Dans une lettre du 8 février 2020 adressée au Directeur général de l’office des routes, le gouverneur du Kasaï Central s’insurge contre la mutation et la mise en place des cadres de la direction provinciale de l’office des routes « d’autant plus que parmi les partants, il y en a qui traînent une réputation sulfureuse de graves malversations financières », écrit Martin Kabuya pour justifier son opposition à ces mutations et mises en place qui pourraient avoir une entorse « dans l’exécution de différents projets en cours de réalisation à travers la province du Kasaï Central »
Le gouverneur Kabuya est surtout remonté suite aux soupçons de détournement qui pèsent sur certains responsables de la direction provinciale de l’office des routes et écrit: (…) cette mise en place collective ne se justifie nullement pendant cette période suspecte de redevabilité vis-à-vis du peuple centre-Kasaïen quant à l’effectivité de réalisation des travaux du programme d’urgence de 100 jours de Son Excellence Mr le président de la république »
Et de poursuivre:
« …le temps d’adaptation et de maîtrise des réalités de terrain par le nouveau staff dirigeant favoriserait non seulement la dissimulation des traces d’éventuels détournements et repères de la non effectivité, à ce jour, desdits travaux dans le domaine des infrastructures routières au Kasaï Central, mais aussi la lenteur dans la réalisation des travaux à exécuter… »
Martin Kabuya demande instamment au directeur général de l’office des routes de surseoir à l’exécution de la mutation d’un des cadres de la direction provinciale de l’office des routes jusqu’à la réception d’ouvrages en cours d’exécution:
« À ces propos, je vous saurai gré de surseoir à l’exécution de la mutation de monsieur Badibanga Tshilulu, chef de division technique jusqu’à la réception d’ouvrages en cours de réalisation dont l’office des routes est entreprise d’exécution et le gouvernement provincial maître d’ouvrage »
Le 6 janvier 2020, le gouverneur Kabuya avait sollicité du directeur général de l’office des routes le remplacement du chargé de missions à la direction provinciale de l’office des du Kasaï Central monsieur Jean Mbikayi qu’il a accusé d’avoir ébranlé la confiance due à un responsable de son rang de sorte que la collaboration n’est plus possible. Il avait en outre souhaité une mission d’audit des travaux de 100 jours confiés à l’office des routes dans la province.
Par une décision du 24 janvier 2020, le conseil d’administration et la direction générale de l’office des routes ont procédé aux nominations et affections de quelques directeurs provinciaux. Jean Mbikayi a été permuté dans la province du Haut Lomami et le chef de division technique à Kindu.
Pour rappel, la non effectivité des travaux de 100 jours du président Tshisekedi au Kasaï Central a fait l’objet d’une manifestation publique le 27 janvier 2020 à Kananga des forces politiques dont l’Udps et l’Ecide
C’est devenu une bonne habitude, quelques jours avant la Saint-Valentin, la banque d’affaires sud africaine RMB Investments publie son baromètre des pays africains où il fera bon investir dans les prochains mois.
A la tête de son hit-parade, la banque privée d’investissements regarde bien loin vers le nord en confirmant l’Egypte du président al-Sissi en pole position. Un rang que le pays des Pharaons occupait déjà en 2019. En seconde position, on retrouve désormais le Maroc qui progresse d’une place et relègue l’Afrique du Sud sur la troisième marche du podium.
Le Kenya arrive en 4e position, juste devant le Rwanda. Les deux pays progressent chacun d’un rang. Le Ghana se pose en 6e position et enregistre la plus belle progression du peloton de tête avec un bond de 3 places (il était 9e en 2019). Viennent ensuite la Côte d’Ivoire (même progression de 3 places – malgré les élections présidentielles qui s’annoncent). Le Nigeria reste inchangé en 8e position, tandis que l’Ethiopie rétrograde en 9e position (un chute de 5 positions). La Tunisie, elle, intègre le top 10 en avançant d’un siège.
Depuis neuf ans maintenant, la banque sud-africaine propose ce classement aux investisseurs qui cherchent des opportunités d’investissement sur le continent africain ou veut aiguiller ceux qui y sont déjà vers des marchés potentiellement plus attractif. Pour obtenir ce classement; la banque additionne les données macroéconomique des pays avec leur pratique du « doing business » à l’aune de ce qui se fait sur le continent africain.
Dans la présentation de on rapport; la RMB explique : « Nous ne manquons jamais d’être à la fois satisfaits et surpris par l’ampleur de l’amélioration dans des pays qui ne sont pas forcément perçus comme des destinations favorables aux investissements ». Elle épingle dans cette catégorie la Guinée, le Mozambique ou Djibouti qui ont enregistré les gains les plus importants, grâce à des avancées importantes dans certains aspects de leur environnement d’investissement.
Dans le sens inverse, le rapport pointe aussi les pays qui perdent de l’attractivité pour les investisseurs. Parmi les bons élèves, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie et la Tanzanie ont enregistré un recul. L’Afrique du Sud subit également un ralentissement cyclique.
La République démocratique du Congo, malgré sa première alternance pacifique à la tête de l’Etat, continue de régresser. Elle pointe désormais à une triste 31e place (recul en trois places), juste derrière Madagascar et le Cap Vert et tout juste devant la Mauritanie, le Gabon (en très net recul) et Djibouti (en progression de 10 places). Il faut dire que le tableau macroéconomique de la RDC n’a rien de séduisant et l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi et de ses conseillers n’ont pas amélioré le climat des affaires.
Le général Célestin Kanyama, directeur des écoles de formation de la Police Nationale Congolaise (PNC) est bel et bien vivant.
Depuis ce matin du 09 février 2020, une folle rumeur circule sur les réseaux sociaux, annonçant la mort de l’ancien patron de la police de la ville province de Kinshasa, le général Célestin Kanyama.
Apparu dans une courte vidéo avec son avocat conseil, qui précise que le général Célestin Kanyama aurait assisté à la messe de ce matin et comme on pouvait voir sur la vidéo qu’il était bien portant.
“Ne cherchez pas le Vivant parmi les morts” ajoute le Général de la police
Il sied de rappeler que le Général Célestin Kanyama a été commissaire provincial de la police de Kinshasa de 2013 à 2017. Devenue célèbre lors de l’Opération LIKOFI, une opération policière visant à réprimer des membres de gangs criminels organisés dans la ville de Kinshasa entre novembre 2013 et février 2014 dont les méthodes ont été condamnées par plusieurs organisations des droits de l’homme ainsi que la communauté internationale.
Alors que les magistrats doivent entamer ce lundi, une grève sèche sur toute l’étendue du pays, le gouvernement les appelle à des concertations pour trouver une solutions à leurs revendications.
« Le gouvernement est disponible (…) nous invitons les représentants des magistrats à un dialogue à partir de ce lundi à mon cabinet de travail », a déclaré le ministre d’État en charge de la justice.
Celestin Tunda Ya Kasende qui dit être au courant des revendications des magistrats affirme avoir échangé le week-end avec leurs représentants au sujet de la grève.
« Nous les avons écouté et nous leur avons dit que ce gouvernement est un gouvernement du peuple, il faut privilégier l’intérêt du peuple », a-t-il dit.
Mais le syndicat autonome des magistrats (SYNEMAG) qui dit avoir épuisé toutes les voies de recours a appelé ses affiliés à sécher les audiences jusqu’à nouvel.
Pour rappel, les magistrats réclament l’application du tableau baremique et dénoncent aussi le mode de calcul de l’impôt professionnel sur les rémunérations.
Six mois après l’installation du gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba, la Coordination nationale des présidents interfédéraux de l’Union pour le progrès social et la démocratie (UDPS Tshisekedi), dénonce un dysfonctionnement dans les cabinets ministériels.
Dans une déclaration dimanche 09 février à la presse à Kinshasa, Didier Kondo Pania, porte-parole de cette coordination, a affirmé que cette situation est due au fait que le Premier ministre tarde à envoyer au Président de la République le projet de l’organisation et du fonctionnement du gouvernement ainsi que le projet fixant les attributions des membres du gouvernement.
« Sur base des orientations du Premier ministre, chef du gouvernement, le secrétariat général du gouvernement prépare le projet de l’organisation et fonctionnement du gouvernement et le projet fixant les attributions des ministres. Considérant le comportement actuel des membres du gouvernement de la coalition, c’est le Premier ministre, chef direct du secrétaire général du gouvernement, qui doit fixer clairement l’opinion sur l’absence de ces outils de travail jusqu’à ce jour », indique Didier Kondo.
Selon lui, les membres du gouvernement se plaignent de l’absence de ces outils indispensables pour permettre une meilleure collaboration.
Il rappelle que les ordonnances de l’organisation, fonctionnement et modalités de collaboration du gouvernement de Bruno Tshibala ont été signées moins de 60 jours après l’investiture de ce gouvernement par l’Assemblée nationale.
Les ouvrages devant fluidifier la circulation ne constituant pas l’alpha et l’omega du Programme d’urgence des 100 jours, des sources proches du dossier avancent que nombre de chantiers (écoles, routes, ..) ont été réalisés ou sont en voie de l’être.
Quand on fait le procès du Programme urgent des 100 premiers jours de Félix Tshisekedi, la tendance générale à Kinshasa est à limiter, sinon à réduire ces travaux à la construction de sauts-de-mouton, lancée dans certains carrefours névralgiques de la capitale. Pourtant, ledit programme va bien au-delà de ces ponts aériens, dans la mesure où il concerne tout le secteur des infrastructures de base. A savoir : les routes, les écoles, les hôpitaux, l’eau potable et l’électricité. Et, en la matière, certifient des sources proches du dossier, nombre de chantiers ont été réalisés ou sont en voie de réalisation.
Sans doute que dans une ville comme celle de Kinshasa, très abonnée aux embouteillages monstres à des heures de pointe, sa construction de saut-de-mouton a un noble mérite de servir d’antidote à ces bouchons qui énervent plus d’un. Car, ces ouvrages ont été initiés dans le but de résoudre le sempiternel problème de fluidité du transport en commun. Plus exactement, de la circulation.
A ce jour, il est un fait que ces travaux lancés depuis plusieurs mois, semblent quelque peu piétiner dans leur ensemble.
Entretemps, la population qui éprouve de sérieuses difficultés de mobilité, se trouve être loin, et même très loin du bout de ses peines. Certes, des «misères» inhérentes à ce genre de travaux. Surtout dans une vaste métropole comme Kinshasa, construite sans voies secondaires de secours. La population a sans doute expérimenté ces mêmes souffrances lors des travaux de construction et de modernisation de certaines grandes artères de la ville, telle que les boulevards du 30 Juin, Lumumba, Sendwe, l’avenue ex-24 Novembre, la Route des poids lourds…pour ne citer que celles-là.
Aussitôt que lesdits travaux ont été finis, personne ne s’en plaint. Bien au contraire. En ce qui concerne les diatribes entendus au sujet de la construction de sauts-de-mouton à Kinshasa, d’aucuns avancent des raisons purement techniques. Nombreux sont donc des experts qui estiment que la plus grande difficulté à la base du retard observé actuellement dans l’avancement des travaux de ces ouvrages, se situe au niveau du déficit d’études de faisabilité préalables et de communication.
De l’avis de ces experts, la construction de ces ponts doit se réaliser de la même manière que celle d’un immeuble de plusieurs étages. Le plus important ne doit pas être la partie visible. Plutôt, la fondation. Il faut donc creuser suffisamment pour que la structure tienne longtemps. Autant dire que dans les chantiers où il n’y a encore rien de visible, existe une étape de travail déjà réalisée et non visible. Donc, la fondation qui requiert une profondeur d’une vingtaine de mètres compte tenu du poids de la structure visible.
C’est l’occasion de souligner ici, que pour ce genre de ponts aériens dont la vocation est de recevoir au quotidien, plusieurs centaines de tonnes de véhicules, on ne doit donc pas expédier les travaux pour ne pas exposer les usagers au drame. La conséquence serait que si la fondation est mal construite, ces ouvrages ne pourront que s’écrouler. Et, ce sera encore, une fois de plus, l’occasion pour les mêmes personnes qui s’impatientent aujourd’hui, sur fond de critiques acerbes, de noyer davantage le gouvernement, maître de ces différents ouvrages.
LA GRATUITE DE L’ENSEIGNEMENT, PRIORITE DES PRIORITES
L’histoire renseigne que quand Félix Tshisekedi lance le 2 mars 2019, son Programme urgent de ses 100 premiers jours au sommet de l’Etat, il n’avait pas encore de Gouvernement. Il a fallu attendre environ cinq mois plus tard, pour que les négociations entre le FCC et CACH aboutissent, et que le pays soit finalement doté d’un nouvel Exécutif le 5 août de la même année.
Parce que l’exécution dudit Programme ne doit pas être considérée comme un fait émargeant des prérogatives de l’Exécutif national, plus d’un analyste postule que les travaux de la Feuille de route des 100 jours de Fatshi, ont été également retardés avec l’entrée en vigueur de l’équipe Ilunkamba, dont la priorité des priorités a été la gratuité de l’enseignement de base dans tous les établissements publics. Pour gagner ce pari de la gratuité, le Gouvernement chaque mois une enveloppe globale chiffrée à 42 millions de dollars américains. Moralité, la prépondérance accordée à la gratuité de l’enseignement de base, ne pouvait qu’en toute logique, déranger les priorités initiales. Hélas que dans leurs commentaires sur l’exécution des travaux de sauts-de-mouton, très peu sont des Kinois qui prennent en compte cet aspect des choses.
QUAND LA POLITIQUE ET LA POLEMIQUE FONT BON MENAGE
Sur le plan de l’éveil politique, il y a lieu de se féliciter qu’il y ait une certaine évolution au stade actuel des choses. Le progrès, c’est que petit à petit, la population commence à demander des comptes à ses dirigeants. Tout à l’honneur du contrat social, gage de toute démocratie telle que la conçoit Jean-Jacques Rousseau.
Tout le problème, c’est qu’au moment où s’observe la polémique autour du Programme d’urgence des 100 jours de Fatshi, des acteurs politiques majeurs et secondaires du pays se rentrent dedans. On assiste à une sorte d’«invectives» à peine voilées, selon que l’on soit de tel bord ou de tel autre. Le tout semble être parti après les propos du Président de la République, devant la communauté congolaise à Londres. Un discours au conditionnel dans lequel Félix Tshisekedi avait évoqué l’éventualité de liquider l’Assemblée nationale, si les circonstances l’y poussaient.
Sans remuer le couteau dans la plaie, l’opinion se rappelle néanmoins, la réaction de Jeanine Mabunda, présidente de la Chambre basse du parlement, aux propos de Fatshi. A l’Udps, certains cadres du parti avaient refusé de porter de muselières. Jean-Marc Kabund A-Kabund et Augustin Kabuya, respectivement président ad intérim et secrétaire général du parti de la 11ème rue Limete, avaient également donné de la voix.
Après la séquence Fatshi à Londres, une autre querelle ou malentendu -c’est selon- est celle entre le ministre des Finances, Sele Yalaghuli et Vital Kamerhe, directeur de cabinet du Président de la République. Dire que depuis quelques jours, le nom de Vital Kamerhe est cité dans tous les débats et dans tous les sens. Tout se passe comme si c’est lui l’homme à abattre par toutes les forces politiques en présence, aussi bien pour les regroupements politiques de l’autre bord que de son propre camp.
A tous égards, des observateurs sans passion déduisent que Vital Kamerhe, sans être parfait, ne peut être tenu pour responsable du passif, sans pour autant lui reconnaitre le moindre mérite dans l’actif.
« La vérité des urnes » était également au menu des échanges entre Sophie Wilmès, la Première ministre belge et Martin Fayulu la semaine dernière à Kinshasa. La cheffe du gouvernement belge a encouragé l’ancien candidat à la présidentielle à se tourner vers l’avenir, l’appelant à abandonner le combat pour la vérité des urnes.
Mais pour Fayulu, il faut surtout des réformes dans le présent pour espérer un avenir radieux.
« Elle a dit quelque chose d’important : on ne peut pas oublier le passé, mais il faut se tourner vers l’avenir. Nous avons dit que nous avons apprécié, le fait de ne pas oublier le passé mais pour tourner vers l’avenir, il faut regarder le présent et sans réformes, on ne peut rien. Je lui ai rappelé qu’il y avait une commission électorale nationale indépendante de nom, qui a dépensé près d’un milliard de dollars et qui a sorti un rapport où on trouve les résultats sur une demie page, on ne parle pas des résultats bureau de vote par bureau de vote. On lui a rappelé que pour nous et à ces résultats-là monsieur Félix Tshisekedi ne reste pas simplement illégitime mais aussi illégal parce que les résultats n’ont jamais été publiés conformément à la loi. Elle a écouté et nous ne pouvons pas demander d’arrêter la coopération avec le Congo parce que cette coopération c’est avec le peuple congolais et non avec monsieur Félix Tshisekedi », a dit à ACTUALITE.CD Martin Fayulu le weekend dernier.
Fayulu qui se considère « président élu » a par la même occasion, dénoncé le « bicéphalisme » au sommet de l’Etat.
« Mais Félix ne pourra rien faire et nous avons répété parce qu’il n’était qu’une marionnette, et on ne peut pas avoir deux têtes au sommet de l’Etat, un étant caché et l’autre marionnette. On ne peut pas avoir une gestion saine lorsqu’on ne connaît pas exactement qui est leader », a ajouté Martin Fayulu.
Néanmoins, Martin Fayulu a présenté une proposition de crise post-électorale à son hôte. Selon le document c’est lui qui devrait être à la tête d’un haut conseil des réformes institutionnelles qui aboutirait à la réorganisation de la cour constitutionnelle et de la commission électorale nationale indépendante (CENI). Le FCC de Joseph Kabila et CACH de Félix Tshisekedi continueraient à co-diriger le pays avant des nouvelles élections dans 18 mois. Il défend depuis l’an dernier sa proposition mise à la disposition de la communauté internationale.
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