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Revue de la presse Kinoise de ce mercredi 9 décembre

Presque tous les journaux parus ce mercredi à Kinshasa, se sont focalisés sur la prochaine plénière de l’Assemblée nationale qui va examiner des pétitions contre le bureau Mabunda.

Le bureau d’âge installé mardi à l’Assemblée nationale et présidé par le doyen Christophe Mboso Nkodia a fixé au jeudi prochain, l’examen des pétitions contre le bureau de Jeanine Mabunda.

Christophe Mboso a promis d’examiner les pétitions initiées contre le bureau Mabunda avec amour, justice, transparence et dans le respect des procédures, a écrit L’AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE (ACP).

Après l’installation du bureau d’âge : « Cap sur l’examen des pétitions », titre L’AVENIR. Le confrère explique que, c’est dans un contexte électrique, caractérisé d’un côté par la violation constatée aux abords du Palais du peuple, mais aussi par des les communiqués et contre-communiqués du Rapporteur, du 2e vice-président et du Secrétaire de l’Assemblée nationale.

Au finish, seul le communiqué du Secrétaire général s’est imposé, dans la mesure où la plénière a été convoquée, en vue de l’installation du bureau d’âges, devant examiner les pétitions introduites personnellement contre les membres du bureau Mabunda.

Au regard de la jurisprudence Kabund et pour éviter l’humiliation, il est permis d’affirmer que le bureau Mabunda va sécher cette plénière du jeudi 10 décembre 2020 pour présenter sa défense, et celle-ci ne pourra que constater le fait et déchoir toit le bureau, renchérit ce journal.

Pour AFRICA NEWS, le bureau Mabunda mis à l’épreuve face aux pétitions à sa charge et mentionne à sa Une : « Jeudi fatidique pour le FCC : ça passe ou ça casse ». L’hebdo, révèle que, probable participation au vote pour tenter de maintenir Jeanine Mabunda à la tête de l’Assemblée nationale. Car, certains députés nationaux FCC présents à la réunion tenue dans la soirée de mardi autour de Jeanine Mabunda et Néhemie Mwilanya, revenaient tout droit de l’Assemblée nationale où ils ont été comptés parmi les 270 annoncés par l’honorable Mboso, précise AFRICA NEWS, tout en soulignant que « l’opinion sera fixée bientôt ».

L’hebdomadaire poursuit en disant qu’il y aura une probable participation au vote jeudi pour tenter de maintenir Jeanine Mabunda à la tête de l’Assemblée nationale.

Le jeu annoncé par le bureau d’âges arrive. C’est pour faire passer ou casser. Attendons voir, déclare le confrère.

Après le divorce dimanche dernier, « Kabilistes et Tshisekedistes à l’heure de l’épreuve de force », annonce FORUM DES AS. Divorce FCC-CACH ! Le trinôme est depuis dimanche dans tous les débats dans les rues de Kinshasa, après le discours du président de la République, annonçant ouvertement la rupture avec son ancien partenaire.

Le mariage étant rompu, chaque conjoint range dorénavant ses clics et ses clacs, sans trop vouloir faire bonne contenance. Les textes sont mis en sourdine. Moralité, l’opinion assiste impuissante à une épreuve de force entre le camp Félix Tshisekedi et celui de son prédécesseur Joseph Kabila.

D’un autre côté, ECONNEWS, annonce le retour des flammes dans la mouvance « Kabiliste » en titrant : « Le FCC dans l’opposition : Tshisekedi réussit son coup ». Pour ce média : Le FCC qui pleure. Le FCC qui se lamente. C’est l’expérience à laquelle on a eu droit, le lundi 7 décembre 2020, au terme de la déclaration de la famille politique du président honoraire Joseph Kabila, en réaction au dernier message à la nation du chef de l’Etat, Félix Tshisekedi.

Apparemment renseigne ce média, la roue tourne en défaveur du FCC. Des épreuves se multiplient à un rythme tel que c’est la survie de la famille politique Joseph Kabila qui est en danger. On craint qu’au terme de cette dure épreuve, le navire FCC se vide, analyse ce tabloïd.

Gisèle Mbuyi

Boketshu Wa Yambo réagit sur l’Affaire Mabunda

Réaction de Boketshu Wa Yambo, combattant de la Diaspora Congolaise sur l’Affaire Mabunda (Assemblée Nationale).

Justin Bitakwira à Joseph Kabila : « Il faut savoir lire les signes du temps. Le pouvoir on se le partage pas à deux »

Après la déclaration du FCC rejetant en bloc les décisions du chef de l’Etat issues de consultations et l’accusant même de violer la Constitution, l’ancien ministre de Développement rural, Justin Bitakwira a, d’une manière proverbiale, relevé que le pouvoir en Afrique, c’est comme une femme.

« L’un doit apparaître, et l’autre doit accepter d’être clandestin ». Allusion faite à Kabila qui doit disparaître au profit de Félix Tshisekedi qui est le vrai tenant du pouvoir aujourd’hui.

Dans une vidéo devenue virale, leader de l’ARCN rappelle que le pouvoir implique l’existence d’un décideur et d’un exécuteur. Cette réalité, est d’après lui, purement africaine. Il n’est pas question d’avoir deux patrons.

« L’on ne peut pas envisager de partager une femme à deux, car dit-il, lorsqu’une femme est partagée à deux, de fois, ces sont les machettes qui vous départagent ».

Comme pour dire, même dans le bicéphalisme du pouvoir, il y a toujours un chef qui triomphe sur l’autre. Justin Bitakwira assure que ce système de partage du pouvoir est fondamentalement irréalisable dans un continent comme l’Afrique.

Ressassant les paroles de l’ancien président Joseph-Désiré Mobutu, à Joseph Desiré Kabila, le fils de la grand-mère prévient l’ancien président Joseph Kabila que tous ceux qui étaient dernière le dictateur, ont un jour plié bagage pour se rallier au nouveau leadership.

« … le 24 avril 1990…, Mobutu avait pleuré. Le président Kabila doit retenir que ce qu’il va vivre, c’est ce que Mobutu avait vécu parce que tous ceux qui lui étaient proches et attachés, l’un après l’autre, chacun avait plié bagage en commençant par le Kengo, pourtant plusieurs fois premier ministre », a-t-il martelé.

A haute voix, l’ancien ministre du Développement rural a appelé l’autorité morale du FCC à savoir lire les signes du temps. Selon lui, chaque chose a son temps. Il y a un commencement et une fin.

Richard Makobo Musafiri
Ouragan FM

Teka Diabanza, ex musicien de Wenge Musica MM : « Werrason était diabolisé, ils m’ont tous trahi et balancé »

Teka Diabanza, ex musicien de Wenge Musica Maison Mère : « Werrason était diabolisé, ils m’ont tous trahi et balancé ». Regardez

La menace de la dissolution de l’Assemblée nationale est un « chantage odieux » (Lisanga Bonganga)

La menace du Président Félix Tshisekedi, brandie aux députés nationaux, de dissoudre l’Assemblée nationale est un « chantage odieux », dénonce mardi 8 décembre 2020, le porte-parole de la Dynamique pour une sortie de crise (DYSOC), Lisanga Bonganga. Il affirme que cette intimidation n’honore pas la fonction présidentielle.

« Le Président Félix Tshisekedi pousse le pays vers un saut dans l’inconnu. Il laisse ainsi la population dans une situation d’incertitude et de désespoir en cette fin d’année », regrette-t-il.

Dans son discours prononcé le 6 décembre dernier, le Chef de l’Etat a annoncé la nomination d’un informateur chargé de dégager une nouvelle majorité parlementaire. Il a aussi évoqué l’hypothèse de la dissolution de l’Assemblée nationale, au cas où l’informateur ne parvenait pas à requalifier la majorité parlementaire. Pour lui, le gouvernement de coalition, dirigé par le professeur Sylvestre Ilunga Ilunkamba, « n’a été capable de mettre en œuvre le programme pour lequel vous m’avez élu. »

Pour Lisanga Bonganga, la désignation d’un informateur est « un coup d’état constitutionnel », qui risque d’aggraver la crise et mettre en veilleuse le fonctionnement du gouvernement.

« L’annonce de la désignation imminente d’un informateur, alors qu’il y a un Premier ministre en fonction, non démissionnaire, et non destitué par l’Assemblée nationale, est une violation de la Constitution », déclare le porte-parole de la DYSOC.

Pour cette structure, le Président de la République devra prendre la mesure de la gravité et de l’ampleur de la crise et se mettre en phase avec le peuple congolais, afin de trouver une solution efficace à la crise.

Elle plaide donc pour des concertations directes entre Joseph Kabila, Martin Fayulu et Felix Tshisekedi sous les bons offices des confessions religieuses traditionnelles comme la voix idoine de cette crise.

Radio Okapi

En direct : le débat du 09 décembre 2020

Suivez en direct le débat de ce mercredi 09 décembre 2020 sur la radio Top Congo FM.

Crise en RDC : 6 pays dont les USA appellent toutes les parties à éviter toute action qui « pourrait générer la violence ou l’insécurité »

Dans un communiqué conjoint ce mardi 8 décembre 2020, les États-Unis, le Canada, la Corée du Sud, le Japon, la Suisse et le Royaume-Uni qui disent avoir pris note du discours du chef de l’État, Félix Tshisekedi, prononcé dimanche dernier, appellent toutes les parties à privilégier la bonne foi et à éviter toute action qui pourrait embraser le pays.

« Afin d’assurer le bien-être des citoyennes et citoyens de la RDC, nous appelons toutes les parties à travailler de bonne foi et à s’engager pacifiquement dans le processus politique, en évitant toute action qui pourrait générer violence ou insécurité à travers le pays », peut-on lire dans ce communiqué conjoint.

« En tant que fidèles partenaires du peuple de la RDC », les États-Unis, le Canada, la Corée du Sud, le Japon, la Suisse et le Royaume-Uni réaffirment leur engagement « à soutenir un processus de réforme visant à garantir le changement que le peuple congolais demande, notamment le renforcement de la démocratie et des institutions de la République, la lutte contre la corruption et l’impunité, la consolidation de la paix et de la sécurité et la création d’une prospérité inclusive pour toutes et tous. »

Dans son adresse à la Nation dimanche dernier, le chef de l’État Félix Tshisekedi a mis fin à la coalition gouvernementale FCC-CACH en annonçant la nomination d’un informateur, dans les prochains jours, pour identifier une nouvelle majorité en vue de la formation d’un nouveau gouvernement.

Son speech est intervenu après les consultations politiques durant lesquelles il a recueilli les opinions des forces politiques et sociales les plus représentatives sur la crise qui sévit au pays, pour impulser une nouvelle dynamique de gouvernance en RDC.

Merveil Molo

Héritier Watanabe – Mi-ange mi-démon (Clip Officiel)

Découvrez le clip de la chanson Mi-ange mi-démon (Générique) de l’artiste musicien Héritier Watanabe.

RDC: le Premier ministre ne démissionnera que sur demande de sa famille politique, confie son entourage

La crise qui couvait éclate au grand jour. Félix Tshisekedi attend toujours la démission du Premier ministre. Sylvestre Ilunga Ilunkamba, selon ses proches, a lui toujours répété qu’il ne démissionnera que sur demande de sa famille politique « étant donné que les choses ne sont pas faites dans les règles ».« Le Président de la République nomme le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire après consultation de celle-ci. Il met fin à ses fonctions sur présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement », rappelle un conseiller à la primature.

Un autre d’ajouter:

« La majorité et l’absence de la majorité se constate au début de la législature. Et c’est dit clairement que si une telle majorité n’existe pas, le Président de la République confie une mission d’information à une personnalité en vue d’identifier une coalition. Or dans ce cas de figure nous ne sommes pas au début de la législature. Et si cette majorité s’est effritée comme, ils le disent, qu’ils organisent des élections anticipées ».

Dans le camp de Félix Tshisekedi, on continue à pousser. Après l’organisation dans les conditions troubles de la plénière installant le bureau d’âges à l’Assemblée nationale, les pro-pétitions espèrent faire tomber le bureau Mabunda avant la fin de la session de septembre.

« Si le Premier ministre ne démissionne pas, la nouvelle majorité va voter en faveur de sa déchéance », conclut un membre du cabinet de Félix Tshisekedi.

La vérité est qu’avec la rupture de l’Accord de mars 2019, la sortie de l’AFDC-A du FCC et les récents développement en cours à l’Assemblée nationale, la nomination d’un informateur devient une obligation constitutionnelle. Arrêtons de marcher sur la tête ! Aimons notre pays !

Actualite.cd

La revue de la presse kinoise de ce mardi 8 décembre 2020

Les réactions, notamment celle du FCC, après le dernier message du chef de l’Etat à la Nation, relatif avec ce regroupement politique, son allié d’hier, après les consultations nationales qu’il a initiées reste le principal sujet abordé par les journaux parus ce mardi à Kinshasa. A cela s’ajoute la rencontre lundi entre le président Félix Tshisekedi et le Premier ministre Ilunga Ilunkamba.

FORUM DE AS titre : « Prenant acte de la décision de FATSHI, le FCC exige au CACH de se retirer du Gouvernement central et des exécutifs provinciaux »

La crise s’installe, considère ce journal qui cite : « Dans une déclaration rendue publique hier lundi 7 décembre, la Conférence des présidents du Front commun pour le Congo (FCC) dit prendre « acte de la décision du Président de la république de mettre fin à la coalition, avec les conséquences qui s’imposent pour le CACH. »

La méga plateforme, dont l’ancien président Joseph Kabila, est autorité morale, réagissait à l’adresse du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, faite un jour plus tôt, le dimanche 6 décembre, dans laquelle ce dernier a annoncé la nomination d’un informateur pour dégager une nouvelle majorité parlementaire.

« Le FCC met en garde Félix Tshisekedi contre la violation de la Constitution ! », s’exclame pour sa part LA PROSPERITE qui note : « En clair le Front commun pour le Congo (FCC) prend acte de la rupture de la coalition et invite par conséquent, les ministres et autres hauts placés du CACH aussi bien au gouvernement central que les gouvernements provinciaux à en tirer toutes les conséquences ».

Alors que L’AVENIR, toujours à ce sujet titre : « Le FCC demande au CACH de tirer toutes les conséquences ». Il souligne que « Le FCC promet de demander à son autorité morale, le Président honoraire, Joseph Kabila de donner sa part de vérité, afin d’éclairer l’opinion sur la situation politique du pays ainsi créée par le président de la République.

« Au sujet de la rencontre lundi entre le chef de l’Etat et le Premier ministre, L’AVENIR titre : « Ultime face-à- face Tshisekedi–Ilunkamba ». A sa demande, écrit notre confrère, le Président Félix Tshisekedi a reçu hier dans son bureau de la Cité de l’Union africaine, le Premier ministre Ilunga Ilunkamba, dans une audience de près d’une heure.

Et ce, au lendemain de son discours très attendu par la population congolaise, à travers lequel il a annoncé sa volonté de mettre fin à l’accord de la coalition CACH-FCC, considéré comme la raison principale du blocage actuel.

Au regard de ce tableau et selon toute vraisemblance, selon FORUM DES AS, le Président de la République aurait demandé au Premier ministre de démissionner, même si rien n’a filtré de leurs échanges. Mais selon d’autres indiscrétions, indique-t-il, le Premier ministre qui est l’émanation de la majorité parlementaire aurait refusé de démissionner.

Qu’à cela ne tienne, d’autres sources qui se sont confiées à L’AVENIR pensent que ceci n’empêchera pas au Chef e l’Etat de mettre en application son plan qui consiste à nommer un informateur, avec pour mission d’identifier une nouvelle majorité, estime ce tabloïd.

Dans son article intitulé « Mystère sur la rencontre Fatshi-Ilunga », FORUM DES AS rapporte : « Vingt-quatre heures après l’adresse présidentielle, le microcosme politique kinois est entré en ébullition. Epicentre de la vie politique, l’Assemblée nationale a offert un spectacle quasi apocalyptique. Une véritable chienlit aurait dit le Général De Gaule. D’abord il y a eu des accrochages entre les militants de l’UDPS et du PPRD autour du Palais du peuple ».

Ensuite, poursuit-il, mécontents du fait que les services attitrés n’aient pas réceptionné leur pétition, les députés pétitionnaires ont perturbé la plénière convoquée hier en s’illustrant par des casses à l’intérieur de l’Hémicycle. Ils ont été jusqu’à casser le siège de la Speaker de la Chambre. Des scènes indignes des élus du peuple ».

FORUM DES AS relève par ailleurs qu’: « Ilunga Ilunkamba devient cette épine dans le pied du Président dans la mesure où seule une motion de censure ou alors une démission de sa part peuvent libérer la Primature », avant d’alerter : « Comme on le voit, la crise politique que d’aucun redoutait est en train de s’installer à Kinshasa. Gare à son onde de choc ».

Boni Tsala

Francis Kalombo après le discours de Fatshi, recadre Muzito et crache sur FCC

Francis Kalombo après le discours de Félix Tshisekedi, recadre Adolphe Muzito et crache sur Front Commun pour le Congo (FCC).

Lisanga Bonganga : « la nomination d’un informateur par Félix Tshisekedi est un coup d’État constitutionnel »

Lisanga Bonganga qualifie d' »un coup d’État constitutionnel ». L’annonce faite, le dimanche 6 décembre, par Félix Tshisekedi de nommer un informateur. « La nomination d’un informateur pour détecter une nouvelle majorité appelée « Majorité requalifiée » est conditionné par la démission du Premier ministre en fonction et l’existence d’un cadre juridique des consultations », explique le coordonnateur de la Dynamique pour la sortie de crise dans un communiqué de presse au nom de sa structure.

Dans ses analyses, ce cadre de la coalition Lamuka se demande « pourquoi le Président Félix Tshilombo cherche à requalifier la majorité parlementaire acquise FCC-CACH à laquelle il appartient pour gouverner le pays ». « Comment va-t-il s’y prendre ? », poursuit-il.

La DYSOC soutient, une fois de plus, que les consultations initiées et menées par Félix Tshisekedi « étaient sans objet, inutiles et scandaleusement onéreuses pour la République ». D’après Lisanga, « le Président Félix Tshisekedi étant une partie à la crise, ne peut pas être en même temps une solution à la crise ». « En lieu et place des consultations, il aurait été mieux inspiré d’organiser des évaluations de la mise en œuvre du programme des 100 jours. Notamment la décision phare de la gratuité de l’enseignement, qui est un échec cuisant et qui se révèle, en définitive, comme de la poudre jetée aux jeux de la population ».

Cet exercice, pense Lisanga Bonganga, « devrait aussi concerner l’évaluation de l’impact de nombreux voyages à l’étranger du Président de la république sur l’économie de la RDC, ainsi que l’évaluation des accords de Genève, de Nairobi et de Kinshasa (GLM) ».

En réalité, fait-il comprendre, « après avoir géré le pays, sans partage, deux ans durant, le Président de la république a convié les forces vives de la Nation à des consultations, sans cadre juridique et sans justification politique pour faire passer incessamment l’idée du glissement indispensable de son mandat à la tête du pays ».

Aux dires de Lisanga, le discours de Félix Tshisekedi, « selon toute vraisemblance, devrait consacrer la mise en orbite d’une Union sacrée aux contours flous ». C’est ainsi que la DYSOC, dans sa charte constitutive, « demande au Président de la République de tirer les leçons de l’histoire politique de notre pays depuis son accession à l’indépendance, de tirer les leçons des mandatures des Présidents Kasa-Vubu, Mobutu, Mzee Laurent Désiré Kabila et Joseph Kabila ainsi que du combat pour la démocratie, la légitimité des institutions et l’Etat de droit mené par Etienne Tshisekedi d’heureuse mémoire ».

Lisanga Bonganga se dit déçu du fait que Félix Tshisekedi n’a pas annoncé des décisions allant dans le sens de garantir une paix durable, tenant compte des recommandations et des conseils lui prodigués par le secrétaire général de l’ONU, les chefs d’Etat de la SADC, de la CIRGL, de la CEEAC et les évêques catholique et pasteurs protestants.

Face à la situation actuelle du pays, Lisanga Bonganga réitère sa position pour que la crise politique que traverse la RDC soit résolue. Il continue de soutenir mordicus la proposition de sortie de crise de Martin Fayulu, coordonnateur en exercice de la coalition Lamuka. Celle-ci constitue pour Lisanga « la voie idoine de sortie de crise à soumettre aux débats lors des échanges entre les parties prenantes à la crise ».

Rachidi MABANDU
Forum des As

En direct : le débat du 08 décembre 2020

Suivez en direct le débat de ce mercredi 08 décembre 2020 sur la radio Top Congo FM.

Lubaya au bureau de Mabunda : “Je conseille à ses éminents de tirer les conséquences qui en découlent en démissionnant par élégance”

Le député national Claudel Lubaya a invité ce mardi 08 décembre le bureau de l’Assemblée nationale à démissionner par élégance pour préserver l’institution de l’opprobre.

“Compte tenu de la détérioration du climat de travail à l’Assemblée nationale à la suite du désaveu du Bureau par plusieurs députés, je conseille à ses éminents membres de tirer les conséquences qui en découlent en démissionnant par élégance pour préserver l’institution de l’opprobre”, a t-il indiqué.

Les députés nationaux avaient déposé une pétition contre le bureau de Mabunda. Et ils ont boycotté la séance plénière convoquée par ce bureau qu’ils qualifient «démissionnaire».

Notons que le secrétariat général a convié les députés nationaux à prendre part à une séance plénière ce mardi 08 décembre pour installer le bureau d’âges afin d’examiner les pétitions initiées contre les membres du bureau de l’Assemblée nationale.

J.NK

FACE À FACE : Muhindo Nzangi face à Christian Lusakueno

Christian Lusakueno reçoit le député national Muhindo Nzangi dans l’émission FACE À FACE. Regardez

RDC : Tshisekedi-Kabila, le bras de fer

Revue de presse du mardi 8 décembre 2020.

Les relations entre le Président Tshisekedi et son prédécesseur, Joseph Kabila, ne sont plus au beau fixe. Plus rien ne marche, constatent les observateurs. Une situation qui semble être à la base d’une crise politique en RDC, et impacte le fonctionnement des institutions du pays. A l’Assemblée nationale par exemple, c’est la casse, la suspension ou non des activités ! La presse en parle dans sa livraison de mardi 8 décembre 2020.

24 heures après l’annonce du Chef de l’État de la future nomination d’un informateur pour identifier une nouvelle majorité au parlement, le Front commun pour le Congo (FCC) lui a répondu. La plateforme dirigée par l’ancien président Joseph Kabila assure ne « pas être concernée » par la décision de Félix Tshisekedi, et dénonce « l’intimidation », rapporte Cas-info.ca.

En effet, Félix Tshisekedi veut retrouver les pleins pouvoirs, afin de terminer son quinquennat le mieux possible sans avoir à traîner sur son dos le fardeau Joseph Kabila et son FCC. Mais le chemin vers la disqualification totale de l’ex président semble encore parsemé d’embuches, décortique le média en ligne.

Réagissant justement à cette question de la nomination d’un informateur, le FCC, pense que c’est une violation de la Constitution, aussi longtemps qu’un gouvernement est en plein exercice de son mandat, relaie Congoprofond.net

Par la bouche de son coordonnateur, Néhémie Mwilanya Wilondja, le FCC indique qu’il revient au CACH de tirer toutes les conséquences de la décision de mettre fin à la coalition, annoncée par son autorité morale en se retirant du gouvernement central, et des gouvernements provinciaux auxquels il participe. “Ce qui entraîne, la cohabitation”, a-t-il fait savoir.

Pour 24h.cd qui cite le professeur Arnold Nyaluma, le discours de Félix Tshisekedi « augure une crise fatale pour le peuple ». Hormis la question de l’informateur, cet enseignant pense par exemple que si le chef de l’État s’en tient à la dissolution de l’Assemblée nationale, cela veut dire qu’il faudra 90 jours pour l’organisation des scrutins.

« Pourtant, les animateurs de la CENI ne sont pas encore désignés et la loi électorale, pas encore revisitée. Chose impossible lorsque le parlement est dissout. Et là, on s’écarte de la voie démocratique », ajoute-t-il.

Ce n’est pas le cas pour la Nouvelle société civile congolaise (NSCC). Cette structure citoyenne encourage le Président de la République à designer rapidement l’informateur afin de dégager une nouvelle majorité pour la gouvernance de la République avec pour vision les résultats et l’intérêt supérieur de la population congolaise, écrit pour sa part Actu30.

Pour la NSCC, à défaut d’obtenir la nouvelle majorité, elle va s’orienter vers la mobilisation générale en vue d’obtenir les élections anticipées dans un temps record avec une Commission électorale nationale indépendante (CENI) réformée.

Tshisekedi et Ilunkamba : mystère

L’actualité politique, c’est aussi la rencontre entre le Président Tshisekedi et le Premier ministre Sylvestre Ilunga. Dans le contexte annoncé par la nomination de l’informateur et de la prise de position du FCC, après le discours du Président de la République, tous les observateurs voyaient bien une démission en l’air, estime Forum des As.

Au bout de l’entretien, le communiqué selon lequel le Président et Premier ministre n’ont parlé que de la Covid-19 n’a pas convaincu grand monde. Car certaines indiscrétions ont fait état de la demande de démission que le Chef de l’Etat aurait formulée à son Premier ministre. Demande que ce dernier a rejetée, ragaillardi par le soutien du FCC qui est majoritaire à l’Assemblée nationale. La rencontre restera donc un mystère, poursuit le journal.

Loin de la cité de l’Union africaine, Laplumeinfos.net rappelle que l’hémicycle du Palais du peuple, s’est transféré en un terrain de pugilat. Bagarres entre militants du FCC et du CACH, et entre députés ! Ils se sont livrés à renverser les meubles de la tribune de la chambre basse du parlement.

Les semeurs des troubles sont identifiés comme députés UDPS et autres pétitionnaires, qui s’opposent à la tenue de la plénière. Considérant que seul le député national le plus âgé, secondé par deux les plus jeunes, doivent convoquer et organiser une plénière. Et aussi statuer sur les pétitions qui visent l’actuel bureau de la Chambre basse, ajoute le média.

Un élu de l’UDPS contacté par 7sur7.cd n’a pas tardé pour trouver les mots pour justifier les casses à l’Assemblée nationale : « Ça s’appelle nervosité parlementaire ».

Et la réaction du bureau de l’Assemblée nationale n’a pas tardé : la tenue des plénières et des activités en commissions sont suspendues jusqu’à nouvel ordre, « suite aux incidents violents causés par les députés de l’UDPS et alliés (…) », peut-on lire dans un communiqué signé par Balamage Nkolo, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, qu’exploite Actu7.cd.

Ce n’est pas l’avis du secrétaire général de l’Assemblée nationale, qui annonce qu’une plénière dirigée par le doyen d’âge et les deux Benjamins sera convoquée prochainement pour statuer sur les pétitions et faire respecter le règlement intérieur. Il n’a avancé aucune date, mais Actualité.cd qui reprend ses propos pense que « la date de 48heures n’est pas jusque-là possible au regard de la situation. »

Radio Okapi