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RDC : Martin Fayulu face à la presse ce jeudi 11 février

Martin Fayulu, président national de l’ECiDE sera face à la presse ce jeudi 11 février.

A en croire ces collaborateurs, cet ancien candidat aux élections présidentielles de 2018 va aborder les questions liées à la situation politique actuelle de la RDC.

Pour lui, l’Union Sacrée initiative du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi est également un autre complot du FCC. Bemba et Katumbi y ont également adhéré.

En janvier, Martin Fayulu dans sa peau du coordonnateur actuel de Lamuka après avoir constaté l’indifférence de Bemba et Katumbi, avait déclaré que ces deux personnalités doivent tirer les conséquences qui s’imposent.

Notons que Martin Fayulu avait crée un cabinet avec comme but de travailler pour intensifier la mobilisation du peuple autour de la proposition de sa sortie de crise.

J.NK/L’interview

Après avoir tué Chebeya : « Le colonel nous a remerciés et nous a partagé deux casiers »

Alors président de l’ONG la Voix des sans Voix, Floribert Chebeya Bahizire avait été retrouvé mort dans sa voiture, le 2 juin 2010, à Mitendi, dans la périphérie de Kinshasa. Son chauffeur, Fidèle Bazana Edadi, qui l’avait accompagné ce jour-là pour répondre à une convocation de l’inspecteur général de la police, John Numbi Banza Tambo, a depuis lors disparu.

Sénat : Mystère autour du successeur de Thambwe Mwamba

Entre-temps, une cérémonie de remise et reprise est prévue pour ce mardi entre le bureau d’âge et l’ancien Perchoir de la Haute Assemblée.

Bientôt, un nouveau Bureau définitif au Sénat. Mais on n’en est pas encore là. Après la démission en série, vendredi 5 février, de six membres de l’ancien bureau, tous visés par des pétitions, l’heure est sans doute aux conciliabules top secrets, autour de nouveaux gestionnaires de la haute Assemblée.

Question, qui succédera donc à Alexis Thambwe Mwamba au Perchoir du Sénat ? Mystère pour l’instant. Au stade actuel où le bureau d’âge mis en place le jeudi 4 février, n’a pas encore lancé l’appel à candidature, bien malin qui pourrait parier sur tel ou tel autre Sénateur.

Entre-temps, dans les travées du Palais du peuple, certains noms reviennent constamment dans les causeries. Certains percevaient l’ombre du Sénateur Guy Loando Mboyo, élu de la Tshuapa, dans l’ancienne province de l’Equateur. D’autres par contre, se chuchotent sur le nom de Modeste Bahati, l’élu du Sud-Kivu, à qui le Président Félix Tshisekedi avait confié en décembre dernier, la mission d’identifier la nouvelle majorité à l’Assemblée nationale, après la rupture le même mois, de l’ancienne coalition FCC-CACH. Rien n’est encore officiel a ce jour, tant il s’agit des supputations !

Mais d’ores et déjà, les six membres de l’ancienne équipe Thambwe Mwamba, sont conviés à une cérémonie de remise et reprise avec le triumvirat Mamboleo- Lwesse-Bakonga, ce mardi 9 février au Sénat.

PRESIDENT DU SENAT OU DAUPHIN CONSTITUTIONNEL DU CHEF DE L’ÉTAT

Si constitutionnellement, l’Assemblée nationale a préséance sur le Sénat, parce que tant l’émanation directe du souverain primaire, la même constitution du 18 février 2006, sur pied de son article 75, fait du Président de la Chambre haute, le dauphin du Chef de l’État.

Cet article stipule: « En cas de vacance pour cause de décès, de démission ou pour toute autre cause d’empêchement définitif, les fonctions de Président de la République, à l’exception de celles mentionnées aux articles 78, 81 et 82 sont provisoirement exercées par le Président du Sénat. »

A la faveur de cette disposition de la Constitution, le poste de Président du Sénat charrie un enjeu de taille. C’est donc lui, le « Vice-président » de la République, conformément aux conditions énumérées dans l’article susevoque de la Constitution.

Partant, d’aucuns pensent qu’à l’ère et à l’heure de la nouvelle coalition étiquetée Union sacrée de la République, où le Président Félix Tshisekedi est le seul commandant à bord, ce dernier devrait passer sous scanner, les ambitions de ses nouveaux partenaires, candidats à la présidence du nouveau perchoir de la Chambre des lords du Parlement congolais.

L’ÉQUILIBRE GÉOPOLITIQUE

Même s’il est encore difficile et même tôt de parier sur le nouveau speaker du Sénat, de nombreux observateurs estiment, cependant, que le Chef de l’Etat devrait tenir compte des équilibres géopolitiques dans le choix du candidat devant remplacer Alexis Thambwe Mwamba.

On ne devrait donc pas se voiler la face. Au-delà de toute l’effervescence observée autour de l’Union sacrée, nombre d’acteurs ayant adhéré à ce projet attendent impatiemment que Félix Tshisekedi leur retourne l’ascenseur. Ils sont tout, sauf des enfants de chœur.

Ainsi, pour éviter des frustrations qui pourraient éventuellement impacter très négativement sur le fonctionnement de l’Union sacrée, les mêmes analystes conseillent au Chef de l’État de tenir compte des provinces qui, jusqu’ici attendent d’êtres servies ou voir les leurs a la tête de certaines institutions du pays. L’espace Grand Kasaï ayant déjà la présidence de la République , le Grand Bandundu étant a la tête de l’Assemblée nationale, la Sagesse commande que le perchoir du Sénat revienne à un ressortissant d’une autre province. A défaut de contenter les 26 provinces, ce qui est déjà impossible, il pourrait même jouer le jeu en termes d’aires linguistiques. Ca paraît banal, hélas, ce sont là les réalités de la classe politique rd congolaise, bien connues de tous.

Tout bien considéré, la tâche ne semble pas facile pour Félix Tshisekedi, bien qu’ayant bon jeu, après son divorce d’avec son prédécesseur Joseph Kabila. Oui, il devra redistribuer les cartes en fonction du poids politique de chacun de ses nouveaux partenaires. Les transhumés du FCC, debout sur leurs ergots, l’attendent de pied ferme sur ce front. Y compris les Bembistes et les Katumbistes.

Mais en même temps, des analystes pensent l’homme du 24 janvier 2019 a une bonne marge de manœuvre, dans la mesure où il est resté la seule « source » du pouvoir durant les deux ans et quelque dix derniers mois de son quinquennat en cours. Car, outre les institutions du pays dont le Gouvernement , Félix Tshisekedi a la diplomatie et les entreprises publiques pour caser ses coéquipiers de la dreem team et préserver ainsi la paix social au sein de celle-ci.

Grevisse KABREL
Forum des as

RDC : Un UDPS favori pour la primature, Bahati sacrifié

L’informateur Modeste Bahati a rendez-vous ce mardi 9 février avec le président Tshisekedi. Selon diffrentes sources, le président de l’AFDC ne se fait plus guère d’illusions sur la possibilité de décrocher le poste de Premier ministre.

« Tshisekedi lui avait promis le poste de formateur après le boulot abattu comme informateur sous la dictée de Kabund. Mais aujourd’hui, alors qu’il lui reste légalement trois semaines pour mener à bien sa première tâche, l’informateur Bahati a de sérieux doutes sur l’avenir de sa mission », explique un homme politique congolais bien introduit dans les salons de Kinshasa.

« Avec la majorité dont il dispose désormais au travers de son Union sacrée pour le Congo, Tshisekedi et surtout son éminence grise Jean-Marc Kabund se sentent pousser des ailes. Bahati l’a compris et ne semble plus se faire beaucoup d’illusions », explique un autre habitué des cercles du pouvoir kinois.

L’équation est simple, Modeste Bahati a mené à bien (trop bien) sa mission. La majorité qu’il a attirée dans l’Union Sacrée permet au président Tshisekedi de voir venir les prochaines échéances politique avec sérénité. Il contrôle l’Assemblée nationale, où le vice-président Kabund apparaît comme le vrai patron, tout en ayant attribué la présidence (de façade) à un élu de l’Ouest.

RDC : Bahati informateur sous l’ombre de Kabund

La primature doit donc revenir à un élu de l’Est. Bahati l’avait bien compris quand il espérait être cet homme avec ses origines et sa base kivutiennes. Mais le poids à lourd à l’Est, est et reste l’ancien grand Katanga qui disposait jusqu’ici soit du président de la République (Joseph Kabila), soit de la primature (Sylvestre Ilunga). Impossible pour ces riches provinces issues du découpage du grand Katanga de se retrouver sans poste de taille, d’autant que la présidence est entre les mains d’un Kasaïen et que la cohabitation entre Katangais et Kasaïens est parfois redevenue très problématique ces derniers temps.

Du coup, le poste de Premier ministre semble promis à un Katangais. Dans les salons kinois, quatre noms circulent avec insistance :

Christian Mwando, brillant ex-ministre des Finances du gouverneur Katumbi. L’homme dispose d’une vraie assise politique avec son UNADEF, me parti qu’il préside et qui fut créé par son père Charles Mwando Nsimba, grand nom de l’histoire politique congolaise.
Edmond Mbaz, issu du Lualaba, l’homme dispose d’une forte image de marque. Il fut ministre près du gouverneur sous Katumbi au Katanga. L’homme dispose de solides réseaux et est resté un proche conseiller de l’ancien gouverneur.
Fridolin Kashweshi, autre ministre provincial de Katumbi (il gérait les infrastructures dans une des rares provinces qui peut se targuer d’en disposer réellement) avant de prendre ce portefeuille au niveau national sous deux gouvernements Muzito et de poursuivre son parcours ministériel national aux Travaux publics sous Matata.
Fabien Mutomb, candidat malheureux au gouvernorat du Lualaba. Ancien de la SNCC, vice-président fédéral de l’UDPS au Katanga avant de se voir accorder le poste de Directeur général de la SNCC par les décrets présidentiels de « son » président.
Mutomb est présenté depuis quelques jours comme le candidat de Kabund. « Si l’UDPS veut vraiment rassembler, jouer l’ouverture, elle doit choisir entre Mwando, Mbaz ou Kashweshi. Mais l’UDPS n’est pas partageuse et Kabund encore moins, c’est pour cela que le nom de Mutomb se détache », explique cet homme d’affaires kinois aussi à l’aise avec la nouvelle majorité qu’avec l’ancienne.

« Mbaz, Kashweshi et Mwando sont tous les trois associés à Katumbi et pas certain que Tshisekedi et Kabund ont envie de faire plaisir à celui qui sera inévitablement sur leur route lors de la prochaine présidentielle et qui a refusé le poste de Premier ministre que Tshisekedi souhaitait lui accorder. L’homme d’affaires a flairé le piège, malgré les pressions de certains diplomates occidentaux, il a poliment refusé ce poste qui l’associait définitivement à la gestion de Tshisekedi », explique un élu du Kongo-central, qui poursuit. « Aujourd’hui, avec la majorité dont dispose Tshisekedi, un homme politique qui a de l’ambition sait qu’il sera coincé à la tête du gouvernement entre le président de la République et le vice-président de l’Assemblée nationale, ce qui offre une marge de manoeuvre plus que limitée. »

Fabien Mutomb n’aurait donc que des avantages selon Kabund. Il est Katangais, de l’UDPS et avait expliqué, en février 2020, à l’occasion du troisième anniversaire de la mort d’Etienne Tshisekedi : « Nous n’allons pas gérer pendant 5 ans seulement. L’action du président Tshisekedi va ramener le pays jusqu’en 2023 et 2028. Comme l’ANC en Afrique du Sud, nous allons faire 50 ans au pouvoir », un discours qui ne peut qu’achever de convaincre l’homme à la casquette blanche sur la qualité de son poulain.

RDCongo: les nominations à la Gécamines et à la SNCC font des remous

Si Mutomb devait décrocher ce poste, nul doute que la Société nationale des chemins de fer congolais (SNCC) deviendrait une destination incontournable pour tous les mandataires politiques aux grandes ambitions nationales puisque Mutomb succéderait au poste de Premier ministre à Sylvestre Ilunga, ancien président du conseil d’administration de cette société. « Ce doit être la ponctualité et la qualité des chemins de fer qui permettent aux dirigeants de cette société d’atteindre le sommet de l’Etat », conclut dans un éclat de rire moqueur notre homme d’affaires.

La libre Afrique

Musique: Traité « d’impoli » par Marie Paul, Depitcho Savanet lui répond

VIDEO. Traité « d’impoli » par Marie Paul, Depitcho Savanet lui répond de manière polie. Sektion Musik de ce dimanche – Toute l’actualité musicale avec Naty Lokole.

Affaire Chebeya: «C’est à l’inspection générale de la police qu’on les a étouffés»

Pour la première fois, deux policiers reconnaissent avoir participé à l’assassinat des militants des droits de l’homme congolais, Floribert Chebeya et Fidèle Bazana. Ce double meurtre est parmi les crimes les plus emblématiques de la présidence de Joseph Kabila. Entretien avec l’un des deux membres du commando chargés de les assassiner, l’ancien adjudant Hergil Ilunga wa Ilunga.

RFI : Que faisiez-vous le 1er juin 2010, c’était à dire le jour de la mort de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana ?

Hergil Ilunga : On nous a appelés, moi, j’étais de repos à la maison. On nous a appelés à l’inspection générale de la police.

Qui est-ce qui vous a appelé ?

Le colonel Daniel Mukalay, parce que moi, je travaillais toujours avec lui et le major Christian Ngoy. Il y a eu deux appels

Qu’est-ce qu’ils vous ont dit exactement ?

Ils nous ont dit qu’il y a une mission qu’on va effectuer à l’inspection générale de la police. Restez toujours en stand-by, on va vous communiquer après.

Mais on ne vous a pas dit qu’elle était l’objet de cette mission ?

Non.

Donc vous êtes à l’inspection générale de la police et quand est-ce que vous voyez arriver le véhicule de Floribert Chebeya et de Fidèle Bazana ?

Voilà, à 16h30, presque 17h, on a vu arriver une voiture de marque Mazda, si je me souviens bien, c’était il y a longtemps, de couleur grise. On a vu les deux personnes qui sont venues là au bureau. On croyait que ce sont des invités qui viennent toujours là à la direction générale de la police. Il y a un monsieur qui est descendu de la voiture, il est parti là en haut, là où il y a le protocole. Après, nous attendons toujours. Après, vers 18h, 19h, presque 18H45, nous étions au nombre de six éléments plus le major Christian, ça fait sept. Il nous a dit d’amener le chauffeur de Chebeya. On l’amène dans mon véhicule, là que je conduisais. C’était une Defender de couleur blanche, la Defender du colonel Daniel Mukalay.

Lorsqu’on a terminé à travailler, qu’on a terminé à l’étouffer, c’était dans mon véhicule, on était avec Jacques Mubago et Saddam. On l’a tué toujours dans l’inspection générale de la police. Après, on attend son chef. Lui aussi, on l’a étouffé toujours dans l’inspection générale de la police.

Floribert Chebeya mais c’était dans un autre véhicule ?

Oui, une autre jeep de la police canine.

Et qui est-ce qui a tué Floribert Chebeya ?

Il y avait Jacques Mugabo, Bruno Soti et Doudou Ilunga.

Qui est-ce qui vous a donné l’ordre de tuer ces deux militants des droits de l’homme ?

C’est Christian, il était comme le commandant des opérations. C’est lui qui a donné l’ordre. Il a dit : « Sur ordre du chef, vraiment, il faut l’étouffer. Il a des problèmes avec les chefs, John Numbi et Kabila. » C’est ce qu’il a dit.

Il vous a dit qu’il fallait les tuer parce qu’ils avaient des problèmes avec le général Numbi et le président de l’époque Joseph Kabila ?

Oui, oui, oui. Parce que le matin, Christian est venu directement au bureau du général Numbi. C’est là où il y a eu le briefing. Nous, nous ne la savions pas. On attendait toujours l’ordre. Parce qu’on a dit qu’il y avait un service qu’on devait effectuer ici à l’inspection. On ne savait pas ce que c’était.

Et qu’est-ce que vous avez fait des corps de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana ?

On est partis à Mitendi dans la concession du général Djadjidja (ndlr : à l’époque, il n’était que colonel). On a enterré Fidèle là. Après, on est quitté avec Chebeya. Plus ou moins 2 kilomètres de là où on avait enterré Fidèle Bazana, on a déposé son chef à Mitendi, on l’a laissé là dans sa voiture, avec des prudences, le préparer comme s’il avait une femme dans son véhicule, qu’il faisait l’amour.

Vous avez donné l’impression qu’il avait par exemple rencontré une prostituée et que ça aurait tourné mal ?

Oui, c’est ce que Jacques Mugabo, il avait fait. Parce que Jacques Mugabo, il avait acheté des prudences, des comprimés fortifiants.

Des prudences, ce sont des préservatifs ?

Oui, oui, oui.

Qu’est-ce qui se passe à partir de ce moment-là, qu’est-ce qu’on vous dit ? Car ça fait grand bruit au Congo… Qu’est-ce qui vous arrive après ça ?

On a quitté là à Mitendi, on est partis directement chez le colonel Daniel. On a laissé la première jeep là, dans la parcelle du colonel Daniel. On est partis chez (Christian Ngoy) Kenga Kenga, c’est là où on avait passé une nuit. Le matin, je suis rentré à la maison. Nous entendons qu’il y a du bruit maintenant, c’était le 2. Après, on a regroupé, nous tous. On nous a dit de rester toujours là. Nous étions là chez le général.

Le général Numbi ?

Oui, oui, chez lui, toujours à Gombe là en ville. C’est là où nous étions. Le 3 ou 4, c’était vers 2h du matin. Le général a pris son jeep de commandement de l’escorte, l’a donné à son chauffeur. On est partis à l’aéroport. On a trouvé le cargo Transair (ndlr : un appareil de la flotte de Trans Air Cargo Service), on nous attendait. Nous étions moi, Hergil, Christian Ngoy, Jacques Mugabo et Saddam.

Vous êtes envoyés où exactement ?

On est envoyé directement à Lubumbashi. On a nous a pris au pied de l’avion pour nous emmener directement dans la ferme du général Numbi.

Est-ce que le général Numbi ou Christian Ngoy vous ont parlé de cet assassinat, une fois que vous êtes arrivé dans cette ferme ?

Non, nous parlons avec Christian Ngoy, le général nous évite à tout moment, il nous évite, nous parlons avec Christian toujours. Au début, nous sommes restés là, nous étions dans la surveillance des officiers qui étaient à Lubumbashi et travaillaient pour le général John Numbi.

Un certain temps, on a vu que non, on nous a réparti dans la brousse dans le Katanga, Kakanga, Kambove, Likasi, Mulungwishi, toujours en brousse. Moi, j’étais à la police des mines, c’est là où on nous a mis, à la police des mines, nous tous. Nous étions toujours contrôlés, nous étions pris en otage.

Et qu’est-ce qui a fait que vous avez fui ?

Afrikarabia a publié nos photos sur le site.

Le blog Afrikarabia…

Oui, oui, il a publié. Christian nous a appelé avant qu’on l’arrête. Il nous a appelé nous tous, chez lui à la résidence. Le général avait donné l’ordre de nous ramener nous tous à la ferme. Il y a nos amis qui travaillent là à la ferme. Ils ont dit : « Mon frère, si vous venez, on va vous empoisonner ou vous tuer. Ne venez pas ici ». Automatiquement, nous, on a fui. Lorsqu’on a fui, on a écouté une semaine après que non, on a arrêté Christian Ngoy à Lubumbashi.

Ce n’est pas pour échapper à la justice que vous avez fui. C’est parce que vous craignez pour votre vie.

Non, on a fui la justice. Si on te prend, que tu vas avouer, lui, il va te tuer.

Le général Numbi ?

Oui, oui. La justice nous cherche vraiment. Il n’y a pas moyen de faire autrement. C’est pour ça que je me suis dit, je vais alerter la communauté internationale.

Si la justice congolaise arrive à vous sécuriser ou même arrive à vous interroger à l’étranger où vous vous trouvez à l’heure actuelle. Est-ce que vous seriez prêt à répondre à un magistrat congolais qui viendrait vous poser des questions ?

S’il y a un magistrat qui vient m’interroger à l’étranger, il n’y a pas de problèmes. Je suis prêt, on est prêt.

Vous êtes prêt à tout dire ?

Oui, il n’y a pas à cacher vraiment.

RFI

Sénat : Samy Badibanga aux commandes !

Il n’a ni démissionné, ni été reconduit. Il est resté, par contre, à son poste. Car, la pétition initiée contre lui a été simplement rejetée. Samy Badibanga Ntita, né le 12 septembre 1962 à Kinshasa, ex-Conseiller spécial de l’Intemporel Etienne Tshisekedi wa Mulumba de 2009 à 2011, élu Député National dans la circonscription de Mont-Amba à Kinshasa depuis 2011 à l’Assemblée nationale, nommé Premier Ministre du 17 novembre 2016 au 7 avril 2017, élu Sénateur en 2019, Leader du Regroupement ‘’Les Progressistes’’ et l’un des acteurs clés dans la montée en puissance de l’actuelle ‘’Union sacrée de la nation’’, reste seul aux commandes du Sénat. Tout étant Premier Vice-Président, il jouera, en même temps, le rôle de Président du Sénat jusqu’à l’installation effective de nouveaux membres du Bureau. Et si la plénière qui sera convoquée, très prochainement, n’y trouve aucun inconvénient, il pourrait, en principe, solliciter de se faire assister dans l’accomplissement de sa mission en cette période charnière, par les deux plus petits des Sénateurs, comme ils ont d’ailleurs été aux côtés du Doyen d’Age dont la mission se termine demain, après qu’il ait effectué la remise-reprise avec le Bureau Thambwe et transmis, juste un temps après, le fanion à Badibanga devenu ainsi, pour autant que le vide persistera, le nouveau Speaker Intérimaire du Sénat et donc, un des Chefs des Corps d’une des Institutions parlementaires de la RD. Congo.

Tablier ?

Finalement, répondant à l’appel du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, du 23 octobre 2020, la nouvelle Majorité acquise à l’Union sacrée de la Nation est en action au Sénat. Grâce à elle, le tsunami tant attendu est arrivé. Alexis Thambwe Mwamba, Tibasima Mbongemu Ateenyi, Kaumba Lufunda, Nzazi Rolly Lelo, Kamitatu Marie-Josée Sona, sans oublier Rubuye Hakizimwami, ont, chacun devant sa conscience, décidé de rendre le tablier.

Vers le remise-reprise

Déjà, la cérémonie de remise-reprise est fixée à ce mardi 9 février 2021. Mamboleo, du haut de ses 84 ans, a, en tant que Doyen d’Age, écrit à Alexis Thambwe Mwamba Alexis ainsi qu’à l’ensemble des autres membres du Bureau démissionnaires de prendre toutes les dispositions nécessaires pour son déroulement, conformément aux règles d’usage en la matière.

Leviers

Après le changement intervenu à l’Assemblée Nationale et en cours au Sénat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo dispose d’une nouvelle Majorité qui consacre, désormais, l’ensevelissement de la coalition FCC-CACH au profit de l’Union sacrée de la nation.

Aux yeux des analystes, plus rien ne lui manque pour réaliser les réformes électorales et institutionnelles, plus rien ne peut l’empêcher de traduire dans les faits son ambitieux projet consistant, disait-il, dans ses trois discours du 23 octobre 2020, du 6 et 14 décembre 2020, à gouverner autrement, en mettant fin au régime de la prédation.

Maintenant que l’Assemblée Nationale et le Sénat sont à la portée de sa nouvelle Majorité, il va de soi qu’il propulse, depuis les profondeurs de sa propre vision, le pays vers les rails de sa renaissance et, même, de son redecollage.

D’ailleurs, depuis samedi 6 février 2021, profitant de ses nouvelles fonctions de Président en exercice, n’a-t-il pas promis de faire sortir l’Union Africaine, en ce compris la RD. Congo, son propre pays, avec le concours de tous, des salles de conférences, des disques durs des ordinateurs et des dossiers bien ficelés des secrétariats des dirigeants africains, pour l’amener dans les cours des écoles, au milieu des camps de réfugiés, aux cœurs marchés des villes et des champs des villages ?

LPM
La prospérité

Masolo Na Député – GLM : Félix Tshisekedi akweyisi mur ya Jéricho ?

« Je le dis sans peur. Je suis là pour déboulonner le système dictatorial qui était en place, » affirmait Félix Tshisekedi le 4 avril 2019 lors d’une conférence au Council on Foreign Relations, au cours d’un atelier de réflexion sur la politique étrangère, à Washington D.C aux Etats-Unis. Suivez Masolo Na Député avec l’honorable député Eliezer Thambwe (Ndeko Eliezer).

RDC : John Numbi plus que jamais hanté par le fantôme de Floribert Chebeya

Il n’en finit pas de lui courir après. Plus de 10 ans après son assassinat, Floribert Chebeya, ou plutôt, son fantôme, ne lâche pas l’affaire. Et ce n’est pas pour n’arranger celles du personnage clé de ce meurtre odieux, le général John Numbi. Alors que le dossier semblait noyé, en grande partie à cause de l’impunité caractéristique de l’ancien régime de Joseph Kabila, de nouveaux témoignages glaçants obtenus par nos confrères de RFI viennent remettre le sulfureux général encore un peu plus sur la sellette.

Dans son récit macabre, l’un des policiers exécutant, un nommé Hergil Ilunga, raconte dans les moindres détails ce jour fatal du 1er juin 2010 qui a coûté la vie au secrétaire général de la Voix des Sans voix et à son chauffeur Fidel Bazana. Comment, lui, et six autres policiers ont reçu l’ordre pour étouffer les deux infortunés. Il cite les principaux protagonistes du double meurtre : les deux officiers déjà condamnés à mort par la cour militaire congolaise, le colonel Banza Mukalay et le major Christian Ngoy mais surtout l’ancien inspecteur général de la Police nationale congolaise qui se promène toujours, libre, le général John Numbi.

S’il s’est jusqu’ici échappé des mailles du filet d’une justice à l’époque aux ordres, John Numbi risque cette fois-ci de ne pas continuer à se dérober, comme le réclament déjà les organisations de droits de l’homme. « Il suffirait tout simplement que les politiques mais aussi le pouvoir judiciaire s’activent et définissent une stratégie forte pour qu’il soit arrêté conformément aux lois de la république pour être présenté devant la justice militaire », a suggéré lundi le président de l’Association congolaise pour l’action et la justice (ACAJ). Georges Kapiamba compte pour cela sur le nouveau pouvoir à Kinshasa qui fait de la justice son cheval de bataille. « Avec le discours du président Félix Tshiskedi de devoir faire engager tous les moyens pour rendre justice aux victimes, nous espérons que ces moyens seront mobilisés pour que tous ceux qui sont cités notamment le général John Numbi soient contraints à comparaître devant le juge et qu’ils soient confrontés éventuellement à tous ces témoins. », insiste l’avocat.

Même son de cloche du côté de la communauté internationale à l’instar de l’Union européenne qui a souhaité par la bouche de son ambassadeur à Kinshasa « que la justice congolaise puisse se saisir des témoignages recueillis pour relancer la procédure sur l’assassinat ».

Il faut dire que ces nouveaux éléments ont fait l’effet d’une bombe. Si les réactions sont encore timides ou privées au niveau de la classe politique congolaise, pour beaucoup, ces témoignages viennent rappeler douloureusement à ceux qui l’auraient encore oublié, de quelle cruauté a pu être l’ancien régime de Joseph Kabila.

Cas-info

RDC: Félix Tshisekedi de retour à Kinshasa

Le chef de l’Etat et Président en exercice de l’UA, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a regagné Kinshasa après la tenue du 34e sommet de l’Union Africaine, au cours duquel il a été élevé au firmament de l’organisation intergouvernementale du continent africain.

Arrivé par jet privé, ayant atterri à 16h40, le chef de l’État congolais a été accueilli, au pied de l’avion, par son épouse, la première dame, Denise Nyakeru Tshisekedi. Après avoir été fleuri, comme le veut les pratiques protocolaires, le garant de la Nation a salué le Gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, le bourgmestre de la Commune de la Nsele et quelques corps constitués, venus souhaiter bon retour au premier des congolais.

Après les honneurs symboliques de la garde présidentielle, le Président en exercice de l’UA a marché sur le tapis rouge tout en saluant du signe de la main, mesures barrières exigent, la panoplie des personnalités politiques de toutes tendances confondues.

Quelques minutes au salon d’honneur, le cortège présidentiel a pris la direction de la cité de l’UA. Ainsi on venait pour la première fois dans l’histoire de la Rdc, d’assister au retour d’un président fraîchement élevé à la tête de l’ex Organisation de l’Unité Africaine (d’autant plus que le 4e sommet a eu lieu à Kinshasa, lors du sacre de Joseph Désiré Mobutu ). Kinshasa va redevenir , pour la deuxième fois, capitale du berceau de l’humanité après 54 ans. C’est le feu Maréchal Mobutu en 1967 qui a occupé ce poste de 1967 à 1968.

La particularité de cet accueil est multiple. C’est pour la première fois que le chef de l’Etat est salué par son épouse de retour d’un voyage africain, en plus d’être fleuri. C’est aussi l’unique fois où l’on assiste à un nombre record des personnalités politiques à l’aéroport, et enfin on a vu le drapeau de l’UA hissé au mât, à côté du drapeau de la Rdc, à l’arrivée du Président de la République.

La République Démocratique du Congo au toit de l’Afrique va vivre une année tout à fait spéciale, avec, notamment, un balai diplomatique sans précédent.

Eric Wemba
Média Congo Press

Assassinat de Floribert Chebeya : Des témoignages qui vont couler John Numbi

Pour la première fois, deux policiers reconnaissent avoir participé à l’assassinat des militants des droits de l’homme congolais, Floribert Chebeya et Fidèle Bazana. Ce double meurtre est parmi les crimes les plus emblématiques de la présidence de Joseph Kabila. Entretien avec l’un des deux membres du commando chargés de les assassiner, l’ancien adjudant Hergil Ilunga wa Ilunga. Suivez Marius Chez Vous.

Libération de Kamerhe : l’UNC annonce des cultes d’actions de grâce ce samedi

En prévision de la reprise du procès en appel de Vital Kamerhe, Président national de l’Union pour la Nation Congolaise(UNC), prévue lundi 15 février 2021, le Parti de Vital Kamerhe annonce l’organisation des cultes d’actions de grâce le samedi 13 février 2021 sur l’ensemble du territoire national.

C’est ce qu’indique le communiqué de cette formation politique signé par son Secrétaire Général ai, Aimé BOJI, adressé à tous les Hauts cadres, Cadres, militants et mandataires du parti dans différentes institutions de la République.

Ces cultes auront pour but d’implorer la miséricorde de Dieu et la justice Divine en faveur de son Président National.

A cet effet, chaque Interfédération est priée de prendre toutes les dispositions utiles pour la réussite de ces cultes.

Pour la ville de Kinshasa, une messe sera dite en la Cathédrale Notre Dame du Congo dans la commune lingwala à partir de 9h00.

Tous les membres de l’UNC et autres sympathisants présents à Kinshasa sont priés d’y prendre part.

Pour rappel, Vital Kamerhe a été condamné à 20 ans de prison pour détournement des derniers publics du programme de 100 premiers jours de Félix Tshisekedi. Son procès en appel reprend sauf changement de dernière minute, ce 15 février.

Ivan Honoré
24h

RDC: Thambwe Mwamba attendu ce mardi au sénat pour la remise et reprise

La cérémonie de remise et reprise est confirmée ce mardi entre l’ancien bureau Thambwe Mwamba et le Bureau d’âge.

Le sénateur Léon Mamboleo, président du Bureau d’âge avait dans une correspondance adressée à Alexis Thambwe Mwamba, demandé que ce dernier prenne « des dispositions quant à ce ».

En rappel, le Sénateur Thambwe Mwamba avait déposé sa démission le 5 février, à quelques minutes du début d’une séance plénière conduite par le Bureau d’âge qui devait examiner les pétitions réclamant sa destitution et celle des autres membres de son Bureau.

Sur un total de 7 membres du bureau, seul le 1er vice-président Samy Badibanga a été sauvé de justesse par ses collègues qui ont rejeté la pétition initiée contre lui.

Africa 24 sur 24

Discours de Fatshi à l’Union Africaine : Décryptage

Critik Infos du 8 février 2021 – Toute l’actualité de la RDC avec l’analyste politique Christian Bosembe – Sujet : Décryptage du discours de Fatshi à l’Union Africaine.

Union Africaine : première réunion du « gouvernement Tshisekedi » à Addis-Abeba

Au lendemain de la clôture de la 34 ème session ordinaire de la conférence des Chefs d’État de l’Union Africaine, le Président en exercice de l’institution panafricaine Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo a eu une réunion avec l’équipe renouvelée de la Commission de l’Union Africaine.

Conduite par M. Moussa Faki Mahamat, cette équipe est constituée notamment de la vice-présidente de la Commission et des commissaires.

Il s’agit de la première réunion de prise de contact avec le ” Gouvernement Tshisekedi ” de l’Union Africaine. Le nouveau Président a exposé la vision de sa mandature à cette équipe et félicité chacun des membres

La Commission de l’Union africaine (CUA) est le secrétariat de l’UA et assure les activités quotidiennes de l’Union. Elle est basée à Addis-Abeba, en Éthiopie.

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L’équipe type du CHAN 2020 sans un seul Léopard

A l’issue de la finale remportée dimanche par le Maroc face au Mali (2-0), la Confédération africaine de football (CAF) a dévoilé son équipe type du CHAN 2020. Sans surprise, celle-ci est dominée par les vainqueurs marocains, nation la plus représentée avec 5 joueurs dont Soufiane Rahimi, qui a terminé meilleur joueur et meilleur buteur de la compétition.

On retrouve également le Mali avec 4 éléments, surtout en défense, dont le gardien Djigui Diarra. Etonnamment, le portier figure dans ce onze type alors que c’est le Marocain Anas Zniti qui a été désigné meilleur gardien du tournoi dimanche soir. L’explication est simple : Zniti a fait une grande finale puisqu’il a été élu homme du match et la commission technique de la CAF lui a sans doute attribué ce prix au dernier moment, alors que l’équipe type avait certainement été réalisée quelques heures plus tôt, avant la finale, et Diarra avait jusque-là davantage tiré son épingle du jeu…

A signaler également la présence de deux Guinéens, qui ont décroché la médaille de bronze : Morlaye Sylla, qui était un candidat sérieux au titre de meilleur joueur, et Yakhouba Gnagna Barry, 2e meilleur buteur de cette édition avec 3 buts au compteur.

L’équipe type du CHAN 2020 d’après la CAF : Djigui Diarra (Mali) – Issaka Samake (Mali), Yacouba Doumbia (Mali), Abdelmounaim Boutouil (Maroc), Hamza El Moussaoui (Maroc) – Yahya Jabrane (Maroc), Sadio Kanouté (Mali) – Yakhouba Gnagna Barry (Guinée), Morlaye Sylla (Guinée), Soufiane Rahimi (Maroc) – Ayoub El Kaabi (Maroc).

Sportrdc