Le Front commun pour le Congo est sorti de son silence pour dénoncer avec fermeté la désignation par le président de la République de l’informateur, qui n’est rien d’autre que Modeste Bahati Lukwebo, le leader de l’AFDC-A, un ancien allié de Joseph Kabila en rupture de ban depuis deux ans.
Dans un communiqué rendu public dimanche 03 janvier 2021 à l’issue d’une séance de travail qui a duré deux jours, la plateforme politique de Joseph Kabila a désapprouvé l’unilatéralisme du président de la République, Félix Tshisekedi.
Selon le FCC, il existe déjà une majorité au Parlement depuis le début de l’actuelle législature. Par ailleurs, les ténors de l’ancien régime Kabila estiment que cette désignation intervient »en l’absence de la destitution ou de la démission du Premier ministre en exercice ou de nouvelles élections législatives, conditions sine qua non stipulées par l’article 78 al. 2 de la Constitution ».
Voilà pourquoi, les présidents des regroupements et partis politiques membres de la famille politique de Joseph Kabila qui ont signé la déclaration, préviennent que « le FCC s’opposera de toutes ses forces à la dérive totalitaire ainsi qu’aux incitations subséquentes à la haine sur base d’appartenance ethnique et/ou politique ».
Le leadership de cette plateforme engage tous les Congolais « à ne tolérer, à aucun prix, un tel recul démocratique ». Il s’agit, pour le FCC, « de conjurer une fois pour toutes le retour de l’autocratie par la culture du droit de la force au détriment de la force du droit ».
Toutefois, la famille politique de Joseph Kabila dit être prête à participer à toute initiative allant dans le sens de consolider la démocratie congolaise à travers la révision des textes légaux dans le but de renforcer l’indépendance de la justice.
Les cadres du Front commun pour le Congo ont aussi saisi cette occasion pour saluer la mémoire de tous les Congolais décédés pour cause de la pandémie du Covid-19 ou encore pour cause de l’insécurité qui continue à faucher des vies innocentes notamment à Beni, Butembo, Lubero et en Ituri.
A noter que cette séance de travail de deux jours organisée par la direction politique du FCC, a été présidée par le Premier ministre sortant, Sylvestre Ilunga Ilunkamba.
Soirée historique, dimanche 03 janvier 2021. Le président de la République, Félix Tshisekedi, a reçu les députés ayant adhéré à l’union sacrée de la nation qu’il entend mette en place, après la fin de la coalition FCC-CACH. Ils étaient de tous bords, plus de 300, à avoir rehaussé leur présence à cette rencontre convoquée par le chef de l’État. Plusieurs personnalités dont le pris la parole devant le président de la République pour lui témoigner leur attachement et leur appartenance à l’union sacrée.
À son tour, le chef de l’État n’a pas donné sa langue au chat. Il a rassuré ses hôtes, leur demandant de ne pas avoir peur car ils ont fait le choix de la raison. “Vous êtes venus défendre le pays et vos électeurs sont fiers de vous ainsi que la nation. n’ayez pas peur”, a dit Félix Tshisekedi aux élus du peuple.
Cette rencontre a eu lieu à la cité de l’union africaine, et l’on aura signalé la présence de plusieurs kabilistes affirmés, comme Alphonse Ngoyi Kasanji, venu à la surprise générale et présenté lui aussi comme membre de l’union sacrée, renseignent les sources sur place. Félix Tshisekedi est en train de réussir son coup. La prochaine véritable épreuve sera l’élection du bureau définitif de l’assemblée nationale, qui sera un élément déterminant pour l’avenir de la vision politique de Félix Tshisekedi.
Condamné à mort dans le cadre du procès sur l’assassinat, en 2001, de l’ancien président Laurent-Désiré Kabila, Eddy Kapend a bénéficié d’une mesure de grâce présidentielle. Condamné en janvier 2003, l’ex-aide de camp de Laurent-Désiré Kabila a passé près de 20 ans derrière les barreaux. Considéré comme un prisonnier politique par plusieurs ONG, Eddy Kapend a toujours clamé son innocence.
La rencontre entre Félix Tshisekedi et les députés nationaux ayant rejoint l’« Union sacrée de la nation » a eu lieu dimanche 3 janvier à la Cité de l’Union africaine. Plus de 300 membres de l’Assemblée nationale ont participé à cette rencontre au cours de laquelle le chef de l’État les a invités à voter pour le ticket « Union sacrée » pour le prochain bureau.
C’est une très belle opération politique pour le président Félix-Antoine Tshisekedi, selon Elvis Mutiri wa Bashara. Ce transfuge du FCC (Front commun pour le Congo), qui a rejoint l’« Union sacrée de la nation », avait à ses côtés plusieurs autres anciens membres de la famille politique de l’ex-président Joseph Kabila, dont les très emblématiques Ngoyi Kasanji, Jean-Charles Okoto et Maguy Rwakabuba du PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie).
Plus de 300 députés nationaux ont répondu à cette invitation du président de la République. Ce rassemblement, organisé 48 heures avant la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, aura permis au chef de l’État de se rassurer sur la nouvelle configuration politique qui devrait donner une majorité certaine à l’« Union sacrée de la nation », son initiative.
Et c’est au cours de cette session extraordinaire, qui s’ouvre mardi 5 janvier, que le nouveau bureau de l’Assemblée nationale sera mis en place, en remplacement de celui que dirigeait Jeannine Mabunda (FCC), destitué peu avant la fin de la session ordinaire. « Vous n’avez trahi personne, vous vous êtes mis du côté du peuple » a, en d’autres termes, déclaré le président Tshisekedi, en s’adressant à ceux qui ont accepté de le rejoindre dans cette aventure.
« La tendance consistant à faire du président de la République la source de légitimation des autres institutions de la République est contraire au principe de la Constitution. Cela viole le principe de séparation des pouvoirs. »
Plus de 300 députés ont participé à la rencontre d’hier avec Félix Tshisekedi à la cité de l’Union Africaine au cours de laquelle le Chef de l’État les a invités à voter pour le ticket que présentera l’Union Sacrée pour les élections du prochain bureau de l’Assemblée nationale.
La présence de Ngoyi Kasanji à cette rencontre a fait jaser la toile. L’ancien gouverneur du Kasaï-Oriental sous Joseph Kabila dit n’avoir respecté que la volonté du peuple en s’alignant derrière le Président de la République.
” Ma base m’a interpellé pour me dire de suivre sa volonté. Voilà pourquoi aujourd’hui je suis allé répondre à cette vision auprès du Chef de l’État”, a expliqué le député Ngoyi Kasanji.
Kasanji tourne ainsi définitivement le dos à l’ancien Président en faisant savoir que le peuple a choisi le changement avec Félix Tshisekedi après les 18 ans de règne de Joseph Kabila.
“Je reconnais en Joseph Kabila que Dieu l’a aussi élevé et utilisé pendant 18 ans pour diriger ce pays. Il a fait ce qu’il pouvait faire et maintenant le peuple a voulu qu’il y ait le changement. Et nous devons nous inscrire dans la volonté du peuple. Je ne fais que la volonté du peuple, je ne suis allé nulle part”, a-t-il répondu.
Sur un ton d’espoir , le nouvel allié de Félix Tshisekedi entend servir le pays aux côtés du fils que Dieu a choisi pour présider aux destinées de cette nation.
” Joseph Kabila Kabange était Président de la République pendant 18 ans. Quand il m’avait été demandé de servir ce pays dans la volonté de Dieu pendant qu’il dirigeait le pays , je l’ai soutenu sans faille. Et maintenant que Dieu choisit son pays Felix Tshisekedi par la volonté du peuple qui est la volonté de Dieu , moi , je ne peux aller à l’encontre de cette volonté”, a-t-il donné sa position.
Ngoyi Kasanji est l’un des rares caciques fidèles à Joseph Kabila qui critiquait publiquement et farouchement le Président de la République après quelques ennuis qu’il a connus avec le nouveau régime notamment la décision de justice pour son déguisement de sa villa sur avenue Roi Baudouin dans la commue de Gombe , en faveur de Gabriel Mokia.
Le vent qui a soufflé sur l’Assemblée nationale emportant de force le bureau Mabunda a ouvert une brèche au sein du FCC et PPRD où sont enregistrées plusieurs défections et adhésions à l’Union Sacrée tant souhaitée par Félix Tshisekedi en vue de créer une dynamique positive autour de l’initiateur devant refonder l’action du gouvernement.
La situation sécuritaire que traverse l’Est de la République démocratique du Congo, préoccupe plus d’une personne. Après que l’opposant congolais Moïse Katumbi, président du parti politique Ensemble pour le Changement ait montré sa préoccupation à cette situation en ces termes ”(…), une fois de plus, une fois de trop, notre pays est humilié, nos institutions discréditées, notre armée défiée et nos élites déshonorées.”, c’est le tour de Jean-Pierre Mbemba, un autre opposant de délier sa langue.
Dans un tweet du lundi 4 janvier, parcouru par election-net.com, le Président du Mouvement de Libération du Congo (MLC) et cadre de la coalition Lamuka appelle à une opération d’envergure pour mettre fin à cette insécurité qui fait des multiples tueries.
“Nous ne pouvons pas rester insensibles face aux attaques récurrentes qui gangrènent le territoire de Beni. Il devient impérieux de mener une opération d’envergure pour mettre fin à ces tueries et cette insécurité”, a-t-il écrit.
Avant de poursuivre, “Nos compatriotes de Beni ont droit de vivre dignement.”
Rappelons que dans son communiqué du dimanche 3 janvier, le parti de l’ancien gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi, avait précisé que l’année 2020 s’est terminée par un bain de sang le 31 décembre dans le territoire de Beni, dont le bilan été de plus ou moins, 22 civils morts après les incursions des assaillants, issus des groupes armés, dans le champ avoisinant le village de Tingwe et celui de Kamungu tout en sollicitant une solution définitive de la part des autorités congolaises.
Âgé de 19 ans, le défenseur central Congolais, Nathan Monzango réalise une première moitié de saison ahurissantes avec Amiens en Ligue 2 Française. Arrivé dans la peau d’un suppléant pendant la pré-saison, Nathan s’est forgé une place dans le 11 de départ par son talent. « Je ne dirais pas que je suis installé dans l’équipe. Je dois gagner ma place chaque semaine à l’entraînement, je ne prends rien comme acquis. Mon état d’esprit est le même depuis le premier entraînement au début de l’été. Je reste un jeune, qui doit prouver constamment et tout donner pour mériter ma place. » dit-il à nos confrères du 11 Amiénois
Juste récompense pour un gamin qui a tout prouvé en dépit d’un début de saison difficile, la direction Amiénoise a mis sur la table un contrat pro pour le Congolais en octobre 2020. Nathan prend plaisir à savourer chaque instant sur le terrain. « Quand le week-end arrive et qu’on voit notre nom parmi les titulaires, bien sûr que ça fait plaisir, c’est la récompense de notre travail au quotidien. Maintenant, je sais aussi à chaque fois que le plus dur commence, qu’il faut être bon en match, rendre la confiance accordée par le coach et aider l’équipe à gagner ».
Le Congolais, révélation de l’année 2020 côté Amiénois, a été utilisé cette saison à 10 reprises comme titulaire. Luka Elsner tout comme Oswald Tanchot ont fait de lui un cadre de l’effectif. Mais, le Congolais ne préfère pas s’affoler. « Je suis le même gamin qui a fait ses débuts en équipe première au mois de juillet. Ce n’est pas parce que j’ai joué dix matches en Ligue 2 que les choses doivent changer. Je reste humble, je suis conscient que j’ai beaucoup progressé ces six derniers mois mais c’est constamment qu’il faut le faire, parce que je dois combler des lacunes sur beaucoup d’aspects. Par exemple, mes adversaires commencent aussi à me connaître, ils savent qu’il faut me bloquer sur mon pied droit pour me mettre en difficulté. La seule clé pour continuer à progresser, à avancer, c’est le travail. »
Marius Chez Vous – Toute l’actualité de la RDC avec Marius Muhunga – Sujet : Tout savoir sur la société EGAL. Le discours de MAFA : Ce qu’il faut retenir.
La page de l’année 2020, qualifiée d’année des actions par le Président Félix A. Tshisekedi, sera définitivement tournée ce 31 décembre à minuit. Une nouvelle va s’ouvrir. Avec quelles promesses ? Celles antérieures ont-elles été réalisées ? Dans tous les cas, le constat est amer : les 60 ans d’indépendance de la RDC sont un fiasco. Dans un récent opus collectif riche en enseignements sur fond du passé avec regard sur l’avenir, les musiciens congolais interpellent la société : d’où venons-nous, où sommes-nous et où allons-nous ? C’est un jugement sévère. Surtout pour ceux qui forment ou qui aspirent à la classe dirigeante et dont la seule préoccupation est demeurée le ventre. Après deux ans de pouvoir sulfureux scellé par l’Accord FCC-CACH, le Président Félix Antoine Tshisekedi a résolu de ne pas traîner la terre sur sa tête, tel Sisyphe. Il a réalisé sûrement qu’est-ce que «présider la RDC», un pays avec une vocation africaine, voire internationale, mais incapable de se doter de la gâchette du révolver de Frantz Fanon, de concilier la convoitise de la communauté internationale sur ses richesses et ses intérêts vitaux et ceux de son peuple, d’accommoder les aspirations contradictoires des Congolais. Bref, un pays en panne de gouvernance.
Et un projet grandiose pour, tant soit peu, y remédier : l’UNION SACREE DE LA NATION. Qu’est-ce ? Une nouvelle mangeoire sur fond d’arithmétique politique, une blanchisserie, un slogan creux, une escapade politique? La nation doit être fixée alors qu’en même temps, la classe politique mérite d’être recadrée.
La RD Congo a connu sa première alternance pacifique du pouvoir le 24 janvier 2019 avec la prestation de serment du nouveau Président de la République F. A. Tshisekedi à l’issue des élections du 30 décembre 2018. Cette passation pacifique du pouvoir, entre un Président entrant et un Président sortant, une première depuis l’indépendance du pays le 30 juin 1960, a suscité un engouement au sein des populations malgré la controverse sur les résultats au point que des adversaires farouches d’hier ont dû convoler en justes noces pour une gouvernance commune au service de la nation. Cela, à travers la coalition FCC-CACH.
Près de deux ans après, cette alliance, qualifiée au départ par d’aucuns de contre-nature, a montré ses limites. Malgré un programme commun de gouvernement, les deux partenaires ont eu suffisamment de la peine à regarder dans la même direction. De nombreux couacs ont été enregistrés dans le cheminement, preuve des divergences profondes dans la gestion de la Res publica avec des répercussions négatives sur le bilan du Gouvernement, ainsi que sur l’action du Président de la République en personne. Conséquence : l’immobilisme dans la marche de l’Etat avec incidence désastreuse sur le développement du pays et le vécu quotidien des populations en proie à une misère de plus en plus exécrable.
Prendre le taureau par les cornes
Redevable au terme de son mandat en 2023 au peuple congolais à qui il a promu monts et merveilles, de par son programme, du reste commun, le Président F. A. Tshisekedi a décidé de prendre le taureau par les cornes pour pouvoir appeler au changement de paradigme. Son discours du 23 octobre 2020 en est le point d’orgue. Il a ainsi dénoncé les divergences immenses qui ont caractérisé la coalition et bouché les horizons de la nation. Lesquelles divergences ont porté sur des questions relatives à la paix et la sécurité nationale, à la Commission Nationale Electorale Indépendante, à l’organisation des élections, à la gestion du portefeuille de l’Etat, à la territoriale, à la diplomatie, à l’indépendance de la justice, et à l’instauration de l’Etat de droit. Ce qui a constitué un obstacle, notamment, au rétablissement de la paix là où elle est compromise, à sa consolidation là où elle existe, à la construction de la démocratie, à l’organisation des élections crédibles dans les délais constitutionnels, au renforcement de l’Etat de droit, à la construction des infrastructures, à l’assurance maladie universelle, à la garantie de l’éducation des enfants, à la définition d’une perspective économique pour la jeunesse et à la promotion accrue des droits de la femme. Il a, de ce fait, considérant que le salut du peuple est la loi suprême, initié les consultations en vue de la refondation de l’action gouvernementale autour des principes de participation à la gestion du pays.
Union Sacrée de la Nation : un nouveau projet de société ?
Les consultations ont livré leurs secrets. Elles ont été sans équivoque et ont débordé du cadre indiqué au départ par le chef de l’Etat. Elles ont été à la fois une catharsis et un électrochoc qui a appelé à la rupture, et ce sans atermoiements, de la coalition FCC-CACH qui appartient désormais à l’histoire tel que clamé par le Président de la République dans son discours du 06 décembre 2020 sanctionnant lesdites consultations. La voie vers l’Union Sacrée de la Nation a été ainsi balisée sur fond des propositions embrassant plusieurs axes de la vie nationale, à savoir, la paix et la sécurité, le renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit, l’organisation des élections crédibles dans le délai constitutionnel, l’indépendance et la bonne administration de la justice, l’amélioration des finances publiques et du climat des affaires, la planification du développement et l’érection des infrastructures, la promotion de l’émergence d’un Congolais nouveau, l’emploi et la perspective de vie à la jeunesse et la promotion des droits de la femme.
L’appel à la mobilisation autour de l’Union Sacrée de la Nation (USN) a créé un enthousiasme parmi les populations et la classe politique, décidées à donner finalement une chance à leur pays. Les lignes qui ont bougé à l’Assemblée nationale au point de faire basculer la majorité, avec incidence certaine sur la posture du Premier ministre, sont une indication d’une machine qui se met en place pour le triomphe de la vision du Président de la République. Bref, l’Union Sacrée de la Nation est en marche pour la concrétisation d’un grand projet de refondation du pays par l’ensemble des forces vives politiques et sociales qu’il compte en son sein. Au-delà de tout, c’est un projet de société, un programme de gouvernement s’il faut considérer les axes de la vie nationale autour desquels s’articulent les différentes propositions nées des consultations.
Pas d’arithmétique politique
Face à la dégradation de la situation du pays, voulue et orchestrée par les fossoyeurs de la République, le Président F.A. Tshisekedi a appelé à un sursaut patriotique, un vrai sursaut démocratique sur toute l’étendue du territoire national afin d’anéantir les desseins des cyniques, réveiller les somnambules et barrer le passage à celles et ceux qui portent la haine et la honte dans notre pays. Il n’entend pas être seul à la manœuvre. Il veut le faire avec l’ensemble du peuple congolais autour des principes, des valeurs et des actions. Actions pour le redressement moral de la Nation, sa réhabilitation sécuritaire, économique et sociale afin d’atteindre chaque Congolais dans son vécu quotidien, et que, in fine, personne ne soit laissé pour compte.
Pour y arriver, il a résolu de faire porter le grand projet de refondation du pays par l’ensemble des forces vives politiques et sociales qu’il compte au sein d’une Union Sacrée de la Nation. Qu’est-ce que l’Union Sacrée de la Nation ? Pourquoi sa mise en place ? Comment celle-ci pourrait-elle être le fer de lance du changement tant prôné par le chef de l’Etat ? En quoi sera-t-elle différente d’autres initiatives dans le passé ? Est-ce Une nouvelle mangeoire sur fond d’arithmétique politique, une blanchisserie, un slogan creux, une escapade politique?
Ce questionnement vaut son pesant d’or, en ce que l’appel du chef de l’Etat semble être attendu. Le clan Kabila est en plein délitement, même si quelques caciques tentent désespérément de se réorganiser autour de l’Autorité morale pour reprendre la main, le cas échéant, sauver ce qui peut l’être. Les départs sont loin d’être terminés. A leur tour, les Gouverneurs des provinces, en ce compris plusieurs Assemblées provinciales, viennent de faire leur allégeance. Point de gêne à soutenir que ce sont ces prosélytes qui, en s’associant aux forces progressistes, ont fait pencher la balance. D’abord pour catapulter le Bureau Mabunda à l’Assemblée nationale, sanctuaire de l’immobilisme pour avoir failli à sa mission constitutionnelle, celle de jouer le rôle pivot dans la République. Et ensuite pour marquer la fin d’une époque.
Reste cependant à savoir si les uns et les autres ont le même entendement que le chef de l’Etat sur l’Union Sacrée de la Nation.
Est-ce une sorte d’arche de Noé, comme aurait pu le dire le Prof. Philippe Baudouin Biyoya, qui va sauver les plus chanceux au prorata de leur apport dans l’arithmétique politique ? Est-ce un cadre pour l’absolution de tous les torts causés à la République ? Une déviation est donc possible en ce que les uns et les autres pensent se positionner à la nouvelle mangeoire en fonction de leurs poids politiques en termes des députés, voire sénateurs, qu’ils drainent et qu’ils présentent en monnaie de change dans ce qui apparaît comme une transaction politique. Au bout du compte, il y a un gouvernement qui sera mis en place. Mais, qu’il intègre les valeurs, l’expertise, etc. Entretemps, son prédécesseur ne s’avoue pas vaincu. Il fourbit ses armes afin de renverser la vapeur, le cas échéant, s’aménager un paravent politique pour éviter des représailles aussi bien sur le plan judiciaire, économique que moral. En désespoir de cause, il pourrait être tenté d’utiliser tous les moyens, y compris violents. Point n’est besoin de rappeler que les 18 ans de règne de Joseph Kabila sont marqués par des énigmes allant des crimes contre l’humanité à la prédation économique, voire la trahison de la nation.
C’est ici que le Président de la République est appelé à descendre dans l’arène pour recadrer encore une fois les choses. Son message de fin d’année au peuple congolais tombe bien à propos. L’objectif poursuivi est de rassembler, après 60 ans de gâchis, l’ensemble des forces vives politiques et sociales que compte le pays en vue d’enclencher et conduire à bon port la refondation de la RDC. Ceci dans le cadre d’une nouvelle conception de la gouvernance basée sur les résultats dans l’intérêt supérieur de la Nation.
En d’autres termes, c’est une adhésion aux principes et valeurs fondateurs de la République. C’est un pacte, un engagement, un projet de société pour rompre avec le passé qui s’est révélé dévastateur en vue de redresser les fronts longtemps courbés pour bâtir un nouveau Congo, un pays plus beau qu’avant et où il fait bon vivre sur fond de concordance. Ce n’est ni une façon de vouloir régler ses comptes à certains ni l’occasion de vouer aux gémonies les autres, vivement appelés à revenir dans la République.
L’arithmétique politique n’a pas donc sa place. Qu’est-ce qu’elle a apporté au pays, aujourd’hui la risée de tous ? Quel Député, Sénateur, Ministre, intellectuel, paysan peut soulever son petit doigt pour se prévaloir d’une action quelconque qui a fait émerger le Congo ? Le pays est dans une situation pitoyable que la Covid-19 vient d’aggraver.
Et il n’y a que des Congolais, malgré la solidarité de la communauté internationale, pour se sortir de cette mauvaise passe. La conscience nationale, l’amour de la patrie, la propension à une nouvelle gouvernance sur fond de changement de mentalité, l’ambition de vaincre et de se hisser à l’échiquier africain, voire international, sont autant d’atouts pour ce faire.
Griots de la société, les musiciens viennent d’interpeler tout un chacun. Puisse Dieu faire que l’avènement du Président congolais à la présidence de l’Union africaine, une première après Feu le Président Mobutu en 1967, soit un réellement vrai départ pour le pays. Pourvu que la classe politique s’inscrive dans le changement de paradigme et que le peuple ne se complaise pas dans le rôle de spectateur…
En réaction au discours à la nation de Martin Fayulu, Augustin Kabuya estime que l’UDPS n’a aucune leçon à tirer de Martin Fayulu.
“Nous nous sommes battus pendant 37 ans pour donner la chance à tout congolais de s’exprimer librement comme l’a fait Martin Fayulu. Nous, au niveau de notre famille politique(l’UDPS) nous n’avons aucune leçon à tirer auprès d’un vagabon politique comme Fayulu. Il est un ingrat que l’humanité n’a jamais connu. C’est moi qui ai fabriqué Martin Fayulu lors de notre congrès à la 13ième rue. Albert Moleka et Steeve Mbikayi peuvent en témoigner. Il fait tous ces bruits pour faire savoir à l’opinion qu’il existe quelque part”, a-t-il déclaré via le journal Top Congo FM.
En ce qui concerne La situation économique en RDC, Augustin Kabuya indique que “pendant cette période de la pandémie à Covid-19, l’économie est la même partout au monde. Même les plus grandes puissances sont en difficulté”, renseigne-t-il.
Rappelons que Martin Fayulu Madidi a souligné dans son discours que la RDC est en péril. Il a annoncé à cet effet la création d’un cabinet à partir du 20 janvier 2021 pour sauver la RDC.
Dans le cadre de la fin d’année 2020, le coordonnateur de la plateforme Lamuka Martin Fayulu Madidi s’est adressé aux congolais ce mercredi 30 décembre.
Dans son allocution Martin Fayulu qualifie l’Union Sacrée d’une seconde grossesse du couple FCC-CACH.
“Ne soyez pas distraits, chers compatriotes, l’Union Sacrée n’est rien d’autre qu’une seconde grossesse du couple FCC- CACH” a déclaré Fayulu.
Le président de l’Ecidé dit qu’en réalité, ce à quoi nous assistons aujourd’hui n’est rien d’autre qu’une tentative de faire subtilement oublier le bilan négatif de deux dernières années par la mort nominale du FCC-CACH
Par ailleurs, il souligne ” des fusibles ont sauté, et vont continuer de sauter, des pions ont été déplacés, un nouveau mot a été trouvé mais le système reste le même et avec lui le calvaire du peuple congolais”
Il faut noter que l’Union Sacrée est une initiative de Félix Tshisekedi de refonder l’action gouvernementale après deux ans près des crises permanentes au sein de la coalition FCC-CACH.
« Je mettrai en place un cabinet composé de femmes et d’hommes qui veulent que le Congo de Kimbangu et de Lumumba soit fort, digne et prospère » a annoncé ce mercredi 30 décembre 2020 le président du parti politique Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECIDé) lors de son discours à la nation.
A en croire Martin Fayulu Madidi, ce cabinet sera composé des hommes et des femmes qui veulent que la République démocratique du Congo soit forte et prospère.
« Pour accompagner le peuple dans la reconquête de sa souveraineté, j’annonce qu’à partir de ce 20 janvier 2021, je mettrai en place un cabinet composé de femmes et d’hommes qui veulent que le Congo de Kimbangu et de Lumumba soit fort, digne et prospère », a t-il déclaré
Et d’ajouter:
« Pour mériter le respect et l’honneur des générations futures, nous allons accentuer notre combat par des voies et moyens démocratiques afin de restituer au peuple son pouvoir de choisir librement ses dirigeants : La vérité des urnes »
Par ailleurs, Martin Fayulu invite les Congolais à ne pas se laisser impressionner. Il persiste et signe que personne ne doit faire douter le peuple Congolais de son pouvoir.
« J’en profite pour dire à toutes celles et à tous ceux qui, partout dans notre pays, se sentent délaissés par le pouvoir de fait de Kinshasa, que votre commandant est avec vous. Je ne vous abandonnerai jamais. La RDC c’est les 2.345.410 km2 que composent ses 26 provinces et ses près de 90 millions d’habitants dans toute leur diversité; sans oublier sa diaspora qui est la première source de financement de l’économie du pays. Nous sommes un peuple vaillant et solidaire » enchaîne cet ancien candidat à la présidentielle
Les journaux parus ce matin se sont intéressés à la clôture dans la capitale de la Conférence des gouverneurs de provinces qui ont débuté le lundi dernier. Ensuite le message de ce jour que va adresser à la population Kinoise, le coordonnateur de Lamuka, Matin Fayulu, et la visite de Shadary à Joseph à Lubumbashi pour tabler sur la crise politique que traverse le Front Commun pour le Congo.
L’AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE (ACP) qui ouvre le bal, rapporte dans sa livraison de ce matin que le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a promis de veiller au paiement mensuel de rétrocession due aux provinces afin de permettre à ces dernières d’assurer les dépenses de fonctionnement et d’investissement dans son discours de clôture mardi, dans la salle de congrès du Palais de la Nation à Kinshasa, où se tenaient les travaux de la 7e session de la conférence des gouverneurs de provinces.
« Afin de répondes aux préoccupations financières des provinces qui impliquent concrètement que le gouvernement central libère mensuellement cette rétrocession à travers un rapport du ministre des Finances présenté régulièrement en conseil des ministres », a souligné, Félix Tshisekedi.
Pour sa part, LE PHARE annonce à sa Une : « Fatshi-Gouverneurs : nouveau pacte républicain ». Le journal écrit que le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi a procédé hier, mardi 29 décembre 2020, au Palais de la Nation, à la clôture de la 7e conférence des Gouverneurs de provinces, dont il avait lui-même ouvert les travaux, le lundi 28 décembre dans le même site. Ayant piloté en personne, lesdites assises et suivi avec une attention soutenue les états des lieux de chaque province, les déclarations et compte-rendu, il a fait l’heureux constat, à l’heure de l’atterrissage, de l’adhésion massive des gouverneurs des 26 provinces de la République à la nouvelle dynamique politique qui vient d’émerger au pays, en marge de la naissance de l’Union sacrée de la Nation.
FORUM DES AS, de son côté, cherche à y voir clair et titre à sa Une : Union Sacrée de la Nation : « La clarification s’impose ». Pour le confrère de la 11ème Rue Limete Industriel, à en croire un bon nombre d’analystes, que les gouverneurs de provinces soient en phase avec le président de la République, en ce qu’ils sont ses représentants dans leurs entités respectives, cela tombe sous le sens. Tant cette collaboration –verticale soit-elle, en constitutionnelle. Ici, enfonce Forum des AS, la relation pouvoir central-gouverneurs de provinces est régie par la Constitution et non par l’adhésion à un quelconque mouvement politique, soutiennent nombre d’analystes.
Dans un chapitre purement politique, LA PROSPERITE annonce le meeting de l’opposant Fayulu et titre : « Martin Fayulu crache des vérités aujourd’hui ». Pour la consœur de Mont Fleuri, « Vaut mieux tard que jamais », dit-on. Le Coordonnateur en exercice de la plateforme Lamuka, Martin Fayulu Madidi va finalement communier avec ses partisans au sujet des enjeux politiques et sociaux de l’heure, et ce, à travers un meeting qu’il va tenir aujourd’hui, mercredi 30 décembre 2020, dans l’un des quartiers populaires de la capitale, Camp Luka.
Pour CONGO NOUVEAU qui titre : Crise au FCC, « Shadary rencontre Kabila à Lubumbashi », le secrétaire permanent du Parti du peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), Emmanuel Ramazani Shadary est allé à Lubumbashi où séjourne actuellement l’autorité morale du FCC pour échanger avec lui. Le tri-hebdo indique que les raisons de son déplacement ne sont pas clairement élucidées pour l’heure. Mais d’après certaines sources proches du FCC, Shadary va rencontrer Kabila pour tabler notamment sur la crise politique que traverse le Front Commun pour le Congo.
Joseph Kokonyangi, ancien ministre de l’Urbanisme et Habitat et membre du Front commun pour le Congo (FCC), a démenti son adhésion à l’Union Sacrée prônée par le président de la République Félix Tshisekedi.
Kokonyangi dit rester fidèle à son autorité morale Joseph Kabila, Il l’a fait savoir dans une interview accordée à nos confrères de la Radio Top Congo.
« Je quitterai le FCC mieux, Joseph Kabila que quand on me déposera au cimetière », a-t-il dit.
Après la dissolution de la coalition FCC-CACH, plusieurs membres de la plateforme politique de l’ancien président Joseph Kabila ont adhéré à l’Union Sacrée pour la nation.
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