Avec un peu d’avance, la FIFA a dévoilé le vendredi 19 novembre son classement actualisé des nations suite notamment aux deux dernières journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2022 disputées en Zone CAF.
Celui-ci permet désormais de prendre connaissance avec certitude des chapeaux qui seront utilisés pour le tirage au sort des barrages.
Et ces chapeaux sont bien ceux qui étaient pressentis puisque le Sénégal, le Maroc, la Tunisie, l’Algérie et le Nigeria restent, parmi les 10 qualifiés pour les barrages, les 5 meilleures nations africaines de ce classement, qui composeront le chapeau 1.
L’Egypte, le Cameroun, le Ghana, le Mali et la RD Congo constitueront en revanche le 2e chapeau et joueront chacun leur billet pour la phase finale contre une sélection tête de série. La Confédération africaine de football dévoilera le 25 novembre la date du tirage au sort des barrages, pressentie pour le 18 décembre.
Noly Tambu reçoit le politicien Gabriel Mokia et le combattant de la diaspora congolaise Martin Sali. Affaire 30 millions USD de Kagame, la diaspora congolaise au pouvoir, l’occupation, Mariage Lamuka FCC etc…
Le Président de la République Félix Tshisekedi, lors du conseil des ministres, du vendredi 19 novembre a instruit l’IGF de se pencher sur le contrôle dans le secteur minier dans son ensemble.
De ce fait, le Chef de l’État a également recommandé à la ministre des mines, d’évaluer la régularité du processus de renouvellement de certains droits d’exploitation, jusqu’à l’assainissement total et urgent du fichier cadastral par le cadastre minier.
Il convient de préciser que, cette recommandation intervient suite à des soupçons de corruption et de manque à gagner pour l’État.
Le combattant de la diaspora congolaise, Boketshu Wa Yambo très fâché. Selon lui, Tous les politiciens congolais sont corrompus et parle de l’actualité de la RDC.
Forte de sa série de 33 matchs sans défaite, l’Algérie s’est qualifiée pour les Barrages de la Coupe du Monde sans grande surprise, malgré des vaillants Burkinabés qui ont joué leur chance jusqu’au bout de la 6e journée (2-2). A quelques semaines du tirage au sort, prévue le 18 décembre prochain, la presse algérienne se pose la question sur l’adversaire idéal pour les hommes de Djamel Belmadi. A lire La Gazette du Fennec, la RDC, que le site qualifie de l’équipe « la plus prenable », est le pays à éviter pour les champions d’Afrique.
Et pour cause « on a l’impression que face à une opposition de seconde zone sur le papier, l’équipe nationale éprouve certaines difficultés. L’unique défaite de l’Algérie “version Belmadi” était face au Bénin qui est loin d’être un gros calibre en Afrique, » analyse le site d’actualité sur les coéquipiers de Riyad Marhez.
Pour le portail, « il est préférable pour El-Khadra de tirer un gros morceau afin de retrouver l’état d’esprit des grands rendez-vous comme ce fut le cas lors du tournoi continental en Égypte. » Au regard du classement FIFA de novembre, les Algériens, 4e en Afrique et 32e au monde, joueront soit le Mali, la RDC, le Ghana, l’Egypte et le Cameroun.
« Tirer les Congolais, emmenés par Hector Cuper et qui compte Bakambu et l’expérimenté Mbokani devant, pour les play-offs de mars sera à double tranchant » estime La Gazette du Fennec. « Cette sélection a souvent posé des problèmes à notre sélection. D’ailleurs, les 4 dernières confrontations, dont une dernière le 10 octobre 2019 au stade Mustapha Tchaker (1-1), se sont soldées par des scores de parité. » Comme quoi, malgré les blessures et l’âge du Léopard, le jeune et fougueux fennec tremble à l’idée de l’affronter dans la savane de Kinshasa et le sable d’Alger.
A peine dix ans d’existence en RDC, la BGFIBank est l’institution financière qui a plus livré des scandales répétitifs, caractérisés par des opérations louches de détournements des fonds publics. Avec la dernière enquête publiée par The Sentry et qui fait les choux gras de tous les grands médias du monde et de la RDC ainsi que des réseaux sociaux, il y a lieu de conclure que cette banque, du moins sa succursale congolaise, a été créée pour une mission de prédation financière de la RDC en faveur de la famille de l’ancien président Joseph Kabila dont l’une de sœurs tient 40% des parts dans cette banque et le frère a été directeur général.
Non sans raisons, les opérations mafieuses telles que décrites pas les enquêteurs, font couler les larmes et révolter toute âme sensible, au regard de la vie qu’endure la population congolaise assise sur des mines d’or, mais foncièrement paupérisée par la mauvaise gouvernance de ses dirigeants politiques.
La vidéo qui fait la boucle sur les réseaux sociaux et les articles de presse depuis ce matin du 19 novembre, faisant des révélations sur les détournements de plusieurs millions de dollars américains du Trésor Public par la famille de l’ancien président Joseph Kabila à travers un réseau mafieux digne du Clan des Siciliens, sont plus purs que l’époque de Mobutu considéré comme celui qui a mis le Zaïre dans le gouffre. On croirait au retour d’Ali Baba et les 40 voleurs !
» Congo Hold-Up » est le nom de cette enquête réalisée par 19 médias partenaires de Mediapart et 5 ONG spécialisées qui ont eu accès à 3,5 millions de documents bancaires et davantage de transactions. L’enquête documente d’importants détournements de fonds publics en République démocratique du Congo visiblement facilités par Joseph Kabila en faveur de sa famille et un cercle d’associés. Pour réaliser ce saignement à blanc de l’État congolais, les Kabila ont eu besoin de : 1. D’une banque : la BGFI, contrôlée par la sœur de Kabila nommée Gloria Mteyu (actionnaire à 40%) et son frère adoptif Francis Selemani ; 2. D’un dépôt secret pour garder l’argent liquide : un ancien garage de Kinshasa tenu par la société écran Sud Oil.
Tenez : Entre décembre 2014 et janvier 2015, le FONER, Fonds National d’Entretien des Routes, opère 5 transactions importantes sur ses comptes à la BGFI : 852 000 USD, 594 000 USD, encore 594 000 USD, 586 000 USD et 600 000 USD. Au total 3,2 millions USD censés transiter d’un compte FONER à un autre, mais qu’en réalité la BGFI avait viré dans les comptes de deux sociétés à savoir : Sud Oil et sa filiale Kwanza Capital.
Le 26 septembre 2016, la BCC verse dans son compte ouvert à la BGFI et identifié « BCC Équipements » 30 millions USD. Cette somme disparaît miraculeusement de la BGFI. Curieusement, le virement du même montant arrive chez Sud Oil !
Le 23 juin 2016, la GECAMINES décide de « payer ses impôts en avance » à la BCC via le compte de cette dernière ouvert à la BGFI. Elle verse 2 millions USD. Ce montant n’atterrira pas à la BCC, mais plutôt dans le compte de Sud Oil avec un libellé différent pour brouiller les pistes. En 2018, lorsque les auditeurs chargés de contrôler les comptes de la BGFI se sont intéressés à cette opération, la panique gagna la famille Kabila ; la BGFI renverra les deux millions touchés par Sud Oil à la GECAMINES rétablis dans le remboursement de libellé initial antidaté 2016, qu’elle envoie à la BCC. Et ce n’est pas tout ! Il y a d’autres crimes encore à lire le rapport d’enquête de ces médias et ONG.
En 2016, pour rémunérer la participation de la RDC à une mission de maintien de la paix, l’ONU verse 7,3 millions USD à l’ambassade de la RDC auprès de cette institution mondiale. L’ambassadeur reçoit l’ordre de Kinshasa de verser 6,8 millions USD à la BCC sur un compte de celle-ci ouvert à la BGFI. Selon les enquêteurs, la République n’a jamais vu la couleur de ces billets, et le contingent congolais ayant fait partie des casques bleus dans la mission, n’a eu que ses yeux pour pleurer. Car l’argent a été déposé dans le dépôt secret des Kabila pour le compte de Sud Oil.
En 2018, pour organiser les élections reportées de 2016, la CENI emprunte à la BGFI une somme de 25 millions USD. Ce prêt engendrera des frais d’intérêts de 1 million USD pour le compte de la BGFI. Le même jour, cette banque répète l’opération manuellement et s’offre le deuxième million de dollars américains.
De quoi faire pleurer tous les Congolais simultanément, y compris ceux qui ont soutenu le régime de prédation pendant 18 ans et qui, eux, voient leur standing de vie dégringoler depuis que l’autorité morale n’est plus au pouvoir.
Un démenti laconique et énervant des services de communication de Joseph Kabila
En lieu et place de se taire, l’ancienne animatrice de la chaîne Congo web (pas journaliste) devenue Dieu seul sait par quelle magie après que ce dernier a quitté le pouvoir, sa chargée de communication, s’est précipitée pour faire un démenti qui ne dément rien du tout sur les faits décrits par les enquêteurs journalistes et des ONG, mais veut prévaloir un acharnement sur l’ancien président de la RDC.
Dans ce démenti signé ce vendredi 19 novembre, on ne voit pas Barbara Nzimbi ne pas contredire les chiffres avancés et les structures les ayant perçus, mais elle se contente de dire : « Alors que l’image et le nom du Président de la République Honoraire sont utilisés abusivement comme produit d’appel pour tenter de crédibiliser cette démarche médiatique dont l’opportunité est questionnable, à trois ans près de la première alternance pacifique historique au sommet de l’État depuis l’indépendance du pays en 1960, aucune ligne de ce rapport compilant d’après ces auteurs plus de trois millions de documents ne démontre l’implication factuelle ou même implicite de l’institution Président de la République qu’il a eu l’honneur de diriger pendant 18 ans. Sont cités une banque commerciale, des institutions nationales et des sociétés privées dont les responsables au moment des faits supposés sont identifiés et n’ont rien à avoir avec la Présidence de la République d’époque. Après les Panama, Pandora papers et autres qui ont exposé différentes pratiques financières dans le monde entier et cité différentes personnalités, il est étonnant que cette enquête ne cible que la personnalité du Président honoraire de la RDC. Cette fixation haineuse de certains médias et associations sur la personne du Président honoraire que certains ont conceptualisé en « Kabilabashing », toujours les mêmes et provenant du même espace géopolitique, est difficilement compréhensible quand on met en face de ces accusations non fondées, le bilan de la gestion salvatrice de ce digne fils d’Afrique qui a rendu ses lettres de noblesse à la République Démocratique du Congo à savoir : pacification-réunification- Constitution de 2006-démocratisation avec trois cycles électoraux-relance économique et alternance pacifique historique ».
L’ancienne animatrice de Congo Web n’a pas contredit les enquêteurs. Ces derniers parlent des proches de Kabila qui ont usé de l’influence de ce dernier qui a fermé les yeux pour que toute cette mafia s’opère au nom de la famille. Ils n’ont pas dit que Kabila lui-même est acteur. Donc, un démenti qui ne dément rien du tout.
Somme toute, quelle image les Congolais doivent-ils garder de la BGFIBank, la facilitatrice de la mafia à la base de leur misère ? La moindre de chose qu’elle puisse faire au regard de cette opprobre qui la couvre, de plier bagage et partir parce qu’elle n’est pas digne d’une banque devant favoriser le développement de la RDC. Nous y reviendrons !
Le régime Tshisekedi ne veut pas rater Moïse Katumbi. Après l’échec de la très controversée loi Tshiani sur la nationalité, c’est le tour d’une nouvelle proposition de loi sur les critères conduisant à postuler à la magistrature suprême, qui serait l’œuvre d’une structure citoyenne de la RDC.
Cette proposition de loi interdit aux Partis et/aux regroupements politiques ayant moins de 10 ans d’existence de proposer un candidat président de la République.
D’après les informations à notre possession, cette loi sera bientôt endossée par un député de l’Union sacrée, pour faire chanter l’ancien gouverneur de l’ex Province du Katanga.
Si cette proposition séparatiste de loi passe par le vote de majorité des députés nationaux à l’Assemblée nationale, Moïse Katumbi, qui a un parti qui a moins de 10 ans, n’aura pas la possibilité de briguer un mandat présidentiel.
Le richissime congolais ne pourrait pas aussi postuler comme indépendant au regard de cette proposition de loi.
Allié du chef de l’État depuis la fin 2020, Moïse Katumbi va-t-il quitter l’Union sacrée ?
Ce pilier de l’Union sacrée va rencontrer le Chef de l’État, Félix Tshisekedi la semaine prochaine, avant d’annoncer sa décision sur son départ ou pas de l’Union sacrée.
C’est le député Eliezer Ntambwe qui a annoncé cette information ce vendredi sur la Radio Top Congo Fm.
Pour ce faire, l’ancien gouverneur de l’ex Province du Katanga qui n’est pas d’accord avec la composition de la CENI, regagne d’ici-là la capitale congolaise, ce, après avoir bouclé sa tournée euro-americaine.
Après l’investiture de Denis Kadima à la tête de la Commission Électorale Nationale Indépendante, Moïse Katumbi a rencontré ses partenaires et alliés politiques ainsi que les représentants des forces vives de la Nation, avant de décider sur son avenir politique au sein de l’Union sacrée de Tshisekedi.
Cependant, le président d’Ensemble pour la République, Moise Katumbi, n’a pas encore donné officiellement sa position au sujet de sa participation au sein de l’Union sacrée de la Nation. À suivre !!!
Le clan Kabila a détourné au moins 138 millions de dollars de fonds publics, révèle un réseau journalistique européen.
Sur base de plus de 3,5 millions de documents (relevés bancaires, courriels, contrats, factures et dossiers d’entreprise, etc.) issus de la banque gabonaise BGFI et obtenus par Mediapart et l’ONG Plateforme pour la protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF), les journalistes ont mis au jour un schéma de corruption à grande échelle.
Grâce à la filiale congolaise de la BGFI, dirigée par le frère adoptif du président, Francis Selemani, et via une société boîte aux lettres, Sud Oil, Joseph Kabila et sa famille « ont pu se livrer à un véritable pillage des caisses de l’État », accusent les journalistes. En plus de pots-de-vin, Sud Oil a perçu « une sorte de ‘Taxe Kabila » » auprès de plusieurs institutions et entreprises publiques congolaises comme, entre autres, la Banque centrale, l’entreprise minière nationale Gecamines et le Fonds national d’entretien routier. La paye de 925 casques bleus congolais opérant en Centrafique a même été détournée par le clan Kabila via la BGFI.
Le duo composé du Belge Marc Piedboeuf et du Congolais Alain Wan, gérants de la société Egal, déjà pointé du doigt pour son rôle de « transfert de fonds publics vers des sociétés offshore au profit de Kabila et de ses acolytes » par Mediapart en août 2021, a versé trois millions de dollars, obtenus de la Banque centrale, à Sud Oil, selon le réseau journalistique.
En plus des 138 millions détournés directement des caisses de l’État, 33 millions de dollars (29,1 millions d’euros) déposés en liquide, et 72 millions de dollars (63,5 millions d’euros) d’origine inconnue ont transité par le compte de la BGFI à la Banque centrale du Congo. « Cela porte à 243 millions de dollars (215,1 millions d’euros) de fonds publics et suspects encaissés par l’entourage proche de Joseph Kabila sur des comptes à la BGFI, notent les journalistes à l’origine de l’enquête.
Le professeur André Mbata Betukumesu Mangu vient d’être rattrapé par ses prestations scientifiques politiquement motivées.
Il s’agit d’une vidéo datant de 2017 à travers laquelle il donnait une interprétation beaucoup moins partisane de la Constitution de la RDC. Dans cette vidéo qui fait du buzz, le constitutionnaliste ventait la qualité de la Constitution de la République démocratique du Congo, l’une des meilleures du monde, disait-il, plus riche que celles des Etats-Unis d’Amérique et de la République française. « Je dis toujours aux gens que notre Constitution est l’une des meilleures du monde. Je peux prendre la Constitution américaine article par article, je la compare à la nôtre (la Constitution congolaise actuelle), notre Constitution est meilleure », argumentait-il devant quelques personnalités américaines. Pourtant, c’est cette même Constitution qu’il ne s’est pas prié de critiquer tout au long du processus électoral de 2018 estimant qu’elle avait été taillée sur mesure pour justifier la longévité politique du pouvoir de Joseph Kabila. Avant l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi, son chef politique, le professeur Mbata brandissait l’innovation constitutionnelle congolaise en s’accrochant à l’article 64 : « l’article 64 donne à tout Congolais le devoir de s’opposer à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force et qui l’exerce en violation de la Constitution ». Ce qui n’existe ni dans la Constitution américaine, moins encore dans celle de la France, insistait-il.
La théorie du triangle du glissement de mandat
Pour le professeur André Mbata intervenant dans une tribune aux Etats-Unis d’Amérique en 2017, le régime avait miné l’ensemble du système démocratique avec une CENI sous la botte de Joseph Kabila, une Cour Constitutionnelle instituée en violation de la Constitution et une majorité présidentielle qui s’était muée en plateforme électorale pour barrer la route à toute opportunité d’alternance au pouvoir. La vidéo parle comme si c’était hier en expliquant que « le pouvoir entretenait un esprit diabolique qui l’a poussé à miner la CENI qui est totalement sous la botte de la majorité présidentielle ». C’était sans savoir que quatre ans plus tard, le même universitaire présiderait la commission paritaire sur la désignation des animateurs de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) en totale violation du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Et Mbata d’illustrer : « Vous voyez l’arrogance avec laquelle un monsieur (C. Nangaa) qui n’était qu’un formateur et qu’on appelle maintenant expert, comment il a miné la CENI. Il dit même que sans machine à voter, pas d’élections. C’est vraiment importuner toute une nation », allusion faite à Corneille Nangaa, ancien président de la CENI. Malheureusement, c’est la même musique que l’on semble danser aujourd’hui avec l’investiture forcée de Denis Kadima Kazadi à la tête de la CENI. Le processus a été vicié d’un bout à l’autre et personne n’a voulu écouter la voix du consensus.
Comme deuxième angle du triangle, Mbata pointait du doigt accusateur le gouvernement de l’époque qui s’était transformé en plateforme politique. En droit constitutionnel et dans sa connaissance de constitutionnaliste, André Mbata affirmait ne pas connaitre un seul cas où un gouvernement d’une République, au cours d’un Conseil des ministres, décide de se transformer en plateforme électorale avec comme président l’autorité morale. Thèse vérifiable également aujourd’hui où le président de la République, Félix Tshisekedi s’est déjà prononcé comme candidat pour une seconde mandature longtemps à l’avance, l’Union sacrée s’est déjà proclamée plateforme électorale de 2023 en faveur de l’autorité morale et les regroupements politiques proches du chef de l’Etat ont déjà exprimé leur préférence électorale en faveur de celui-ci. Même décor, mêmes griefs.
Troisième angle, avançait-il, c’est la Cour constitutionnelle composée des personnalités qu’André Mbata ne cessait de qualifier de corrompus. Et de conclure dans la même vidéo : « C’est pourquoi nous avons dit qu’il faut une transition qui essaie de clarifier tout cela. Donc, c’est une transition qui sera gérée par la société civile ». Encore une vérité qui rattrape son auteur puisqu’il y a quelques semaines, le professeur constitutionnaliste s’attaquait violemment aux confessions religieuses (catholique et protestante) estimant qu’en tant que société civile, elles devraient s’abstenir de tremper dans la politisation de leur action, y compris dans la désignation des animateurs de la CENI. Comment juger un scientifique aux allures de caméléon dont les arguments de droit oscillent et changent au gré des intérêts et de son positionnement personnel ?
Mbata le constitutionnaliste contre Mbata le tambourinaire
Au terme de la prestation de serment des membres de la Cour constitutionnelle le 21 octobre 2020, le professeur André Mbata avait dénoncé un coup de force au sujet de la mise en place des membres de la Cour Constitutionnelle et surtout, de la désignation du professeur Dieudonné Kaluba en qualité de président de la haute Cour. Pour lui, les textes n’auraient pas été respectés dans leur esprit et dans leur lettre. C’était sans savoir que le même homme changerait d’interprétation de la même Constitution une fois lui-même élevé en dignité. En effet, depuis sa désignation au poste de président de la Commission politique, administrative et juridique (PAJ) de l’Assemblée nationale, le constitutionnaliste a revêtu une nouvelle peau, celle d’un tambourinaire du pouvoir avec option accélérée de défendre le régime par tous les moyens de droit et de non droit.
Là où son éloquence de constitutionnaliste était la plus attendue, c’était lors du débat sur le basculement de la majorité FCC-CACH en Union sacrée ayant consacré le renouvellement du Bureau et des commissions à l’Assemblée nationale et au Sénat et dans la stricte observance de la loi dans le processus de désignation, entérinement et investiture des membres de la CENI. Ce dernier dossier s’est avéré très mal agencé au point de produire une CENI dont les houles de contestation s’amplifient au jour le jour. Grace à cette vidéo historique, il devient possible de faire la part de chose entre Mbata, le scientifique et Mbata, le militant politique dont il faut se méfier des arguments de droit pendant qu’il est encore au pouvoir.
La FIFA a publié ce vendredi son classement mensuel actualisé pour le mois de novembre 2021. Après plusieurs mois de perdition, la RDC fait un petit bond au classement grâce notamment à ses récentes belles performances. Un effet Hector Cúper qui tient, enfin.
Forts de leur deux victoires face à la Tanzanie (3-0) et au Bénin (2-0), les Léopards sont désormais la 64e nation au monde, soit trois places gagnées par rapport au mois d’octobre 2021. Au total, la RDC a engrangé 18.02 points entre le deux classements et compte 1376 points au total. En Afrique, la RDC se positionne entre le Burkina Faso (11e, 60e au monde) et l’Afrique du Sud (13e, 68e au monde).
Les Léopards dames sont quatre à elles 110e au monde, devant la République Dominicaine et derrière le Samoa. Ce classement et le dernier précédent le tirage au sort des Barrages de la Coupe du Monde Qatar 2022. Le classement en entier sur le site officiel de la FIFA. https://www.fifa.com/fifa-world-ranking/men?dateId=id13471
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