis Lessie crache sur Koffi Olomide, parle de l’artiste musicien Mike Kalambay, de son ex épouse Penielle et de l’actualité de la RDC.

Oui, les troupes ougandaises sont en RDC : Que faire ?

Critik Info de ce mercredi 1 décembre 2021 avec l’analyste politique Christian Bosembe. Sujet : Oui, les troupes ougandaises sont en RDC : Que faire ?