Critik info du 14 août 2020 – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec Christian Bosembe – Sujet : Là où on attend Fatshi : Les vraies réalisations.
G13, quelles réformes avant les élections de 2023?
« Les questions qui doivent faire objet du consensus sont notamment, les reformes concernant principalement la loi organique de la CENI, la Constitution (en revenant à deux tours), la loi électorale (en supprimant le seuil) et la programmation financière », explique le député Patrick Muyaya, une de 12 personnalités (après le retrait de Paul Nsapu) en quête du consensus avant les élections de 2023.
Sur TOP CONGO FM, cet élu FCC déplore le fait que « les gens nous diabolisent. Certains nous taxent des rebelles. Ce que nous faisons n’est pas de la rébellion, mais du dépassement pour la nation », dit-il à sa famille politique, qui s’oppose à cette démarche, insistant sur le fait que « les réformes ne doivent se faire que dans le cadre des institutions ».
Rappelant qu’ils émettent sur une même longueur d’onde que le FCC, Patrick Muyaya note que « même à objectifs communs, nous avons du mal à faire des choses ensemble. Je n’agis pas parce que je suis FCC, mais parce que je suis Congolais et député ».
Mais, nuance-t-il, « il ne faut pas considérer le FCC comme machine à bloquer les initiatives ».
Réformes dans le cadre des institutions
Au FCC, le député Jacques Djoli rappelle que « nous avons rencontré le président de la République (première institution du pays). Il partage le souci des élections non maculées du sang. Nous avons rencontré le Premier ministre. Les présidents de deux chambres du Parlement nous font (encore) attendre. Nous serons à Nkamba la semaine prochaine ».
L’ancien vice-président de la CENI révèle que « nous venons même d’être reçus par le cardinal Ambongo ».
Un seul intérêt : le Congo
« Notre regroupement s’appelle la RDC dans laquelle se trouve toute la population. Nous avons fait un sursaut ou une transcendance », rassure Patrick Muyaya.
« Nous sommes des personnalités dont les députés de l’opposition et de la majorité ainsi que de la Société civile toutes tendances confondues », renchérit Jacques Djoli.
Cet appel du 11 juillet fait suite à ce qui se constate avant même les élections dont « les manifestations avec morts d’hommes, la Coalition au pouvoir ne s’entend pas, même l’esprit saint a fui les Chefs des confessions religieuses », relève Jacques Djoli.
La seule certitude est que « nous avons besoin d’un consensus. Nous ne sommes pas un parti politique. Nous ne voulons pas non plus un dialogue pour le partage du pouvoir. Nous ne visons pas le glissement, par contre, nous voulons que les élections soient organisées en 2023 ».
Top Congo
Critik info : la peur se lit dans le visage, la fin d’un cycle
Critik info du 14 août 2020 avec Christian Bosembe – Sujet : la peur se lit dans le visage, la fin d’un cycle. Regardez
RDC: Jean-Pierre Bemba, faiseur des rois en 2023
Les échéances électorales de 2023 approchent lentement mais sûrement. Le FCC s’active déjà dans un travail de sape, qui consiste à diviser les autres familles politiques afin de baliser la voie à son candidat. Ainsi émiettés, Lamuka et CACH qui se présenteront en ordre dispersé, amoindriraient leurs chances de gagner la bataille électorale face au candidat du régime Kabila. C’est aux autres de comprendre cette stratégie, surtout du côté Lamuka, où Fayulu, Katumbi et Bemba semblent ne plus prêcher pour la même chapelle.
Horizon 2023. Les gens discutent, les choses se dessinent dans le microcosme politique congolais. Déjà, les regards sont braqués vers l’horizon 2023, où devraient s’organiser les élections générales à la fin du premier quinquennat de Félix Tshisekedi au pouvoir depuis janvier 2019.
Au sein de la coalition au pouvoir incarnée par le FCC de Joseph Kabila et le CACH de Tshisekedi, l’on lorgne dans la gibecière de Lamuka ; quitte à y extirper un gros gibier qui ferait remplir son assiette électorale en 2023. Tantôt, on approche Jean-Pierre Bemba, tantôt on courtise Moïse Katumbi, parfois on essaie de faire fléchir l’intraitable Fayulu… la lutte s’annonce donc âpre, avec comme objectif final : opposer Katumbi et Fayulu afin de foncer sans obstacle, comme couteau dans du beurre.
Ce qui est certain, c’est qu’après Vital Kamerhe qui a joué le rôle de « faiseur des rois » lors de trois derniers cycles d’élections (2006, 2011 et 2018), c’est le président du MLC, Jean-Pierre Bemba qui incarnera ce rôle. En 2023, celui qui aura Bemba avec lui, pourra être sûr de gagner la bataille électorale.
Puisque Fayulu tient mordicus à se représenter au nom de Lamuka, vu le succès récolté en 2018 et, au sein de la même plateforme, Moïse Katumbi affiche, lui aussi, ses ambitions, la division intestine donnera des coudes franches au FCC qui a déjà réussi à émietter le CACH, en séparant Félix Tshisekedi de son allié de l’accord de Nairobi, Vital Kamerhe, condamné à 20 ans des travaux forcés dans la prison de Makala. On aura donc face au FCC, plusieurs candidats, notamment Félix Tshisekedi.
On se souviendra qu’en 2006, le patriarche Antoine Gizenga avait bouleversé tous les pronostics au second tour de la présidentielle au détriment du candidat Jean-Pierre Bemba, en s’alliant à Joseph Kabila ; ce qui lui a valu le poste de Premier ministre, malgré le poids de l’âge qui pesait sur ses frêles et vieilles épaules. En matière d’alliance, l’histoire va-t-elle bégayer ? La question reste posée.
La géopolitique va jouer
Encore une fois, en 2023, la géopolitique va considérablement influer sur l’électorat congolais. Mais dans cette géopolitique, c’est Jean-Pierre Bemba qui est l’homme à surveiller de près. Il va peser lourd sur la balance entre l’Est et l’Ouest de la République.
Éliminé d’office de la course électorale après sa condamnation par la Cour pénale internationale (CPI) dans l’affaire de subornation de témoins, l’ancien vice-président de la République n’a plus rien à perdre. Il sera seul face à sa conscience. Soit il tient à son honneur d’homme d’État constant et intègre, soit il joue son va-tout, en signant des accords au plus offrant, même en dehors de Lamuka, sa plateforme.
À voir la façon dont les états-majors s’activent déjà pour le courtiser, il n’est pas évident qu’en 2023, le leader du MLC se range derrière la candidature de Martin Fayulu comme il l’avait fait en 2018.
Le FCC dans l’action de sape
Selon une source proche du FCC, les stratèges y travaillent déjà en vue de ne pas se laisser surprendre en 2023 comme il en a été le cas avec l’échec cuisant de leur candidat, Emmanuel Ramazany Shadary, en 2018. Ils savent pertinemment bien que Moïse Katumbi et Martin Fayulu ne s’entendront jamais sur cette question électorale. Comme deux coqs dans une basse-cour, les deux leaders de Lamuka risquent donc de prêter le flanc à l’adversaire qui est aux aguets. Le CACH n’est pas non plus sûr de garder son ticket (UDPS-UNC), le parti de Kamerhe ayant constaté que le chef de l’Etat a lâché de plein gré son directeur de cabinet à la merci de la justice.
Mais il y a un autre outsider à prendre au sérieux : Modeste Bahati Lukwebo et son AFDC/A qui joue ces derniers temps au trouble-fête, en participant à toutes les manifestations organisées par Lamuka, CACH et la Société civile. En l’absence de Kamerhe, c’est Bahati qui régentera toute la partie Est du pays, surtout le Grand Kivu. Il faudra donc compter avec lui.
En un mot, le FCC s’estime capable de bousculer Fatshi (Kamerhe, le faiseur des rois étant en prison). La famille politique de Kabila sait bien que, compte tenu de la donne électorale de 2018, Lamuka reste encore une réalité, malgré ses fissures internes. C’est à Lamuka donc de se réveiller, comme l’indique son nom, et de s’organiser pour ne pas se faire prendre de court par ses adversaires en 2023.
Le Potentiel
Fils Mukoko : Fatshi frappe encore, les plus forts tombent…?
Bibi Kapinga reçoit Fils Mukoko : Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo.
Adolphe Muzito : le pays se satisfait d’une « ménopause économique »
L’annulation d’une importante partie de la dette publique congolaise aurait dû permettre à la République Démocratique du Congo de stimuler sa production par un nouvel endettement, afin de créer des richesses pour sa population. C’est tout le contraire qui s’est produit. En lieu et place,d’une ménopause économique qui ne lui a pas permis de se créer des opportunités de valorisation des ressources de son sol, du sous-sol et humaines.
Le Gouvernement s’est volontairement privé de l’apport extérieur, jusqu’à plonger le pays dans l’autarcie financière en entretenant l’opacité de sa gestion, ceci en refusant l’accompagnement d’un partenaire dont la présence est un gage de bonne gouvernance. Ce partenaire n’est autre que le Fonds monétaire international (FMI) ainsi que sa jumelle, la Banque mondiale. La RDC n’a pas des finances qui peuvent faire face à ses défis. Elle a besoin des ressources de la coopération internationale. Or, cette coopération est organisée et dispose d’un gendarme qui définit les standards pour bénéficier des appuis dont le pays a besoin.
La RDC a un budget de 5,5 milliards de dollars US, alors que les défis sont de l’ordre de 50 milliards de dollars US au minimum, pour couvrir ses besoins en infrastructures de base. Le gap ne peut être comblé que par le recours au marché financier international, eu égard aux réalités de la fiscalité du pays. Je reproche à ceux qui ont géré le pays entre 2012 et 2016 d’avoir fermé les portes au FMI et à la Banque mondiale. Il y a eu un problème de gouvernance et une volonté de mettre le pays en autarcie financière pour éviter l’œil extérieur.
Chiffres contre chiffres
Pendant la période 2006-2011, le budget de l’Etat en ressources propres avait augmenté de 300%. Il est passé de 850 millions de dollars américains à 3,5 milliards de dollars américains en ressources propres. Par contre entre 2011 et 2016, l’augmentation enregistrée était de l’ordre de 30%. Le budget de l’État est ainsi passé de 3,5 milliards à 4,5 milliards de dollars américains, soit une augmentation d’un milliard de dollars. On aurait pu au moins doubler le budget du pays de 3,7 à 7 milliards dollars US avec le boom minier enregistré dans la période.
Lors du mandat 2006-2011, les réserves de change sont passées de 90 millions de dollars américains à 1,5 milliard dollars américains, avec comme bénéfice la stabilisation du franc congolais. Entre 2012 et 2016, les réserves de change ont baissé de 1,5 milliard de dollars américain à 800 millions, avec à la clé une dégradation du franc congolais. La réduction de la valeur de la monnaie nationale a été de 40%.
Entre 2006 et 2011, la production du cuivre est passée de 30 000 tonnes à 500 000 tonnes avec incidence positive sur les réserves de change et de la stabilité de la devise nationale. Pendant la période 2012 à 2016, la production du cuivre est passée de 500 000 tonnes à 1 500 000 tonnes. On n’a pas vu l’incidence de cette augmentation. Pendant ce quinquennat, les réserves des changes ont baissé de 1,5 milliards à 800 millions de dollars américains, comme indiqué ci haut.
Conséquence sociale : les salaires des administrations ont connu une baisse de 40%, alors qu’il était augmenté pendant le précédent mandat. La croissance de la période 2012-2016 n’a pas donc pas eu d’incidence en termes : d’augmentation du budget de l’Etat, des salaires des agents de l’Etat, des réserves de change, de stabilisation du franc congolais, d’augmentation de l’épargne nationale et du crédit à l’économie.
Double seuil de souveraineté
Après avoir quadruplé le budget entre 2006 et 2011 de 850 millions à 3,5 milliards de dollars US, si la gestion de la période 2012-2016 avait au minimum doublé le budget pour atteindre 7 milliards de dollars américains, le nouveau régime de Félix Tshisekedi aurait trouvé une situation meilleure, des bases solides lui léguées, permettant de doubler à son tour ce même budget jusqu’au seuil critique de souveraineté de l’État congolais que j’estime à un minimum de 15 milliards de dollars américains.
Dans la désagrégation que je fais de ces 15 milliards de dollars américains, j’estime à 5 milliards de dollars US les dépenses contraignantes de rémunérations, à 5 autres milliards de dollars pour les dépenses de souveraineté comme la défense, la sécurité, la diplomatie et la territoriale, etc.
Enfin, les 5 derniers milliards de dollars américains devraient servir pour le social et les infrastructures. La gestion de la période 2012-2016 a fait rater à l’État congolais l’occasion de franchir ce seuil de souveraineté.
Au deuxième degré, le Congolais qui vit avec 1,3 dollar américain par jour, soit sous le seuil de pauvreté, a raté l’occasion de sortir de son état de sous-prolétaire pour vivre avec plus de 3 dollars américains par jour comme le Camerounais.
Pour arriver à l’émergence, il faut d’abord sortir le peuple congolais de la sous-pauvreté. Une population des sous-prolétaires, c’est un peuple qui est installé dans la résignation, il est impossible d’aller à l’émergence sans préalablement franchir le seuil de pauvreté.
L’opacité et l’indiscipline ont caractérisé la gestion de 8 dernières années. La période 2012-2016 a vu le gouvernement abuser de la production minière qui avait triplé. Il a refusé l’assistance du FMI, qui est un coach et un accompagnateur qui sert donc de gage et de garantie de bonne gouvernance pour tout investisseur privé. Ils ont épongé une partie des réserves de change pour faire face au choc exogène de 2015, alors que s’ils étaient en programme avec le FMI ils auraient pu épargner les réserves lesdites réserves en obtenant son appui à la balance des paiements.
La RDC, qui a besoin de l’assistance de la coopération internationale, ne peut pas se gêner d’avoir une gestion sous surveillance, avec un coaching qui, au bout sera sanctionné en termes d’appui budgétaire et de soutien à la balance des paiements.
Proposition de solutions
Toute proposition dans ce cadre passe soit par une révolution soit par des réformes structurelles. En travaillant avec le FMI, il est loisible de respecter les standards afin de bénéficier de la coopération internationale et des investissements privés. La Grèce et l’Espagne, des pays occidentaux, ont sollicité le FMI et la Banque mondiale pour sortir de leurs impasses financières. On leur a prêté l’argent après avoir engagé des réformes inspirées justement par le FMI et la Banque mondiale.
La RDC peut s’endetter jusqu’à 25 ou 30 milliards de dollars américains, grâce à son bon ratio d’endettement 6% (3,5 milliards sur 55 milliards de dollars US) avec cet argent on peut financer les infrastructures de base. Ces ressources peuvent être mobilisées par la cession ou la garantie de nos actifs géologiques, forestiers, fonciers etc.
La communauté internationale profite de nos mines, mais nous n’avons pas profité de la coopération internationale à cause de l’opacité et l’indiscipline. La RDC a besoin de l’assistance internationale et non de la charité. En refusant l’accompagnement et le coaching du FMI, la ménopause économique a été imposée à la RDC par les hommes au pouvoir.
Aujourd’hui, notre déficit budgétaire ne permet pas de prendre en charge les défis du pays en infrastructures, dans le domaine du social et d’assurer la sécurité et la défense du territoire. Pour sortir de cette situation il faut un consensus national pour engager des réformes institutionnelles, politiques et économiques. La solution se trouve dans le plan de sortie de crise préconisé par le président élu, Martin Fayulu.
La Prosperite
Décry Info : Réconciliation entre les leaders Katangais, nouveau piège de Kabila contre Katumbi ?
Décryptage Info : Réconciliation entre les leaders Katangais, nouveau piège de joseph Kabila contre Moise Katumbi ? Regardez
Coalition FCC-CACH : « Si le chef de l’État n’avait pas cette bonne éducation, cette histoire allait s’arrêter dès le 1er mois », (Kabuya)
Le secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) a, une fois de plus, fustigé l’attitude de leur allié au sein de la coalition au pouvoir, le Front Commun pour le Congo (FCC).
À en croire Augustin Kabuya, les membres de cette plateforme du gouvernement, dont l’autorité morale est l’ancien président Joseph Kabila, ne sont pas sincères dans leurs démarches.
Déclaration faite par le numéro deux du parti présidentiel ce vendredi 14 août 2020 à l’occasion de l’ouverture de la conférence-atelier organisée par les jeunes du parti, en marge de la célébration de la journée la jeunesse de l’UDPS.
« Nous sommes dans une coalition, vous savez dans quelles circonstances nous avons formé cette coalition. Mais malheureusement je peux vous le dire personnellement je suis déçu par rapport au comportement de nos partenaires. Ils ne sont pas sincères dans leur comportement. Si le chef de l’État n’avait pas cette bonne éducation, cette histoire allait s’arrêter dès le premier mois que nous nous sommes retrouvés ensemble », a déclaré Augustin Kabuya.
Pour rappel, le climat au sein de la coalition FCC-CACH a souvent été tendu. Depuis la mise en place de cette coalition, plusieurs crises se sont déjà déclenchées conduisant les deux camps de menacer de claquer la porte.
Les dernières crises en date sont celles liées à l’entérinement de Ronsard Malonda par l’Assemblée nationale comme président de la CENI pour le compte des confessions religieuses et les propositions de loi Minaku-Sakata sur la réforme de la justice.
Pour exprimer son désaccord suite à ces deux faits, l’UDPS avait organisé une marche de protestation le 9 juillet dernier à Kinshasa ainsi que dans plusieurs villes du pays. Des manifestations qui avaient occasionné des dégâts matériels et pertes en vies humaines.
Malgré ces tensions, le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo avait déclaré que la fin de la coalition FCC-CACH n’était pas à l’ordre du jour.
« L’essentiel est de regarder d’abord les intérêts du pays et je crois que les uns et les autres sont conscients de cette prise en compte [des intérêts du pays ndlr]. Donc, nous allons finir par trouver des solutions (…) Ce que je peux vous assurer en tout cas ce que nous n’allons pas vers une rupture de la coalition. Ça c’est certain. D’ailleurs en ce moment, il y a des délégués des deux camps qui se voient, qui discutent pour essayer de déblayer le chemin et de voir de nouveau les conditions de pouvoir regarder dans la même direction », avait déclaré Félix Tshisekedi le 16 juillet dernier à Brazzaville.
Jephté Kitsita
La revue de presse kinoise du vendredi 14 août 2020
Plusieurs sujets ont intéressé la presse parue ce matin dans la capitale kinoise. Entre autres, l’alerte de l’inspection générale des finances sur des exonérations et compensations fantaisistes qui occasionnent un manque à gagner de plus de 5 milliards de dollars à l’Etat.
« L’inspection générale des finances frappe ! », s’exclame dans son grand titre LE PHARE qui indique que dans le cadre de la lutte contre la mauvaise gouvernance en RDC, des dossiers de gestion des fonds de la Covid-19 et certains faits sur le compte général du Trésor par la BCC sont transférés à la justice. C’est ce qui ressort de la toute première sortie médiatique du nouvel inspecteur général des finances, Julien Alingete.
« Tous ceux et toutes celles qui étaient encore dans le doute ont reçu la confirmation de la prédation organisée des finances publiques en RDC. Deux recettes magiques étaient à l’ordre du jour pour servir de soubassement à la mauvaise gouvernance, depuis plusieurs années, à savoir le recours aux exonérations ainsi qu’aux compensations dans le paiement des taxes fiscales, douanières, administratives, domaniales et autres », écrit le tabloïd..
L’AVENIR détaille que l’IGF confirme l’existence de plus de 1. 300 exonérations avec un manque à gagner de près de 5 milliards de dollars américains. « Ainsi l’IGF a évalué un stock de compensation de près de 1. 500 000 000 USD qui hypothèquent les recettes publiques ».
« Nous ne pouvons pas accepter de perdre 5 milliards de dollars dans les exonérations pour aller quémander des appuis budgétaires de 500 millions de dollars auprès des institutions internationales », rapporte le journal ces propos de l’inspecteur général.
Dans un autre sujet, CONGO NOUVEAU titre à propos du directeur général de l’OGEFREM: « Défiant le chef de l’Etat et la justice, Sayiba fait sa mise en place ». Le trihebdomadaire indique que traqué par la justice depuis plusieurs mois, ce dirigeant réputé proche de Néhemie Mulanya n’est toujours pas arrêté par la justice. « Invisible pendant plusieurs mois, le concerné continue à gérer l’Ogefrem en clandestinité, apparaissant de façon sporadique depuis son arrestation manquée qui a fait l’objet des Unes des journaux », rappelle le journal qui s’inquiète de l’instauration d’un Etat de droit à deux vitesses.
« Covid-19 : le plus dur commence avec l’ouverture des aéroports, ports, boîtes de nuit, églises… ce samedi », titre FORUM DES AS qui rapporte qu’en prévision de cette reprise du trafic aérien national et international, ainsi que des activités des églises, le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba a présidé hier jeudi à l’Immeuble intelligent, une réunion du Comité multisectoriel de riposte à la pandémie de Covid-19.
« Cependant, plus d’un analyste estime que cette reprise des activités des églises, des night-clubs et du trafic aérien et maritime en RD Congo, augure une nouvelle ère dans la lutte contre la propagation de la pandémie de Covid-19 au pays. Autrement dit, une nouvelle étape commence. Et, c’est sans doute la plus difficile, pour ne pas dire la plus dure à affronter. Cela pour plusieurs raisons. Dans certains lieux de culte, par exemple, il sera difficile de respecter la distanciation sociale ».
Pour clore, L’AGENCENCE CONGOLAISE DE PRESSE rapporte que l’Agence de presse russe (TASS) a félicité le directeur général de l’ACP, Lambert Kaboy, pour le rôle important que joue ce média public qu’il dirige, a indiqué le directeur général du média public belge, Srgey Mikhaylov, dans un message à l’occasion du 60e anniversaire de cette agence de pressse du gouvernement de la RDC.
En tant que principale source d’information de la RDC, a noté Sergey Mikhaylov, l’ACP continue de jouer un rôle important, en couvrant toutes les questions politiques, économiques et sociales, rapporte ce média public.
Socrate Nsimba
Bébé Tshor parmi les invités de Koffi Olomide à U Arena ?
Selon l’ancien honorable de la République Démocratique du Congo, Zacharie Bababaswe, l’artiste musicien Bébé Tshor est parmi les invités de Koffi Olomide à U Arena.
RDC-Zambie: signature d’un protocole d’accord sur la migration afin de « lutter contre l’insécurité aux frontières »
Les travaux de la 10è session de la commission permanente mixte défense et sécurité entre la RDC et la Zambie, se sont clôturés jeudi 13 août 2020 à Lubumbashi.
Ces assises de quatre jours ont tablé sur les matières sécuritaires aux frontières entre la RDC et la Zambie.
Les experts de deux pays ont se sont convenus de pérenniser la paix afin de privilégier l’intérêt de ces deux peuples qui partagent les mêmes frontières.
A l’occasion, un protocole d’accord de migration a été signé par le ministre congolais de l’intérieur Gilbert Kankonde et son homologue Zambien pour bien contrôler les entrées et sorties à partir de deux frontières.
Les chefs des délégations de ces deux pays ont « garanti la mise en application des résolutions de cette session permanente afin de lutter contre la migration Clandestine, la Contrebande et l’insécurité aux frontières. »
Le dernier jour de ces travaux a connu non seulement la présence du vice premier ministre en charge de l’intérieur, qui a clôturé ces assises, mais aussi le ministre de la défense nationale de la RDC, les gouverneurs du Lualaba Richard Muyej et celui de Tanganyika, Zoé Kabila aux côtés de Jacques Kyabula Katwe, gouverneur du Haut-Katanga.
Jonsard Mikanda
Cas-info
Werrason nanu asilika boye te : Boyoka décision azui contre Bogus Bompema pona ba propos abimisi…
Enfin Piroger, porte-parole du groupe Wenge Musica Maison Mère de Werrason sort de son silence sur l’affaire Bogus Bompema, ex musicien de JB Mpiana et son patron.
Jean-Claude Vuemba s’oppose à la proposition de Billy Kambale d’imposer le service militaire aux jeunes
Le président national du MPCR, Jean-Claude Vuemba s’insurge contre la proposition du ministre de la Jeunesse, Billy Kambale, consistant à envoyer 30 millions des jeunes à faire le service militaire.
L’élu de Kasangulu qui a réagi jeudi 13 août à Ouraganfm.cd, a fait observer qu’au Congo, le service militaire est interdit pour éviter aux jeunes à faible esprit de se faire manipuler par des seigneurs de guerre qui sont des vrais fossoyeurs des enfants « soldats » à travers les rébellions macabres.
L’opposant s’est interrogé qu’avec quels moyens financiers, on peut envoyer plus des 30 millions des jeunes pour faire le service militaire.
Il a qualifié cette proposition « d’inutile » et » du n’importe quoi » avant de rappeler que le Congo n’a pas besoin de perdre de l’argent comme si on veut faire souffrir davantage le peuple congolais.
Pour lui, il faut vite barrer la route à cette proposition dangereuse du ministre Billy Kambale.
Ouragan FM
Zacharie Bababaswe dans Feux Verts Toleka Grand Lisolo du 14 août 2020
Feux Verts Toleka Grand Lisolo du 14 août 2020 : Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec Zacharie Bababaswe.
Muzito-Fayulu : vers de nouvelles batailles pour 2023 !
Au bord d’un même avion, à la même minute près, Muzito et Fayulu reviennent à Kinshasa, le 22 août prochain. La confirmation en a été donnée hier, par des voix autorisées de Lamuka. Ce jour-là, ce sera, comme il faudra s’y attendre, un samedi ensoleillé. Car, aux dernières nouvelles, ils prévoient un meeting populaire à l’issue d’une marche spontanée qui partirait dès leur sortie du parvis de l’aéroport international de N’djili jusqu’au siège de l’Ecidé, situé le long de l’avenue de l’enseignement, à proximité du Boulevard Triomphal. Une passation de fanion à la tête de Lamuka est aussi annoncée à l’agenda de ce retour fracassant, après tous les ravages dus à la Covid-19.
Dans le respect des gestes barrières, ils vont s’adresser à la population congolaise, pour livrer le fruit de leurs nouvelles cogitations sur l’avenir du pays. Vont-ils, à cette occasion, ressusciter la catéchèse sur la vérité des urnes ou alors comme toutes les autres forces politiques et sociales restées au pays, ils renforceront le camp de l’apologie du dialogue ? Vont-ils déterrer la hache de guerre pour continuer à ensorceler et jeter l’anathème au dernier des Chefs de l’Etat congolais, au vainqueur de la présidentielle du 30décembre 2018 ? Pas si sûr, en tout cas. Car, après tout, le temps est passé. Les discours aussi ne peuvent qu’évoluer et changer, pour ne pas être anachroniques. Aux vieux singes, dit-on, nul n’a le culot, ni le toupet de leur apprendre à grimacer. Fayulu et Muzito, à moins d’une obstination de mauvais goût, n’y feront point exception.
Consensus recherché
Déjà, depuis février 2020, Fayulu était le premier à crier sur le toit de la maison pour appeler à la paix. Il avait brandi, pour ce faire, une proposition de sortie de crise assortie d’une kyrielle de recommandations. Concrètement, il y évoquait la nécessité de rechercher un consensus et mettait le cap sur l’organisation des élections anticipées.
Il préconisait, en outre, des réformes institutionnelles profondes au niveau de la Centrale électorale, de la Cour Constitutionnelle, de l’armée, de la politique et des services de sécurité. D’ailleurs, il prévoyait la mise sur pied d’un Haut Conseil des Réformes Institutionnelles qui serait confié à Lamuka.
La Prosperite
Guerre entre les pasteurs congolais : Denis Lessie apanzi Kiziamina
Guerre entre les pasteurs congolais sur l’affaire 100.000 dollars : Pasteur Denis Lessie apanzi Evangéliste Kiziamina Kibila.











