L’artiste Innocent Balume connu sur scène sous le nom d’Innoss’B est devenu le premier musicien de nationalité congolaise évoluant en RDC à totaliser 100 millions de vues sur la plateforme YouTube, grâce à son clip remixé « Yo pe », joué en featuring avec le tanzanien Diamond Platnumz.
Cet exploit est arrivé après seulement 10 mois depuis que la chanson est sur le marché, et bat le record des nigérians tels que Yemi Alade (Johny) et Davido (Fall) qui détenaient ce plafond de 100 millions de vues depuis plusieurs mois.
En deuxième position chez les artistes congolais en terme de visite sur la même plateforme (YouTube), c’est Fally Ipupa avec son clip « Eloko » qui a déjà totalisé 66 millions de vues.
Certains détracteurs du jeune artiste Congolais remettent en cause ce nombre de vues arguant que le clip vidéo de la chanson a été publié sur la chaîne YouTube de l’artiste Tanzanien Diamond Platnumz.
Pour rappel, ce clip « Yo Pe » d’Innoss’B était un remix et a permis au chanteur congolais d’être nominé aux BET Awards dont la cérémonie des remises de prix s’est déroulée à Las Vegas aux Etats-Unis, le 29 juin dernier.
Dans la catégorie « Best International Act », le trophée a été remporté par l’artiste nigérian Burna Boy face aux chanteurs français Ninho et congolais Innoss’B.
Le gouverneur du Kongo Central Atou Matubuana Nkuluki a répliqué à la lettre du procureur près la Cour Constitutionnelle qui lui a demandé de déposer sa démission au président de la République après avoir statuer sur l’imbroglio autour de l’adoption de la motion de défiance du concerné le 4 décembre dernier sur demande du président de l’Assemblée provinciale.
Pour le chef de l’exécutif provincial du Kongo Central, la Haute Cour a été « gravement » induite en erreur par l’Assemblée provinciale qui a « sciemment omis » certaines décisions déjà rendues par la justice au moment d’aller solliciter sa démission.
» Le président de l’Assemblée provinciale qui vous a saisi par sa lettre du 10 juin 2020 pour solliciter l’exécution de l’arrêt de l’interprétation rendue en matière non contentieuse par la Cour Constitutionnelle sous RCONST 1171 le 29 mai 2020 vous a gravement induit en erreur omettant sciemment de mettre à votre disposition les éléments », peut-on lire dans sa correspondance datée du 15 juillet.
Il cite :
le jugement sous RP 16589/CD rendu en date du 30 janvier 2020 par le tribunal de paix ayant notamment déclaré faux le procès-verbaux dont celui du 4 décembre relatif à ma prétendue déchéance et ordonné leur destruction;
le jugement sous RPA 1346/RP 16589/CD du tribunal de grande instance de Matadi du 13 mars 2020 ayant constaté l’extinction de l’instance;
L’arrêt de la Cour de cassation sous RP 1378 du 20 mai 2020 rendant irrévocable et donc exécutoire le jugement du tribunal de paix de Matadi sus évoqué;
Le procès-verbal RP 16589/CD, RH 003/2020 de destructions des procès-verbaux des plénières de l’Assemblée provinciale du 4, 23 et 27 décembre 2019, dressés en date du 29 décembre par le greffier d’exécution du tribunal de paix de Matadi.
Le procureur près la Cour Constitutionnelle alertait, dans son courrier du 13 juillet, que le refus au gouverneur de démissionner l’exposerait à la rigueur de la loi, et invitait, cependant, le vice-premier ministre, ministre de l’intérieur, sécurité et affaires coutumières » à désigner l’intérimaire en vue d’assurer la continuité de services publics conformément à l’article 160 alinéa 4 de la loi numéro 064/006 du 9 mars 2004 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales telle que modifiée et complétée à ce jour ».
Pour rappel, le Kongo Central a sombré dans une période de crise institutionnelle depuis le scandale sexuel du 25 août qui impliquait le vice-gouverneur Justin Luemba Makoso et l’assistante du gouverneur, Mimi Muyita, limogé après l’acte. Atou Matubuana et son adjoint avaient aussitôt après la tôlée été suspendus puis réhabilités le 29 novembre, par le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières.
Après le désordre orchestré par les députés à l’Assemblée provinciale du Kongo Central, le jour de l’examen de la motion du député Masumbu Baya, empêchant ainsi le déroulement de la plénière, un groupe de 24 élus s’était retiré à l’hôtel Bilolo, dans la commune Kinkanda pour voter pour la déchéance du gouverneur Atou Matubuana Nkuluki à l’insu de 17 autres restés au siège de l’organe délibérant.
Le secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) Augustin Kabuya n’est pas allé par le dos de la cuillère pour répliquer aux propos tenus contre le parti présidentiel par la secrétaire générale du Mouvement de Libération du Congo (MLC) Eve Bazaiba.
En effet, la secrétaire générale du MLC avait taclé l’UDPS après sa marche du 9 juillet 2020 à Kinshasa contre l’entérinement de Ronsard Malonda par l’assemblée nationale comme président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).
« En français on dit si on se bat pour le pouvoir, on marche pour arracher le pouvoir. Mais quand on est déjà au pouvoir, on continue à marcher ce que le pouvoir est ailleurs », avait-elle déclaré à la presse.
En réaction, Augustin Kabuya a appelé Eve Bazaiba à démontrer sa capacité de mobilisation sur terrain au lieu, dit-il, de ne rester que sur les réseaux sociaux.
« Je pense que l’absence de Ève Bazaiba le 13 juillet a surpris beaucoup de personnes. Le président Jean-Pierre Bemba était avec tout le monde à Pascal, mais ma collègue Bazaiba Ève a disparu dans la nature. Bref, Ève Bazaiba est tout simplement déconnectée de la réalité, elle doit d’abord prouver sa capacité de mobilisation sur terrain en tant que secrétaire générale du MLC, au lieu d’être seulement dans les réseaux sociaux. Quand elle se montre incapable de remplir un petit truc comme UMK à Matonge, cela constitue un problème sérieux qu’elle doit absolument régler. Aujourd’hui, à l’UDPS nous sommes fiers d’avoir réussi toutes nos sorties populaires », a déclaré Augustin Kabuya mardi 14 juillet dernier à la presse.
Contrairement à elle (Bazaiba ndlr), poursuit Kabuya, moi en ma qualité du secrétaire général de l’UDPS, le 09 Juillet je suis arrivé à la place échangeur en compagnie de la base pour attendre le président a.i, l’honorable Jean-Marc Kabund afin que nous marchions ensemble. Et, nous avons fait la marche de là jusqu’au Boulevard triomphal avant d’être repoussés par la police.
Augustin Kabuya a, en outre, rappelé à Eve Bazaiba, qu’en sa qualité du secrétaire général de l’UDPS, avec l’appui de la base du parti le 22 novembre 2019 à l’arrivée du président a.i Jean-Marc Kabund à Kinshasa après son voyage au Rwanda, ils ont réalisé « un exploit caractérisé par une marée humaine » de l’aéroport de N’djili jusqu’au siège du parti à Limete.
« Le 15 février, nous avons encore réalisé l’exploit en remplissant le stade des martyrs et tout récemment le 09 juillet, nous avons réussi à paralyser toute la République Démocratique du Congo. Vous savez, sans les menaces du gouvernement à la veille de notre marche, on allait faire encore plus que ce que madame Bazaiba avait vu le 09 juillet », a martelé le secrétaire général de l’UDPS.
En ce qui concerne la présence des cadres et militants du parti présidentiel dans la rue, Augustin Kabuya a invité Eve Bazaiba à se renseigner sur l’histoire du Congrès National Africain (ANC) parti au pouvoir en Afrique du Sud.
« Au sujet de notre présence dans la rue, qu’elle se renseigne auprès de l’ANC de l’Afrique du Sud qui a une histoire comme nous l’UDPS », conclut le numéro deux du parti cher au chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
La République démocratique du Congo (RDC) a enregistré deux nouveaux cas de décès parmi les patients de coronavirus pour la journée du mardi 14 juillet, a annoncé le comité multisectoriel de lutte contre la pandémie. Ce qui poste à 192 le total de décès.
En revanche, 35 personnes déclarées guéries ont quitté les hôpitaux la même journée. Sur 456 échantillons testés, 28 nouveaux cas positifs ont été confirmés, dont 25 à Kinshasa, 2 à l’Equateur et 1 à Lualaba.
Depuis le début de l’épidémie déclarée le 10 mars 2020, le cumul est de 8.163 cas dont 3.983 personnes guéries.
Les 14 provinces touchées sont Kinshasa (épicentre) 6.948 cas ; Kongo Central 352 cas ; Sud-Kivu 276 cas ; Haut-Katanga 260 cas ; Nord-Kivu 203 cas ; Lualaba 74 cas ; Haut-Uélé 16 cas ; Tshopo 13 cas ; Ituri 6 cas ; Kwilu 4 cas ; Sud-Ubangi 4 cas ; Equateur 4 cas ; Haut-Lomami 1 cas et Kwango 1 cas.
La rue a parlé. L’UDPS, Lamuka ont déjà fait entendre leurs voix lors des marches de protestations du 9 et 13 juillet en cours. Le Comité Laïc de Coordination (CLC) et le Front Commun pour le Congo (FCC) vont aussi battre macadam, respectivement les 19 et 23 juillet 2020. Même si l’organisateur de la dernière marche, le camp politique de Joseph Kabila, demeure dans la logique du statu quo. Inhabituel, le Gouvernement piloté par Sylvestre Ilunga, au cours d’une rencontre tenue nuitamment, en appelle aux sociétaires de la coalition FCC – CACH à une évaluation et réclame la tenue urgente d’une réunion interinstitutionnelle. L’heure est grave. Tous les regards se tournent désormais en direction du Garant constitutionnel du bon fonctionnement des institutions, en l’occurrence, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Vivement un dialogue inclusif.
Dans son allocution à l’occasion de 60 ans d’indépendance du Congo, le Président de la République avait déclaré : «C’est pourquoi, en tant que garant constitutionnel du bon fonctionnement des institutions, je ne ménagerai aucun effort pour m’assurer, via un dialogue interinstitutionnel régulier, qu’aucune crise inutile ne puisse perturber la stabilité du pays, si importante pour son essor». Mais pareille rencontre ne se limiterait que dans le cadre de l’alliance FCC-CACH.
Comment sortir Félix Tshisekedi de la coalition FCC – CACH ? C’est le principal objectif des récentes marches dites pacifiques. Les morts et les blessés en constituent la facture salée. Son propre parti UDPS de même que ses anciens partenaires de la coalition Lamuka, pensent que le dialogue affranchira Félix Tshisekedi du joug du FCC, devenu obstacle majeur à sa présidence. En revanche, la famille politique de Joseph Kabila accuse le Chef de l’Etat, son parti politique et ses ex-équipiers de Lamuka dont Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi et Martin Fayulu de vouloir mettre en œuvre «le plan de Genève». C’est là où celui qu’on surnomme le «soldat du peuple» avait été désigné comme candidat commun de l’opposition à la présidentielle de 2018. Aux yeux de son partenaire, le chef de file de CACH joue au bélier.
Que ça s’appelle consultations, concertations, discussions directes, évaluation ou dialogue, la terminologie importe peu, c’est là où le pays se dirige. La voie du dialogue est ouverte. Ces assises seront une remise en question, tabula rasa. Qui peut convoquer ce dialogue ? Seul le Président de la République en a les prérogatives comme ce fut le cas avec le Maréchal Mobutu lors de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) ou Joseph Kabila au cours des Concertations nationales et autres forums. Félix Tshisekedi étant considéré comme artificier de la crise ou comme le plus grand commun diviseur, rien ne pourra donc se faire sans son implication.
Comme dirait un analyste patenté, les manifestations de rue sont un prétexte qui offre le contexte pour le texte. Tous les ingrédients sont réunis pour que le Président Tshisekedi signe l’ordonnance convoquant ces assises. Assignera-t-il la mission à un éventuel comité préparatoire d’en déterminer les participants et d’en fixer le lieu. Quels seront les termes de référence ? Ce probable dialogue sera, sans aucun doute, un contre-choc sur la coalition FCC – CACH d’où sortiront des décisions impératives et opposables à tous. Sans surprise, une résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies pourra appuyer une telle démarche.
Mais, qui en assurera l’arbitrage, la médiation ? Un sage de l’Eglise de la trempe du Cardinal Fridolin Ambongo ou les Evêques de la CENCO comme en fin de l’année 2016 ? Félix Tshisekedi ou ce comité préparatoire pourra, comme par le passé, jeté son dévolu sur un médiateur africain ou international.
Aussi, le mariage FCC – CACH est-il au bord de la rupture. En politique, les alliances se font et se défont. La société civile et l’opposition incarnée par Lamuka saisissent la balle au bond pour créer une nouvelle configuration politique en vue d’assurer une véritable alternance lors des prochaines élections qui peuvent avoir lieu peut-être avant 2023.
C’est ce qu’a affirmé Me Kabengela Ilunga, avocat du directeur de cabinet du chef de l’État, condamné à 20 ans des travaux forcés pour détournement des deniers publics.
Le procès en appel dans l’affaire opposant le directeur de cabinet du chef de l’Etat Vital Kamerhe au ministère public démarre le 24 juillet prochain à la Cour d’Appel de Kinshasa Gombe. L’information a été confirmée, hier mardi 14 juillet, par Me Kabengela Ilunga, avocat conseil du condamné, au cours d’une interview accordée à Forum des As.
Ce juriste, qui se dit convaincu de l’innocence de son client, s’est refusé de dévoiler la ligne de défense que son collectif s’est fixée à ce degré d’appel.
» L’affaire est déjà fixée en appel. C’est nous qui avons interjeté cet appel. Nous savons donc comment nous y prendre. Ce n’est pas le moment de présenter nos moyens de défense », a-t-il déclaré.
L’affaire mettant aux prises le directeur de cabinet du chef de l’Etat Vital Kamerhe, l’homme d’affaires libanais Samih Jammal et le chargé d’import-export à la Présidence Jeannot Muyima au ministère public s’est clôturée au premier degré le samedi 20 juin.
Tel un couperet, des peines sévères ont été prononcées. Le Tribunal de grande instance de Kinshasa Gombe a déclaré établie en fait comme en droit l’infraction de détournement des deniers publics portant sur un montant de 48 millions USD à charge de Vital Kamerhe et de Jammal. Il les a, par conséquent, condamnés à 20 ans des travaux forcés.
Les juges ont, en outre, prononcé, à l’encontre du président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), l’interdiction pour 10 ans, après l’exécution de la peine susmentionnée, du droit de vote, d’éligibilité et d’accès aux fonctions publiques et para-etatiques à tous les échelons.
Le Tribunal a aussi retenu à charge de Vital Kamerhe les Infractions de corruption et de blanchiment des capitaux, commises en concours matériel avec Samih Jammal.
Offusqués, les avocats de Vital Kamerhe ont promis d’interjeter appel contre ce jugement qu’ils ont qualifié de mal rendu et motivé. Maître Jean-Marie Kabengela Ilunga a estimé que son client a été condamné sur base des éléments non discutés à l’audience dans le cadre de ce procès.
« Il y a une mauvaise motivation. Pour preuve, il y a des personnes qui n’ont pas été appelées en instance qui ont été jugées. Notamment la confiscation des biens de l’épouse et des enfants de Vital Kamerhe. Le Tribunal aurait dû rouvrir le débat pour inviter ces personnes en instance afin de les juger et voir dans quelle mesure leurs biens pourraient être saisis ou confisqués. Vital Kamerhe n’est pas le ministre des Finances, du Budget ou encore le gouverneur de la Banque. Donc, nulle part on a trouvé sa signature dans la chaîne des dépenses. Il y a une mauvaise motivation qui nous pousse à faire appel », a déclaré ce juriste.
Se refusant de commenter la décision de la justice, Me Coco Kayudi, avocat de la partie civile, s’est félicité du fait que la République démocratique du Congo a recouvré ses droits. « Justice a été rendu. La République a recouvré ses droits. Il lui appartiendra d’user des moyens nécessaires pour obtenir les restitutions ordonnées par le Tribunal. C’est le droit le plus légitime de la défense d’aller en appel. Cela fait partie justement de l’Etat de droit », a-t-il indiqué.
Avant de prononcer son jugement, le Tribunal est revenu largement sur les exceptions d’inconstitutionnalité, d’incompétence territoriale du parquet général de Matete qui a mené l’instruction préparatoire dans cette affaire et d’obscuri libelli soulevées par les avocats de la défense lors de l’audience de plaidoirie du 11 juin dernier.
Textes de lois, jurisprudence et circulaires des autorités judiciaires à l’appui, les juges de cette juridiction ont déclaré impertinentes ces exceptions qui, a indiqué le juge prèsident, frisent le dilatoire.
Le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a échangé ce mardi 14 juillet 2020 par visioconférence depuis la Cité de l’Union Africaine avec Cheikh Oumar Seydi, le directeur afrique de la Fondation Bill et Melinda Gates.
À en croire la presse présidentielle qui a livré l’information, les échanges entre le président Tshisekedi et le directeur afrique de la Fondation Bill et Melinda Gates ont tourné autour de la lutte contre la pandémie de covid-19 en RDC.
D’après la même source, les deux hommes ont passé en revue l’ensemble du système de santé de la République Démocratique du Congo.
Félix Tshisekedi et Cheikh Oumar Seydi ont, en outre, mis un accent particulier sur l’éradication des maladies infectieuses comme la poliomyélite, la rougeole et tant d’autres maladies virales.
La Fondation Bill et Melinda Gates est une fondation américaine humaniste philanthropique créée en janvier 2000. À l’échelle mondiale, ses principaux objectifs sont d’améliorer les soins de santé et de réduire l’extrême pauvreté.
Déclarée officiellement le 10 mars dernier, le coronavirus a déjà fait 190 victimes en RDC. D’après le dernier bulletin du secrétariat technique du comité multisectoriel de la riposte contre la covid-19, le cumul de cas est de 8.135.
14 de 26 provinces que compte la RDC sont à ce jour touchées par le coronavirus. Kinshasa, la capitale, demeure toujours l’épicentre de l’épidémie avec déjà 6.923 cas enregistrés.
Le Bureau de la Conférence des présidents du Regroupement Politique AFDC-A aile FCC, a condamné fermement ce mardi dans une déclaration à la presse, « les graves violations des droits humains survenues lors des manifestations du 9 juillet dernier en plein état d’urgence, contre la COVID-19, occasionnant les pertes en vies humaines, la destruction méchante des plusieurs sièges des partis politiques membres du FCC dont le siège du Parti Travailliste, membre de l’AFDC-A »
L’AFDC-A demande à la justice de diligenter des enquêtes dans l’objectif de « rétablir la paix sociale en condamnant les commanditaires afin de décourager ces genres des comportements barbares ».
Le 09 juillet dernier, les militants de l’UDPS sont descendus dans la rue pour dénoncer l’entérinement par l’Assemblée nationale de Ronsard Malonda comme président de la CENI. Plusieurs dégâts ont été dénoncés à l’issue de cette marche dont la destruction des certains sièges des partis politiques du FCC.
Au cours d’un point de presse tenu lundi 13 juillet dans la soirée à Lubumbashi, le président national de « Ensemble pour la république », Moïse Katumbi a déclaré que la non tenue de la marche était motivé par le souci de préserver les vies humaines car, explique-t-il les personnes mal intentionnées étaient préparées pour perpétrer un carnage afin de lui en imputer la responsabilité.
Moïse Katumbi a indiqué qu’il est arrivé à Lubumbashi venant de Kashobwe, son village, pour prendre part à la marche pour laquelle il a mobilisé la population afin de dire Non à Ronsard Malonda et aux Lois dites « Minaku Sakata ».
« J’ai recoupé des informations, il y a des gens qui s’arrangeaient pour perpétré le massacre au niveau de notre marche. La Fondation Katangaise est venue me voir pour me dire la même chose qu’il y avait un danger. Moi, je suis un leader qui voit l’avenir de notre pays. L’avenir de notre pays, c’est la population Congolaise. On n’a pas besoin des morts dans notre pays… Les gens peut être pourront dire que Moïse Katumbi a eu peur de marcher. Je n’ai pas peur de la mort, j’ai peur de faire tuer les autres », a-t-il fait savoir.
Par la même occasion, il a condamné le meurtre des trois militants de l’UDPS dont les corps ont été retrouvés dans la rivière :
« Comptez le nombre des morts sur la marche du 9 Juillet, on a retrouvé trois morts, les militants de l’UDPS qu’on est allé jeter. Nous ne sommes pas dans un champ de bataille. Ces gens n’étaient pas armés, ils sont allés marcher contre une mauvaise nomination ».
Ce leader de la coalition Lamuka a salué la mobilisation de la population qui a répondu à l’appel à travers tout le pays tout en fustigeant la brutalité constatée à certains endroits.
Il n’a pas manqué de féliciter aussi la police pour l’encadrement de la marche à Kinshasa. Mais Moïse Katumbi n’a pas précisé si cette marche aura lieu ou pas dans les jours à venir.
A travers une correspondance ce mardi 14 juillet 2020, le parquet près la Cour Constitutionnelle contraint le gouverneur du Kongo-central Atou Matubuana de démissionner.
Le parquet affirme que sa destitution par l’Assemblée provinciale à travers une motion de défiance est exécutoire du fait qu’elle n’a jamais été attaquée par un recours.
« Il ressort de l’examen de différentes pièces versées au dossier qu’aucun recours n’a été enregistré au greffe de la Cour Constitutionnelle en vue d’attaquer l’acte d’Assemblée ayant donné lieu à votre destitution…Je vous enjoins de déposer votre démission auprès du président de la République et de cesser ainsi d’exercer les fonctions de gouverneur », a écrit le PG à Atou Matubuana.
Le parquet invite ainsi le vice-premier ministre de l’intérieur Gilbert Kankonde à désigner un intérimaire en vue d’assurer la continuité des services publics, conformément aux lois du pays.
Il demande au procureur près la Cour de cassation d’instruire le procureur général près la Cour d’Appel de Matadi à prendre toutes les dispositions utiles pour assurer la protection des biens de l’Etat lors de la remise et reprise.
Le gouverneur Atou Matubuana a été destitué par motion de défiance initiée par le député provincial André Masumbu Baya le 4 décembre 2019.
24 élus provinciaux sur les 24 présents à cette plénière délocalisée après troubles à l’ordre public ont voté contre lui.
Cette destitution d’Atou Matubuana intervenait 6 jours après sa réhabilitation faisant suite à une suspension relative à la sextape qui a circulé sur les réseaux impliquant son adjoint et une femme membre de son cabinet.
‘‘…Respectueux des valeurs républicaines, le PPRD attend la fin de l’État d’urgence décrétée par les institutions démocratiques du pays où il (le PPRD) a un poids politique majeur, le PPRD projette sa grande marche après cet État d’urgence pour défendre lesdites institutions face au recul démocratique après autant d’efforts de consolidation de la démocratie en République Démocratique du Congo les deux dernières décennies…’’
PARTI DU PEUPLE POUR LA RECONSTRUCTION ET LA DÉMOCRATIE
« PPRD »
COMMUNIQUE OFFICIEL
Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie, PPRD, par la voix de son Secrétaire Permanent, Emmanuel Ramazani Shadary informe ses cadres, militantes et militants qu’elle n’organise aucune marche le Mardi 14 juillet 2020 comme les réseaux sociaux en ont fait écho.
Respectueux des valeurs républicaines, le PPRD attend la fin de l’État d’urgence décrétée par les institutions démocratiques du pays où il (le PPRD) a un poids politique majeur, le PPRD projette sa grande marche après cet État d’urgence pour défendre lesdites institutions face au recul démocratique après autant d’efforts de consolidation de la démocratie en République Démocratique du Congo les deux dernières décennies.
Le PPRD rappelle que le 09 juillet 2020, il n’a pas organisé une marche. Car l’itinéraire n’était pas donné. Se soumettant aux mesures d’interdiction des marches par le Gouvernement pour préserver la vie de nos concitoyens face au Coronavirus, le PPRD avait déployé sa jeunesse pour protéger ses sièges de la 6ème rue et de Sendwe contre les actes de vandalisme des militants de l’UDPS et décriés hélas par l’opinion publique nationale et internationale.
Parti républicain et disposant d’une base réelle sur l’ensemble du territoire national, le PPRD promet une démonstration historique après l’Etat d’urgence pour prouver à la face du Monde sa supériorité numérique et stratégique sur l’échiquier politique congolais.
Le PPRD se joindra en toutes circonstances aux initiatives similaires dans le cadre de la plateforme Front Commun pour le Congo le cas échéant.
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