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L’ONU appelle au « dialogue » Kabila-Tshisekedi au sujet de la crise en RDC

Le secrétaire général des Nations unies a appelé mercredi 2 décembre 2020 au « dialogue » au sujet de la « crise politique », objet de polémiques en République Démocratique du Congo.

« Je reste préoccupé par les tensions politiques au sein de la coalition au pouvoir, qui pourraient saper la fragile stabilité politique, inverser les progrès réalisés depuis les élections de 2018 et le transfert pacifique du pouvoir qui en résulte. J’appelle toutes les parties prenantes à résoudre leurs différends par le dialogue, conformément à la Constitution », a écrit Antonio Guterres dans un rapport remis ce lundi au Conseil de sécurité, obtenu par la presse française et relayé par RTBF.

Le président Tshisekedi a lancé le 2 novembre des « consultations politiques » qui ont pris fin ce mercredi. Objectif selon le chef de l’Etat: « l’union sacrée » de la Nation.

Tshisekedi doit désormais annoncer ses décisions d’un jour à l’autre. Les dirigeants de son parti, l’UDPS, estiment qu’il doit « tourner la page » de la coalition, donc rompre avec l’accord secret signé avec son prédécesseur en janvier 2019.

C’est dans ce contexte de crise et d’attente que le président a reçu mardi soir « pendant près de quatre heures » une centaine de hauts-responsables de l’appareil sécuritaire (officiers de l’Etat-major de l’armée et de la police).

En début de semaine, le patron de la Garde républicaine a aussi enjoint ses troupes à ne pas « comploter » contre le chef de l’Etat dont ce corps d’élite assure la sécurité rapprochée.

Africa 24 sur 24 / MCP

Que se prépare-t-il après les consultations ?

En direct de Washington DC, Marius Chez Vous – Sujet : Que se prépare-t-il après les consultations ? Regardez

RDC : 145 nouveaux cas de Covid-19 confirmés dont 129 à Kinshasa, le pays dépasse la barre de 13.000 malades

La pandémie de la Covid-19 continue de gagner du terrain en République démocratique du Congo. Ce constat est appuyé par le dernier rapport du secrétariat technique du comité multisectoriel de la riposte contre le coronavirus.

Pour la seule journée du mercredi 2 décembre 2020, 145 nouveaux cas de la pandémie ont été enregistrés au pays, dont 129 pour la seule ville de Kinshasa, 9 du Haut-Katanga, 6 du Sud-Kivu et 1 du Maniema.

Avec ce nouveau rapport, le Congo-Kinshasa dépasse officiellement la barre de 13.000 malades. À ce jour, 13.132 cas sont enregistrés dont 13.131 confirmés et 1 probable.

Toujours selon le même rapport, 59 nouvelles personnes sont sorties guéries dans les centres de traitement et parmi les patients suivis à domicile, dont 57 à Kinshasa et 2 au Nord-Kivu.

Depuis la déclaration officielle du coronavirus en RD Congo le 10 mars de l’année en cours, déjà 11.753 malades sont guéris.

S’agissant des décès, un cas supplémentaire a été enregistré, faisant passer le cumul de personnes décédées à 337 cas dont 336 confirmés et 1 probable.

Jephté Kitsita

Avant le message de Fatshi, Sony Kafuta appelle au maintien de la coalition FCC-CACH

Suivez le journal de Télé 50 : Avant le message de Fatshi, Sony Kafuta appelle au maintien de la coalition FCC-CACH.

RDC: près de deux semaines après son accident, Jeanine Mabunda pourra reprendre le chemin de l’Assemblée nationale ce jeudi

Jeanine Mabunda, présidente de l’Assemblée nationale, est annoncée ce jeudi au Palais du peuple. Victime d’un accident de circulation sur le boulevard Tshatshi le 20 novembre, la présidente de la chambre basse du parlement pourra reprendre son marteau pour une plénière si capitale avec l’examen et l’adoption de la loi de finances 2021.

C’est également sa première apparition devant ses collègues depuis les dernières batailles: au Conseil d’Etat suite à la plainte du député Fabrice Puela et la pétition qui engrange déjà 250 signatures, d’après le député Muhindo Nzangi.

« Il est inacceptable qu’en 2020, la première femme élue à cette haute fonction soit régulièrement victime d’un harcèlement politique d’une extrême violence par des attaques sur sa personne et des remarques sexistes d’un autre âge », disaient les députés FCC réunis ce 30 novembre 2020 au Palais du Peuple.

C’est sera pour Mabunda l’occasion de jauger sa popularité mise à rude épreuve auprès de ses collègues députés.

Les prochains jours ne seront pas de tout repos pour elle étant donné que la RDC abritera du 4 au 5 décembre 2020 à Kinshasa, les travaux de la 48e session du forum parlementaire de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC).

Actualite.cd

RDC : Pourquoi Fatshi béton doit maintenir le cap pour un changement durable ?

Les consultations initiées par le Chef de l’Etat ont pris fin. Elles nous ont tous remis en mémoire les espoirs qu’avaient fait naître, il y a de cela deux ans, le candidat numéro 20. Une de ses affiches de campagne avait particulièrement attiré mon attention: celle sur laquelle on le voit confiant, avec un petit enfant dans ses bras. Tout un programme pour celui qui avait promis l’enseignement primaire gratuit pour tous les enfants du Congo, seule voie possible pour assurer l’équité au Congo.

En effet, s’il peut revêtir différentes significations selon le contexte, le terme équité, selon l’UNICEF, “fait référence à l’égalité des chances en matières de survie, de développement et de plein épanouissement pour tous”, ou, si vous préférez, il s’agit d’offrir le meilleur départ possible dans la vie à tous les enfants, en leur offrant le meilleur environnement social et économique possible, les mêmes opportunités, une égalité des chances, et un environnement marqué par la justice sociale et par la justice tout court.

C’est en pensant aux millions d’enfants congolais et à leur avenir, que nous avions soutenu, il y a deux ans, le candidat numéro 20 et son programme de lutte contre la pauvreté.

J’avais, il y a peu, rappelé qu’après 18 ans de règne sans partage, Joseph Kabila avait manqué à ses obligations, parce que la majorité qui le soutenait et lui-même, n’avaient pas rencontré les critères de performance de la feuille de route que les états membres de l’ONU devaient suivre pour la période 2000 à 2015.

Le rapport 2018 de la banque mondiale était particulièrement accablant pour les dirigeants de la RDC. On pouvait y lire qu’un congolais sur deux vivrait dans une situation d’extrême pauvreté à l’horizon 2030, si nous reprenions les mêmes et recommencions. Ce rapport notait avec gravité que la RDC, qui hébergeait à peine 1% de la population mondiale, abritait respectivement 7,2% de la population mondiale vivant dans l’extrême pauvreté, c’est-à-dire avec moins de deux dollars par jour, et 14,3 % de la population de l’Afrique subsaharienne en situation d’extrême pauvreté.

Triste et révoltant record.

Ces chiffres étaient d’une rare et inquiétante gravité, parce qu’en dépit du fait que la population mondiale s’était accrue de deux milliards d’âmes, passant de 5,28 milliards en 1990 à 7, 22 milliards d’individus en 2015, le nombre global de personnes vivant en situation d’extrême pauvreté avait suivi la voie inverse, passant de 1,9 milliards en 1990, à 836 millions en 2015, soit une diminution de l’ordre de 56%. Aucun changement au contraire en RDC où les prédateurs continuaient à se la couler douce, et à programmer une retraite dorée pour un président qui avait fait des congolais une bande de clochards, livrés à la risée du monde.

La pauvreté observait l’Unicef en 2016, “perpétue le cercle vicieux des disparités et de l’inégalité qui empêche des millions d’enfants de réaliser leur potentiel et leur cause des préjudices irréparables…”

C’est pour briser ce cercle vicieux que le candidat numéro 20 était descendu dans l’arène, avec un programme centré sur la lutte contre la pauvreté.

Si l’Afrique continue à porter au pouvoir des prédateurs et des spécialistes de l’enrichissement sans cause, les experts des organismes de l’ONU prédisaient qu’à l’horizon 2030, ce continent abriterait neuf enfants sur dix en situation d’extrême pauvreté; et que ces enfants auraient 12 fois plus de chance de mourir avant leur 5ème anniversaire, que les enfants des pays riches.

J’observai, pendant cette campagne électorale, que le pouvoir sortant avait échoué à cause de ses habitudes prédatrices, et de son mépris des congolais.

C’est ainsi qu’après avoir mis sur pied, sous la pression des bailleurs de fonds, l’UPPE (unité de production, de pilotage et d’élaboration de la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté), le gouvernement Kabila l’avait ensuite liquidé sous Matata Ponyo, annihilant ipso facto tous les efforts dirigés vers les plus faibles, pour enrichir davantage les nantis.

Conséquence: la mortalité des moins de 5 ans reste forte et la RDC trône toujours dans le top 10 (sur 187) des pays où beaucoup d’enfants de cette catégorie d’âge meurent dans l’indifférence de ceux qui gouvernent.

Le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans (TMM5) est un critère important de développement; “il donne une vision adéquate de l’état de santé de la majorité des enfants et de la société dans son ensemble” (Unicef).

Selon les experts de l’Unicef, le TMM5 présente plusieurs avantages, notamment:

Il mesure les résultats du développement plutôt que ses intrants;
Il est la somme d’un large éventail de données (santé nutritionnelle et connaissance des mères en matière de santé, taux de vaccination et d’utilisation du traitement de réhydratation orale, accès aux services de santé maternelle et infantile [y compris les soins prénatals], le revenu et la présence de nourriture au foyer, l’approvisionnement en eau salubre et un assainissement sûr, de même que la sécurité globale de l’environnement de l’enfant);
Il court moins de risque d’être déformé que le PIB par habitant, parce qu’il ne recourt pas aux moyennes. Celles-ci ont pour vocation de masquer des situations extrêmes.
Le 23 décembre 2018, le peuple congolais avait choisi l’alternance à la présidence de la république, mais avait en même temps donné la majorité au FCC dans les assemblées provinciales et à l’assemblée nationale, condamnant ainsi le pays à vivre une cohabitation de fait ou une coalition politique inédite.

Le choix de la coalition s’est finalement révélé désastreux avec un partenaire dont le premier geste a été d’assurer à Joseph Kabila une rente de survie d’un million de dollars par mois, alors que l’écrasante majorité des congolais vit avec moins de deux dollars par jour.

Nous sommes, ensuite, allés de blocage en blocage, avec un prétendu allié qui planifie 2023 en sabotant l’action du président de la république.

La nation retient son souffle, et attend avec confiance le message du chef de l’état.

Le choix est désormais clair. Survie de l’état ou victoire des prédateurs. L’état de droit ou l’impunité. Le progrès social ou le darwinisme organisé.

Il faut tenir. L’avenir des enfants du Congo en dépend.

Dr Hubert Kabasele Muboyayi Kalonji
La prospérité

CANAL PRESSE – Crise en RDC: Armée Congolaise akoti masolo

CANAL PRESSE du 02 décembre 2020 – Toute l’actualité congolaise avec comme sujet – Crise en RDC: Armée Congolaise akoti masolo. Regardez

Revue de presse de ce mercredi 2 décembre 2020

Bon nombres des journaux parus ce matin dans les rues de la capitale se sont penchés sur les FARDC et la Police qui ont renouvelé leurs loyauté et fidélité au chef de l’Etat Félix Tshisekedi. Les conclusions très attendues des consultations du Palais de la Nation font aussi parti des sujets traités.

« Les FARDC renouvellent leurs loyauté et fidélité au chef de l’Etat Félix Tshisekedi », rapporte L’AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE (ACP). Cette dernière précise que les généraux et officiers supérieurs des FARDC et de la PNC, réunis mardi en la salle des congrès du Palais de la nation, ont renouvelé leurs loyauté et fidélité au président de la République et Commandant suprême des Forces armées et de la Police nationale, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à travers un acte d’engagement.

LA PROSPERITE, qui abonde dans le même sens, titre : « RDC : les forces armées et la PNC font bloc autour de Félix Tshisekedi ». « … Face aux vicissitudes politiques et langagières de ce moment, rassurez-vous, Excellence président de la République, nous allons demeurer apolitiques. Notre mission est la protection du chef de l’Etat, la population, ainsi que leurs biens et l’intégrité du territoire national… », renseigne la consœur de Mont Fleuri.

C’est le message clair des Forces Armées de la République Démocratique du Congo après leur entretien avec le président de la République le mardi 1er décembre 2020. A la fin de cette longue séance, le porte-parole des FARDC, le général Kasonga, a lu une déclaration qui est, ni plus ni moins, une allégeance au président de la République, précise le journal.

Les Haut-commandements des FARDC et de la PNC jurent loyauté au commandant suprême : « Les galonnés rassurent Félix Tshisekedi », mentionne également AFRICA NEWS. Pour l’hebdo, la salle de congrès du Palais de la Nation a été, mardi 1er décembre 2020, le théâtre d’une rencontre du Haut-commandement des Forces armées de la RD-Congo (FARDC) et de la Police nationale congolaise (PNC).

Devant le Commandant Suprême, les généraux de l’Armée et de la Police ont, durant 2 heures, étalé quelques préoccupations et appréciations quant à leur rôle dans la nouvelle direction du pays.

Ces généraux, poursuit ce média, ont notamment insisté sur le caractère républicain de l’armée et la professionnalisation de la Police, gages de stabilité pour un Etat démocratique.

Après les consultations, « Tshisekedi : le risque d’un message vide », c’est le titre de CONGO NOUVEAU. Ici, l’hebdomadaire s’interroge ! Maintenant, si Tshisekedi ne réussit pas à élargir le champ de l’Union sacrée à une centaine de députés FCC, comment va-t-il faire ? S’il n’y a pas eu reconfiguration au Parlement, le discours de Félix Tshisekedi risque d’être vide.

Peut-être la petite victoire serait celle de faire bouger les lignes tracées par Kabila dans le fameux accord secret, renchérit ce média.

Toujours dans le même chapitre, FORUM DES AS écrit : « Le président Félix Tshisekedi appelé à agir en toute responsabilité ». Que va dire le président Félix Tshisekedi, après ses consultations de près de trois semaines au Palais de la Nation ? Enigme. A quand son discours ? Est-ce demain ? Après demain ? S’interroge le journal en ajoutant : « les Congolais devront-ils encore attendre pendant plusieurs jours ? Mystère, dans la mesure où aucun Congolais, au stade actuel, ne pourrait prétendre sonder l’agenda du chef ».

Dans un chapitre purement nécrologique, L’EVEIL mentionne à la Une de sa page de garde : Kasonga Tshilunde, Joseph Boucard : « la mort brusque d’un géant de la presse congolaise ». Un baobab de la presse est tombé, la disparition brutale de Kasonga Tshilunde est une perte énorme tant pour la presse congolaise en général que pour le journal l’Eveil en particulier car c’est lui le Fondateur de cet organe de presse dont il fut Editeur Directeur Général.

Gisèle Mbuyi

En direct : le débat du 02 décembre 2020

Suivez en direct le débat de ce mercredi 02 décembre 2020 sur la radio Top Congo FM.

Le président Félix Tshisekedi appelé à agir en toute responsabilité

En attendant, des voix sages déconseillent au Chef de l’Etat tout passage en force.

Que va dire le Président Félix Tshisekedi, après ses consultations de près de trois semaines au Palais de la Nation ? Enigme. A quand son discours ? Est-ce demain ? Après demain ? Les Congolais devront-ils encore attendre pendant plusieurs jours ? Mystère, dans la mesure où aucun Congolais, au stade actuel, ne pourrait prétendre sonder l’agenda du Chef.

Entretemps, l’impatience gagne les esprits. Les attentes se généralisent. Les hypothèses se multiplient. Des supputations aussi. De la poursuite de la coalition au pouvoir à la liquidation de l’Assemblée nationale, en passant par le divorce FCC-CACH, aucun scénario n’’est exclu dans l’opinion. Dans tous les cas de figure, le Chef de l’Etat reste le seul à détenir le secret de son «référendum» très sélect.

Cependant, des voix sages appellent le Président de la république à agir en toute responsabilité et lui déconseillent, en même temps, tout passage en force. Un forcing qui ne profiterait sans doute à personne. Surtout pas au pays dans son ensemble. En cette période très particulière de crise institutionnelle avérée, d’aucuns estiment que l’heure n’est plus aux propos va-t-en guerre de part et d’autre. Bien au contraire, les Congolais ont le regard tourné vers leur Président de la république, symbole de la nation et garant de la cohésion, de l’unité nationale. Et donc, il appartient désormais, au Chef de l’Etat d’agir seul, devant sa conscience, en se souvenant de son serment constitutionnel.

VIVEMENT LA MODERATION

Dans la foire aux spéculations actuelles, nombre d’extrémistes, à bras raccourci, développent des discours compromettants. Si tout ne dépendait que de ces radicaux, l’option à lever serait celle de mettre au placard, les institutions issues des élections du 30 décembre 2018. Option que nul esprit épris de paix et de patriotisme, ne pourrait ni concéder ni conseiller au Président de la république.

Que gagnerait Félix Tshisekedi, au cas où il céderait à la pression de ceux qui préconisent un passage en force ? Là est donc la question. Et même toute la question. Poser la question, c’est à la fois y répondre, jugeait Albert Camus. Cependant, il s’avère que pour plusieurs raisons liées aux aspirations légitimes des Congolais, la problématique ci-dessus semble consubstantielle à l’ordre institutionnel actuel au pays.

Commandant suprême des Forces armées de la RD Congo, Félix Tshisekedi l’est incontestablement. Magistrat suprême du pays, garant du bon fonctionnement des institutions, symbole de la nation, de la cohésion et de l’unité nationale, Fatshi l’est constitutionnellement. Depuis le 24 janvier 2019, Félix Tshisekedi- fils de son défunt père- est donc au plus haut sommet de l’Etat d’un pays qui, du fait de sa complexité, impose irréversiblement une modération institutionnelle, l’avenir du pays ne doit plus être perçu sous le prisme d’hommes forts. Dit autrement, la RD Congo, dans sa situation actuelle, plus qu’hier, n’a plus besoin d’hommes forts. Bien au contraire, le pays nécessite impérativement des institutions plus fortes pour son décollage.

Dans l’écologie politique actuelle du pays, personne ne dissuaderait les deux patrons de la coalition au pouvoir, de se parler en toute franchise. En d’autres termes, le Président Félix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila, en sa qualité de Chef de la Majorité parlementaire actuelle, ont tout intérêt à se surpasser pour avantager le pays. Agir dans ce sens, ces deux acteurs majeurs du jeu politique actuel du pays gagneraient en crédit et mériteraient de la patrie.

EPARGNER LES CONGOLAIS D’UNE NOUVELLE CRISE

L’humanité, affirmait Karl Marx, ne se pose jamais que des problèmes qu’elle est capable de résoudre. A la lumière de cette assertion, on peut dès lors inférer que la crise actuelle en RD Congo est insoluble. Au demeurant, on ne peut en même temps, préconiser un passage en force et privilégier l’intérêt supérieur du pays. Les deux approches sont à tout le moins antinomiques.

Tout bien considéré, u passage en force risque d’installer le pays dans une autre crise où les Congolais seraient les vrais perdants qui, après plusieurs années de guerre, ont besoin de tout. En tout cas, sauf un énième conflit armé. Alors, autant négocier en amont, plutôt qu’en aval. Un après qui pourrait s’avérer trop tard, a l’égal de ce fameux extincteur qui arrive toujours après que les flammes ont tout consumé.

Grevisse KABREL
Forum des as

Critik Infos : la dictature s’installe au FCC, plus de méfiance, la chasse aux taupes

Critik Infos du 02 décembre 2020 – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec l’analyste Christian Bosembe – Sujet : la dictature s’installe au FCC, plus de méfiance, la chasse aux taupes.

Enseignement : le cardinal Ambongo demande à l’Etat de respecter ses engagements pour l’applicabilité de la gratuité

Le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa demande à l’Etat de respecter ses engagements pour remplir les conditions pour l’applicabilité de la gratuité de l’enseignement en RDC. Il l’a dit mardi 1er décembre à l’issue de son échange avec Willy Bakonga, ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et Technique (EPST).

Ils ont échangé sur plusieurs questions qui touchent à l’enseignement en RDC plus particulièrement celle liée à la gratuité de l’éducation de base.

Ils ont spécifiquement parlé des écoles conventionnées catholiques qui souffrent de cette question depuis plusieurs mois.

« Et en même temps, l’enseignant doit remplir sa part c’est-à-dire former les enfants. Je suis convaincu que si les parents font des pressions sur le gouvernement et sur les enseignants nous finirons par trouver un compromis », a soutenu le cardinal Ambongo.

Selon l’archevêque de Kinhasa, l’église catholique soutient l’exécution de cette disposition constitutionnelle mais tient à ce que ceci se fasse dans le réalisme.

« L’Eglise catholique a été toujours le grand tenant de la gratuité. Et nous tenons à soutenir la gratuité jusqu’à maintenant. Mais nous voulons le faire de façon réaliste. Les enseignants ont le droit d’aller en grève s’ils estiment que leurs intérêts ne sont pas servis. Ça c’est constitutionnel. Dans ce conflit, il n’y a pas que l’employeur et ses employés, les enseignants. Il y’a aussi l’enfant, et qui dit enfant, dit parent », a indiqué le cardinal Fridolin Ambongo.

Il appelle les parents d’élèves à faire pression pour que le gouvernement et les enseignants parviennent à concilier les vues.

« Il ne faudrait pas que les parents regardent les deux protagonistes en spectateurs. Il faut qu’ils s’impliquent », recommande le cardinal Ambongo.

Pour lui, les parents doivent s’impliquer pour pousser les uns et les autres à tenir parole.

Radio Okapi

Celeo Scram : « Na lingaka ba mater esprit na ngai te »

Suivez l’artiste musicien Celeo Scram, ex musicien de Werrason dans l’émission DICARSON ONE SHOW.

RDC : Félix Tshisekedi prendra part à l’Assemblée générale de l’ONU du 3 au 4 décembre

Le chef de l’État Félix Tshisekedi va participer, par visioconférence, du 3 au 4 décembre prochain, à l’Assemblée générale des Nations-Unies au cours de laquelle il va aussi s’exprimer, rapporte la presse présidentielle.

Cette 31è session de l’Assemblée générale des Nations-Unies sera essentiellement consacrée à la pandémie de Covid-19, question d’évaluer les mesures prises et plancher sur des efforts pour l’efficacité du vaccin en préparation.

Le président de la République Félix Tshisekedi reviendra notamment sur des mesures prises pour la riposte contre le Coronavirus en République démocratique du Congo.

Déclarée le 10 mars dernier en RDC, la maladie à Coronavirus a repris de l’ascenseur depuis ce mi-novembre après un léger endiguement constaté à partir du mois d’août dernier.

Au total, 12469 cas détectés, 11495 sont sortis guéris. Le taux de guérison est de 92%. 333 cas de décès, soit 2,6 de létalité.

Corneille Lubaki

Bosolo Na Politik avec Augustin Kabuya de l’UDPS

Bosolo Na Politik du 02 décembre 2020 : Israël Mutombo reçoit Augustin Kabuya – FCC, Est-ce la machine a bloqué le développement du Congo ?

Procès 100 jours : les avocats français de Kamerhe saisissent le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention « arbitraire » de leur client

Dans un communiqué de presse du 30 novembre 2020, deux avocats français du Directeur de Cabinet du Chef de l’État, Vital Kamerhe, Me Clara Gérard Rodriguez et le bâtonnier Pierre Olivier Sur alertent sur l’état de santé de leur client et dénoncent des irrégularités de procédure.

« Alors qu’il était en détention à la prison de Makala, nous avions un contact quasi journalier avec lui (d’avril à septembre 2020). Mais, depuis la reprise du procès devant la Cour et son transfert dans un lieu tenu secret, nous ne pouvons plus le joindre, tandis que lui-même ne prend plus contact avec nous, et qu’il semble que ses avocats congolais ne parviennent pas à le rencontrer. Enfin, nous recevons de la part de ses proches, des informations parcellaires et contradictoires, dont l’évidence est qu’elles sont bridées par une crainte insurmontable », peut-on lire dans le communiqué de presse desdits avocats.

Ces derniers accusent l’ambassade de France en RDC d’avoir refusé leur accorder les visas par deux fois. Ils affirment aussi avoir été empêché de rencontrer leur client.

« Dans le même temps, l’Ambassade de RDC en France nous a refusé deux fois l’octroi d’un visa, au seul prétexte que nous sommes avocats français.

Maîtres Clara Gérard-Rodriguez et Pierre-Olivier Sur se sont aussi exprimés au sujet de la procédure qui est pendante au niveau de la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe et jugent cette procédure contraire au droit à un procès équitable. D’où la saisine du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire et du Rapporteur spécial sur le droit à la santé.

Ils dénoncent par ailleurs une « affaire purement politique » du « dauphin désigné » de Félix Tshisekedi.

Thierry Mfundu
Politico