Deux corps sans vie ont été découverts ce mercredi 27 novembre sous les décombres suite à un éboulement provoqué par les pluies de mardi à mercredi. Le drame s’est produit sur l’avenue Luila au quartier Masanga Mbila dans la commune de Mont-Ngafula, à Kinshasa. Toutes les victimes sont membres d’une même famille. Sur place, les secours s’organisent. Les membres de la Société Nationale de la Croix rouge sont arrivés pour récupérer les corps et continuer les recherches.
Sur le site inondé, quatre maisons se sont écroulées. Selon les témoins, les occupants de ces maisons ainsi que ceux qui sont venus apporter leur secours ont été également ensevelis sous les décombres. Les voisins interrogé par ACTUALITE.CD estime qu’il y aurait une dizaine de personnes sous les débris.
Plusieurs dizaines ont été tuées, dans la nuit du lundi 25 au mardi 26 novembre, par des éboulements de terrain et des inondations provoqués par les pluies qui se sont abattues sur Kinshasa. Le bilan n’est pas définitif, les recherches sont en cours.
Des chaussées ont été endommagées à Lemba, à Kindele, à Selembao, à Ngaliema. Les quartiers Mbanza-Lemba et Livulu rapportent de nombreux dégâts aussi.
Dans la ville, au moins deux ponts se sont effondrés et la route qui mène à l’Université de Kinshasa s’est cassée. Plusieurs rivières sont sorties de leur lit. Par exemple, la crue de la rivière N’djili a causé des inondations. Un enfant est mort électrocuté. Les autorités du pays sont saisies au plus haut niveau.
Le chef de l’État Félix Tshisekedi s’était rendu à Livulu pour évaluer l’ampleur des dégâts. Le gouvernement a été saisi pour une intervention d’urgence.
Placé sous mandat d’arrêt provisoire, Gabriel Mokia a été transféré ce mercredi 27 novembre à la Prison centrale de Makala. Il avait, la veille, été entendu par un officier de police judiciaire suite à l’invitation qui lui avait été communiquée le samedi 23 novembre.
« Après son audition, l’acteur politique Mokia Gabriel a été déféré au parquet près le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa Gombe. Le procureur le poursuit pour tentative de meurtre contre Madame Lisombo Poso », relate le Général Sylvano Kasongo dans un communiqué.
« Le vendredi 22 novembre 2019, vers 15 heures, en face du bureau détachement PCR de la Gombe, l’acteur politique Mokia Gabriel a agressé, à l’aide de son véhicule, une jeep de marque Nissan de couleur blanche, immatriculée 7426BB0, mademoiselle Lisombo Poso, adulte d’âge. L’accusant de l’avoir insulté, monsieur Mokia a failli écraser mademoiselle Lisombo qu’il a blessée à la jambe droite avec des fortes douleurs au niveau du bassin. La victime a été admise en urgence dans un hôpital de la commune de la Gombe », expliquait un communiqué de la Police.
Le meurtre est réprimé par le code pénal congolais aux articles 44-45 qui le punit de mort. Le même code dispose à son article 4 alinéa 2 que la tentative est punie de la même peine que l’infraction consommée.
Gabriel Mokia avait été libéré le 29 juin 2013, après 42 mois à la prison centrale de Makala. Il avait été arrêté en janvier 2010 à son domicile. Mokia était accusé des coups et blessures volontaires sur Benoît Yolama, un membre de la Majorité présidentielle de l’époque. Les deux hommes s’étaient battus sur un plateau de télévision.
Le bilan est révélé par la société civile locale. Maisons et champs dévastés, souligne Joseph Penseni, président de cette structure citoyenne. Interrogé le mardi 26 novembre, cet acteur de la société civile parle d’une forte pluie qui a provoqué des inondations à partir de trois rivières, dont ulindi, yuyu et wibambo.
Conséquence : plus de quatre cent maisons à Shabunda centre, et une autre centaine dans des villages environnants. Les informations à notre possession font état des dégâts matériels au niveau également des écoles, des ponts et consorts.
Pire, quatre personnes viennent de trouver la mort à la suite cette catastrophe naturelle. Des familles sinistrées restent sans abris ni assistance, martèlent quelques notables de shabunda qui lancent un SOS.
Les militants du mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA) et quelques jeunes manifestent pacifiquement depuis trois jours sur les rues de Goma au Nord-Kivu. Aucun incident n’est signalé mercredi 26 novembre matin, mais la tension est perceptible dans la ville.
La LUCHA a passé une deuxième nuit d’affilée devant le bureau de la base logistique de la MONUSCO à la Régie des voies aériennes (RVA). Ses militants disent continuer à pleurer leur camarade Muhindo Obadi tué le 23 novembre à Beni.
Ils exigent aussi, plus d’efforts au gouvernement congolais et à la Mission de l’ONU en RDC (MONUSCO), pour mettre fin aux tueries des civiles et l’insécurité en générale à Beni.
Mercredi matin, ils ont fait une marche pacifique qui les a conduits vers le quartier général de la MONUSCO, au centre-ville, passant par les bureaux de l’inspection provinciale de la police, au monument de la paix et à la 34er région militaire.
Routes barricadées
Par ailleurs, d’autres jeunes ont encore placé des barricades dans les rues des quartiers Nord de la ville sur l’axe Majendo-Mutinga.
Les policiers anti-émeutes et ceux de la police militaire sont déployés partout dans la ville, et devant les principales bases de la MONUSCO pour prévenir tout débordement.
Toutes ces manifestations font suite aux évènements de Beni enregistrés après les tueries de plus de 50 personnes les deux dernières semaines.
Alors qu’une certaine opinion le cite parmi les instigateurs d’une motion de défiance pour faire tomber Jeanine Mabunda du perchoir de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku nie toute implication dans cette affaire.
Dans une interview accordée à Actu-30, il indique n’avoir jamais eu cette idée.
“Ce sont des mauvaises langues. Il y en a eu dans le passé, il y en aura dans le futur. Quel intérêt aurais-je à initier une pétition contre celle qui m’a remplacé à la tête de l’Assemblée nationale ? Ça serait vraiment stupide de ma part. Ça ne relève pas de ma nature ni de ma personnalité. Elle m’est proche, nous sommes du même parti. Il y aura encore des racontars”, a dit Aubin Minaku.
De la présidence de Jeanine Mabunda, Aubin Minaku se dit satisfait.
“Jusque là, il n’ y a pas eu d’incidents, ça se passe bien. Lorsqu’elle était élue j’avais dit que je souhaitais qu’elle fasse mieux que moi parce qu’elle a tous les atouts. Pour les générations futures, l’essentiel, c’est de savoir que nous devons tous à faire pour qu’il y ait un plus dans la gestion de l’Etat dans le sens positif. J’espère, et je suis convaincu qu’elle apportera cette valeur ajoutée dans la gestion de l’Assemblée nationale”, a fait savoir l’ancien President de l’assemblée nationale.
Absent lors de la mâtinée politique du PPRD à Lubumbashi, Aubin Minaku a indiqué avoir suivi de près les travaux .
Les institutions provinciales de la République démocratique du Congo sont en ébullition. Les exécutifs provinciaux au Kasaï Central, Haut-Lomami, Sankuru et en Ituri sont dans le viseur de leurs assemblées respectives. Avec à la clef des motions de défiance. La gestion saine et sereine des provinces s’en ressent. Vendredi dernier, le chef de l’Etat a, au cours du Conseil des ministres, choisi la voie de la sagesse, en déjouant les élans belliqueux de l’UDPS et du PPRD.
Moins d’une année après leur installation, c’est déjà la brouille entre les assemblées provinciales et leurs exécutifs respectifs.
Le Haut-Lomami a été le premier à inaugurer le bal, avant que le Kasaï Central et l’Ituri ne lui emboitent le pas. Dans le Sud-Kivu où trône toujours un gouverneur AFDC/A de Modeste Bahati qui a refusé de faire allégeance au FCC de Joseph Kabila, c’est le calme relatif. Dans le Kongo Central, la mise à l’écart d’Atou Matubuana de l’exécutif provincial, après sa mise en cause dans la sextape impliquant son vice-gouverneur, a jeté un froid dans les institutions provinciales. Bref, les provinces – en tout cas une bonne partie – vont mal.
Le forcing réalisé dernièrement à Bunia par les députés provinciaux de l’Ituri a révélé au grand jour le drame qui mine les institutions provinciales de la RDC.
Au cours d’une plénière atypique tenue hors des installations de l’assemblée provinciale, les députés provinciaux ont voté majoritairement pour la destitution de Jean Bamanisa, gouverneur de la province. Depuis lors, c’est la confusion qui a gagné la province – le président de l’assemblée provinciale de l’Ituri et le gouverneur ayant depuis lors été convoqués à Kinshasa pour des consultations.
Vendredi dernier, le président de la République a soulevé le problème au cours du Conseil des ministres. Félix Tshisekedi ne cache pas ses inquiétudes. Il craint que les provinces ne sombrent dans l’arbitraire. Le chef de l’Etat attend donc prendre le taureau par les cornes pour ramener le calme dans les provinces en difficulté.
A en croire le compte rendu Conseil des ministres (voir encadré), lu vendredi sur les antennes de la télévision nationale, « le chef de l’Etat a déploré cette situation qui n’est pas de nature à faire rayonner une belle image de notre pays à l’extérieur ». Félix Tshisekedi a saisi cette occasion pour « recommander au gouvernement de prendre des mesures pour éviter que les assemblées provinciales deviennent des lieux de manipulation et de règlement de compte ».
Par la même occasion, le chef de l’Etat a rappelé au gouvernement l’urgence de « libérer régulièrement les frais de fonctionnement et les rémunérations revenant aux différentes provinces », tout en préconisant des réformes « en vue de la stabilisation de nos institutions provinciales ».
Pris à contre-pied
Les fossoyeurs de la RDC, qui s’attendaient à ce que le chef de l’Etat laisse pourrir la situation dans les provinces, où le FCC règne en maitre, se sont mordu la langue. En lieu et place, Fatshi a court-circuité toutes les imprécations en optant pour la voie de la sagesse. Il a appelé le gouvernement central à tout mettre en œuvre pour la stabilisation des institutions provinciales.
A la lecture du dernier compte-rendu du gouvernement, on se rend bien compte que la pomme de discorde entre les assemblées provinciales et les exécutifs provinciaux dans les provinces en ébullition est visiblement d’ordre financier. Aussi le président de la République a-t-il instruit le gouvernement de faire diligence pour « libérer régulièrement » des fonds destinés aux provinces.
Evidemment, le chef de l’Etat pouvait en toute latitude activer le mécanisme prévu à l’article 197 de la Constitution qui stipule que « lorsqu’une crise politique grave et persistante menace d’interrompre le fonctionnement régulier des institutions provinciales, le président de la République peut, par une ordonnance délibérée en Conseil des ministres et après concertation avec les bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat, dissoudre l’assemblée provinciale…». On n’en est pas encore à ce cas de figure. Pour le moment, Félix Tshisekedi joue la carte de l’apaisement. Une bonne option appréciée par d’aucuns qui estiment que dans le contexte particulièrement surchauffé, les décisions coupe-gorge ne s’y prêteraient pas.
Les deux principaux partenaires de la coalition FCC – CACH, en l’occurrence l’UDPS et le PPRD, n’attendaient que l’occasion de mettre le feu à la baraque. Félix Tshisekedi n’a pas cédé à cette tentation.
Pourtant, avec des provinces essentiellement dominées par le FCC, le chef de l’Etat pouvait laisser la situation se détériorer pour en titrer un quelconque dividende politique. Il ne s’inscrit pas dans ce registre. Son souci est de ramener le plus vite possible le calme dans les provinces en difficulté.
Le PPRD et l’UDPS qui espéraient se faufiler dans cette brèche pour se régler des comptes doivent déchanter. Sagement, Félix Tshisekedi a déjoué leur plan.
Des activités sont paralysées ce mercredi 27 novembre 2019 à Beni-ville au Nord-Kivu.
La situation est consécutive aux manifestations populaires qui ont démarré depuis le mercredi dernier après les tueries à répétition des civils dans deux communes de la ville à savoir Ruwenzori et Mulekera.
Ce mercredi, 7ème jour, toutes les activités sont paralysées, écoles, magasins, boutiques, banques…sont fermés.
Pas de transport en commun sur l’ensemble de la ville.
Les éléments de l’ordre font la ronde de la ville pour assurer la sécurité.
Vers 10 heures, heure locale, aucune manifestation n’a été signalée.
Toutefois, des groupes de jeunes sont visibles dans plusieurs carrefours notamment à Mupanda/TCB, Matonge, Boikene, Kanzuli, Rond-point du 30 juin, Kalinda…
Les activités académiques sont paralysées ce mercredi au campus universitaire du Lac dit « Kinyumba » logeant cinq institutions supérieurs et universitaires. Ce mardi matin, certains étudiants ont manifesté devant le campus bloquant ainsi la route qui mène vers le gouvernorat de province à Himbi. Ils ont répondu à l’appel de leur coordination provinciale qui avait appelé la veille dans un communiqué à la suspension des activités académiques dans la ville de Goma suite à la situation sécuritaire de Beni plus particulièrement et de toute la province en général.
Pour l’instant, la police sécurise le campus universitaire du lac après y a voir délogé les manifestants à coup de gaz lacrymogènes. La circulation a repris normalement sur cet axe mais les boutiques, magasins et autres commerces voisins du campus sont restés fermés.
« J’ai vu des étudiants se placer sur la chaussée et commencer à jeter des cailloux. Les policiers étaient positionnés de l’autre côté et ont répliqué par des gaz lacrymogènes. Maintenant, c’est calme mais apparemment les étudiants sont en train de se concentrer pour revenir et semer des troubles ici. Voilà pourquoi nous hésitons à rouvrir », a dit sur ACTUALITE.CD Orly Maheshe qui tient une bureautique aux alentours du campus.
Des troubles ont également été signalés dans la matinée sur la route qui mène vers Majengo. L’axe Kimburu jusqu’à l’entrée de trois antennes était marqué par pierres placées sur la chaussée par des jeunes en colère. Ils réclament le départ de la MONUSCO et le retour de la paix à Beni.
Au moins 80 civils ont été tués depuis le 5 novembre dernier par les ADF dans la région de Beni. Ceci a suscité la colère de la population sur place qui ne jure que par le départ des forces de l’ONU de la région.
Mardi soir, le chef d’État major général des FARDC, le Général d’armée Célestin Mbala et le représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations-Unies en RDC en charge des opérations, François Grignon, ont présidé à Goma une réunion militaire de haut niveau. Ces assises ont consisté à l’harmonisation des vues sur la collaboration entre les deux forces et à la préparation des nouvelles opérations conjointes entre les FARDC et les casques bleus de l’ONU contre les ADF à Beni.
Au moins 41 personnes sont mortes mardi à Kinshasa, victimes de pluies diluviennes qui ont provoqué dans la nuit de lundi à mardi inondations, glissements de terrains et électrocutions dans la capitale de la République démocratique du Congo (RDC) où les autorités peinent à combattre l’ »urbanisme de la pauvreté ». « Les dégâts matériels et humains sont vraiment énormes » et le bilan est encore « provisoire », a déclaré le vice-gouverneur de la ville, Néron Mbungu, à l’AFP . « 80% des dégâts sont causés par des constructions anarchiques », a-t-il ajouté.
Les quartiers populaires, principalement sur les hauteurs de Kinshasa (Kisenso, Lemba, Mont-Ngafula), ont été les plus touchées.
Une quinzaine de personnes sont ainsi mortes dans celui de Lemba, le plus affecté par ces fortes pluies, selon un bilan provisoire.
Lemba a subi une série « d’érosions et d’éboulements » de terrains « qui ont englouti » les maisons, a rapporté la radio Top Congo.
Un spectaculaire effondrement de terrain y a coupé en deux sur la route monte vers le campus de l’Université de Kinshasa (Unikin), a constaté une journaliste de l’AFP.
Le trou présente une profondeur d’une dizaine de mètres sur une vingtaine de mètres de large.
« Le collecteur (de l’eau) n’a pas pu supporter le volume des eaux et il a cédé, ce qui a entraîné la coupure de la route », a expliqué à la presse le maire du quartier, Jean Nsaka.
« Plus de 300 ménages sont inondés. Il y a beaucoup de maisons qui ont été détruites » rien que dans son quartier (ou commune), l’une des 26 de Kinshasa.
En d’autres endroits de la capitale, deux ponts se sont notamment effondrés, selon le vice-gouverneur. Parmi les victimes, figure également « un enfant qui s’est électrocuté », a-t-il ajouté.
« Les gens sont têtus et ne respectent pas les normes de construction. Même si l’Etat dit qu’il ne faut pas construire, ils construisent. Voilà maintenant les conséquences », a déploré le vice-gouverneur.
La pluie a provoqué des dégâts ailleurs en République démocratique du Congo, immense pays touché par une « pauvreté généralisée » selon le Fonds monétaire international (FMI).
Sept autres personnes ont été tuées dans la province du Sud-Kivu, « les unes ont été emportés par les eaux et les autres sont mortes suite aux éboulements », selon un élu local, Seth Wenga.
Des milliers de personnes ont été sinistrées par les inondations depuis fin octobre dans le nord-ouest du pays (province du Sud et du Nord-Ubangi et de l’Equateur), le long du fleuve Congo ou de ses affluents.
A Kinshasa, une cinquantaine de personnes étaient mortes dans des érosions et des effondrements de terrain en janvier 2018, après une nuit de pluies diluviennes.
A l’époque, le précédent gouverneur, André Kimbuta, avait affirmé qu’ »en vue de prévenir d’autres cas d’inondations », les autorités procéderaient « à la démolition de constructions anarchiques ».
Troisième ville la plus peuplée d’Afrique, Kinshasa compte quelque 10 millions d’habitants, qui vivent le plus souvent dans des habitations précaires, la capitale ayant vu sa population croître constamment en moins de 20 ans.
En 2009, la Revue belge de géographie affirmait que dans le quartier de Ngaliema, « 30% de la croissance urbaine s’est effectuée sur des pentes de plus de 15%, soit présentant un risque important d’érosion ».
Cette croissance est le fait d’un « urbanisme de la pauvreté », avait déclaré en juillet 2017 au quotidien français Le Monde, Corneille Kanene, ex-directeur de l’agence onusienne Habitat, ajoutant: « les trois quarts de Kinshasa sont constitués de bidonvilles sans accès à l’eau ni à l’électricité »
Tout dernier premier ministre de Joseph Kabila, Bruno Tshibala participe également à la retraite politique du FCC qui s’est ouverte ce mardi 26 novembre à Kisantu dans le Kongo-Central.
Le leader de l’UDPS salue l’idée de cette rencontre d’auto – évaluation qui permettra à l’alliance pro Kabila de tirer les leçons de son passé afin de repartir sur de nouvelles bases.
« Il a fallu le temps pour que les congolais obtiennent la liberté et l’indépendance mais malgré cette indépendance, la convoitise ne s’est pas estompée. Nous sommes constamment menacés dans notre intégrité et souveraineté. Il faut veiller, ouvrir l’œil et le bon. Voilà pourquoi nous avions décidé en toute responsabilité sous l’engagement du président Kabila de créer un front », a indiqué Bruno Tshibala dans une interview accordée à CAS-INFO.
Après plus d’une année de fonctionnement, l’ancien locataire du château de l’avenue du Roi Baudouin estime qu’il était normal de s’arrêter et évaluer la marche de la plateforme. Cette évaluation est d’ailleurs le point principal de ces travaux de Mbuela Lodge qui mettent autour d’une table, tous les ténors du clan Kabila. À l’occasion, les participants analyseront également la marche de la coalition signée avec le CACH de Félix Tshisekedi.
Dans son discours d’ouverture, Néhémie Mwilanya, coordonnateur du FCC avait appelé à la préservation de cette alliance en demandant aux alliés de remplir leur part de contrat.
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