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Lutte contre la Drépanocytose : un plaidoyer de Denise Nyakeru Tshisekedi chez Ilunga Ilunkamba

Ce jeudi 18 juin 2020, la Première Dame de la RDC, Denise Nyakeru Tshisekedi, a fait le déplacement de la Primature où elle a été reçue, en séance de travail, par le Premier Ministre, Ilunga Ilunkamba. L’épouse du chef de l’Etat a porté auprès du Chef du Gouvernement, un plaidoyer sur sa vision de lutte contre la Drépanocytose, mieux connu sous le vocable « anémie SS ». Un véritable fléau, en effet, qu’il convient de combattre avec fermeté. Le Premier ministre Sylvestre Ilunga, pour sa part, s’est montré réceptif à ce plaidoyer et a décidé de la mise en place d’une commission chargée d’approfondir les axes d’appui à ce projet, avant de le soumettre au Conseil des Ministres.

En réaction, la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, s’est dit contente de cette séance de travail avec le Premier Ministre dont elle a apprécié le sens d’écoute.

‘’Nous sommes venus, avec mon équipe, pour déposer un plaidoyer concernant la maladie de la drépanocytose et nous avons également demandé l’implication personnelle du Premier ministre pour nous soutenir dans la lutte contre cette maladie. Il a promis de nous accompagner et de soutenir notre lutte‘’, a laissé entendre la distinguée Première Dame.

Ce projet présenté par Denise Nyakeru Tshisekedi porte sur l’accompagnement du Gouvernement dans la lutte contre cette maladie par la sensibilisation à la drépanocytose auprès de la jeunesse par son intégration dans le programme éducatif, l’appui à la construction et le cas échéant à la réhabilitation des centres de dépistage et de traitement, l’approvisionnement en médicaments, et enfin l’organisation des Etats généraux pour cerner les contours de lutte contre cette maladie.

Sa démarche, rappelons-le, s’inscrit dans le cadre de sa Fondation «DENISE NYAKERU TSHISEKEDI». Une association sans but Lucratif créée par elle, pour matérialiser sa vision et soutenir son action dans le domaine de la santé, l’éducation, l’autonomisation de la femme et la lutte contre les violences faites aux femmes en RDC.

Il sied de noter, cependant, que cette rencontre entre le Premier ministre Ilunga Ilunkamba et la Première Dame est une première, et les deux personnalités s’en sont réjouies. ‘’C’est la première fois que je le rencontre dans le cadre du travail. Je l’ai déjà aperçu des fois à la Cité de l’OUA, sans plus. Je trouve que c’est quelqu’un de très ouvert, il m’a rassuré‘’, a déclaré Denise Nyakeru Tshisekedi.

Pour la circonstance, le Chef de l’Exécutif central était entouré de quelques membres de son Gouvernement. Il s’agit de la Ministre du Genre, Famille et Enfants, celui de la Recherche Scientifique et Innovation, du Ministre Près le Président de la République, de la Ministre Près le Premier Ministre, ainsi que du Vice-Ministre de la Santé.

La Pros.

Daniel Safu: Que retenir du procès Kamerhe

L’honorable Daniel Safu face à Bibi Kapinga: Que retenir du procès Kamerhe.

L’avenir politique de Vital Kamerhe en jeu

Pour sa part, la défense du dircab de Fatshi attend sereinement l’issue du procès, affirmant que le dossier de leur client est vide.

« Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour viendra », renseigne un proverbe béninois. Après cinq audiences foraines retransmises en direct, très suivies par les Congolais d’ici et d’ailleurs, les juges du Tribunal de grande instance de Kinshasa Gombe, siégeant au pénal dans l’affaire opposant le Ministère public aux auteurs du détournement présumé des fonds alloués au Programme d’urgence des 100 premiers jours du Président Félix Tshisekedi, vont finalement rendre leur verdict ce samedi 20 juin.

Vital Kamerhe et ses deux coaccusés Jammal Samih et Muhima, seront définitivement fixés individuellement ce samedi sur leurs sorts. D’ores et déjà, la défense de Vital Kamerhe attend sereinement l’issue du procès, tout en étant convaincue que le dossier de leur client est vide. En cas d’une éventuelle condamnation de leur client, les avocats de Vital Kamerhe, disent considérer cette première instance comme une bataille perdue et non la guerre, brandissant ainsi la possibilité d’aller en cassation.

Ce qu’il faut rappeler, à 24 heures du verdict du Tribunal, c’est que Vital Kamerhe, en détention depuis le 8 avril dernier à l’ex-Prison centrale de Makala, a tout au long du procès, clamé son innocence. Il a par ailleurs, dénoncé ce qu’il a lui-même appelé un « procès politique » et la « brutalité et l’acharnement » du tribunal contre lui.

20 ANS DE TRAVAUX FORCES

Sans doute que demain samedi, des milliers de Congolais resteront scotchés à la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC), pour attendre la sentence du Tribunal. Cependant, le moins que l’on puisse savoir au stade actuel de cette affaire, est qu’au cours de la dernière audience du 25 mai dernier, le procureur de la république avait requis 20 ans de « travaux forcés » contre Vital Kamerhe, ainsi que dix ans de privation du droit de vote et d’éligibilité.

La même peine de 20 ans avait été demandée contre le premier de ses deux coaccusés Jammal Samih, entrepreneur d’origine libanaise, avec qui l’Etat congolais avait signé le contrat de livraison de 1500 maisons préfabriquées pour militaires et policiers, dans certaines provinces ciblées par le Programme de Félix Tshisekedi.

Par ailleurs, le Parquet avait demandé la « confiscation des fonds » bancaires de l’épouse de Vital Kamerhe, Mme Hamida Shatur, de la fille de celle-ci et du cousin de l’accusé, ainsi que « la confiscation des propriétés immobilières acquises avec les fonds « détournés » pendant la période allant de janvier 2019 à ce jour ». Dans sa plaidoirie, l’avocat de la partie civile Coco Kayudi, avait affirmé que le couple Kamerhe, marié en février 2019, avait acquis et rénové un hôtel particulier en France pour plus d’un million d’euros.

« LA VRAIE JUSTICE VIENDRA DE DIEU »

« C’est comme si vraiment, on voulait abattre toute la famille », s’était défendu Vital Kamerhe, en parlant d’une maison « à 45 minutes de Paris ». « La vraie justice viendra de Dieu, quand les juges humains s’écartent de la vraie justice », avait ajouté le directeur de cabinet de Félix Tshisekedi, affirmant qu’il avait déjà prévenu sa femme quelques heures peu avant l’ouverture de la dernière audience consacrée à la plaidoirie, le lundi 25 mai, que « la messe est dite » concernant son sort.

Comme dans la fable de célèbre écrivain classique Jean de la Fontaine, intitulée : »les animaux malades de la peste », seul le dernier jugement de la Cour rendra chacun des trois prévenus noir ou blanc. Toujours est-il que dans pareille affaire, il n’y a jamais eu de verdict intermédiaire. Soit que le prévenu est acquitté, soit qu’il est condamné.

Trois prévenus, certes. Mais il y en a un seul qui immobilise toute l’attention des Congolais. A savoir Vital Kamerhe, partenaire politique de l’actuel chef de l’Etat. Les deux acteurs étant liés par un accord politique signé en novembre 2018 à Nairobi.

D’ores et déjà, des analystes sérieux se projettent dans le futur pour dire qu’avec l’annonce du verdict demain samedi, c’est le pays tout entier qui retient son souffle. L’avenir politique de Vital Kamerhe, désormais mis en jeu, se joue donc ce samedi 20 juin. A dix jours de la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance du pays.

Grevisse KABREL
Forum des as

Affaire Vital Kamerhe : Au Sud-Kivu, une pétition adressée au président Tshisekedi récolte plus de 112 mille signatures

Initiée par les organisations de la société civile du Sud-kivu, une pétition avec plus de 112 000 a été remise au gouverneur du Sud-Kivu, Théo Kasi Ngwabidje ce jeudi 18 juin 2020.

Cette démarche demande l’implication personnelle du président de la république Félix Tshisekedi, pour la libération de son directeur de cabinet Vital Kamerhe détenu à la prison centrale de Makala à Kinshasa, depuis bientôt 3 mois.

Les initiateurs de cette pétition disent être consternés par une politique de « la chasse à l’homme » dont est victime le leader du Sud-Kivu, Vital Kamerhe, qui jusque-là n’a réussi le soutien exprès de son compagnon du ticket FATSHI-VIT de l’élection de 2018.

« Excellence Monsieur le Président, vous avez promis d’aider la province à se développer, peu de temps après le constat est très amer. Au lieu de tenir les promesses, nous constatons non sans regret que nos les leaders, les uns sont exclus et celui qui incarnait notre espoir à vos côtés, jeté et croupit en prison, sans la moindre reconnaissance et protection de votre part », déclare Patrice Lwabaguma, l’un des initiateurs de la pétition.

A noter que c’est le directeur de cabinet adjoint du gouverneur de province Me Daniel Lwaboshi qui a réceptionné cette pétition au nom du gouverneur.

Pascal DIGADIGA NGABO
L’interview.cd

Fally Ipupa – Allô téléphone

Découvrez l’audio officiel de la chanson Allô téléphone de l’artiste musicien Fally Ipupa.

Dorothée Gizenga demande aux militants de PALU de se ranger derrière elle

« Je demande à tous les militants du parti de soutenir le processus légitime, qu’ils se rangent derrière moi et toute ma Commission pour que nous allions tout droit vers le Congrès extraordinaire, le seul processus possible », exhorte Dorothée Gizenga (Photo), fille d’Antoine Gizenga, après le décès de son frère Lugi Gizenga qui a succédé à son père à la tête du Parti lumumbiste unifié (Palu).

Pour cela, elle propose « un délai de 30 à 45 jours, après l’enterrement de Lugi Gizenga (intervenu ce jeudi 18 juin) pour l’organisation de ces assises ».

Appel à la succession légitime

« Nous ne voulons pas qu’il y ait une désignation (de la nouvelle direction du parti) qui ne vienne pas d’un Congrès. Nous sommes là. Nous sommes vigilants et nous insistons sur la légitimité », assure Dorothée Gizenga.

Celle qui se présente comme coordonnatrice chargée de l’organisation du Congrès extraordinaire laisse entendre « qu’il y a des groupes qui s’animent à organiser une succession ».

Et prévient que « cette succession doit être légitime. Il n’y a qu’une seule voie pour cette légitimité, c’est le Congrès extraordinaire ».

Lugi Gizenga, secrétaire général par intérim du Palu, décédé le 1er juin dernier est inhumé ce jeudi 18 juin à Kinshasa.

Éric Lukoki

Justice : Kabund dénonce « des pesanteurs d’un camp qui se dressent, en terme de résistance »

Plusieurs heures après l’arrêt de la cour constitutionnelle en sa défaveur dans l’affaire qui l’a opposé à l’Assemblée nationale, Jean Marc Kabund sort de son silence et critique les décisions de l’actuelle justice.

Ce député national, élu de l’UDPS, a déploré ce qu’il qualifie des « pesanteurs qui se dressent en terme de résistance face à l’impartialité de la justice.

« 4 décennies depuis que nous nous sommes engagés dans un combat pour un État droit. L’observation démontre des pesanteurs d’un camp qui se dressent, en terme de résistance. Toutefois, le vent de la justice soufflera du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest et le drapeau de la liberté flottera en RDC », a lancé Jean-Marc Kabund.

Malgré la décision de la haute cour qui a déclaré recevable mais non fondée la requête introduite au sujet de sa déchéance au poste de 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Jean Marc Kabund ne s’avoue pas vaincu.

Ses avocats soutiennent que le président intérimaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social compte recourir à d’autres voies légales pour obtenir sa réhabilitation.

Cas-info

Gabriel Mokia: « Les Rwandais ont commencé à tuer les Congolais depuis des siècles pour garder Goma et Bukavu »

Gabriel Mokia aux Rwandais : « Vous avez commencé à tuer les Congolais depuis des siècles pour garder Goma et Bukavu. Regardez

Me Coco Kayudi à Me Pierre-Olivier : « Les 2000 pièces versées au dossier ne sont pas des lettres d’amour »

Dans une interview accordée à la radio Top Congo l’après-midi de jeudi 18 juin 2020, Maître Coco Kayudi, qui a tenu à réagir face aux propos de Pierre Olivier Sur, a dit le faire non pas pour commenter un dossier, dont la décision va intervenir, mais pour donner des « précisions ».

»Mais, pour préciser à l’opinion ce que je considère comme inacceptable et que l’ancien bâtonnier de Paris, qui n’a pas le dossier et qui n’a pas été à l’audience, s’autorise à faire des insinuations sur le fonctionnement de la justice de ce pays« , a-t-il déploré.

L’avocat de la partie civile, Me Coco Kayudi, insiste sur l’inopportunité et la maladresse de l’intervention de l’ancien bâtonnier de Paris. « L’intervention de l’ancien bâtonnier de Paris me paraît tout simplement inopportune voire même un peu maladroite parce que les règles de notre déontologie, et il le sait, interdisent que nous puissions intervenir et commenter les affaires en justice surtout lorsque celles-ci sont en cours« , a relevé Me Kayudi.

Concernant la procédure, l’avocat du barreau de Kinshasa/Gombe estime qu’elle a été régulièrement et minutieusement menée, et que les règles de procès équitable ont, bel et bien, été respectées lors de l’instruction de ce dossier.

Ce qui, selon lui, explique que le client de Pierre Olivier (Vital Kamerhe) ne s’en plaint pas. « Et les règles de procès équitable auxquelles il fait allusion. Ecoutez! ce n’est pas l’apanage d’un avocat français…« , s’est-il insurgé.

Et de porter un éclairage sur les menaces de l’ancien bâtonnier de Paris : « Lorsqu’il indique qu’il va saisir le groupe de travail des Nations Unies pour qu’il y ait une indexation de la République et éviter que les bailleurs des fonds ne viennent, je considère que, là, il est tout à fait en dehors des considérations d’ordre juridique et en rapport avec le dossier judiciaire ».

Pour Me Kayudi, Pierre Olivier va même plus loin lorsqu’il évoque le cas du Sénégal qu’il (Pierre) aurait pu mettre à genoux. « Je considère qu’il y a là condescendance pour lui, qui est quand même, assez atavique et qu’il est inacceptable qu’un avocat, qui qu’il soit, ne puisse avoir des leçons à donner sur le fonctionnement de la justice au Congo. »

L’avocat congolais informe Pierre Olivier, sur la radio Top Congo, que les 2.000 pièces de leur dossier n’étaient pas des lettres d’amour échangées entre les deux parties. « Il suffit d’accéder au dossier pour se rendre compte que l’essentiel de ces pièces sont les extraits bancaires, les bons de paiements qui ont été retracés et qui n’ont pas été contestés pour que l’enrichissement illicite de Vital Kamerhe soit prouvé.« , a-t-il évolué.

Le verdict de ce procès dit de 100 jours est attendu samedi 20 juin 2020.

Hervé Pedro
Politico

Porte-parole de l’opposition : le FCC accusé de vouloir empêcher la désignation de Moïse Katumbi à ce poste

Les députés de l’opposition voient d’un mauvais œil le retard causé par les Présidents du sénat et de l’assemblée nationale pour la désignation de leur porte-parole. D’après Mohindo Nzangi, c’est la tête de Moïse Katumbi qui pose problème au niveau du FCC.

D’après cet élu de l’opposition, ces manœuvres sont orchestrées par le Front Commun pour le Congo, plateforme politique majoritaire au parlement et d’où sont issus Alexis Thambwe Mwamba et Jeannine Mabunda. « Cette attitude sape la volonté du Chef de l’État. Il y a une volonté délibérée du FCC » fait-il observer.

De son côté, Lambert Mende, membre du FCC balaie d’un revers de la main ce point de vue soutenu mordicus par l’opposition. L’ancien ministre de médias et porte-parole de l’ancien régime rappelle que la convocation d’une plénière pour régler une telle question rentre dans le cadre des activités parlementaires. Cette question n’avait pas également été réglée lors de la législature précédente.

Pour l’opposition au niveau du parlement, Moïse Katumbi, avec sa plateforme, qui possède un grand nombre des élus. Le MLC de Jean-Pierre Bemba vient en deuxième position. Il sied de rappeler que le porte-parole de l’opposition a rang des ministres. Il jouit d’office des avantages liés à ce rang et demeure l’interlocuteur valable de l’opposition devant le Chef de l’État.

Grevisse Tekilazaya
4pouvoir

Enfin Koffi Olomide fixe l’opinion sur bana bazo réclamer paternité et parle de son concert à Paris

L’artiste musicien Koffi Olomide face à Vincent Tshiluizi fixe l’opinion sur bana bazo réclamer paternité et parle de son concert à Paris.

Kabund : « Le vent de la justice soufflera du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest et le drapeau de la liberté flottera en RDC »

Via Twitter, le député national Jean-Marc Kabund a rappelé jeudi 18 juin 2020 le combat mené par sa formation politique (UDPS ndlr) pour l’instauration d’un État de droit en République Démocratique du Congo.

L’ancien premier vice-président de la chambre basse du Parlement affirme en outre que malgré les pesanteurs qui se dressent en terme de résistance, le drapeau de la liberté flottera en RDC.

« 4 décennies depuis que nous nous sommes engagés dans un combat pour un État droit. L’observation démontre des pesanteurs d’un camp qui se dressent, en terme de résistance. Toutefois, le vent de la justice soufflera du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest et le drapeau de la liberté flottera en RDC », a indiqué Jean-Marc Kabund.

Pour rappel, la Cour Constitutionnelle a déclaré recevable mais non fondée la requête introduite par Jean-Marc Kabund au sujet de sa déchéance au poste de 1er vice-président de l’Assemblée nationale.

Malgré l’arrêt rendu par la Haute Cour, l’avocat du président a.i de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) a déclaré que son client n’écarte pas la possibilité de recourir à d’autres voies légales pour sa réhabilitation au poste cité ci-haut.

Jephté Kitsita

Assemblée nationale : la proposition de loi modifiant et complétant le code pénal déclarée recevable

La plénière de l’Assemblée nationale a déclaré, ce jeudi 18 juin, la proposition de loi modifiant et complétant le décret du 30 janvier 1940, portant code pénal congolais troqué modifié et complété à ce jour, du député Pasi Zapamba, recevable. Par conséquent, elle l’a envoyée à la commission mixte (politico-administratives et juridique ainsi que Socio-culturelle).

Pour plusieurs députés, cette proposition de loi de Pasi Zapamba vient compléter l’arsenal juridique congolais dans un domaine où les textes sont dépassés et devenus presque obsolètes depuis plusieurs décennies.

M. Pasi Zapamba dit avoir initié cette proposition pour notamment la « grande corruption » qui, dans son entendement, est celle menée par ceux qui dirigent.

Parmi les innovations, cette proposition de loi a le mérite d’avoir instauré à ce stade, une imprescriptibilité des poursuites judiciaires pour le corrupteur et le corrompu.

« la corruption est un mal insidieux. La corruption tue la société. Pour ne pas chercher une terminologie extraordinaire. Dans notre pays, on a l’impression que quand il n’y a pas de corruption, il n’y a pas de vie. Et surtout la grande corruption, celle menée par ceux qui nous dirigent. C’est là qu’il faut attaquer le mal. C’est pour cette raison que nous avons revisité le code pénal qui date de 1940 et où il y a des amandes aujourd’hui de 5000 FC. C’est-à-dire, les détourneurs, les corrompus qui savent que s’ils sont arrêtés aujourd’hui ils doivent payer 5000FC, ça ne leur dit absolument rien. C’est pour cette raison que nous avons pensé d’abord renforcer les peines, ériger en infraction tous les faits assimilés. Nous avons renforcé la pénalité et l’effet spécifique. C’est que pour l’instant, qu’il y a l’imprescriptibilité de l’action publique du fait de la corruption. En clair, ça signifie qu’on va continuer à poursuivre le corrupteur et le corrompu jusqu’à la fin de leurs vies », a dit Pasi Zapamba.

Egalement Président du réseau des parlementaires africains pour la lutte contre la corruption (APNAC-RDC), M. Zapamba affirme que sa proposition va jusqu’à la condamnation même mort du cadavre du corrompu ou corrupteur. Il propose aussi que soit poursuivi pour un délai prescriptibilité de 10 ans les héritiers avant que l’action publique ne s’éteigne.

« La corruption étant un véritable cancer qui prive l’État congolais de ses moyens, il est plus que temps que la chambre basse s’investisse pour des lois appropriées sur la répression de ce mal qui n’épargne aucune catégorie socio-professionnelle », fait-il remarquer.

Cette proposition de loi, à en croire son auteur, a l’avantage d’avoir rendu la tâche facile au magistrat en énumérant une liste des agents publics de l’État. Après approfondissement par les deux commissions, la proposition reviendra en plénière pour adoption.

Berith Yakitenge
Actualite.cd

Critik info – 20 ans de prison pour l’affaire Mukuna: entre condamnation et acquittement

Critik info du 18 juin 2020 avec Christian Bosembe – 20 ans de prison pour l’affaire Mukuna, Pasteur de l’église ACK: entre condamnation et acquittement.

RDC : Mike Hammer et Martin Fayulu échangent sur la situation polémique autour de la CENI

L’ambassadeur américain en RDC, Mike Hammer s’est entretenu, ce mercredi 17 juin 2020, au téléphone avec l’ancien candidat président de la plateforme Lamuka aux élections 2018, l’opposant Martin Fayulu. Les deux ont évoqué notamment la situation polémique à la tête de la Commission électorale où l’opposition et la société civile accusent le camp de l’ancien président Joseph Kabila, de tenter d’imposer un candidat à la succession de Corneille Nangaa.

« J’ai appelé Martin Fayulu pour exprimer mes condoléances à la suite du décès de Pierre Lumbi. Nous avons discuté le renforcement des institutions démocratiques en RDC, en particulier la sélection d’un(e) chef(fe) de CENI indépendant(e) et sans reproche« , a tweeté Mike Hammer.

En croire l’image d’illustration de ce tweet, cette conversation a débuté vers 17h03 minutes précises et était entièrement encryptée, de bout en bout, sur l’iPhone de Mike Hammer lequel était connecté au Wifi dont le réseau cellulaire clairement mentionné est celui de « Airtel ».

Martin Fayulu, rappelons-le, qui était l’un de candidats présidents malheureux des élections passées et qui a toujours appelé à la vérité des urnes, se trouve actuellement à l’étranger à cause de l’état d’urgence sanitaire décrété de suite de la pandémie du Covid-19.

L’Eglise catholique, l’Eglise protestante et la société civile fustigent la désignation de Ronsard Malonda comme président de la CENI, alors qu’il était au poste de Secrétaire exécutif de la commission électorale au moment du processus largement contesté en 2018. Les Etats-Unis ont appelé à la désignation d’un candidat « indépendant et crédible » à la tête de la CENI. L’Ambassadeur Hammer s’était entretenu également avec le Cardinal Fridolin Ambongo la semaine dernière.

Hervé Pedro
Politico

Ndeko Eliezer : Kabund akueyi to te ?

Masolo Na Député du 18 juin 2020 avec Ndeko Eliezer : Jean-Marc Kabund akueyi to te ?