Il y a « plus de 2.000 pièces dans ce dossier, ce ne sont pas des lettres d’amour que les parties se seraient échangées » pendant le procès 100 jours, répond Maitre Coco Kayudi, avocat de la partie civile, à Maitre Pierre Olivier Sur, avocat de Vital Kamerhe, qui affirmait auparavant sur top congo fm que « rien n’a été démontré contre » son client.
Le bâtonnier de l’ordre des avocats de Kinshasa affirme que toutes les pièces sont « bel et bien des éléments de preuves qui ont été apportées. Visiblement, (l’ancien bâtonnier de Paris) n’a pas vu dans ce dossier le tas de correspondances de son client donnant ordre pour que les fonds sortent ».
Pour Me Coco Kayudi, toutes les preuves (contre Vital Kamerhe) sont donc « documentées et étayées. Il suffit d’accéder au dossier pour se rendre compte que l’essentiel de ces pièces, ce sont des extraits bancaires, les bons de paiements qui ont été retracés et qui n’ont pas été contestés » pour que l’enrichissement illicite de Vital Kamerhe soit prouvés.
Procédure régulière et procès équitable
Si l’avocat français de Vital Kamerhe « avait sérieusement lu son dossier, il se serait rendu compte que les enquêtes ont débuté et que son client a été interpellé 2 ou 3 mois après », dit aussi Maître Coco Kayudi, selon qui « la procédure a été régulièrement et minutieusement menée au Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Matete. Les règles de procès équitable ont été bel et bien respectées lors de l’instruction de ce dossier. D’ailleurs son propre client ne s’en plaint pas ».
Rappelant que « les règles de notre déontologie interdisent de commenter les affaires en justice, surtout lorsque celles-ci est en délibéré », le bâtonnier de Kinshasa exhorte ceux qui « estiment qu’il n’y a rien dans le dossier d’attendre que le Tribunal se prononce ».
Le verdict de ce procès dit des 100 jours, où se retrouve comme accusé, notamment, le directeur de cabinet du Chef de l’Etat pour détournement des deniers publics, est attendu ce samedi 20 juin.
Discours de Félix Tshisekedi, président de la République Démocratique du Congo au lancement du plan multisectoriel d’urgence d’attenuation des impacts de la Covid-19.
L’opposant Congolais Moïse Katumbi Chapwe s’est entretenu ce jeudi 18 juin 2020 avec Mike Hammer, l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique en RDC. À en croire le président du TP Mazembe, cet échange a été franc et amicale.
« Les USA sont un partenaire-clé de la RDC. Ce matin, discussion franche et amicale avec l’ambassadeur des USA en RDC. Les vrais amis se doivent toujours la vérité », a indiqué via Twitter le président du parti politique Ensemble pour la République.
S’agissant de la désignation des nouveaux animateurs de la Commission Électorale Nationale Indépendante, (CENI), Moïse Katumbi déclare qu’on ne mélange pas les anciennes tomates déjà pourries avec des nouvelles.
« Sur la CENI, j’ai relevé que pour des élections crédibles en 2023, on ne mélange pas les anciennes tomates pourries avec les nouvelles », conclut l’ancien gouverneur de l’ex-province du Katanga.
Pour rappel, les différentes confessions religieuses de la République Démocratique du Congo ne s’accordent toujours sur le choix du successeur de Corneille Nangaa à la tête de la CENI, cette institution d’appui à la démocratie chargée d’organiser les élections au pays.
Dans une déclaration commune le 12 juin dernier, les 4 leaders de la coalition politique LAMUKA avait, à ce sujet, exigé la mise à l’écart de toute personne qui a pris part active aux élections du 30 décembre 2018 qu’ils qualifient de « chaotiques ».
Félix Tshisekedi s’est rendu ce jeudi à la morgue de la clinique Ngaliema (Kinshasa) pour rendre hommage à Lui Gizenga, le Secrétaire général ai du Parti Lumumbiste Unifié ( Palu), décédé le 1er juin. Avant le départ pour l’enterrement, le président de la République s’est incliné devant le cercueil et s’est entretenu avec les membres de la famille du défunt et des cadres du Palu.
Le Président Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est incliné devant le cercueil enveloppé du drapeau du PALU et adressé quelques mots de réconfort à l’endroit de la famille biologique éplorée, devant un parterre représentatif des responsables politiques du Palu.
Plusieurs formations politiques ont rendu hommage à Lui Gizenga depuis l’annonce de sa mort. Le Front commun pour le Congo (FCC), par exemple, avait parlé d’un « homme de conviction ». « Avec sa disparition, le FCC perd un homme de conviction, connu pour son attachement et son engagement exemplaire en faveur des idéaux défendus par son autorité morale, le camarade Joseph KABILA KABANGE », disait un communiqué du FCC.
Dans son message écrit au nom de Vital Kamerhe, Président national de l’UNC, Aimé Boji Sangara, secrétaire général a.i de du parti membre du CACH, avait parlé d’un parti frère.
Né à Kinshasa, le 21 septembre 1965, Lugi Gizenga, laisse une veuve et trois enfants.
COMITE MULTISECTORIEL DE LA RIPOSTE A LA PANDEMIE DU COVID-19 EN RDC (CMR COVID-19)
SECRETARIAT TECHNIQUE
Lutte contre le Coronavirus (COVID-19)
OBJET : SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE COVID-19 EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO AU 17 JUIN 2020.
Date : Mercredi, le 17 Juin 2020
• Depuis le début de l’épidémie déclarée le 10 mars 2020, le cumul des cas est de 5.283, dont 5.282 cas confirmés et 1 cas probable. Au total, il y a eu 117 décès (116 cas confirmés et 1 cas probable) et 685 personnes guéries ;
• 455 cas suspects détectés après investigations ;
• 183 nouveaux cas confirmés, dont 168 à Kinshasa et 15 dans le Haut-Katanga ;
• 569 échantillons testés ;
• 45 nouvelles personnes sorties guéries ;
• 2 nouveaux décès des cas confirmés.
*Les 11 provinces touchées :
• Kinshasa : 4.772 cas ;
• Kongo Central : 249 cas ;
• Sud-Kivu : 108 cas ;
• Haut-Katanga : 87 cas ;
• Nord-Kivu : 56 cas ;
• Tshopo : 3 cas ;
• Ituri : 2 cas ;
• Kwilu : 2 cas ;
• Kwango : 1 cas ;
• Haut-Lomami : 1 cas ;
• Equateur : 1 cas.
Les 10 zones de santé les plus touchées de Kinshasa jusqu’au 16 juin 2020*
Zones de santé Nombre des cas
Limete 486
Gombe 444
Kokolo 407
Binza Ozone 354
Lemba 297
Binza Météo 288
Kasa-Vubu 157
Kintambo 136
Lingwala 122
Mont Ngafula 1 107
/!\ Les données présentées dans ce tableau sont susceptibles de changer ultérieurement, après investigations approfondies et après redistribution des cas et décès dans leurs zones de santé respectives.*
Pour rappel, les recommandations du Président de la République démocratique du Congo contre Covid-19* :
*Pour l’accès au territoire congolais :
Suspension, jusqu’à nouvel ordre, dès le 20 mars 2020, de tous les vols en provenance des pays à risque et des pays de transit. Seuls les avions et les navires cargos et autres moyens de transport frets seront à destination de la République Démocratique autorisés à accéder au territoire national et leurs personnels soumis aux contrôles ;
Report des voyages du Congo de tous les passagers résidant
Imposition à tous les passagers, à leur arrivée aux frontières nationales, de remplir une fiche de renseignements et de se soumettre, sans exception, à l’obligation de lavage des mains et du prélèvement de la température ;
Imposition d’une mise en quarantaine de 14 jours maximum à toute personne suspectée à l’issue du test de température, pour un examen approfondi et au besoin d’interner, dans les hôpitaux prévus à cet effet, les personnes qui seront testées positives ;
Dotation de tous les postes d’entrée maritime, fluviale, lacustre et terrestre du territoire national du même dispositif de surveillance pour renforcer le contrôle des passagers en provenance de l’étranger ;
Soumission systématiquement des personnes en partance de Kinshasa vers les différentes Provinces de la RDC aux mesures de contrôle dans le but d’éviter la propagation de cette pandémie sur le reste de notre pays.*
*Pour les rassemblements des personnes :
Interdiction de tous rassemblements, réunions, célébrations, de plus de 20 personnes sur les lieux publics en dehors du domicile familial ;
Fermeture des écoles, des universités, des instituts supérieurs officiels et privés sur l’ensemble du territoire national à partir du 19 mars 2020 pour une durée de 4 semaines ;
Suspension de tous les cultes pour une période de 4 semaines à partir du 19 mars 2020 ;
Suspension des activités sportives dans les stades et autres lieux de regroupement sportif jusqu’à nouvel ordre ;
Interdiction, jusqu’à nouvel ordre, de l’ouverture des discothèques, bars, cafés, terrasses et restaurants ;
Interdiction de l’organisation des deuils dans les salles et les domiciles. Les dépouilles mortelles seront conduites directement de la morgue jusqu’au lieu d’inhumation et en nombre restreint d’accompagnateurs ;
Prise en charge aux frais du Gouvernement tous les cas testés positifs sur l’ensemble du territoire.*
• Un cas probable est un décès pour lequel il n’a pas été possible d’obtenir des échantillons biologiques pour confirmation au laboratoire, mais, dont les investigations ont révélé un lien épidémiologique avec un cas confirmé ou probable. Pour tous contacts : – Le Prof. Steve AHUKA MUNDEKE Incident Manager de la Riposte contre la Covid-19 en RDC – Miphy BUATA ELEKE Chargée de communication au ST/CMR Covid-19 +243 815183977 buatamiphy@gmail.com
D’ores et déjà, l’Assemblée nationale peut organiser l’élection de son 1er vice-président.
Peine perdue pour Jean-Marc Kabund A Kabund. Désormais, l’ex-1er vice-président de l’Assemblée nationale doit faire le deuil de son poste. Sa démarche auprès de hautes juridictions judiciaires du pays, a finalement tourné en eau de boudin.
La Cour constitutionnelle a rendu hier mercredi 17 juin, son arrêt dans l’affaire opposant Jean-Marc Kabund A Kabund, ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale, à Jeanine Mabunda, speaker de la Chambre. Au terme de son verdict, cette haute juridiction judiciaire a déclaré la requête de Jean-Marc Kabund recevable, mais non fondée. La décision de hauts juges étant inattaquable, la décision de la plénière du 25 mai dernier de la Représentation nationale, est désormais jugée conforme à la constitution. Ainsi, la messe est dite pour Jean-Marc Kabund. C’en est donc définitivement fini pour lui.
La conséquence immédiate de la décision de la Haute Cour, est que la voie vers l’élection du successeur de Jean-Marc Kabund se trouve désormais balisée. Plus rien ne saurait empêcher le Bureau de l’Assemblée nationale d’exécuter son calendrier élaboré à cet effet. Le vote très symbolique, pour ne pas dire « élection-formalité » du nouveau 1er vice-président de la Chambre basse du parlement congolais, avait été prévu le vendredi 12 juin. Mais il a été renvoyé à une autre date, à cause d’un arrêt du Conseil d’Etat, rendu public deux jours plus tôt, soit le mercredi 10 du mois en cours.
Saisi avant la Cour constitutionnelle, le conseil d’Etat statuant sur la requête de Jean-Marc Kabund, avait déclaré la démarche de ce denier recevable et fondée. Aussi, cette juridiction judiciaire d’ordre administratif, avait-il ordonné la surséance de ladite élection, en attendant la Cour constitutionnelle appelée à se prononcer en dernier ressort. Au niveau de la Chambre, plusieurs députés nationaux avaient haussé le ton, pour dénoncer la décision du Conseil d’Etat. De l’avis de ces élus, ledit Arrêt du Conseil d’Etat avait été pris en violation des règles élémentaires du droit. Par conséquent, il ne devait produire aucun effet.
« La notion de séparation de pouvoirs est une notion cardinale dans le fonctionnement de la démocratie. Nous ne le faisons pas pour nous opposer simplement. Sans doute, d’aucuns diront que nous les députés nationaux nous sommes opposés à l’arrêt du Conseil d’Etat. C’est leur droit. Mais nous nous sommes opposés à cette décision pour la simple et bonne raison qu’elle ne respecte pas les règles élémentaires du droit et de la politique qui nous gère. Nul n’est tenu d’exécuter un ordre manifestement illégal », avait rappelé avec beaucoup d’à propos le député Henri Thomas Lokondo, élu de Mbandaka.
Considérant l’injonction du Conseil d’Etat comme un ordre mal donné et qualifiant aussi la décision sus-évoquée de cette cour comme inique, l’Assemblée nationale a tenté un passage en force le vendredi 12 juin. Mais sans succès. Car, en ce jour prévu pour le vote du remplaçant de Jean-Marc Kabund, des éléments de la Police nationale congolaise (PNC), avaient été commis devant la principale entrée du Palais du peuple, siège du Parlement. Non pas pour sécuriser les opérations du vote. Plutôt, justement empêcher les députés nationaux d’accéder à l’hémicycle.
Vote symbolique ou simple formalité, rien donc de péjoratif. Car, le poste de Premier vice-président de l’Assemblée nationale revient de droit au parti présidentiel. Ce, conformément au deal qui le lie au Front commun pour le Congo (FCC), famille politique de Joseph Kabila, Président de la république honoraire. Autant dire que l’élection prévue dans les jours à venir, pour pourvoir au vide occasionné par l’éviction de Jean-Marc Kabund, sera sans aucun enjeu.
Il faut rappeler que quand Jean-Marc Kabund, déposait le 10 juin au Conseil d’Etat, sa requête en annulation de la décision de la plénière du 25 mai portant sa déchéance, son parti Udps remettait le même jour au Bureau de la Chambre, le nom du candidat successeur au trône. Il s’agit de la députée Patricia Nseya, élue de la ville de Likasi. Elle a été désignée au cours d’une réunion de hauts cadres de l’Udps, tenue à la cité de l’Union africaine, autour de Félix Tshisekedi, aurorité morale du parti et Chef de l’Etat. A la faveur de la sentence d’hier de la Cour constitutionnelle, Mme Patricia Nseya se trouve ainsi à la porte de la gloire.
Par rapport à la démarche de Jean-Marc Kabund auprès des instances judiciaires, des érudits du droit expliquent que l’arrêt du Conseil d’Etat, vu des textes, a été une action déclarée recevable. C’est-à-dire référé-liberté. Une procédure administrative qui consiste à saisir en urgence, le juge administratif afin d’obtenir une décision provisoire ordonnant la surséance des effets d’une décision administrative. Dit autrement, Kabund avait juste obtenu la décision de surséance relevant du seul Conseil d’Etat. L’annulation de la décision de la plénière de l’Assemblée nationale du 25 mai dernier étant la prérogative exclusive de la Cour constitutionnelle. Ce verdict rendu hier, classe ainsi ce dossier pour toujours. Moralité, Jean-Marc Kabund quitte le perchoir pour retrouver son siège aux côtés de ses collègues députés nationaux dans l’hémicycle.
Le Partenariat canadien pour la justice internationale (PCJI) a, dans une plainte du mercredi 17 juin 2020, demandé à la Cour Pénale Internationale (CPI) d’enquêter sur les atrocités perpétrées en RDC par l’ancien président, Joseph Kabila et sur les membres de son gouvernement.
Le Partenariat canadien pour la justice internationale a soumis cette demande sous forme d’une lettre signée par 17 autres experts et organisations de la société civile.
Le Bureau du Procureur avait auparavant mené les enquêtes sur ces atrocités, mais pas en profondeur.
Il s’agit notamment des violences sexuelles, des meurtres, des détentions arbitraires, des disparitions forcées ainsi que de torture.
“La CPI doit agir et honorer son engagement de lutter contre l’impunité en enquêtant effectivement sur et ce, sans délai “, peut-on lire sur le site du PCJI.
Selon le Partenariat canadien pour la justice internationale, l’impunité demeure et cela devra être résolue.
Notons que cela intervient au moment où l’Amnesty International avait publié le rapport concernant plusieurs crimes commis entre 2015 et 2018 restés impunis et demandant au Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi de mener des enquêtes afin que les responsables puissent répondre de leurs actes.
Joseph Olenghankoy, président du conseil national des suivis de l’accord de la Saint Sylvestre et du processus électoral a été traduit en justice par le collectif citoyen Congolais et Raphaël Muembo pour deux chefs d’accusation.
La première accusation déposée au conseil d’État est liée à l’exercice de ses fonctions entant que président du CNSA.
Dans celle-ci, le mouvement reproche à Olenghankoy le détournement des primes des membres du CNSA, alors que « cette institution ne fonctionne pas depuis plus d’un an ».
Pour ce collectif, « Olenghankoy reçoit les fonds de 29 membres, alors qu’ils ne sont restés qu’au nombre de 9, au regard de la situation actuelle ».
Concernant la deuxième plainte déposée devant la Cour de cassation, Joseph Olenghankoy est visé pour son rôle dans l’élection jugée « frauduleuse » d’Emery Okundji comme député national dans la circonscription de Lubefu au Sankuru.
Selon l’auteur de la plainte, à l’époque Olenghankoy était encore président du regroupement politique,(Rassop). Ce dernier est accusé « pour faux en écriture et usage de faux, pour l’élection d’Emery Okundji au Sankuru ».
Dans cette affaire, Raphaël Muembo, dit avoir saisi la Cour de cassation dans la procédure de prise à partie.
Raphaël Muembo qui salue « le retour de la justice en RDC », l’invite en même temps à inspirer confiance au peuple congolais car d’après la décision rendue avant était « inique » et avait « brise la confiance en la justice ».
« Je suis élu député national de Lubefu (Sankuru) dans une circonscription à un siège en vertu de 23.848 voix obtenues dans les urnes, mais invalidé au profit d’Emery Okundji qui n’avait obtenu que 9.557 voix parce que lors du contentieux électoral, le président de Rassop s’est fait fabriquer deux fausses listes qu’il prétend obtenir de la CENI avant la proclamation des résultats provisoires », a déclaré Raphaël Muembo, auteur de la plainte.
Le secrétaire général d’Ensemble pour la République, Pierre Lumbi, sera inhumé ce vendredi 19 juin 2020 au cimetière Benseke Nouvelle Cité situé à Kinshasa.
D’après le programme rendu public par l’Alliance pour l’Alternance Démocratique et le Mouvement Social (MS), la veillée mortuaire est prévue ce jeudi notamment, à la permanence du parti MS situé à Kintambo, en face de la station Total de Macampagne, dans la capitale congolaise.
Pour rappel, Pierre Lumbi est décédé dimanche dernier au Centre Médical de Kinshasa des suites de Covid-19. Il est mort à l’âge de 71 ans.
(Ci-dessous le programme des funérailles de Pierre Lumbi du vendredi)
Contrairement aux affirmations de la partie civile durant l’audience du 11 juin à Kinshasa, Vital Kamerhe n’a jamais acquis d’Hôtel particulier en France. C’est en tout cas ce qu’affirme son avocat français, Me Pierre-Olivier Sur, intervenant sur une radio congolaise.
Dans une interview accordée à la Radio Top Congo, l’avocat français de Vital Kamerhe, le Directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi poursuivi pour détournement et corruption, a démenti les allégations de la partie civile, affirmant que ce dernier aurait acheté un hôtel particulier à Paris durant l’année 2019.
« Il n’y a aucun Hôtel particulier en France. Il y a deux maisons de campagne ou trois. Une a été acquise par l’épouse de Vital Kamerhe avant leur mariage, et l’autre qui a été acquise par lui-même, mais par le biai d’un crédit immobilier; ce qui prouve bien qu’il n’était pas détenteur d’un fond important pour acheter un bien immobilier en France. Il a eu recours à un emprunt immobilier« , a expliqué Me Pierre-Olivier Sur.
La partie civile a en effet affirmé que Vital Kamerhe avait acquis un hôtel particulier en France durant 2019, qu’il avait fait redécorer par la maison Prestige pour plus d’un millions d’euros.
Vital Kamerhe attend le verdict de son procès. Il est poursuivi aux côtés de Jammal Samih et Jeannot Muhima pour détournement et corruption. La Partie civile a requis 20 ans d’emprisonnement. Mais Vital Kamerhe et ses avocats ont dénoncé un procès politique, ou encore l’absence de toute preuve tangible incriminant l’allié du président Félix Tshisekedi.
Les dernières phrases en quatre langues par lesquelles Vital Kamerhe a conclu son intervention le 11 juin dernier n’a pas laissé indifférentes les personnes avisées.
Dans son blog titré, Barnabé Kikaya Bin Karubi, un des proches de Joseph Kabila examine scrupuleusement ces paroles qui, d’après lui, a choisi la mauvaise voie pour dégager sa responsabilité de l’affaire.
Ci-dessous l’intégralité de son texte.
« Likambo Ya mabele » ou la politisation d’un procès maladroit
C’est par ces termes génériques dans les quatre langues nationales que Vital Kamerhe a tenu à conclure sa plaidoirie dans le procès où il est poursuivi pour détournement des fonds alloués au programme des 100 jours du Président de la République. Pour ceux qui ne connaissent pas nos langues nationales, ces termes représentent un concept dans la psyché collective des congolais pour signifier de manière générale et émotionnelle, la patrie, la nation, le pays à protéger contre les convoitises des étrangers qui cherchent à nous dominer ouvertement ou de manière subtile.
« Likambo ya mabele », cette expression fétiche coupe-gorge a une histoire dans l’environnement politique congolais. Lancée par Z’Ahidi Arthur Ngoma pour le compte de sa plateforme politique « Camp de la patrie » sous la transition « 1+4 », récupérée par Jean-Pierre Bemba dans le cadre des élections de 2006, relancée par Etienne Tshisekedi en prévision des élections de 2011, elle a été reprise par le « Rassop » entre 2015 et 2018. C’est à l’étape de Genève que Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe vont la brandir pour signifier aux Congolais que Lamuka était dans le schéma de recolonisation du pays. D’où leur retrait et la création du CACH. Que dix-neuf mois plus tard, devenu directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, le président de l’Unc la reprenne à son compte pour s’attirer la sympathie des Congolais alors qu’il est impliqué dans la gestion catastrophique du Programme des 100 jours ne peut que surprendre l’opinion avisée. Car les faits révélés par le procès – dont le prononcé du jugement est prévu le 20 juin prochain – n’ont aucun fondement politique.
Et pour preuves.
Premièrement, lors de la chambre foraine du 11 juin 2020, la défense de Vital Kamerhe fait pression sur le juge pour la diffusion d’une vidéo. Dans l’extrait balancé, le président de la République déclare : « J’invite le Gouvernement de la République à respecter le programme de décaissement pour permettre le parachèvement rapide des travaux…».
En réalité, cet extrait n’est pas du discours du 2 mars 2019 mais du discours sur l’état de la Nation du 19 novembre 2019. Il est d’ailleurs précédé du passage « Le Programme d’Urgence dit des 100 jours a été exécuté sous la conduite de services de la Présidence de la République jusqu’en novembre 2019. Il a été repris depuis lors par le nouveau Gouvernement ». Or, les 57 millions USD à la base du procès ont été payés entre mars et avril 2019, soit 7 mois avant l’instruction du chef de l’Etat donnée au Gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba investi par l’Assemblée nationale le 6 septembre.
Deuxièmement, la défense de Vital Kamerhe rempile en extrayant du discours du 2 mars 2019, date de présentation du « Programme des 100 Jours » le passage ci-après : « Aussi, la nécessité de bien coordonner la mise en œuvre de mon action au service du Peuple, m’oblige à revenir aujourd’hui devant vous, Peuple congolais, pour étaler les principales actions que j’entends voir le Gouvernement de la République accomplir au cours de cent premiers jours sous ma supervision».
Or, au cours du procès, la préoccupation majeure pour toutes les parties intéressées, et même pour l’opinion publique, a été d’identifier le superviseur du programme.
La réponse est venue des avocats du directeur de cabinet qui, lui, s’est évertué à se présenter plutôt en simple exécutant et que le superviseur était bel et bien le Chef de l’Etat.
Troisièmement, le long du procès, Vital Kamerhe a utilisé abondamment l’argument « Sur instruction du président de la République», même en sachant pertinemment bien que ses actes allaient à des procédures établies, et dont certaines sont légales. Il a d’ailleurs relevé l’existence des annotations du Chef de l’Etat.
En fin politique, il sait qu’il n’a pas protégé le président de la République. Il a fait le choix de se protéger lui-même, donc de sacrifier le Chef de l’Etat.
Le bouc émissaire, encore et toujours.
Virevoltant, comme pour se tirer d’affaires, Vital Kamerhe, appuyé par sa défense, a imaginé dans ce procès un complot contre Félix Tshisekedi, l’instigateur ne pouvant être que Joseph Kabila et le Fcc, le sempiternel bouc émissaire des nouveaux détenteurs de l’impérium et leurs sympathisants sur les réseaux sociaux et lorsqu’ils se déploient sur les médias traditionnels.
Aussi, lors de la dernière séance, a-t-il fait l’éloge du Programme des 100 Jours qu’il a estimé meilleur comparé aux «5 Chantiers» et à la «Révolution de la Modernité».
Le paradoxe est que l’ancien Secrétaire Général du PPRD semble ne plus se souvenir d’avoir été en 2006 la cheville ouvrière de la campagne de Joseph Kabila, avec comme thème « les 5 Chantiers de la République », programme quinquennal que nous avons élaboré ensemble. Il a formellement démissionné du Parti présidentiel de l’époque en janvier 2011. Ensuite, il a avoué, au cours du procès, avoir trouvé dans les tiroirs (du régime sortant) l’essentiel des projets du Programme des 100 Jours.
Il fonde ainsi la théorie du complot en évoquant comme cause de la jalousie de Joseph Kabila et du Fcc contre Félix Tshisekedi, les acquis de la gratuité de l’enseignement de base, le nombre d’écoles réhabilitées et construites, les effectifs des enseignants etc…faisant table rase des avancées significatives réalisées pourtant par le régime sortant dans tous ces secteurs.
Bref, Vital Kamerhe a poussé l’audace jusqu’à livrer Joseph Kabila et ses alliés du FCC à la vindicte populaire.
Tshisekedi contre Kabila : la gaffe ultime
A partir de cet instant, qu’il soit déclaré coupable ou non coupable au terme du procès, le directeur de cabinet du président de la République a choisi la mauvaise voie pour dégager sa responsabilité de l’affaire : adopter comme stratégie de défense les faits d’exposer le chef de l’Etat Félix Tshisekedi et de discréditer le sénateur Joseph Kabila.
Maladroit a été son stratagème de jouer la carte Tshisekedi contre Kabila en balançant entre-temps le fameux « likambo ya mabele », une gaffe gauche et imparable.
A Kinshasa et dans l’arrière-pays, cette phrase assassine qui n’a jamais porté bonheur à tous ceux qui l’ont utilisée, a été tellement galvaudée, qu’elle ne peut que produire l’effet boomerang : un apocalypse prématuré d’une carrière politique qui avait tout pour être auréolée de toutes les couronnes imaginables, n’eusse été l’infidélité, la lâcheté et la traîtrise : Mushobekwa wa Kalimba Katana, Mobutu Sese Seko, Etienne Tshisekedi, Léon Kengo wa Dondo, le Général Kalume Numbi, Mzee Laurent-Désiré Kabila, Joseph Kabila Kabange, Martin Fayulu, Jean Pierre Bemba, Moise Katumbi et, désormais, Félix Tshisekedi Tshilombo…
Jean-Marc Kabund, président a.i de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, (UDPS) a procédé le mercredi 17 juin 2020 à la nomination des secrétaires généraux adjoints du parti.
Ils sont 6 au total et sont chargés des questions spécifiques. Il s’agit de :
Déogratias Bizibu Balola : Chargé des questions politiques et administratives ;
Gaudefroy Stanisias Tshimanga : Chargé de la diplomatie, relations avec les forces politiques et sociales ;
Daniel Aselo Okitakoy : Chargé des questions juridiques et stratégiques ;
Gaspard Munganga Pili : Chargé de communication, mobilisation et implantation ;
Gisèle Mbwasiem Mbiung : Chargée de l’économie et finances ;
Jean Tezo Nkia : Chargé des questions socioculturelles et humanitaires.
Ces nominations interviennent dans un contexte particulier caractérisé notamment par l’arrêt rendu par la Cour Constitutionnelle le même jour, confirmant ainsi la destitution de Jean-Marc Kabund au poste de 1er vice-président de l’Assemblée nationale.
Malgré ledit arrêt, Me Didier Kondo, avocat de Jean-Marc Kabund, a indiqué que son client envisage de recourir à d’autres voies légales pour sa réhabilitation au bureau de la chambre basse du Parlement. Pourtant, les arrêts de la Cour Constitutionnelle sont rendus en dernier ressort et ne sont susceptibles d’aucun appel.
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