La polémique sur le financement de la campagne de Lamuka refait surface. L’homme qui rebondit dans l’affaire s’appelle Francis Kalombo. l’ex président de la ligue de Jeune du PPRD devenu allié de Moise Katumbi révèle que Martin Fayulu avait bénéficié de son leader, le montant de 50 millions de dollars américains pour financer la campagne du candidat commun de la Coalition Lamuka, Martin Fayulu. Ceci, pour répliquer à Adolphe Muzito qui avait récemment soutenu que Moïse Katumbi n’a jamais été financier de la Coalition Lamuka.
D’après l’ex-député , l’ancien gouverneur du Katanga avait hormis les 50 millions de dollars pour financer la campagne de Martin Fayulu mais dépenser également pour la location des avions et hélicoptères.
«Moïse Katumbi a financé la campagne de Martin Fayulu, la campagne de Lamuka était financé par Moïse Katumbi. Je connais le chiffre . Il avait mis sur la table 50 millions de dollars au départ et je sais jusqu’où nous sommes arrivés et combien était sorti, parce que pour lui, il fallait mettre fin à la Kabilie et pour y arriver il fallait mettre un paquet pour que la campagne soit une réussite. Et vous avez des avions et hélicoptères déjà payés”répond de manière chirurgicale Francis kalombo à Adolphe Muzito lors de son passage sur le magazine du journaliste Claude Pero Luwara
Critik Infos du 30 décembre 2020 – Toute l’actualité congolaise avec Christian Bosembe – Sujet : les dossiers brûlant sur la table Fatshi : place aux vérités.
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sont à la recherche depuis ce mardi 29 décembre de l’un de ses hélicoptères « porté disparu » après son décollage de Bunia (Ituri).
A en croire le porte parole de l’armée dans cette région, cet hélicoptère se rendait à Kisangani (Tshopo) avec des délégations d’officiers militaires de la troisième zone de défense qui étaient en mission dans les provinces du Nord-Kivu et Ituri.
« Un de nos deux hélicoptères est porté disparu y compris les membres d’équipage alors qu’il avait bien décollé ici à l’aéroport de Bunia. C’est vers Niania que nous nous sommes rendus compte de cette situation. Mais nous avons déjà lancé les opérations de recherche terrestre sur l’initiative du commandant de la 3ème zone de défense, le Général Alengbia Nzambe », annonce le lieutenant Jules Ngongo
A lui d’ajouter que les recherches sont lancées avant une communication officielle.
Le greffier Prosper Kukwakana Ah’kamb’eh, dénonce des détournements au sein du greffe près la Cour constitutionnelle. Dans une lettre ouverte adressée au Président a.i de la Cour constitutionnelle en date du 28 décembre 2020, ce greffier exprime « sa douleur et sa déception » à la suite des révélations des détournements qui ont été faites lors de la réunion du 3 décembre 2020.
« Certes, voir comment nous sommes allés au premier confinement sans moyens pendant cette dure période, la façon dont nos enfants ont repris l’école sans rien et la difficulté que nous éprouvons au jour le jour à nous faire soigner et à trouver même le transport pour nous rendre au service, c’est décevant et révoltant. Et pourtant, il a été révélé pendant la même période une opacité dans la gestion de plus de 50.000.000 FC, plus grave encore récemment la non justification de 104. 000. 000 FC par l’un de nos collègues, le Greffier Divisionnaire Lutonadio Kukala Théophile (collaborateur direct du Greffier en Chef) », écrit-il dans sa lettre.
Et de poursuivre : « Plus choquant aussi cette affaire de rétro commission qui existe en complicité avec le service financier pour faciliter ces actes odieux, alors que nous, destinataires, croupissons dans la misère. Chose grave, l’Etat Congolais dans le PEB (plan d’engagement budgétaire) mis au profit du greffe reprend plusieurs lignes à notre profit qui depuis l’existence de cette Cour n’a toujours été que chimère pour nous. En votre qualité d’officier d’ordonnancement, nous attendons des solutions idoines pour pallier cette situation calamiteuse dont nous sommes victimes ».
Toujours dans cette lettre, le greffier Prosper Kukwakana menace de saisir le Procureur Général près la Cour de cassation. Il invite l’Inspecteur Général des Finances à s’imprégner de la situation en vue de sanctionner les auteurs de ces détournements. Il affirme aussi sa détermination de recourir à la voie disciplinaire, conformément au statut du personnel de carrière des services publics de l’Etat.
Ce problème concerne le Greffe de la Cour constitutionnelle qui est un service rattaché à cette juridiction. Celle-ci traverse également une période de turbulence due à la démission de son président Benoît Lwamba, la permutation des deux membres vers la Cour de cassation et la nomination de nouveaux juges.
Le sénateur Modeste Bahati Lukwebo est la seule autorité morale reconnue pour engager l’Alliance des forces démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) auprès des tiers, en l’occurrence l’«Union sacrée de la Nation», où souffle le vent du renouveau. Ainsi en a décidé la conférence des présidents des partis et personnalités élargie aux députés et sénateurs ainsi qu’aux députés provinciaux de ce regroupement politique. Assises organisées le lundi 28 décembre dernier à l’hôtel Vénus, à Kinshasa, autour de Modeste Bahati Lukwebo.
L’objectif de cette rencontre a été de préparer la prochaine audience que va accorder le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à cette plate-forme politique dans le cadre de l’«Union sacrée de la Nation».
Les participants ont tous donné les pleins pouvoirs à l’autorité morale de leur regroupement politique pour représenter et engager l’AFDC-A. Dans une déclaration lue par Rémy Musungayi Bampale, ils ont affirmé que Modeste Bahati Lukwebo demeure «la seule autorité habilitée à parler au nom et pour le compte de l’AFDC-A ». Et ont dit, à l’unanimité, « suivre attentivement l’évolution de la situation politique en ce moment déterminant de la troisième législature, marquée par la volonté, non équivoque, des fils et filles de la République démocratique du Congo d’ouvrir une nouvelle ère politique à travers l’«Union sacrée de la Nation»initiée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo ».
Plusieurs parlementaires et députés provinciaux, alors dans la dissidence pilotée par la ministre d’Etat, en charge du Travail et de la Prévoyance sociale, Néné Nkulu, ont rehaussé de leur présence cette rencontre. Parmi eux Maguy Rwakabuba, Solange Nye-nyezi et Patrick Munyomo. Sans oublier des députés du Parti travailliste de Steve Mbikayi, autre dissident, qui ont choisi de rentrer au bercail. C’est dans cet ordre d’idées que la déclaration de circonstance souligne le fait que la porte est grandement ouverte à toutes les brebis égarées.
Pour rappel, depuis le rétablissement dans ses droits par la justice congolaise, Modeste Bahati Lukwebo, victime de l’injustice de la part du Front commun pour le Congo (FCC) pour avoir présenté sa candidature au perchoir du Sénat face au candidat choisi par «l’autorité morale» du FCC, Joseph Kabila, s’est allié à l’«Union sacrée de la Nation».
Taxé de tous les maux par ses détracteurs, il n’a pas désarmé. Bien au contraire, il a poursuivi sa lutte qui, aujourd’hui, a démystifié ses bourreaux d’hier. S’inscrivant dans la lutte pour l’avènement d’un Etat démocratique et de droit, il a opté pour une véritable alternance politique au sommet de l’Etat en RDC. Et entend apporter sa contribution au développement de son pays. Ce qui explique son adhésion à l’«Union sacrée de la Nation» initiée par Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il est pour cela déterminé à aider le chef de l’Etat à se créer une majorité parlementaire afin qu’il soit capable de concrétiser ses promesses faites aux populations congolaises.
L’ancien candidat à la présidentielle passée de la coalition Lamuka, Martin Fayulu s’adresse ce mercredi 30 décembre 2020 à la nation dans les après-midi à l’Hôtel Faden House à Kinshasa.
Son speech très attendu, intervient deux ans après la tenue de l’élection présidentielle couplée aux législatives nationales et provinciales.
Le président de l’Engagement pour la citoyenneté et le Développement (Ecidé), qui continue de réclamer sa victoire à la dernière présidentielle, va analyser la situation du pays après l’alternance politique au sommet de l’Etat.
De son côté, le député Justin Omakola plaide pour la retransmission du discours de Fayulu sur RTNC.
« La RTNC devrait déployer aussi son dispositif technique pour le discours de Martin Fayulu,pour faire preuve d’impartialité si réellement nous sommes dans un pays démocratique. » propose cet élu provincial de Sankuru via tweeter
Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba auto-exclus de Lamuka?
Le discours de Fayulu éclairera également l’opinion sur le climat au sein de la plateforme LAMUKA après l’adhésion de Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba au sein de l’Union sacrée du président Tshisekedi.
Ouverte lundi 29 décembre par le discours du Président de la République Félix Tshisekedi, la 7e conférence des Gouverneurs de provinces s’est clôturée ce mardi par une motion de soutien au Chef de l’Etat, selon la presse présidentielle.
Dans cette motion, indique la même source, les Gouverneurs de provinces rassurent que les instructions du Chef de l’Etat seront exécutées sans failles, respectées mais surtout relayées dans leurs différentes entités.
Ces 26 Gouverneurs ont également pris l’engagement de travailler en harmonie avec le gouvernement central, cela en faveur de la vision du Président de la République. Ils ont également exprimé la nécessité de soutenir l’Union sacrée, à en croire la presse présidentielle.
Ces assises des Gouverneurs se sont tenues du 28 au 29 décembre 2020 autour du thème : “la gouvernance des provinces dans l’environnement démocratique actuel : défis et opportunité”.
Le glas a-t-il sonné pour le Front commun pour le Congo (FCC), plateforme politique portée par l’ancien président congolais Joseph Kabila? A la suite des derniers événements survenus à l’Assemblée nationale, nombre de Congolais seraient tentés d’y répondre par l’affirmative.
Cependant, côté FCC, la situation actuelle est loin d’être un échec définitif. Moins encore, un motif de baisser la garde. Bien au contraire. En dépit de la déchéance du bureau Mabunda du perchoir de l’Assemblée nationale le 10 décembre, la Kabilie ne s’avoue pas vaincue.
Autour de l’Autorité morale, Joseph Kabila en séjour depuis plusieurs jours à Lubumbashi, les sociétaires du Front Commun pour le Congo multiplient des réunions pour peaufiner des stratégies en vue de reconquérir le bureau de la Chambre basse du parlement congolais qu’ils ont perdu à la suite de la destitution du bureau Mabunda par voie de pétitions.
Selon des sources, hier mardi à la ferme de Kashamata, le comité de crise conduit par Raymond Tshibanda avec notamment Geneviève Inagosi et Boniface Balagame, a eu une séance de travail avec le sénateur à vie Joseph Kabila. Ont été associés à ladite réunion, Emmanuel Shadary et Néhémie Mwilanya, membres de la coordination du FCC.
D’après un haut cadre de la Kabilie qui s’est exprimé sous couvert de l’anonymat, il a été décidé que le camp Kabila présentera les candidats à tous les postes du bureau de l’Assemblée nationale.
On rappelle qu’à la demande du Président Félix Tshisekedi, le bureau d’âge de l’Assemblée nationale présidé par Christophe Mboso Nkodia Mpuanga (ex-FCC?) devait convoquer une session extraordinaire de cette Chambre du Parlement le 5 janvier 2021.
Cette session aura comme principal point à l’ordre du jour l’examen de la pétition contre le questeur adjoint de l’Assemblée nationale, unique rescapé circonstaciel du tsunami du 10 décembre et l’élection du bureau définitif de l’Assemblée nationale.
D’ores et déjà, la bataille s’annonce âpre pour les deux camps rivaux. Le ticket FCC et celui de l’Union Sacrée s’affronteront dans un classico pour occuper tous les fauteuils de l’Assemblée restés vacants après la déchéance du bureau Mabunda.
Toutefois, la famille politique de Joseph Kabila croit encore faire venir dans ses rangs, ses députés qui avaient voté pour la pétition contre le bureau Mabunda.
Pour le Front Commun pour le Congo, le vote d’une frange de ses députés pour déchoir l’équipe Mabunda était dicté par des frustrations et ne signifie pas forcément le basculement ou l’émiettement de la Majorité.
Dans le camp de l’Union Sacrée, nouvelle coalition politique créée par Félix Tshisekedi, après son divorce d’avec son prédécesseur, on affûte également des armes pour occuper le bureau de l’Assemblée nationale après la victoire (inattendue?) symbolisé par la déchéance de l’équipe Mabunda, majoritairement FCC.
Dans la perspective de nouveaux enjeux politiques qui se présentent désormais devant lui pour les trois années restantes de son quinquennat, le chef de l’Etat avait réuni le week-end dernier Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba et les regroupements politiques dissidents du FCC pour opérationnaliser la nouvelle Majorité version Union Sacrée.
Modeste Bahati, un autre poids lourd qui a rejoint l’Union Sacrée, sera reçu par Fatshi avec son regroupement AFDC avant la fin de la semaine.
Selon plusieurs sources, l’Union Sacrée s’apprêterait déjà à présenter son ticket au bureau de l’Assemblée nationale.
A en croire les mêmes sources, le poste de président de l’Assemblée reviendrait à Ensemble de Moïse Katumbi.
Christophe Lutundula et Christian Mwando sont de plus en plus cités pour succéder à Jeanine Mabunda à la tête du bureau de l’Assemblée nationale.
Pour le moment, dans le camp du FCC la liste ou les noms des prétendants aux différents postes du bureau de la Chambre basse ne sont pas encore connus. Le comité de crise organisera des concertations pour trouver un consensus sur la désignations de candidats aux 7 postes du bureau de l’Assemblée nationale, président, 1er vice-président, 2ème vice-président, rapporteur, rapporteur adjoint, questeur et questeur adjoint.
L’ancien député national Zacharie Bababaswe lance un message fort en direct de Côte d’Ivoire sur l’Affaire Couvre-feu et confinement en République Démocratique du Congo.
La relation pouvoir central-gouverneurs de provinces est régie par la Constitution et non par l’adhésion à un quelconque mouvement politique, soutiennent nombre d’analystes.
Rideaux sur la 7ème session de la conférence des gouverneurs de provinces. La fin des travaux a été sanctionnée par une motion de soutien au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Les 26 chefs des exécutifs provinciaux adhèrent non seulement à la vision du Chef de l’Etat, mais aussi à l’Union sacrée de la nation. Une allégeance qui fait réagir certains observateurs de la scène politique rd congolaise.
Pour nombre d’analystes, que les gouverneurs de provinces soient en phase avec le Président de la République, en ce qu’ils sont ses représentants dans leurs entités respectives, cela tombe sous le sens. Tant cette collaboration-verticale soit-elle- est constitutionnelle. La République Démocratique du Congo n’aurait rien à gagner avec des gouverneurs qui tourneraient le dos au pouvoir central. Une attitude qui friserait la rébellion, si l’on se réfère à notre histoire.Le fait pour les gouverneurs de provinces de s’engager à travailler selon la vision du Président de la République est donc normal.
Le hic, c’est cette tendance à vouloir institutionnaliser l’Union sacrée de la nation. Libre au Chef de l’Etat de lancer son mouvement. Et ceux des compatriotes qui sont dans les institutions sont également libres d’y adhérer. Mais faire de l’Union sacrée un référent institutionnel a de quoi heurter la loi fondamentale. L’Union sacrée ne figurant ni dans l’ADN de la Constitution en vigueur ni dans l’ordonnancement institutionnel qui régit le pays.
La séquence actuelle, mutatis mutandis, rappelle un peu aux Congolais d’un certain âge, les épopées MPR et AFDL. Le premier se voulait être la source de légitimité du pouvoir en République du Zaïre. Quant à la seconde, elle avait la prétention d’embrigader » tous les Congolais libérés du mobutisme et du néocolonialisme. »
LA CONSTITUTION, CADRE DE RELATIONS ENTRE POUVOIR CENTRAL ET GOUVERNEURS DE PROVINCES
Dans un camp comme dans l’autre, les libertés fondamentales, le pluralisme politique s’en étaient trouvés sacrifiés.
Dans le paysage congolais actuel, l’Union sacrée de la nation a toute sa place. Mais seulement aux côtés d’autres plateformes politiques. Ce mouvement, même s’il est inspiré par le Président de la République, ne devrait pas avoir vocation à devenir une institution. Au point que les gouverneurs croient devoir unanimement y souscrire. Hier, aujourd’hui comme demain, sur pied de la constitution du 6 février 2006, le gouverneur a l’obligation de collaborer, de coopérer et même d’appliquer les instructions et directives du pouvoir notamment celles du Président de la République. Cette obligation constitutionnelle n’est pas antinomique avec l’autre casquette du gouverneur qui est un élu et à ce titre redevable devant ses mandants que sont les députés provinciaux. Lesquels l’ont investi non sur la base du programme du Chef de l’Etat mais au regard de son programme. Comme la Constitution en vigueur repose sur des piliers démocratiques ou pluralistes, le gouverneur de province peut ou ne pas être de même sensibilité que le tenant du pouvoir central. Ce cas de figure ne dérangerait en rien la relation entre le chef de l’exécutif provincial et Kinshasa.
Le seul cadre de collaboration entre le pouvoir central et les exécutifs provinciaux étant la Constitution. Il est donc plus que temps de clarifier l’identité de l’Union sacrée de la nation. Est-ce est la vision du Chef de l’Etat comme ses prédécesseurs en ont eu et ses successeurs en auront ? Est-ce une énième plateforme politique ? Une chose est sure, ni la loi fondamentale, ni les autres lois y afférentes ne prévoient une institution appelée Union sacrée de la nation. FDA
Les gouverneurs de provinces s’engagent à travailler suivant la vision de l’Union sacrée de la nation
A travers la motion de soutien au Président de la république Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo lue par le gouverneur de Tshuapa Pancrace BOONGO au nom de ses collègues à la séance de clôture de la 7ème session de la conférence des Gouverneurs, les 26 chefs exécutifs provinciaux ont rassuré le chef de l’Etat de leur soutien et de l’exécution sans faille de ses instructions qui seront respectées et relayées dans leurs entités.
En leur qualité de représentants de la Haute Autorité du pays, les 26 ont promis de soutenir les efforts de cohésion nationale et de développement entrepris par le Président de la république.
Ils ont aussi pris l’engagement de travailler en toute harmonie avec le gouvernement central en adhérant à la vision du chef de l’Etat.
Conscients du décollage timide du pays, les 26 Chefs des exécutifs provinciaux ont souligné la nécessité de soutenir l’Union Sacrée de la Nation.
Ils ont aussi proposé au Chef de l’Etat une itinérance dans chaque province pour asseoir les nouvelles directives.
Représentant du Chef de l’Etat en provinces, les 26 Gouverneurs s’approprient les résolutions issues de la 7ème conférence des Gouverneurs et promettent de veiller sur leur application.
Rapporteur de la Conférence des Gouverneurs, le Vice Premier ministre et ministre de l’intérieur Gilbert Kankonde a lu le compte rendu des travaux de cette 7ème session sous le thème: «La gouvernance des provinces dans l’environnement démocratique actuel défis et opportunités.»
Faisant la compilation de l’état des lieux des provinces fait au cours de cette session, il a été noté, sur le plan politique et sécuritaire entre autre les conflits récurrents entre les assemblées provinciales et les gouvernements provinciaux ; les conflits coutumiers, le banditisme urbain et l’activisme des groupes armés.
Au plan Économique, financier et social, il a été noté la dégradation du tissu économique des provinces; la gestion centralisée des investissements des provinces, le faible pouvoir d’achat, le faible accès à l’énergie électrique et à l’eau potable ; le non-respect des redevances pétrolières et d’infrastructures ainsi que les effets de la pandémie de COVID-19.
Sur le plan des infrastructures et développement, on note la vétusté des unités de production dans certaines provinces et l’absence dans d’autres surtout celles issues du démembrement. Le principe de l’organisation rotative de la conférence a été réaffirmé et la ville de Mbandaka a été choisie pour abriter la prochaine réunion des Gouverneurs.
Pour garantir la stabilité des institutions provinciales, le VPM a sollicité qu’il soit décrété un moratoire suspendant les motions de défiance contre les gouverneurs pendant une période de 2 ans.
Avant de clôturer les travaux de cette conférence, la 1ère de sa mandature, le Chef de l’Etat Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est dit satisfait d’entendre l’engagement des gouverneurs à travailler sans relâche pour le bien du peuple.
La Président de la république a noté les obstacles au développement des provinces et promet d’y mettre fin.
Il a promis de veiller sur l’effectivité de la rétrocession en exigeant la mise en place de la chaine des dépenses.
La cour de compte instruit a été instruite à faire la mission de contrôle frais de rétrocession. Direction de la Communication du Chef de l’État en collaboration avec la Presse présidentielle
La Dynamique pour la solution à la crise (DYSOC) félicite Martin Fayulu, coordonnateur en exercice de LAMUKA «pour sa constance depuis Genève jusqu’à ce jour, pour sa fidélité à l’esprit de sa coalition devenu propriété du peuple congolais qui se l’est approprié et pour sa détermination à exiger, envers et contre tout, le respect de la Constitution. Cette structure dirigée par Lisanga Bonganga l’a fait savoir le mardi 29 décembre dans une déclaration dont une copie est parvenue à la rédaction de « Forum des As ».
La DYSOC fait ainsi allusion au rapprochement de Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi à l’Union sacrée de Félix Tshisekedi. «Si d’aventure ces deux leaders de la coalition LAMUKA confirment leur adhésion à la nouvelle coalition Union sacrée, ils s’inscriront dans une démarche dialectique qui les met en porte à faux avec les dispositions pertinentes de l’alinéa 4 de l’article 3 de la convention de LAMUKA du 27 avril 2019, muant la plateforme électorale LAMUKA en plateforme politique».
Cette disposition, observe le communiqué de la DYSOC, dispose : « Tout membre fondateur, ainsi que tout membre adhérent peut se retirer de la plateforme LAMUKA en tout temps. Le retrait d’un membre fondateur ou celui d’un membre adhérent ne peut donner lieu à la dissolution de la plateforme LAMUKA ou à la revendication par ce membre d’un droit de propriété intellectuelle ou d’un quelconque droit juridique sur la plateforme LAMUKA».
La DYSOC rappelle qu’aux termes de l’acte d’engagement que ces deux leaders ont signé le 11 novembre 2018 dans le cadre de l’Accord de Genève, «il est stipulé notamment qu’en cas de non-respect de cet accord de Genève, les signataires se sont engagés à mettre fin à leur carrière politique, de se soumettre aussi à l’opprobre de la Nation et la sanction de leurs pairs».
QUID DU STATUT JURIDIQUE DE L’«UNION SACREE»
«Au regard de ce qui précède, Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi de LAMUKA dont question, qui flirtent avec l’Union sacrée de la Nation devront tirer toutes les conséquences de leur adhésion définitive à cette vision du Président Félix Tshisekedi».
Lisanga Bonganga s’interroge sur le statut juridique de la plateforme nouvellement créée par Félix Tshisekedi. L’ancien ministre d’Etat réfléchit sur le statut juridique de l’Union sacrée de la Nation. «Est-ce un regroupement politique ? Est-ce une nouvelle formation politique?», se demande-t-il.
Pour ce cadre de la coalition LAMUKA, «un début de réponse vient d’être donné par le ministre délégué près le Président de la République qui, à travers les médias, a révélé à l’opinion que l’Union sacrée de la Nation est une vision de son initiateur». En tout état de cause, pense Lisanga Bonganga, «au risque de violer les dispositions de l’alinéa 2 de l’article 96 de la Constitution, de par sa fonction de chef de l’Etat, le Président Félix Tshisekedi ne peut pas créer un parti ou un regroupement politique et encore moins, en diriger les organes».
S’agissant de l’idée selon laquelle l’Union sacrée «serait ni plus ni moins qu’une simple vision de son initiateur», Lisanga Bonganga estime qu’elle conforte la DYSOC dans son analyse «qui considère l’Union sacrée de la Nation comme une nébuleuse, c’est-à-dire une vision sans âme, aux contours flous et dont on ne connait ni les tenants ni les aboutissants».
On rappelle que nombre de personnalités, partis et regroupements politiques ont déclaré leur adhésion à la nouvelle coalition labellisé « Union sacrée pour la Nation », créée par Félix Tshisekedi, après liquidation le 6 décembre, de la coalition FCC-CACH, au pouvoir depuis janvier 2019.
L’ancien député national Francis Kalombo appelle Martin Fayulu, candidat perdant à l’élection présidentielle 2018 à fermer sa gueule et démontre sa Kabilité. Regardez
Le discours « extrême » ici, est celui qui remet en cause le pouvoir du président congolais, jugé « fruit de la fraude » par ceux qui imitent, à quelques mots, le ton de l’opposant Martin Fayulu, candidat perdant de la dernière présidentielle qui, deux ans plus tard, continue à revendiquer la victoire électorale. Elles ne sont plus assez nombreuses, mais elles sont là, ces figures de premier plan qui croient en « la lutte » de ce dernier. Et elles adoptent ses mots : fraude, deal… Mais aussi son ton, sans gueule de bois. Le discours « extrême », est aussi celui de partisans du pouvoir Tshisekedi.
Ce mardi sur son compte Twitter officiel, ce réseau social devenu au Congo un terrain d’affrontements politiques musclés, l’opposant Alain-Daniel Shekomba devenu pro-Fayulu tweete, « très chers compatriotes, j’ai le plaisir de vous présenter le FAUX et la FRAUDE. Merci de retenir son visage car il est à la base des pillages de nos ressources naturelles et financières !!! Et signe des accords avec des criminels économiques et des guerres. » Texte illustré par un photomontage reprenant le visage du président congolais Félix Tshisekedi.
Quelques jours plus tôt, Devos Kitoko un de ses comparses et secrétaire général du parti ECIDE, comme toujours, a dû presser sur l’accélérateur : « les marginaux « sécants » du FCC-CACH sont en mutation stratégique pour le contrôle des zones d’incertitude qui donnent accès aux ressources de la fraude. Dans l’entretemps, LE DEAL est dans sa phase de l’homéostasie. La vigilance s’impose pour nous qui avons choisi la constance. »
En parallèle des deux tonitruants pro- « président élu », se trouvent une multitude d’autres auteurs des discours à la limite de l’outrance, personnalités connues comme le bâtonnier Firmin Yangambi – dix ans de prison à son actif pour tentative de rébellion – qui a créé sa Dynamique changer ce Congo, et d’autres anonymes.
Face à eux, se dressent ceux que la toile surnomme « les talibans », les partisans de Félix Tshisekedi réunis en une sorte d’armée numérique, qualifiée carrément de « milice numérique du président » par certains. Ils envahissent les réseaux sociaux, soient derrière de comptes anonymes au nombre de followers relatif dont quelques-uns accumulent à eux seuls des cinquantaine de milliers. D’autres agissent à visages découverts ou à l’intermédiaire d’autres faux comptes. Ils attaquent, répliquent, s’en prennent à tous ceux qui s’opposent à la politique du fils d’Etienne Tshisekedi, le défunt sphinx.
En août dernier, le réseau social Facebook avait annoncé avoir supprimé une soixantaine de comptes liés à Honoré Mvula, homme politique et défenseur du pouvoir Tshisekedi, pour « désinformation et propagande politique. » Ce qui explique l’ampleur de l’affrontement ressenti à l’international, dont la contradiction se traduit, généralement, aux invectives.
Sur l’autel des querelles politiques et moyens financiers investis, il est offert en sacrifice le vrai débat autour du développement de ce vaste pays d’Afrique centrale aux populations miséreuses.
Il a joué un rôle-clé dans le changement actuel de la majorité. Un rôle difficile de séduire les élus à adhérer au schéma de Félix Tshisekedi.
Discret, Samy Badibanga est très efficace dans le travail de fond. Dans les coulisses, il sait pêcher les gros poissons. Si Jean-Marc Kabund était en première ligne au front, Badibanga jouait la meilleure partition derrière les rideaux.
Le premier vice-président du Sénat admire bien son statut « de l’homme de l’ombre ». Jamais, l’ancien PM ne s’est mis au devant de la scène pour se faire remarquer.
Il a bataillé dur pour convaincre les élus. La prestation de serment des trois juges constitutionnels est un défi qu’il a su relever. Toute l’équipe dirigeante du FCC de l’Assemblée nationale et du Sénat avait séché l’hémicycle. Encore lui seul a cravaché pour tenir le pari. Badibanga est un stratège qui apporte des gages solides au président Félix Tshisekedi.
Aujourd’hui, la mission est presque réussie. Lui ne va jamais s’arrêter là. Il aime challenger. Tshisekedi doit avoir une majorité parlementaire solide. Il doit avoir un gouvernement qui doit absolument réussir le grand défi de résoudre les préoccupations de la population.
Badibanga, rompu dans l’art des négociations, pourra toujours slalomer pour aider le chef à être dans un bon confort. D’ailleurs depuis le début de cette législature, l’homme semble tenir la « boutique Fatshi » au Parlement.
Voilà pourquoi Tshisekedi n’hésite pas à confier les missions les plus délicates à Samy Badibanga.
Samy Badibanga, le pivot du système Tshisekedi
Qui pouvait imaginer que le président Félix Tshisekedi pouvait changer la donne au point d’obtenir le départ du bureau de l’assemblée nationale dans un contexte où sa famille politique partait au début de cette législature comme la minorité au sein des institutions représentatives ? En un temps record les choses ont changé et le FCC se retrouve avec une crise interne sous le bras où sa coordination est prise à partie par certains de ses propres sociétaires. Mais il est important pour nos lecteurs de comprendre la nature des faits qui se sont déroulés parmi nous pour espérer saisir ce qui est en train d’arriver dans les semaines qui viennent car au regard des indices probants, le mois de janvier va profondément voir se transformer l’espace politique.
Si le Président est en apparence le principal bénéficiaire du changement en cours du fait qu’ il veut se donner des marges de manœuvres pour appliquer sa vision du peuple d’abord, il est aussi judicieux que cette stratégie s’est mise en place grâce à l’apport indispensable de certains politiques dont le rôle discret mais substantiel n’est pas suffisamment signalé. Si l’on a vu le jour du vote contre le bureau Mabunda, l’honorable Kabund menant les troupes d’assaut, il est aussi vrai qu’il avait dans l’ombre d’autres politiques qui se sont déployés pour réussir ce qu’à l’UDPS on nomme un «grand coup».
Il était important que nous puissions dévoiler un peu le rôle de celui-là, n’en déplaise à son tempérament d’homme discret, mais qui joue un rôle clé dans le dispositif de Felix Tshisekedi.
L’efficacité d’un politique n’est pas une donnée spontanée, c’est une construction patiente qui passe par le partage des faits et qui aboutit au partage des idées et enfin à la mise en place d’une vision commune.
Samy Badibanga a suivi un parcours qui peut expliquer cette capacité qu’il possède d’anticiper sur les évènements et de passer aujourd’hui pour l’un des stratèges dans le carré du chef de l’Etat.
D’abord, il y a les liens historiques comme le fait que son père à lui fut proche de Etienne Tshisekedi et que des liens de famille existeraient entre les deux personnes. Ces liens créent une certaine intimité et donnent un appui considérable à l’élaboration des vues politiques surtout quand les relations humaines sont harmonieuses. Ayant choisi de mener un combat non violent et ce depuis la lettre de 52 pages, l’UDPS par ses ténors a toujours eu à faire face à un régime fort qui était l’incarnation de la résistance au changement. Et dans cette approche épistémologique, le sphinx prônait la révolte pacifique par des marches ou des villes mortes.
Et comme ces méthodes ne suffisaient pas à cause des fortes répressions, l’UDPS s’est toujours réservée le droit de discuter avec le «diable» quand cela était nécessaire. Mais ces discussions devaient obéir à une orthodoxie interne parfois difficile à cerner par les politiques pressés.
Samy Badibanga est passé naturellement du cercle familial, au cercle politique restreint en devenant conseiller spécial de Etienne Tshisekedi. Il faut signaler qu’il a eu sa dose de diabolisation car toutes les options levées ne sont pas comprises de la même manière au sein du parti. Mais en homme tempéré, il a su renouer les liens de confiance avec les structures du parti mais surtout avec le chef de l’Etat. Et en apparence, il apparait comme un homme clé du dispositif Tshisekedi au sein des institutions. Pour preuve, il est parmi les rares qui avaient négocié avec le FCC et est devenu Premier Ministre, mais qui a su après cette intermède regagner la confiance de ses chefs. Cette négociation qui s’impose à tous, l’a été aussi pour Etienne Tshisekedi qui a eu à faire alors que sa santé ne le permettait pas toujours de faire des longs voyages pour discuter de la manière socratique de faire accoucher l’Etat de Droit.
Elle s’est imposée à Felix Tshisekedi qui devait à l’issue des élections de composer avec le FCC pour la mise en place d’un gouvernement de coalition. Comme lui aussi, Samy Badibanga l’avait fait à l’issue du dialogue de la cité de l’Union Africaine. Il faut reconnaitre qu’à chaque fois que ces négociations avaient toujours rencontré l’incompréhension de la base, il fallait des hommes charismatiques comme les Tshisekedi pour faire accepter leurs mises en application.
C’est en vérité un homme rompu à la stratégie qui a montré une de ses facettes car comment expliquer que sans députés de sa plate-forme, il ait pu se faire élire sénateur ?
Et au Sénat même, comment il a manœuvré pour être choisi vice-premier président ? il a fait preuve d’une certaine adresse qui a réveillé le respect de ceux qui ne le connaissaient pas encore et l’admiration de ceux qui lui ont fait confiance.
Aujourd’hui, Samy Badibanga ne jure que par Felix Tshisekedi et s’est mobilisé pour faire avancer la vision de celui-ci. Pour s’en convaincre, il faut évoquer son rôle dans la réussite de la cérémonie de prestation de serment des juges nommés, cérémonie qui fut boycottée par tous les membres des bureaux de deux chambres. Il a fallu de la personnalité et de la conviction pour tenir ce moment qui sera d’ailleurs fondateur de la lecture définitive du Président qu’il en était fini de la coalition.
Ce jour-là était un défi permanent car le sabotage de la cérémonie était évident, il fallait livrer bataille pour que des personnalités les plus représentatives de l’Etat soient présentes à cette cérémonie. Des invitations ont disparu et il a fallu à Samy Badibanga au four et au moulin pour contenir la vague du désespoir qui commençait à prendre les administratifs. Il a fait le protocole, le directeur de communication et d’autres d’autres tâches pour garantir à cette séance de prestation de serment son succès.
Homme de contact, diplomate et ayant en cela un carnet d’adresses important, l’ancien Premier ministre est dans la position idéale pour aider le chef de l’Etat à construire un contexte politique qui soit favorable à réaliser son programme et ses promesses électorales qui sont en fait le pont nécessaire pour que le pays franchisse une étape de son destin vers un état prospère respectueux des droits humains.
Après avoir obtenu le départ du bureau de l’Assemblée nationale et s’étant engagé sur le chemin de constater une nouvelle majorité, le chef de l’état est devant un autre enjeu, celui de choisir un informateur qui sera en fait un négociateur qui ferait passer la pullule Fatshi auprès de la nouvelle coalition, car il devrait négocier avec l’ensemble des députés qui savent qu’ils font l’histoire car ils sont parvenus à faire basculer les rapports de force. Il a besoin d’un homme de confiance qui sera en réalité son représentant en face des politiques avec lesquels il doit baliser le chemin de la nouvelle gouvernance.
Il est d’ailleurs important que celui-ci soit proche de Felix Tshisekedi et qu’il lui permette de construire un lien politique avec la majorité en définissant le contour des intérêts rationnels et les moyens d’y faire face sans négliger l’un au profit de l’autre. S’il trouve cet oiseau rare, il serait mieux que celui-ci travaille dans cette approche avec Samy Badibanga pour élaborer avec le stratège les termes de référence de cette nouvelle étape.
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